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HANGZHOU: OLIVIA SMOLIGA SIX ANS APRES A NOUVEAU CHAMPIONNE DU MONDE EN PETIT BASSIN

SI VOUS NE SAVEZ PAS QU’OLIVIA SMOLIGA A LE BRAS LONG PARLEZ-EN A KATINKA HOSSZU, ELLE POURRA VOUS EN DIRE QUELQUE CHOSE

Eric LAHMY

Jeudi 13 Décembre 2018

DAMES. 100 m DOS : 1. Olivia SMOLIGA, USA, 56s19 (en séries, 55s47, en demi-finales, 56s13) ; 2. Katinka HOSSZU, Hongrie, 56s26; 3. Georgie DAVIS, Grande-Bretagne (en demi-finales, 56s49), et Minna ATHERTON, Australie, 56s74 ; 5. Kathleen BAKER, USA, 56s89 (en demi-finales, 56s27) ; 6. Emily SEEBOHM, Australie, 56s98 (en demi-finales, 56s84) ; 7. Simona KUBOVA, Rép. Tchèque, 57s03 ; 8. Emi MORONUKI, Japon, 57s18.

A croire que les nageurs se trompent entre séries, demi-finales et finales. La tension est telle qu’on ne peut pas leur en vouloir.  Prenez Olivia SMOLIGA. D’entrée, en séries, elle nage un 100 mètres dos assez fantastique, en 55s47. C’est la 4e performance mondiale de tous les temps. Le record du monde en petit bassin (de Katinka HOSSZU) est de 55s03, et on peut imaginer que la grande Olivia (elle mesure 1,88m) va lui faire un sort. Or en demi-finale, elle nage moins vite, en 56s13, et encore moins vite en finale.

Ce n’est pas manque d’expérience de sa part. Olivia est une nageuse universitaire expérimentée, et elle a été championne du monde petit bassin du 100 dos… en 2012 (dans le temps de 56s54), à 18 ans et pour sa première sortie d’internationale, après avoir nagé assez lentement dans sa demi-finale pour n’hériter que de la ligne une en finale.

Devenue récemment une jeune (24 ans) professionnelle, elle est aussi à l’aise en crawl et ses dimensions constituent un avantage en petit bassin.

Il est vrai qu’entre ses séries, sa demi-finale et sa finale sur 100 dos, SMOLIGA a beaucoup et bien nagé, dans le relais quatre fois 50 quatre nages (en début de soirée, sur 50 dos, en 25s97, pas loin du record du monde, 25s67, d’Etiene Meideros) comme dans le relais quatre fois 100 libre (52s71au start) ou comme dans ce relais mixte quatre fois 50 (23s83 lancée) ainsi. Cette débauche d’efforts ont pu la fatiguer, lui enlever de son tranchant. Vous me direz qu’HOSSZU le fait bien, mais tout le monde n’est pas HOSSZU, une sprinteuse encore moins…

Kathleen BAKER, la recordwoman du monde (grand bassin) de l’épreuve, elle, a moins bien nagé, heurtant notamment sa ligne d’eau, d’après Karl Otegon de Swim Swam (il est sûr qu’elle colle à la ligne pendant une grande partie de son parcours) incident qui aurait pu lui faire rater sa fin de course.

Katinka HOSSZU, selon son habitude, s’est montrée au contraire très dangereuse à l’épproche du mur d’arrivée, et si SMOLIGA n’avait pas pu compter sur sa longueur de bras, je ne sais ce que seraient devenus ses sept centièmes d’avance ! Katinka avait remonté Kelsi DAHLIA la veille dans son ultime sursaut, ça ne peut pas marcher tous les jours!

A noter que deux des trois autres meilleures nageuses de 100 dos au monde, Kathleen BAKER et Emily SEEBOHM, ont fini 5 et 6. (La troisième est Kylie MASSE – mais il faut compter aussi, désormais avec la toute nouvelle recordwoman des 100 yards Beata NELSON).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

HANGZHOU: CAMERON VAN DER BURGH, UN DERNIER TITRE AVANT LA RETRAITE À TRENTE ANS

Éric LAHMY

LE TITRE DU 100 BRASSE DEVAIT SE JOUER ENTRE FABIO SCOZZOLI, ILYA SHYMANOVICH, YASUHIRO KOSEKI ET KIRIL PRIGODA ; MAIS CAMERON VAN DER BURGH PENSAIT DIFFÉREMMENT

Mercredi 13 Décembre 2018

MESSIEURS.- 100 mètres brasse : 1. Cameron VAN DER BURGH, Afrique du Sud, 56s01 ; 2. Ilya SHYMANOVICH, Biélorussie, 56s10 ; 3. Yasuhiro KOSEKI, Japon, 56s13 ; 4. Fabio SCOZZOLI, Italie, 56s48 (en demi-finales, 56s30) ; 5. Kiril PRIGODA, Russie, 56s56 (en demi-finales, 56s31) ; 6. WANG Lizhuo, Chine, 56s91 (en demi-finales, 56s89) ; 7. Arno KAMMINGA, Pays-Bas, 57s10 (en demi-finales, 57s09) ; 8. Andrew WILSON, USA, 57s19 (en demi-finales, 56s92)… En séries, 27. Thibaut CAPITAINE, France, 58s72.

 Six ans après avoir enlevé le titre olympique à Londres, revoici Cameron Van Der BURGH qui ressort de sa boîte comme un diable et qui vient rafler le titre mondial en petit bassin alors que, bon, c’est pas pour dire, mais on ne l’attendait plus.

C’est qu’il a joué en vieux rusé, ce qu’il doit être un peu Cameron. Seulement 9e en séries, 6 à l’issue des demi-finales, ce qu’il faut pour éviter la touffeur des lignes centrales sans risque l’élimination. Et il a joué de main de maître, filant en tête d’emblée dans la finale du 100 brasse et tenant jusqu’au bout.

