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FRANKLIN, ET DE DEUX

 

27 juin

Champonnats des USA à Indianapolis

Si, sur 100 mètres, la veille, Missy Franklin avait attendu les vingt-cinq derniers mètres pour se dégager du groupe compact des finalistes, ceci par relatif manque de vitesse de base face à une concurrence composée de sprinteuses « pures », sur 200 mètres nage libre, les choses se sont passées différemment. Missy était pourtant attendue, une demi-heure plus tard, par une autre course, le 200 mètres dos, et des stratèges en piscines auraient pu l’imaginer en train de réserver ses forces. Il n’en a rien été. Elle est partie comme si elle était pressée d’en finir, avec cette fausse lenteur que lui confère la puissance hors-norme de son mouvement de nage. Dès le mur des 50 mètres, la voilà en 27’’04, avec plus d’un mètre d’avance sur Shann Vreeland, 37’’74, première de ses adversaires, reléguées au rang de poursuivantes. Au cent mètres, 55’’96 pour Franklin, Vreeland, toujours seconde, est derrière son battement (57’’17), elle-même suivie par la jeune Chelsea Chennault, 57’’32. Il n’y a plus de course pour le titre, car Missy porte son avance à trois mètres au troisième virage (1’25’’60 contre 1’27’’50 à Vreeland. Franklin gagne, détachée, 1’55’’56. Derrière, un petit drame se noue. Vreeland, encore seconde (1’27’’50), doit défendre son ticket pour la course individuelle des mondiaux, mais Katie Ledecky 1’28’’01, n’est pas loin. Ledecky, c’est de l’endurance pure, la reine du 800-1500m, déjà qualifiée pour le 800m. Vreeland, elle aussi, est déjà titularisée (avec Franklin bien sûr) après sa seconde place de la veille sur 100 mètres. Mais là, elle est à bout, tandis que la course commence pour Ledecky ! A l’arrivée, c’est Ledecky qui vient à bout de Vreeland, 1’57’’63 contre 1’58’’13.

 

DAMES.- 200 mètres : 1. Missy Franklin, 1’55’’56; 2. Katie Ledecky, 1’57’’63; 3. Shann Vreeland, 1’58’’13; 4. Jordan Mattern, 1’58’’27; 5. Maya Dirado, 1’58’’41; 6. Chelsea Chenault, 1’58’’74; 7. Karlee Bispo, 1’59’’30; 8. Quinn Carrozza, 2’0’’15.

RENWICK, 3’47’’02, FOGG, 3’47’’57

26 juin 2013

Championnats de Grande-Bretagne à Sheffield

Première finale des championnats de Grande-Bretagne, à Sheffield, sur 400m. Robert Renwick part vite (1’51’’01 au 200m), conserve son avance et l’emporte en 3’47’’02 devant Daniel Fogg, 3’47’’57, James Guy, 3’48’’21 et Matthew Johnson, 3’49’’67. Nicholas Grainger, meilleur temps des séries, a tenu deux cents mètres (1’52’’07) avant de faiblir. Des temps de choix en demi-finales, sur 50 mètres, Benjamin Proud, 22’’01, et Adam Brown, 22’’17 ; sur 50 mètres brasse, Daniel Slivinski, 27’’76, Ross Murdoch, 27’’80, Adam Peaty, 27’’81 ; sur 200 mètres papillon, Roberto Pavone, 1’57’’16, Joseph Roebuck, 1’57’’64. Côté féminin, au 50 mètres, Federica Halsall, 24’’84, Amy Smith, 25’’20 ; au 200 mètres papillon, Jemma Lowe, 2’8’’70.

