BERGER [Guylaine]

Natation. (Paris, 12 avril 1956-). France. Pendant près de dix ans, de 1972 à 1980, elle est la grande nageuse française de sprint, grâce à des qualités physiques et mentales remarquables. De taille moyenne mais doté d’un physique harmonieux et athlétique, à quoi s’ajoute qu’elle est peu impressionnable en compétition, Guylaine Berger aurait pu obtenir des médailles au niveau mondial et olympique si le dopage systématique des Allemandes de l’Est, ne leur avait permis d’encombrer les places de podium. Elle débute au Cercle des Nageurs de Paris avec les écoles Duchemin. Elle est d’abord une dossiste prometteuse – 3e des championnats de France 1971 sur 100 mètres dos à quinze ans derrière Christine Béraud et Françoise Desobry. Un entraîneur, Pierre Dupont, installé à Maisons-Alfort où elle vit, la recrute et la fait nager en crawl. En 1972, elle signe un 100 mètres en 1’1’’5, battant Claude Mandonnaud qui règne sur le crawl français depuis sept ans et se qualifie aux Jeux olympiques de Munich. Elle s’empare du record de France l’année suivante, avec un temps de 1’0’’71 en finale des championnats de France à Vittel, puis l’amène sous la minute (59’’51) en finale des championnats du monde, à Belgrade, où elle termine 5e. C’est le début d’une remarquable carrière, marquée par douze titres de championne de France d’été, huit sur 100 mètres et quatre sur 200 mètres et onze titres d’hiver (sept sur 100 mètres et quatre sur 200 mètres). Elle a remporté en fait tous les titres français du 100 mètres entre 1972 et 1980, sauf un d’hiver (otite) et un d’été (examen de kinésithérapeute). Sur 200 mètres, elle est souvent battue en championnats de France par Anne Vial ; mais celle-ci, inexistante en compétitions internationales, s’affûte pour les rendez-vous français, ce que Guylaine néglige en fonction des rencontres internationales. Aux Jeux olympiques de Montréal, l’ambiance de l’équipe de France féminine est plombée par la relation exclusive de l’entraîneur et de l’une des nageuses du relais, qui rejaillit même sur les entraînements (ces deux se marieront un peu plus tard), et le relais en pâtit. Guylaine Berger finit 15e en 58’’62 du 100 mètres des Jeux de Montréal, 7e du 100 mètres des Jeux de Moscou, loin derrière le trio de filles dopées de RDA ! Équipière modèle, elle fut élue capitaine de l’équipe de France aux Jeux olympiques de 1976 à Montréal et de Moscou en 1980. Guylaine Berger est devenue kinésithérapeute.

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