Après quoi, il annonçait tranquillement qu’il arrêtait sa carrière. Ce n’est pas la première fois, donc ne nous y fions pas.

Mais bon, quand on a tout gagné. Et lui qui a été le seul nageur de brasse à défier et à menacer Adam PEATY au sommet de sa forme ; ainsi aux Jeux du Commonwealth 2014 où il le devança sur 50 et lui tint la dragée haute sur 100, aux mondiaux 2015 où il battit le record du monde du 50 brasse et enleva l’argent sur 50 et 100, ou encore aux Jeux olympiques de Rio (2e du 100 brasse), n’avait peut-être plus grand’ chose à prouver dans un bassin.

D’autant qu’aujourd’hui, il est marié depuis peu avec sa fiancée grecque Nefeli Valakelis, il a donc eu droit à un big fat greek wedding…à Anavyssos, et s’est offert un dernier titre avant de tourner la page et de la jouer financier international et, j’imagine, soutien de famille.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MURPHY FAIT LA LOI, ET MET D’ACCORD JEUNES AMBITIEUX ET VIEUX QUI S’ACCROCHENT

LE CHAMPION OLYMPIQUE AMÉRICAIN DU 100 METRES DOS DEVANCE DANS L’ORDRE LE CHINOIS XU, LE RUSSE KOLESNIKOV, L’AUSTRALIEN LARKIN ET LE BRÉSILIEN GUIDO

Éric LAHMY

Mercredi 13 Décembre 2018

100 m dos: 1. Ryan MURPHY, USA, 49s23 ; 2. XU Jiayu, Chine, 49s26 (49s21 en demi-finale) ; 3. Clément KOLESNIKOV, Russie, 49s40 ; 4. Mitchell LARKIN, Australie, 49s46 ; 5. Guilherme GUIDO, Brésil, 49s75 (49s45 en demi-finale) ; 6. Matt GREVERS, USA, 50s02 (49s97 en demi-finale) ; 7. Christian DIENER, Allemagne 50s24 (50s04 en demi-finale) ; 8. Robert GLINTA, Roumanie, 50s36 (49s98 en demi-finale).

En demis, 9. Simone SABBIONI, Italie, 50s21 ; 10. Andrei SHABASOV, Russie, 50s32 ; 11. Radoslav KAWECKI, Pologne, 50s43; 12. Ryosuke IRIE, Japon, 50s45.

 

Ce sont les deux meilleurs dossistes du monde et tout porte à croire qu’ils vont continuer à se disputer ferme la suprématie. Cette fois, c’est Ryan MURPHY qui a gagné, et XU Jiayu qui a fini 2e. Il serait injuste de limiter la course à ces deux phénomènes, car Clément KOLESNIKOV, troisième à une main, et Mitchell LARKIN, quatrième à un doigt de KOLESNIKOV sont presque leurs égaux…

Ce fut une course des plus incertaines. Mais MURPHY, ayant capitalisé 0s03 à mi-course, retrouva ce modeste avantage à l’arrivée. La course fut lancée par le Brésilien Guilherme GUIDO, qui avait été le mieux disant des séries, avec 49s57, et qui, à bientôt 32 ans, montre une fougue de junior. Mais il fut repris et finit à une demi-seconde.

Le 100 mètres dos, depuis 2015, c’est ces quatre nageurs. LARKIN qui fut champion du monde en 2015, MURPHY qui devança XU aux Jeux olympiques en 2016, XU qui précéda Matt GREVERS et MURPHY aux mondiaux 2017, MURPHY qui triompha aux Pan Pacs 2018 en 51s94 tandis que XU en faisait de même aux Jeux asiatiques, en 52s34, et Kolesnikov aux championnats d’Europe en 52s53, record du monde junior.

Avec la densité presqu’étouffante des nageurs due sans doute à la multiplication des programmes de qualité et l’universalisation de modes de préparation sophistiqués, il se passe que dans les courses de natation, au niveau mondial, même les meilleurs ne peuvent se permettre de se qualifier à l’économie. Les demi-finales sont donc disputées avec la même âpreté que s’il s’agissait de finales. Ce qui fait que tous les finalistes ne peuvent pas reproduire de meilleurs temps qu’en demi-finales.

Ce fut le cas pour cinq nageurs dans la finale du 100 dos ; si XU avait réussi à égaler son temps des demis, il aurait fini devant MURPHY. Pour deux centièmes.

C’est vous dire quelle est la misère qui sépare de nos jours l’or et l’argent, métaux précieux, au cours du change olympique.

HANGZHOU: AVEC KELSI, KATINKA TROUVE A QUI PARLER, MAIS A LE DERNIER MOT

UN GRAND CLASSIQUE RENOUVELÉ DE LA NATATION: DAHLIA MÈNE JUSQU’AUX 199 MÈTRES… HOSSZU TOUCHE PREMIÈRE

Éric LAHMY

Mercredi 12 Décembre 2018

200 m papillon : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 2’1s60 ; 2. Kelsi DAHLIA, USA, 2’1s73 ; 3. Suzuka HASEGAWA, Japon, 2’4s04; 4. Lara GRANGEON, FRANCE, 2’4s91; 5. Ilaria BIANCHI, Italie, 2’5s57 ; 6. Ana MONTEIRO, Portugal, 2’5s74 ; 7. ZHANG Yufei, Chine, 2’5s86 ; 8. Nao KOBAYASHI, Japon, 2’6s24 (en séries, 2’5s28).

