BUENOS AIRES – JEUX OLYMPIQUES DES JEUNES (6) : FORT VENT D’EST AVEC KOLESNIKOV, MINAKOV, MILAK, KESELY, SEMANOVA ET EGOROVA EN BOUQUET FINAL

 

Eric LAHMY

Samedi 13 Octobre 2018

A seize ans (il est né le 17 mars 2002), le Russe Andrei MINAKOV s’est imposé comme un des ténors des courses de natation de ces Jeux de la Jeunesse, à Buenos Aires. Il a gagné le 100 libre, d’un poil, en 49s23, devant le Polonais Jakub KRASKA, 49s26, de deux ans plus âgé, de 20 centimètres plus grand (1,95m contre 1,75m), et plus lourd de 31 kilos (87kg contre 56kg), à condition bien entendu que les fiches biographiques de ces deux garçons publiées par les organisateurs soient exactes.

MINAKOV s’est montré le plus rapide d’emblée et a mené de bout en bout. Aux 50, il possédait une coudée d’avance sur KRASKA, encore 4e, 23s53 contre 23s83. Le Polonais revenait fort, grillait au passage CARVELO (Brésil) et MIROSLAV (Allemagne) et n’échouait que de fort peu pour réussir l’exploit.

Les demi-finales avaient fait croire fortement en les chances de KRASKA, car il avait nettement dominé MINAKOV dans la première demi-finale, en 49s70 contre 50s16, de par la force d’un retour impérieux en 25s60. On avait vu aussi un MILAk en difficulté, seulement 4e de la seconde demi-finale et 7e du classement général avec 50s36. MILAK préféra déclarer forfait pour la finale, ayant rendez-vous, 27 minutes après ce 100 libre qui s’annonçait mal, avec un 200 papillon où sa supériorité était défiée. Dans les séries, un Ukrainien de dix-sept ans, Denys KESIL avait nagé avec une grande facilité plus vite que lui, en 1’57s70, et s’annonçait de ce fait comme un adversaire qu’on ne pouvait sous-estimer. Battu sur 100 papillon par Minakov ce 9 octobre, MILAK ne pouvait se permettre de se faire surprendre une nouvelle fois, sur sa distance de prédilection cette fois.

KESIL avait un fort handicap de vitesse par rapport à MILAK, qui a nagé deux secondes plus vite que lui sur 100m (51s5 contre 53s4). Aussi, quand le Hongrois passa en 25s15 puis 54s44, il se trouvait relativement à l’aise, de KESIL, en 25s53 et 55s85, se trouvait à la peine. Il finit plus vite que MILAK, en 29s99 contre 30s72, mais le Hongrois conservait une pleine seconde d’avance : 1’54s89 contre 1’55s89. L’Italien Federico BURDISSO était 3e en 1’57s16.

Kliment KOLESNIKOV a enlevé comme prévu le 200 mètres dos. Privé d’adversaire à sa mesure, le Russe a pris assez vite ses distances et a terminé, seul, en moins de 30 secondes sa dernière longueur. Ses passages : 27s48, 56s57, 1’26s55 pour 1’56s14. Le Roumain Daniel Cristian MARTIN termine deuxième, comme sur 100 mètres, en 1’58s20…

Barbora SEMANOVA, qui avait gagné le 100 mètres et fini 3e du 200 mètres ici, à Buenos Aires, enlève une troisième médaille, et une deuxième d’or, sur 50 mètres libre dames. La Tchèque remporte le sprint court en 25s14, et derrière, on voit un tir groupé : une Japonaise, Mayuka YAMAMOTO, touche 2e à un quart de seconde, et une Chinoise de seize ans, YANG Junxuan, et une Slovène, Neza KLANCAR, se partageant le bronze dans le temps de 25s47. Cela nous donne, à YANG près, le même podium que sur 100 mètres, dans le même ordre.

Le 100 mètres papillon féminin place trois filles sous la minute. Polina EGOROVA, Russie, enlève l’épreuve en 59s22 grâce à un retour véloce. Le mur du virage est atteint par la rapide Anastasiya SHKURDAI (2e du 50 papillon) en 27s45 ; la Biélorusse de 15 ans et d’1m80 devance alors l’Allemande Angelina KOEHLER, 27s65, et EGOROVA, 27s96. A l’arrivée, c’est cependant EGOROVA, 59s22, devant KOEHLER, 59s et SHKURDAL, 59s76.

Gagnante du 200 et du 800, la Hongroise ne pouvait perdre le 400 et n’a pas failli. Elle a laissé sa suivante, l’Argentine PIGNATIELLO, à deux longueurs, 4’7s14 contre 4’10s40. Le 200 brasse dames est revenu à la Japonaise Shiori ASABA devant une Lituanienne de 16 ans, Katryna TETEREVKOVA.

 


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