FRANKLIN SE MULTIPLIE

26 juin

Championnats des USA à Indianapolis

Missy Franklin a assure ses qualifications de la journée, d’abord sur 200m nage libre, ensuite sur 200 mètres dos, les deux fois avec les meilleurs temps de toutes les concurrentes. Sur 200 dos, elle affichait nettement la classe au dessus, passant dès les 50 mètres avec une longueur d’avance sur le peloton de ses suivantes… Sur 200m libre, Allison Schmitt, la championne olympique de Londres, en 2012, devant Camille Muffat, a confirmé, après son éviction de la finale du 100m, qu’il ne s’était pas agi d’un accident, mais qu’elle était en petite forme. 9e des séries du 100m, elle a nagé le 10e temps sur la distance où elle régnait l’an passé, en 1’59’’78.

Kevin Cordes s’est dès les séries du 200m brasse installé dans la peau du nouveau patron, lançant la course très vite puis gardant plus ou moins son avance jusqu’au mur, atteint en 2’9’’16, seul sous les 2’10’’.

200 mètres : Conor Dwyer, 1’46’’85 ; Charlie Houchin, 1’47’’55; Matt McLean, 1’47’’68; Connor Jaeger, 1’48’’02; Ryan Lochte, 1’48’’04; Michael Wylnada, 1’48’’09; Michael Klueh, 1’48’’20; Ricky Behrens, 1’48’’44.

200m brasse : Kevin Cordes, 2’9’’16 ; Nic Fink, 2’10’’12 ; BJ Johnson, 2’11’’85 ; Josh Prenot, 2’12’’21 ; Clark Burckle, 2’12’’57; Cody Miller, 2’13’’14; Matthew Elliott, 2’13’’91; Mike Alexandrov, 2’13’’95.

200 mètres : Missy Franklin, 1’57’’60 ; Shann Vreeland, 1’58’’65; Katie Ledecky, 1’58’’53; Karlee Bispo, 1’59’’03; Jordan Mattern,1’59’’35; Quinn Carrozza, 1’59’’47; Maya Dirado, 1’59’’53; Chelsea Chenault, 1’59’’75. Onze sous les 2’.

200 mètres dos: Missy Franklin, 2’6’’33; Elizabeth Beisel, 2’8’’44 ; Elizabeth Pelton, 2’9’’10; Kendyl Stewart, 2’10’’22; Kathleen Baker, 2’10’’23; Kylie Stewart, 2’11’’46; Clara Smiddy, 2’11’’53; Bonnie Brandon, 2’11’’76.

200 mètres brasse : Breeja Larson, 2’24’’80 ; Laura Sogar, 2’26’’ ;  Katy Freeman, 2’27’’19 ; Micah Lawrence, 2’27’’29 ; Annie Zhu, 2’27’’93 ; Caitleen Leverenz, 2’29’’08 ; Molly Hannis, 2’29’’16; Andrea Cropp, 2’29’’18.

GB : SUIVEZ NICHOLAS GRAINGER

26 juin 2013

Championnats de Grande-Bretagne à Sheffield

Ayant amélioré son record d’environ 5’’, Nicholas Grainger, 18 ans (il est né le 3 octobre 1994) a dominé les séries du 400m, épreuve du programme de ce matin, aux championnats de Grande-Bretagne, qui se tiennent à Sheffield. A noter aussi le 50m de Francesca Halsall en 25’’01.

Meilleurs temps des séries :

MESSIEURS

50m: Benjamin Proud, 22’’20; Adam Brown, 22’’40.

400m : Nicholas Grainger, 3’50’’24 ; Daniel Fogg, 3’50’’52 ; Robert Renwick, 3’50’’66 ; James Guy, 3’50’’80.

100m dos: Chris Walker, 55’’01.

50m brasse : Christopher Steeples, 27’’92 ; Ross Murdoch, 27’’92 ; Adam Peatty, 28’’12 ; Daniel Schwinster, 28’’21

200m papillon: Michael Rock, 1’57’’10.

DAMES

50m : 1. Francesca Halsall, 25’’01 ; Amy Smith, 25’’51 ; Emma Wilkins, 25’’56.