HOSSZU : (2) 27.86 (1) 59.33 (2) 1:30.92 2:01.60

DAHLIA : 3) 27.87 (2) 59.43 (1) 1:30.83 2:01.73

Bon, je ne sais pas trop pourquoi, mais dans cette course, mon cœur penchait pour DAHLIA. Peut-être parce qu’HOSSZU a tout gagné ? Ce n’est pas une vraie raison. Non, sans doute parce que DAHLIA (que je ne connais pas mais dont je garde les photos de mariage) a cette faculté de sourire après la course, comme avant la course d’ailleurs, que ce soit gagné ou perdu.

Cette faculté d’étreindre spontanément la gagnante avec une expression étonnante dans laquelle passait tout en même temps la fierté d’avoir tout essayé, l’ombre de tristesse de n’être pas arrivée tout à fait au but et tout en même temps une sympathie sans détour ni arrière pensée vis-à-vis de la gagnante s’appelle je crois le fair-play, plus quelque chose de très touchant. Missy FRANKLIN, avant elle, montrait une telle spontanéité ; outre-Atlantique, ils disent de ces personnes : « it’s a good egg. »

J’ai rencontré pas mal de « good eggs » dans la natation, et aujourd’hui trop souvent éloigné des bassins, j’en subodore d’autres. Dotés de cette candeur et de cette générosité qui viennent du cœur…

Le 200 mètres papillon fut décidément une affaire entre DAHLIA et HOSSZU. Ce qui peut paraître original, parce que je ne crois pas que le papillon soit la première technique d’HOSSZU. Le dos, peut-être.

En revanche, la Magyare est sans doute la meilleure nageuse de 200 mètres du monde, tous styles confondus. Si un jour, l’International Swimming League fait nager une sorte de quadrathlon nautique dans lequel les meilleures nageuses du monde seraient classées à l’issue de quatre 200 mètres – dos, brasse, papillon, crawl – je pense que la Hongroise gagnerait haut la main… C’est pour ça qu’elle écrase ses 200 et 400 quatre nages

Et DAHLIA ? C’est sûr, c’est une « papillonneuse » de première force; et sa conjugaison du crawl et du papillon en fait quasi une égale de ces nageuses de grande race comme KROMOWIDJOJO ou SJÖSTRÖM, et il se pourrait (cela reste à démontrer) qu’elle ait devancé Emma MCKEON dans ce double exercice ;  mais sur 100 mètres; le 200 parait un peu long pour elle, et quand, il y a deux ans, elle s’appelait encore Kelsi WORRELL, elle ne s’y essayait pas trop. Le jour où elle gagna un championnat sur 200 yards en papillon, on s’aperçut qu’elle s’y débrouillait mieux. Entre-temps, Kelsi, devenue DAHLIA,  est passée professionnelle et j’ai l’impression qu’elle construit tranquillement une compétence qui l’a amenée à maîtriser la différence entre un 200 yards et un 200 mètres (au moins en petit bassin).

La Hongroise, qui, comme par le passé, s’était engagée dans quasi tout le programme, menait d’entrée.

Kelsi ne s’en laissant pas compter par HOSSZU la serra au plus près puis tenta sa chance après la mi-course, et on crut que c’était gagné pour elle. Mais HOSSZU n’est pas « de fer » pour rien, qui s’accrocha. Kelsi finit un poil moins bien. La victoire va bien à Katinka et on ne lui en voudra pas, cette énorme bosseuse doublée d’une sorte de diva a mérité chacune de ses médailles dans une carrière hérissée de hauts et de bas.

Ah, j’oubliais. Kelsi battait le record US !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

HANGZHOU : KATINKA HOSSZU REPREND SES BILLES, FANTINE LESAFFRE SE GRAVE DANS LE BRONZE

Eric LAHMY

Mardi 11 Décembre 2018

LA HOSSZU D’HANGZHOU, C’EST : « MOI AU-DESSUS, LES AUTRES EN-DESSOUS »

A Hangzhou, pour la première journée des mondiaux, Katinka HOSSZU n’a pas raté le titre mondial du 400 mètres quatre nages. Sans atteindre aux records établis par Mireia BELMONTE (record du monde, 4’18s94, records des championnats, 4’19s86), aux rythmes desquels elle a nagé pendant les parcours de papillon et de dos, la Hongroise a fait montre d’une assez formidable domination, menant de bout en bout et augmentant son avance jusqu’aux 300 mètres, la portant à plus de quatre secondes à l’issue de la brasse sur Fantine LESAFFRE qui se situait alors en 2eme position. Pas de doute, donc, Katinka est de retour!

On savait qu’HOSSZU présente, les autres finalistes pouvaient ambitionner au mieux la deuxième place. La Française paraissait lutter avec Ilaria CUSINATO, la jeune Italienne qu’on craignait en raison de son âge et des gros progrès démontrés cette année, et qui menait la poursuite de la Hongroise. Mais c’est l’Américaine Melanie MARGALIS, très attardée au passage du dos à la brasse, mais qui effectua une seconde moitié de course tonitruant, qui reprit alors 4s3 à LESAFFRE et vint d’on ne sait où, lui rafler – de quelle manière – la seconde place.

MARGALIS reprenait même en crawl une petite seconde à HOSSZU. Passages : HOSSZU, 59s59, 2’5s70, 3’20s50 pour 4’21s40 ; MARGALIS, 1’2s, 2’11s57, 3’25s91, 4’25s84; LESAFFRE, 1’1s97, 2’9s24, 3’24s83, 4’27s31. Ilaria CUSINATO, 1’1s10, 2’8s99, 3’25s53, 4’27s88. Lara GRANGEON finissait à une satisfaisante 5e place mondiale en 4’29s58. Après les séries, on avait rêvé à mieux pour les Françaises, mais c’est quand même pas mal !

