30 BRITISH POUR GWANGJU

Eric LAHMY

Dimanche 10 Novembre 2018

Un maximum de trente nageurs britanniques seront sélectionnés pour les championnats du monde 2019, qui se tiendront du 17 au 29 juillet à Gwangju, en Corée du Sud. L’équipe sera désigne à l’issue des championnats britanniques, les 16-21 avril prochain, au Centre International Tollcross de Glasgow. Tous les vainqueurs des courses inscrites au programme olympique seront automatiquement sélectionnés, à la condition de réussir un temps minimum. Huit sélections additionnelles pourront être effectuées à la discrétion  du Directeur National de Performance (c’est son nom) et de l’entraîneur chef de la Grande-Bretagne, qui pourront s’appuyer sur les classements statistiques de la saison. En cas de désaccord entre les deux, le Directeur aura le dernier mot. Les relais seront désignés en fonction des places acquises en finales. En fonction de certains paramètres, les Directeurs pourront former un relais « mixte ».

Les minima choisis en l’occurrence sont très sévères. Mais une autre série de minima moins sévères a été publiée, en fonction de considérations liées aux relais ou de nageurs à rajouter dans les courses individuelles. Par exemple, sur 100 mètres, les temps sont de 48s43 (messieurs) et 53s95 (dames), et sur 200 mètres 1’46s47 et1’56s66.

                            MESSIEURS              DAMES

50 libre              21s45                          24s21

100 libre            48s00                          52s72

200 libre            1’45s70                       1’55s82

400 libre            3’45s32                       4’3s57

800 libre            7’46s75                       8’20s53

1500 libre          14’48s40                     15’57s85

100 dos              52s66                         59s12

200 dos              1’55s54                      2’6s82

100 brasse         59s19                         1’6s26

200 brasse         2’8s05                        2’22s22

100 papillon       51s24                         57s22

200 papillon       1’54s23                      2’7s13   

200 4 nages        1’56s85                     2’9s80

400 4 nages        4’11s                         4’35s09

Pour les différents critères sélectifs des compétitions de la saison:

https://www.britishswimming.org/performance/swimming/selection-policies/2019-selection-policies/

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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2 comments:

  1. Andy

    A part Metella et Bonnet, a-t-on réellement quelqu’un qui soit capable de satisfaire à de telles exigences chronométriques en France en Avril ?

    1. Eric Lahmy *

      Je ne sais pas ce que les gens en pensent mais… A mon avis, on n’en a pas besoin. Même d’ailleurs pour Bonnet et Metella! Si vous voulez avoir une chance de les laisser à la maison, c’est le moment.
      Je suis pour des critères durs et ne pas envoyer des nageurs de quarts de finale aux grands événements, mais durs jusqu’à un certain point.
      J’avoue qu’une fois de plus les critères britanniques me bluffent complètement et que je ne comprends pas très bien l’esprit qui sous-tend ces règles. Chaque fois, j’essaie de réfléchir à ce qu’ils ont voulu dire à leurs nageurs, parce que ça me questionne… J’ai l’impression qu’on exige le K2 pour des alpinistes qui vont affronter le Kilimandjaro, ou d’avoir gagné à Wimbledon pour s’engager au tournoi de Monte-Carlo!!
      Dans certaines épreuves, seul le champion olympique de Rio parviendrait à satisfaire leurs minima. Bon, depuis Lewis Carroll, les Anglais sont les maîtres du loufoque… L’étonnant, c’est qu’après cela, ils parviennent à bâtir une équipe. Certes, en lisant bien leurs critères, on comprend pourquoi, grâce aux relais et au huit noms que le Directeur de la natation british peut sortir de son chapeau (la seule ligne intéressante de tout ce verbiage).
      Par ailleurs, on doit admettre que la natation anglaise fonctionne bien, qui à Glasgow n’a été devancée au décompte de médailles que par la Russie et qui a enlevé deux des trois relais ( le 4 fois 200m et le quatre nages grâce à ce phénoménal Peaty)… Maintenant est-ce que leurs minima y sont pour quelque chose? Je ne crois pas, c’est leur organisation, le fric qu’ils mettent dans cette affaire (il y a beaucoup d’argent des paris sportifs) et la force de leur sport universitaire (Cf. Marie Wattel).
      Il n’empêche, ils devraient interdire le whisky à leur sélectionneur!

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