200m dos : Lauren Quigby, 2’12’’69.

100m brasse : Georgina Evans, 1’8’’76 ; Stacey Tado, 1’9’’31.

200m papillon : Jemma Lowe, 2’10’’45.

 

L’ITALIE ENCORE POUR FINIR

26 juin

Jeux méditerranéens
L’Italie a enlevé la moitié des médailles d’or (20 sur 40) de la natation aux Jeux méditerranéens de Mersin, en Turquie. Leurs nageurs – dont un grand nombre avaient été pris sur les podiums des championnats nationaux – étaient très motivés par l’ambition de réaliser les minima pour les championnats du monde de Barcelone, dans un mois. Les Français, privés d’éléments équivalents, sachant qu’ils n’iraient pas aux mondiaux quoiqu’ils fassent, les Jeux méditerranéens étant pour les meilleurs d’entre eux un prix de consolation pour n’avoir pas été sélectionnés aux mondiaux, se sont contentés de trois titres, derrière la Serbie et à égalité avec la Slovénie.

ANTIDOPAGE MUSCLE AUX ANTIPODES

26 juin

Les Australiens, pour qui le sport est une religion, ont toujours été en pointe dans la guerre contre le dopage. Dans cette optique, l’Autorité Australienne anti-dopage dans le sport (Australian Sports Anti-Doping Authority, ou ASADA) sera-t-elle dotée de pouvoirs étendus dans sa mission d’enquête et d’investigation ? Oui, lisait-on hier sous la signature d’Emily Goddard dans la newsletter anglophone « Inside The Games ». Le Sénat Australien a voté une loi en ce sens, qui, après quelques amendements, repart vers la chambre basse. Une fois acceptée, la nouvelle législation donnera à l’ASADA  la possibilité d’obtenir les appels téléphoniques, les messages écrits, les documents et les prescriptions médicales des athlètes suspectés de se doper. Elle pourra donner des amendes allant jusqu’à 3.600€ à ceux qui ne répondront pas à ses requêtes. Elle pourra aussi interroger les suspects. La ministre des sports Kate Lundy, qui est à l’origine de la loi, et le président du Comité olympique John Coates, qui militait depuis une dizaine d’années en faveur de la législation se sont félicités de cette nouvelle. Seulement 0,89% des contrôles aboutissant à un résultat « positif », et Coates estimait qu’en l’absence de pouvoirs d’investigation allant très au-delà de la prise de sang ou de l’analyse d’urine, le Comité olympique ne pouvait lutter efficacement contre le dopage.

MISSY FRANKLIN CONTROLE

26 juin 2013

 

On attendait Missy Franklin, et on a eu Missy Franklin, hier, dès la première journée des championnats des Etats-Unis qualificatifs pour les championnats du monde de Barcelone. Missy a marqué ses progrès en nage libre, et, autant par sa performance que par sa maîtrise de la course d’hier, à Indianapolis, doit désormais être considérée comme une redoutable concurrente pour le titre mondial du 100 mètres libre à Barcelone. Franklin toucha en cinquième position le mur du virage (26’’02), puis jaillit du groupe encore compact des nageuses à vingt-cinq mères du but pour l’emporter dans une débauche de puissance maîtrisée, assez largement, devant Shannon Vreeland, la toute jeune Simone Manuel, 16 ans, et Megan Romano, ces quatre jeunes filles, séparées par sept centièmes, améliorant dans la course leurs records personnels. « Mon entraîneur (Todd Schmitz) m’a dit de jeter un coup d’œil à la sortie du virage et juste de baisser la tête et de foncer dans l’eau, c’est ce que jai fait », a expliqué Missy. Des quatre courses qui constituent son registre, c’est sur 100 mètres nage libre qu’elle est la plus « faible », ce qui nous laisse songeur pour la suite des événements.