RAPSYS SANS RIVAL, LE 400 LIBRE MESSIEURS TROUVE UN PATRON

La soirée des finales avait commencé par un bel exploit du Lituanien Danas RAPSYS, qui n’a pas fait le détail sur 400 mètres libre messieurs et, livré à sa solitude, a tracé un fort costaud 3’34s01. Il passait en 51s juste au 100, 1’45s58 au 200, 2’40s23 pour finir en 3’34s01. Selon l’expression consacrée, le record du monde de Yannick AGNEL, 3’32s25 n’a pas tremblé, mais on attend avec impatience de voir ce que RAPSYS, qui a nagé chaque section de 50 mètres sauf la 6e plus vite que tout le monde, peut faire dans les conditions olympiques !

Un proverbe lituanien professe qu’ « on ne peut pas souffler contre le vent ni nager contre l’eau. » Hier, personne ne put nager contre RAPSYS! Ses suivants,  le Norvégien Henrik CHRISTIANSEN, 3’36s54, et Gabriele DETTI, 3’37s54, suivaient à deux bonnes longueurs, suivis des deux Russes Martin MALYUTIN, 3’37s75 et Alexandr KRASNYKH, 3’37s97.

A TITMUS LE 200 ! MALLORY COMERFORD N’A PU ROMPRE LE FIL D’ARIARNE…

Le 200 mètres dames a vu une belle revanche des séries, où Mallory COMERFORD avait précédé de peu Ariarne TITMUS dans des temps record. En finale, c’est l’Australienne qui a eu le dernier mot, grâce à un finish tonitruant. COMERFORD eut beau mener à vive allure, à aucun moment elle ne put briser le fil d’Ariarne, accrochée à elle. Finalement, l’Américaine fut victime de ses propres efforts et eut du mal à terminer alors que la jeune Tasmanienne, en redoutable demi-fondeuse non dénuée de vitesse qu’elle est, parvenait à conserver son allure jusqu’au bout… 

C’est la Hollandaise Femke HEEMSKERK qui lança la course avant d’être reprise par les duettistes anglo-saxonnes. Federica PELLEGRINI héritait de la 4e place, honorable pour une fille qui depuis un an au moins claironnait qu’elle abandonnait le 200 mètres! Elle l’a tellement abandonné qu’au risque de commettre un crime de lèse divinité romaine, je serais étonné de la voir arracher une meilleure place sur 100 mètres, où elle promettait de se spécialiser.

Passages : TITMUS, 26s46, 54s81, 1’23s19, 1’51s38 (record d’Océanie) ; COMERFORD, 26s43, 54s64, 1’22s93, 1’51s81; HEEMSKERK, 26s15, 54s54, 1’23s18, 1’52s36. PELLEGRINI, 1’53s18, précédait d’un doigt WANG Jianjahe, 1’53s23. On se demande un peu ce qu’aurait pu faire Charlotte BONNET dans le contexte.  

DAIYA SETO REPREND TITRE ET RECORD SUR 200 PAPILLON A CHAD LE CLOS

Dans la bagarre finale, sur 200 mètres papillon, cet étonnant Japonais, Daiya SETO, plus connu généralement pour ses immenses compétences dans le 400 mètres quatre nages, est venu battre le record du monde, avec 1’48s24 contre 1’48s56. Un record qui appartenait à Chad LE CLOS, le Sud Africain ! Et dans cette course, c’était avec LE CLOS qu’ils se menaient la vie dure, dans un « à toi, à moi » furieux. LE CLOS battait aussi l’ancien record du monde, avec 1’48s32. SETO, après que LE CLOS eut mené (en 23s34), prit la tête et ne la lâcha plus. Ses passages, 24s, 51s29, 1’19s29 pour 1’48s24 ; LE CLOS, 23s84, 51s55, 1’19s54, 1’48s32. En bronze, le Chinois LI Zuhao, 1’50s39, devançait le Russe Alexandr KHARLANOV, 1’50s67…

Le succès de SETO n’est quand même pas une surprise. N’était-il pas champion du monde, toujours en petit bassin, à Doha, en 2014 ? Il y a cinq ans, au mondial de Barcelone, en grand bassin cette fois, dans la même journée me semble-t-il, SETO et LE CLOS gagnaient, celui-ci le 200 papillon, celui-là le 400 quatre nages. Cette fois, en revanche, il n’y aurait pas deux vainqueurs.

LES DEUX QUATRE FOIS 100 AUX AMERICAINS, AVEC GLOIRE MAIS NON SANS PERILS !

Clément KOLESNIKOV, qualifié, n’a pas jugé bon de nager la finale du 200 mètres quatre nages, qu’a remporté le Chinois SHUN Wang, largement, en 1’51s01, devant l’Américain Josh PRENOT, 1’52s69, le Japonais Hiromasa FUJIMORI, 1’52s73, et l’Australien Mitchell LARKIN, 1’52s78.

L’équipe des USA a remporté le relais quatre fois 100 mètres dames, mais plus difficilement qu’aurait pu le faire croire leur « promenade » des séries. Les Néerlandaises disposèrent de deux formidables relayeuses avec Femke HEEMSKERK, qui, en 50s93, prit une longueur à une sprinteuse aussi réputée que Lia NEAL, et Ranomi KROMOWIDJOJO, 50s77, qui remonta une Kelsi DAHLIA pourtant en verve, mais c’est l’équipe la plus complète qui l’emporta finalement.

Le relais est une addition précise, qui ne laisse place à aucun état d’âme, et si ce sont les meilleurs qui vous font gagner, encore faut-il que les moins bons ne vous aient pas trop plombés. Les Américaines eurent une relayeuse « faible », relativement s’entend, Lia NEAL, les Néerlandaises deux, Kim BUSCHE et Maalke DE WAARD. A l’arrivée, un rien séparait les deux équipes : 3’27s78 pour les USA, 3’28s02 pour les Pays-Bas !