Natalie Coughlin, elle, fut la plus rapide au virage 25’’70, peut-être en raison de son intérêt renouvelé pour le sprint, mais finit 5e en 54’’04. Après avoir été évincée des Jeux de Londres, la star américaine des années 2000 à 2008 n’a pas son ticket pour Barcelone, qui pourrait lui être attribué au titre de remplaçante du relais. Mais elle a encore trois courses à son programme.

C’est quoi un bon 100m? C’est un compromis entre un premier 50m pas trop rapide et un deuxième 50m maîtrisé. Nathan Adrian n’est pas parti le plus vite dans sa finale d’Indianapolis, il a laissé ce soin au super sprinter Anthony Ervin, toujours là à 32 ans, 22’’38 à la touche au mur du virage, il n’est pas revenu le plus vite, c’est Jimmy Feigen qui a réussi cela, en 25’’12, mais à l’addition, le champion olympique de Londres, en 22’’73 plus 25’’37, hérite du meilleur temps. Derrière ces trois là, Ryan Lochte, 4e, empoche sa première qualification pour Barcelone par le biais du relais.

Katie Ledecky prit le 800 mètres à bras le corps, d’entrée, s’assurant une confortable longueur d’avance dès les 100 mètres ; puis la championne olympique de Barcelone conserva ce pécule jusqu’au bout, devant Chloë Sutton, la championne 2009 de l’épreuve et première Américaine qualifiée en eau libre et en piscine de l’histoire, qui n’était jamais loin et améliora son record personnel. La jeune Becca Mann, 15 ans, déjà qualifiée en eau libre, délaissa le 800m au bénéfice du 200m papillon, mais ne put y faire mieux que cinquième. Cammile Adams, cinquième du 200m papillon aux Jeux olympiques de Londres, prit ici la course en charge à partir des cent mètres et mena jusqu’au bout, l’emportant de façon convaincante avec une marge de près d’une longueur de corps. Côté messieurs, Tom Luchsinger enleva son premier titre national aux dépens du champion olympique de Londres Tyler Clary dans un temps relativement modeste.

DAMES.-

100m: 1. Missy Franklin, 53’’43; 2. Shannon Vreeland, 53’’83; 3. Simone Manuel, 53’’86; 4. Megan Romano, 53’’90 ; 5. Natalie Coughlin, 54’’04 ; 6. Elizabeth Pelton, 54’’65 ; 7. Margo Geer, 54’’81 ; 8. Jessica Herdy, 54’’88.

800m: 1. Katie Ledecky, 8’22’’41; 2. Chloe Sutton, 8’23’’24; 3. Gillian Ryan, 8’28’’99; 4. Haley Anderson, 8’29’’82; 5. Alicia Mathieu, 8’32’’80; 6. Daniell Valley, 8’33’’94; 7. Emil Brunemann, 8’35’’83; 8. Leah Smith, 8’36’’04.

200 mètres papillon: 1. Cammile Adams, 2’8’’10; 2. Maya Dirado, 2’9’’12; 3. Kat McLaughlin, 2’10’’41; 4. Becca Mann, 2’10’’46; 5. Catl Leverenz, 2’11’’16; 6. Jasmine Tosky, 2’11’’29; 7. Megan Kingsley, 2’11’’45.

Finale B: 1. Madison Wright, 2’11’’18.

200 mètres papillon: 1. Tom Luchsinger, 1’55’’57; 2. Tyler Clary, 1’56’’58; 3. Tom Shields, 1’57’’39; 4. Bobby Bollier, 1’57’’40; 5. Andre Seliskar, 1’57’’48; 6. Dan Madwed, 1’57’’68; 7. Kyle Whitaker, 1’58’’52; 8. Chase Kalisz, 1’58’’60.

LE SOUS-MARIN SUZUKI PRESIDENT AU JAPON

25 juin 2013

Par Eric LAHMY

     Ce 23 juin, Daichi Suzuki a été élu président de la Fédération japonaise de natation. Grand champion, vainqueur du 100 mètres dos des Jeux de Séoul, en 1988, chercheur, scientifique et ardent défenseur de la lutte anti-dopage, Suzuki utilisa une technique de nage sous-marine. Son histoire mérite d’être contée.

Né à Narashino, province de Chiba, le 10 mars 1967, Suzuki a été champion olympique du 100m dos en 1988. Il imposa alors un style fort controversé de nage sous-marine en dos que lui avait inspiré un autre grand champion, Jesse Vassallo – mais qui avait été originellement été employé, en dos et en papillon, par le Britannique Gary Abraham, sans doute son vrai inventeur, double finaliste olympique à Moscou ; cette technique, Suzuki l’emploie dès 1981, sept années durant, avant la finale du 100m dos des Jeux de Séoul. En 1984, il l’utilise ainsi aux Jeux de Los Angeles, est le plus rapide sur vingt-cinq mètres mais termine 25e des séries, et passe inaperçu. En 1986, Suzuki entre dans les dix premiers nageurs de 100 mètres dos en nageant les premiers vingt cinq mètres et vingt mètres après le virage sous l’eau. Du coup, il attire l’attention sur sa technique. L’année suivante, il mène pendant l’essentiel de la course, aux PanPacifics, avant d’être asphyxié, vaincu par la dette d’oxygène, et de finir 3e de la course. En 1988, reprenant la technique sous-marine inventée, donc, par Abraham, reprise par Vassallo et amplifiée par Suzuki, l’Américain David Berkoff améliore le record du monde à trois reprises, deux fois aux sélections américaines et une fois en séries des Jeux olympiques. Les Américains, qui ignorent l’historique de ces ondulations, mais ont manifestement tout inventé, les ont baptisées « style Berkoff ».

En finale de Séoul, Berkoff a beau être le super favori, c’est Suzuki qui l’emporte, en poussant l’ondulation sous-marine à trente-cinq mètres au lieu de vingt-cinq mètres. Après les Jeux, le dos sous-marin est interdit au-delà de dix mètres, puis ultérieurement de quinze mètres après chaque départ et chaque virage. Devenu médecin, Suzuki devient chercheur à l’Université de Boulder et entraîneur à Harvard avant de venir diriger l’entraînement à l’Université de Juntendo.

Toujours très impliqué dans le sport, attaché à la lutte contre le dopage, il a publié plusieurs ouvrages sur la natation, la science sportive et la santé. Entré au bureau de la Fédération en 2009, devenu Directeur exécutif en 2011, il devra s’attacher à combler un trou de 1,3 millions d’Euros dans le budget fédéral. Suzuki est aussi membre du Comité pour la candidature de Tokyo aux Jeux olympiques de 2020, Le voici donc maintenant pour deux ans Président de la Fédération Japonaise de Natation.

GRANDE-BRETAGNE : RECTIFIER LE TIR

25 juin 2013

 

Méfiez-vous des humiliés. C’est l’idée qui nous vient à l’esprit à la veille des championnats de Grande-Bretagne, qui se tiennent à partir de demain à Ponds Forge, dans la bonne ville de Sheffield. De quelle humiliation s’agit-il ? De celle qu’ont vécu les Britanniques aux Jeux olympiques de Londres, l’an dernier. Ils en attendaient des merveilles et leurs champions sont restés sur leurs plots de départs. Point de vue places en finales, ce ne fut pas mal, voire très bien, avec 10 finales masculines et 14 féminines, mais pour ce qui est des médailles, ils en ont compté trois (un argent par Michael Jamieson au 200m brasse messieurs et deux bronzes par Rebecca Adlington sur 400 et 800 mètres), beaucoup moins qu’espéré. La natation vécut d’autant plus mal la mésaventure que les autres sports firent merveille.