USA: Olivia SMOLIGA, 52s71; Lia NEAL, (52s58), 1’45s29; Mallory COMERFORD (51s09), 2’36s38; Kelsi DAHLIA (51s40), 3’27s78.

Pays-Bas: Kim BUSCH, 53s19; Femke HEEMSKERK (50s93), 1’44s12; Maalke DE WAARD (53s13), 2’37s25; Ranomi KROMOWIDJOJO (50s77), 3’28s02.

Pour la Chine, ZHU Menghui lance la course en 52s58.

VLADIMIR MOROZOV CONTRE CAELEB DRESSEL, PREMIER ROUND INCERTAIN

Si les relayeuses US eurent fort à faire avec les Néerlandaises, que dire des garçons, vis-à-vis de leurs homologues russes, lesquels les attendaient de pied ferme, et avaient retiré KOLESNIKOV de sa finale de 200 quatre nages pour mieux assurer la plus grande fraîcheur à leur quatuor. Ces deux équipes n’étaient certes pas seules dans l’eau, mais dès le 2e relais, il apparut que l’affaire se jouerait entre elles. A l’arrivée, 0s08 centièmes entre les deux équipes qui, en 3’3s03 et 3’3s11, effaçaient le « vieux » record du monde, 3’3s30, établi par les Etats-Unis à Manchester le 19 décembre 2009, et le record des Championnats, que la France (soupir) avait amené à 3’3s78 le 3 décembre 2014 à Doha…

Le bronze était dispute entre le Brésil, 3’5s15, et l’Italie, 3’5s20.

Dans l’optique du 100 mètres individuel, on notait que DRESSEL, 45s66 au start, et MOROZOV, 45s06 lancé, étaient très proches… Leur duel avait commencé…

USA :  Caeleb DRESSEL, 45s66 ; Blake PIERONI (45s75), 1’31s41; Michael CHADWICK (45s86), 2’17s27; Ryan HELD, (45s76) 3’3s03.

Russie: Vladislav GRINEV, 46s38 ; Sergei FESIKOV (46s21), 1’32s59; Vladimir MOROZOV (45s06), 2’17s65; Clément KOLESNIKOV (45s46), 3’3s11.

Autres temps de relief: au départ, NAKAMURA, Japon, 46s33, MCEVOY, Australie, 46s28. Lancés, Breno CORREIA, Brésil, 45s61 ; Lorenzo ZAZZERI, Italie, 46s ; Alessandro MIRESSI, Italie, 46s03.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ANGZHOU : KATINKA HOSSZU ECRASE TOUT, LARA GRANGEON TALONNE FANTINE LESAFFRE

Eric LAHMY

Mardi 11 Décembre 2018

Fantine LESAFFRE, 4’27s74, et Lara GRANGEON, 4’27s91, ont joué à série fais-moi peur, qui se sont disputées ferme la victoire dans la 2e série du 400 mètres quatre nages dames et ont toutes deux passé l’Italienne Ilaria CUSINATO, 4’28s02, laquelle avait tenté déjà de causer quelques soucis à la première nommée aux championnats d’Europe de Glasgow. Ces séries ont vu, on s’en doute, un « survol » de Katinka HOSSZU, qui nage 4’23s59… En finale, il faut compter aussi avec l’Américaine Melanie MARGALIS, 4’29s14.

Sur 100 mètres dos, trois hommes ont cassé les 50 secondes, le Brésilien Guilhermo GUIDO, 49s57, l’Américain Ryan MURPHY, 49s72, et le Chinois WU Jiayu, 49s83, qui détient le record mondial avec 48s88. Le deuxième Américain, Matt GREVERS, suivait en 50s12, devant Robert GLINTA, Roumanie, 50s22, Mitchell LARKIN, Australie, qui devait revenir pour le 200 quatre nages, 50s27, Christian DIENER, Allemagne, 50s28, et Simone SABBIONI, Italie, 50s62. Ryosuke IRIE et Clément KOLESNIKOV (lequel, comme LARKIN, nagerait le 200 quatre nages) passaient en demi-finales avec les 9e et 10e temps, 50s73 et 50s76.

Le Japonais Daya SETO a nagé pas mal vite dans les séries du 200 mètres papillon des championnats du monde en petit bassin : en 1’49s88, pas très loin du record du monde, 1’48s56, établi au mondial 2014 par le Sud Africain Chad LE CLOS. Lequel a fini avec le 7e temps, 1’51s90, en gagnant la 3e série. LI Zuhao, Chine, 1’51s28, Luiz Altamir MELO, Brésil, 1’51s31, Alexandr KHARLANOV, Russie, 1’51s58, Zach HARTING, USA, 1’51s66, Antani IVANOV, Bulgarie, 1’51s81. Dernier qualifié, l’Australien Nick BROWN, 1’52s15.

Sur 50 mètres brasse dames, le meilleur temps est revenue à la Lituanienne Ruta MEILUTYTE, avec 29s56, à une seconde du record mondial d’Alia ATKINSON, 3e ex-aequo en 30s avec l’Italienne Martina CARRARO. Katie MEILI, USA, 29s94.

Thibaut CAPITAINE a fait 27e du 100 brasse messieurs (58s72). Kiril PRIGODA, le Russe qui a dominé la Coupe du monde, s’est contenté du 7e temps de qualification, 57s17, les séries ayant été dominées par le Biélorusse Ilya SHYMANOVICH, 56s47. Autres temps notables, Fabio SCOZZOLI, Italie, 56s94, Andrew WILSON, USA, 57s01, WANG Lizhuo, Chine, 57s03, Felipe LIMA, Brésil, 57s14. Le recordman du monde (55s61), Cameron VAN DER BURG, a signé le 9e temps, 57s39

Sur 100 mètres dos dames, Mathilde CINI, de justesse, était retenue pour les demi-finales, avec un temps de 58s16, 16e. La grande Américaine Olivia SMOLIGA, avec son temps de 55s47, record des USA à seulement 0s44 du record mondial de Katinka HOSSZU. Derrière, la plus rapide de ses concurrentes étaient à 1s6, et vingt filles, pas une de moins, se tenaient dans un écart équivalent. Parmi elles, les « noms » de la spécialité : Emily SEEBOHM, Australie, 57s08, Katinka HOSSZU, Hongrie, 57s09, Kathleen BAKER, USA, 57s16, Minna ATHERTON, Australie, 57s17, Michelle COLEMAN, Suède, 57s21, ou la moins connue, Simona, KUBOVA, Tchèque, 57s13.

Le Chinois WANG Shun, 1’53s18, s’est qualifié en tête du 200 mètres quatre nages messieurs, qui s’annonce très serré, neuf hommes terminant dans une seconde. A noter les deux dossistes, Clément KOLESNIKOV et Mitchell LARKIN, qui se retrouvent et se classent dans ces séries respectivement 7e et 8e (1’53s63 et 1’53s69).

Onze équipes seulement disputaient le relais quatre fois 100 mètres féminin, mais les Américaines tinrent à montrer qu’elles tenaient la forme. Elles finirent nettement détachées, en 3’29s52, et Kelsi DAHLIA signa un brillant 51s25 lancé pour l’achever. Les Néerlandaises sans HEEMSKERK, étaient 2es , en 3’32s67.

Le quatre fois 100 messieurs voyait les Russes se qualifier en tête et en 3’5s16. Le meilleur temps au start était l’œuvre de Ryan HELD, pour les USA, 45s82 (devant Evgueny RYLOV, qui, pour la Russie, daignait nager sur le ventre en 46s09). Meilleur temps lancé, Bruno CORREIA, Brésil, 45s32.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MONDIAUX D’HANGZHOU : COMERFORD-TITMUS SUR 200 METRES, L’AFFAIRE S’ANNONCE CHAUDE

Lundi 11 Décembre 2018

L’Américaine Mallory COMERFORD a hérité de la première place qualificative du 200 mètres dames à l’issue des séries, aux championnats du monde de Hangzhou. Elle a battu par la même occasion le record US en petit bassin, qui appartenait à Missy Franklin, avec un temps de 1’52s52. Comerford a sauvé de peu la première place, l’Australienne Ariarne TITMUS, 1’52s66, lui reprenant un mètre dans le dernier 50 mètres. Les autres qualifiées étaient reléguées à distance respectueuse : Veronika ANDRUSENKO, Russie, 1’54s11, Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 1’54s16, Michelle COLEMAN, Suède, 1’54s22, Federica PELLEGRINI, Italie, 1’54s46, Jianjiahe WANG, Chine, 1’54s63 et Barbora SEEMANOVA, Tchéquie, 1’54s82.

MONDIAUX D’HANGZHOU: DAVID AUBRY 12e DES SERIES DU 400 METRES

DAVID AUBRY 12e DES SERIES DU 400 METRES

Mardi 11 Décembre 2018

David AUBRY a terminé 12e des séries du 400 mètres libre messieurs, première épreuve des championnats du monde en petit bassin. Il a nagé la distance en 3’42s62, à 2s26 du dernier qualifié. Les séries ont été dominées par Danas RAPSYS, Lituanie, qui nageait esseulé dans la 3e série en 3’36s65, nettement plus vite que les deux premiers de la 4e série, Henrik Christiansen, Norvège, 3’38s04, et Fernando Scheffer, Brésil, 3’39s10. Quatre autres nageurs nageaient (dans la 4e série) sous les 3’40s, Zane Grothe, USA, 3’39s73, Alexandre Krasnykh, Russie, et Martin Malyutin, Russie, ex-aequo en 3’39s96, et l’Italien Gabriele Detti, 3’39s89. Le Polonais Wojciech Wojdak, 3’40s36, était le dernier qualifié

POURQUOI I.S.L. A FINI QUAND MÊME PAR ATTAQUER

Éric LAHMY

Lundi 10 Décembre 2018

La lecture du réquisitoire rédigé par les plaignants de l’International Swimming League (I.S.L.) dans le procès qu’ils intentent à la Fédération Internationale de Natation (F.I.N.A.), devant la Cour du Northern District de California, permet d’apprendre certains détails des événements qui ont conduit au litige.

 On peut mieux comprendre en effet, en lisant le texte déposé par leurs avocats, qu’ISL, avant de projeter leur meeting italien, avaient essayé de le poser aux Etats-Unis, puis en Grande-Bretagne. Là, ses dirigeantss avaient pu tester l’entêtement de l’organisme mondial à vouloir les éliminer en jouant des règlements, ou en exigeant des sommes astronomiques et un contrôle total de l’opération projetée…

Il n’est pas indifférent qu’ISL, ait décidé d’attaquer en Californie, alors que sa cause jouissait d’une  jurisprudence prometteuse en Europe. Il n’est pas impossible que l’entreprise ait voulu se donner un avantage du terrain, en quelque sorte.

Cela peut signifier aussi qu’I.S.L. entend, à l’avenir, s’implanter prioritairement aux U.S.A., dans la continuité de son premier mouvement, qui avait été d’organiser son grand show sur le territoire des cinquante Etats. Un jugement qui lui serait favorable, issu d’une Cour de Californie, aurait plus de poids auprès de la fédération américaine, USA Swimming, que la décision d’une juridiction européenne.

On sait par ailleurs que le judiciaire est un vrai pouvoir aux Etats-Unis, qui ne craint pas de juger les systèmes les plus puissants, et que la distance qui va de San Francisco à Lausanne ne dérangera pas.