Les Britanniques, comme les Australiens, vont tenter de rectifier le tir. Les deux natations ont tenté de faire le ménage dans l’encadrement des équipes, et l’on va voir ce qu’il va en sortir. Leurs leaders sont Jamieson sur 200m brasse, Carlin Jazmin, sur 800m, Georgia Davis en dos, Francesca Halsall et Ellen Gandy en papillon, Hannah Miley, n°1 de l’année sur 400m quatre nages,Soban Mary O’Connor  et Aimée Willmot en quatre nages.

 

USA : SERIE, FAIS MOI PEUR !

25 juin 2013

par Eric Lahmy

Les séries de la première journée des championnats US, dans le « temple » d’Indianapolis, sélectifs pour les mondiaux de Barcelone, ont amené leur lot de surprises et… d’absences de surprises. Parfois, ces épreuves qualificatives pour la finale mêlent des approches différentes, avec des « gros bras » qui s’économisent et se réservent plus ou moins imprudemment pour la finale, et des jeunes et moins jeunes loups qui, la faim au ventre, tentent de bousculer les hiérarchies. Ce qui conduit parfois à des accidents de parcours. Dans le 100 mètres nage libre dames, où nulle n’a cassé les 54’’, c’est comme cela que deux stars de la natation US, Allison Schmitt, avec le 9e temps, 54’’96, et Dana Vollmer, 54’’96, sont restées sur le carreau, tandis que l’ancestrale Coughlin et Missy Franklin ainsi que Jessica Hardy, les deux sélectionnées olympiques de Londres l’an passé sont passées sans encombres.

Dans la course masculine, Nathan Adrian, le champion olympique, a précédé Anthony Erwin et Matt Grevers, rien de surprenant. La sensation est peut-être la disparition de Cullen Jones, engagé à 48’’67 et dont les 50’’07 n’ont donné qu’une 18e place. Ou peut-être, en sens contraire, Caeleb Dressel, un gamin de seize ans, seulement 38e sur le papier, qui s’est offert une place en finale, en 49’’63 ! L’an dernier, Dressel, qui détient quelques records US de jeunes, n’avait pas encore 15 ans quand il avait manqué le déplacement aux « trials » pour un centième de seconde. Cette fois, il est là et bien là, et ne fait pas que de la figuration !

 

100 mètres libre dames.- Séries : 1. Shannon Vreeland, 54’’24; 2. Natalie Coughlin, Natal, 54’’34; 3 Margo Geer, 54’’39; 4. Megan Romano, 54’’40; 5. Missy Franklin, 54’’55; 6. Jessica Hardy, 54’’70; 7. Elizabeth Pelton, 54’’78; 8. Simone Manuel, 54.83.

200 mètres papillon dames.- (Séries) : 1. Cammile Adams, 2’9’’8 ; 2. Rebecca Mann, 2’11’’26 ; 3. Maya Dirado, 2’11’’37; 4. Courtney Weaver, 2’11’’38; 5. Jasmine Tosky, 2’11’’58; 6. Elisabeth Beisel, 2’11’’63; 7. Katie McLaughlin, 2’11’’67; 8. Caitlin Reverenz, 2’12’’20.

100 mètres messieurs.( Séries): 1. Nathan Adrian, 48’’54; 2. Anthony Ervin, 48’’72 ; 3. Matt Grevers, 48’’96 ; 4. Ricky Berens, 49’’05; 6. Jimmy Feigen, 49’’15; 6. Ryan Lochte, 49’’17; 7. Conor Dwyer, 49’’30; 8. Caeleb Dressel, 49’’63.

200 mètres papillon messieurs.- (Séries) : 1. Bobby Bollier, 1’57’’35; 2 Tom Luchsinger, 1’57’’74; 3. Tyler Clary, 1’57’’88; 4. Dan Madwed, 1’58’’16; 5. Tom Shields, 1:58.34;  6. Andrew Seliskar, 1’58’’35; 7. Chase Kalisz, 1’58’’62; 8. Kyle Whitaker, 1’58’’76.