J’ai traduit quelques passages du réquisitoire d’ISL, en essayant d’éviter certains formalismes de la terminologie du droit :

« Le plaignant, International Swimming League, Ltd. (“ISL”), intente cette action contre la Fédération Internationale de Natation (FINA) afin de prévenir et d’interdire les claires violations des règlements anti-monopolistiques que provoque la façon illégale de la FINA de contrôler complètement, par des moyens illégaux, la promotion et l’organisation des compétitions internationales de natation, lit-on pour commencer.

« Par ses manœuvres, la FINA s’assure qu’elle et elle seule, peut déterminer à quel niveau les athlètes de la natation seront payés de leurs efforts.

« La FINA se désigne comme l’organe qui gouverne tous les sports aquatiques. En tant que gardienne du passage obligé conduisant aux événements aquatiques des Jeux olympiques, il ne fait pas de doute, ainsi qu’elle s’en vante dans son propre site Web, que la FINA « contrôle le développement » de la compétition, autant en natation et en plongeon.

« Ce procès a pour objet de connaître si le contrôle par la FINA des opportunités de nager – du moins celles exercées en-dehors des Jeux olympiques et des compétitions de la FINA – constitue une restriction illégale de la possibilité pour les nageurs – dont dépendent l’argent et le pouvoir de la FINA – de gagner ce qu’ils pourraient espérer dans un marché libéré de la main de fer de la Fédération internationale.

« Ce procès concerne également les actions de la FINA, qui, retranchée et dans la crainte de perdre un total contrôle des compétitions de natation lucratives,  exerce de façon illégale son influence dominante afin d’interdire à des organisations autres qu’elle-même d’accroître les opportunités de centaines de nageurs de classe mondiale et de leurs millions supporters à travers le monde.

« La FINA agit de façon à non seulement interdire aux compétiteurs d’entrer sur le marché de la promotion de compétitions internationales comme ISL en propose, mais aussi elle restreint les opportunités pour les commanditaires, sponsors, diffuseurs, et autres types d’agents d’affaires subordonnées, de bénéficier de l’accroissement du nombre de compétitions internationales de natation de haut niveau.

« Ce procès pose également la question de savoir si ces restrictions illégales et déraisonnables et le pouvoir renforcé de la FINA sur le marché a, de façon illégale, réduit la capacité des meilleurs nageurs du monde de jouir d’opportunités accrues d’exploiter les bénéfices de leur dur travail, plutôt que d’avoir à subir l’exploitation continue, contrôlée par la FINA, de leur valeur d’entraînement et de travail.

DERRIÈRE USA SWIMMING, BRITISH SWIMMING OU LA FEDERNUOTO, TOUJOURS L’OMBRE NÉFASTE ET MENAÇANTE DE LA FINA

 « Au début 2018, ISL s’inquiéta de mettre en place une compétition de niveau international sous la forme d’une compétition par équipes. Cette compétition, dans l’idéal, se tiendrait aux Etats-Unis d’Amérique, où vivent un grand nombre des meilleurs nageurs du monde.

« Au départ, ISL reçut un accueil enthousiaste d’USA Swimming, la fédération de natation des USA. Au printemps 2018, elle se mit donc à travailler en étroite collaboration avec ISL au projet de compétition qui, décida-t-on, se tiendrait en décembre 2018. ISL et USA Swimming envisagèrent quelques théâtres potentiels du dit spectacle, comme le Mandalay Bay Resort and Casino de Las Vegas, ou l’Université de Californie du Sud (USC), où se tinrent les épreuves de natation des Jeux olympiques de Los Angeles, en 1984.

« Mais la FINA exerça des  pressions, à la suite de quoi USA Swimming se retira des négociations. Il ne fut plus question, tout à coup, d’organiser un tel meeting aux USA.

« ISL se mit donc à la recherche d’autres partenaires.

« Pour commencer, elle entra en relations avec British Swimming, dans l’idée d’organiser son événement à Londres. Mais, tout comme sa contrepartie américaine, British Swimming plia sous les pressions de la FINA et rompit toute collaboration avec ISL.

« Comme l’expliqua le responsable en chef des opérations d’USA Swimming (1), dans une lettre du 13 Juin 2018, la FINA « voit cet événement de décembre comme un défi. » De ce fait, USA Swimming ne pouvait prendre part à aucun plan d’ISL, même en tant que participant passif, jusqu’à ce qu’elle reçoive « une assurance écrite d’ISL et de la FINA précisant que la FINA est en accord avec le concept d’ISL et approuve ce concept, » et, pour résumer « qu’ISL puisse exister à côté de la FINA. »

« Finalement, ISL fit équipe avec la Fédération Italienne de Natation. Celle-ci avait précédemment travaillé avec le groupe Energy Standard, dont le président conduit ISL, à l’organisation des championnats juniors en 2017 et en avril 2018. La Fédération italienne donna son accord pour un événement fin décembre 2018 à Turin.

« En dépit de l’important travail d’organisation et des dépenses de ressources d’ISL et de la Fédération italienne de natation, et malgré le fait que des accords de participation furent obtenus avec 50 nageurs en provenance du monde entier, la FINA contraignit ses fédérations membres à participer à un effort ouvert de fermeture du Turin Event en menaçant les nageurs d’un bannissement de la FINA – ainsi des compétitions servant de qualifications aux Jeux olympiques de 2020. »

  • L’actuel responsable des opérations est Dan McAllen.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

FRANCAIS EN LICE POUR LES MONDIAUX D’HANGZHOU

Dimanche 9 Décembre 2018

Que peuvent faire les Français aux mondiaux en petit bassin d’Hangzhou, en Chine,qui se tiennent du 11 au 16 décembre 2018 ? Plutôt que d’émettre des hypothèses, j’ai noté leurs places dans les listes de départ. A partir de là, à eux de jouer avec la grande incertitude du sport. E.L.

5 MEHDY METELLA

Sur 100 mètres papillon hommes, Mehdy METELLA, 49s71, se situe en 5e position derrière Chad le CLOS, Afrique du Sud, 49s22, Matteo RIVOLTA, Italie, 49s54, Takeshi KAWAMOTO, Japon, 49s60, et Zhuhao LI Chine, 49s64.

6 FANTINE LESAFFRE 

7 LARA GRANGEON

Au 400 mètres quatre nages, Fantine LESAFFRE est 6e temps d’engagement avec 4’30s89, loin de Katinka HOSSZU et de ses 4’21s91, mais pas hors de portée des suivantes de l’intimidante Magyare :  Catalina CORRO, Espagne, 4’28s26, Miho TAKAHASHI, Japon, 4’29s07, Ilaria CUSINATO, Italie, 4’29s36, Min ZHOU, Chine, 4’30s26. Lara GRANGEON se situe en 8e position, avec 4’31s21. A noter l’absence de la Japonaise Yui HOHASHI, qui a dominé Jeux asiatiques et PanPacifics l’été dernier.

6 FANTINE LESAFFRE

Au 200 mètres quatre nages, Fantine LESAFFRE est pointée en 6e position, avec dans l’ordre : Katinka HOSSZU, 2’4s13, Melanie MARGALIS, USA, 2’4s65, Emily SEEBOHM, 2’6s37, YE Shiwen, Chine, 2’7s09, Fantine LESAFFRE, 2’7s67.

7 MELANIE HENIQUE

Pas de Sara SJÖSTRÖM sur 50 mètres papillon, où Mélanie HENIQUE, 25s59, hérite du 7e temps d’engagement. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 24s51, précède sur le papier Kelsi DAHLIA, USA, 24s97. Suivent Maaike de WAARD, Pays-Bas, 25s24, Yufei ZHANG, Chine, 25s31, Rozaliya NASRETDINOVA, Russie, 25s37, Aliena SCHMIDTKE, Allemagne, 25s49.

8 DAMIEN JOLY

9 DAVID AUBRY

Sur 1500 mètres, Damien JOLY et David AUBRY, crédités de 14’34s47 et 14’34s71, se placent 8 et 9 sur les listes de départ. L’Ukrainien Mykhailo ROMANCHUK, 14’14s59, devance sur le papier le Norvégien Henrik CHRISTIANSEN, 14’21s53, et l’Italien Gregorio PALTRINIERI, 14’22s93.

10 LARA GRANGEON

Lara GRANGEON se situe en 10e position sur avec 2’7s69. Le groupe de tête est constitué de l’inévitable Katinka HOSSZU, 2’2s86, la Chinoise Yufei ZHANG, 2’3s06 et l’Américaine Kelsi DAHLIA, 2’3s31.

15 MATHILDE CINI

Sur 50 mètres dos dames, Mathilde CINI, 26s47, est 15e engagée. Katinka HOSSZU et la Brésilienne Etiene MEDEIROS mènent le bas avec 25s95 devant Kira TOUSSAINT, Pays-Bas, 26s04, Emily SEEBOHM, 26s05, Alicia TCHORZ, Pologne, 26s09 et Ranomi KROMOWIDJOJO, 26s10.

16 DAVID AUBRY

David AUBRY, 16e engagé sur 400 mètres messieurs avec 3’42s96 ; le meilleur temps d’engagement, par Aleksandr KRASNYKH, 3’35s51. Il faudrait nager autour de 3’41s pour se rendre en finale (8e engagé 3’41s05).

18 MELANIE HENIQUE

Au 50 mètres libre dames, Mélanie HENIQUE, 24s63, est 18e engagée. Ranomi KROMOWIDJOJO est 1ere avec 22s93.

19 MATHILDE CINI

100 mètres dos : Mathilde CINI, avec 58s01, est engagée avec le 19e temps ex-aequo. Les gros bras, SEEBOHM, BAKER, TOUSSAINT, HOSSZU, se situe entre 55s81 et 56s09. Peu d’espoir de finale au-delà de 57s !

21 THIBAUT CAPITAINE

200 mètres brasse messieurs : Thibaut CAPITAINE, 2’7s84, est  21e. En tête, trois hommes sous les 2’2s : Kirill PRIGODA, Russie, 2’1s11, Marco KOCH, Allemagne, 2’1s52, Mikhail DORINOV, Russie, 2’1s85.

22.MEHDY METELLA

Avec 22s95 au 50 mètres papillon, Mehdy METELLA est 22e sur les listes de départ du 50 mètres papillon. A plus d’une seconde du Brésilien Nicholas ANTOS et de ses 21s75.

23. FANTINE LESAFFRE

Sur 200 mètres brasse, Fantine LESAFFRE, 2’24s90, est 23e engagée. Les listes de départ sont dominées par YE Siwen, la double championne olympique de 4 nages des Jeux de Londres, recyclée brasseuse, 2’18s39, et Jessica VAL, Espagne, 2’18s41.

26.THIBAUT CAPITAINE

Sur 100 brasse, Thibaut CAPITAINE dispose du 26e temps d’engagement, 58s62. En l’absence d’Adam PEATY, c’est le Russe Kiril PRIGOAD qui mène la danse avec 56s02. La finale pourra nécessiter un temps de 57s.

37.THIBAUT CAPITAINE

Thibaut CAPITAINE, 27s39 sur 50 brasse, est 37e engagé. Loin devant gros bagarre entre Fabio SCOZZOLI, Italie, 25s62 et Kiril PRIGODA, 25s68.

38.MEHDY METELLA

Sur 100 mètres nage libre messieurs, Mehdy METELLA, 48s09, est assez loin au chrono des 44s95 de Vladimir MOROZOV, mais aussi au classement, puisqu’il n’apparait qu’en 38e position.