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TURIN, C’EST FINI AVANT DE COMMENCER

Jeudi 15 Novembre 2018

Le meeting de Turin, organisé par la Fédération Italienne de natation et qui devait réunir les 20 et 21 décembre prochain 50 des meilleurs nageurs du monde, a été annulé, après un  bras de fer de relativement courte durée entre la FINA, qui avait menacé les nageurs d’une à deux années de suspension.

C’est Paolo Barelli, le président de la Fédération italienne, de la Ligue européenne, et, par ailleurs, réélu député à la chambre italienne, qui a décidé d’arrêter les frais, tout en déclarant se positionner contre la FINA. Il a déclaré estimer qu’il ne pouvait exposer les nageurs à prendre le risque d’être suspendus.

On peut lire cette décision de deux façons. Soit penser que le sage Barelli a sauvé la mise des nageurs très remontés et qui, semble-t-il, auraient pu mener une action de force en se présentant à Turin; soit se dire qu’il a, exactement comme M. Marculescu, empêché les nageurs d’agir comme des adultes responsables. Peut-on aussi imaginer des tractations sous-marines entre dirigeants européens et mondiaux?

On constate que cette décision a provoqué l’ire de deux nageurs au moins, Adam Peaty, qui a critiqué la décision de Barelli, et Katinka Hosszu, qui avait déclaré il y a peu que, sanctionnée au pas, elle serait au départ des courses de Turin. Quant à l’agent de Sarah Sjöström, il a laissé planer la menace d’une action juridique contre la Fédération Internationale.

Le match n’est peut-être pas fini, il n’est pas impossible que la FINA ait ici remporté une victoire à la Pyrrhus. Notre consoeur Giusy Cisale, de SwimSwam Italia, Braden Keith (SwimSwam USA), ainsi que Craig Lord, de Swimvortex, qui ont approfondi la question, citent des points de vue légaux selon lesquels la position de la FINA n’est pas tenable juridiquement.

Les organisateurs ont promis de payer, de toute façon, la moitié des 2.100.000$ de primes promises contractuellement aux nageurs ! Eric Lahmy

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COUPE DU MONDE A SINGAPOUR : QUAND LA COMPÉTITION GLOBALE FAIT PÂLIR LES MATCHES INDIVIDUELS

Éric LAHMY

Jeudi 15 Novembre 2018

Tout en continuant à nuire au beau projet de l’International Swimming League de présenter des meetings où les nageurs seraient intéressés financièrement à leur pratique de professionnels, les détestables dirigeants de la Fédération Internationale reçoivent à Singapour les engagés à la septième étape du tour de compétitions qu’ils présentent sous le vocable de « FINA World Cup », et qui fait partie du monopole que les parrains ont décidé de se tailler dans les compétitions les plus juteuses de la natation…

Le concept, pour des raisons étrangères à ce qu’il est, a plus ou moins métamorphosé l’intérêt qu’on porte à la natation, en ringardisant, ou du moind en faisant passer au second plan la victoire individuelle.

J’en veux pour preuve les présentations qui fleurissent du rendez-vous de Singapour. Depuis ce 7 Septembre et après Kazan, Doha, Eindhoven, Budapest, Pékin et Tokyo, la communication concernant les joutes qui ont démarré ce jour devant les 3000 places assises de l’OCBC Aquatic Center de Singapour n’évoque pas grand’ chose des VRAIS duels de la piscine, pour se recentrer autour d’un match de comptables, mais qui me parait moins intéressante (sauf pour les intéressés et l’établissement de leurs feuilles d’imposition), autour de la question de savoir qui va ramasser le plus d’argent à l’issue de la Coupe du monde 2018.

Dès lors, « la compétition concernant le classement général semble promettre un final de thriller, avec la Suédoise Sarah SJÖSTRÖM devançant avec 285 points, de seulement quinze points, la Hongroise Katinka HOSSZU, nous explique Mike Rowbottom, pour le blog d’Inside The Games.

La Hongroise a repris du terrain lors de l’étape précédente de Tokyo, plus tôt dans le mois, se montrant la nageuse la plus couronnée avec quatre victoires.

Rowbottom a bien révisé ses classiques et nous le prouve en nous rappelant que « l’histoire penche du côté d’Hosszu, sachant qu’elle a gagné 27 courses de Coupe du monde à Singapour et occupé 43 places de podiums ici même – plus que tout(-e) autre nageur(-euse).

« Le Russe Vladimir Morozov est très loin en tête dans le classement masculin, ses 342 points le rendant irrattrapable. L’Australien Mitchell Larkin suit avec 13 victoires. Le concurrent le plus proche de Morozov reste son compatriote Kirill Prigoda, 213 points, contre Larkin, 183. »

A chaque étape de la Coupe du monde, 12 points sont comptés en faveur du vainqueur de chaque course, la meilleure performance générale recevant 24 points et un record du monde 20 points. La Russe Yulia Efimova, pour sa part, devrait remporter sa sixième victoire sur 200 brasse dames de la Coupe du monde.

On s’est demandé en revanche si Chad Le Clos est perdu pour le grand show aquatique de Cornel Marculescu ! Chi lo sa ? Depuis octobre dernier, le Sud Africain a fait savoir que son cœur était pris (par une certaine Jeanni Mulder), mais aussi qu’il nagerait à Turin le meeting International Swimming League (projet sans lendemain,vu que… ça y est, le meeting a été annulé!).

Est-ce de cela qu’il s’agit, toujours est-il qu’après des ennuis de santé, on ne l’a plus revu sur le circuit (absent depuis Pékin). En revanche, il servait d’ambassadeur du meeting de luxe de Dubai, cette semaine, le Daman DXB, auquel plus de 1000 nageurs participaient, avec notamment une course en eau libre autour d’un des hôtels les plus luxueux du monde (7 étoiles), le Burj-Al-Arab.

Bien entendu, derrière ce match abstrait, aux points, arbitré par des comptables, se situent des rencontres autrement plus réelles et par K.-O, entre Sjöström, Kromowidjojo et Heemskerk ici, entre Hosszu, Atherton, Seebohm, ailleurs, Morozov, Chalmers et Pieroni là ou encore Efimova et Atkinson en brasse, etc. Il serait bon que cet aspect de la natation, au fond le seul vivace, ne s’efface pas derrière les outils statistiques et les feuilles de paie !

 

42 SUR LA LISTE D’ISL, QUI DÉFIENT LES MENACES D’INTERDICTION DE LEUR FÉDÉRATION INTERNATIONALE

Éric LAHMY

Mercredi 14 Novembre 2018

Suite à la signature de Simone MANUEL, la championne olympique et du monde du 100 mètres nage libre, avec l’International Swimming League (ISL), Craig LORD a publié sur son site web Swimvortex la liste des (42) grands noms de la natation qui ont signé un contrat avec ISL (communiqués par la Ligue) et qui sont donc censés être présents au meeting que cette ligue nouvellement créée organise à Turin, les 20-21 décembre prochain.

Meeting que la FINA a virtuellement interdit, puisqu’elle a menacé de suspension ceux qui s’y rendraient. « Turin n’est pas l’essentiel. Regardez le circuit qui se profile pour l’année prochaine. Comptez les champions olympiques et du monde, écrit Lord ; plus de support en quelques mois que la World Cup depuis des années. Attendez-vous à un gigantesque combat face au monopole de la FINA et sa strangulation des nageurs et de leurs droits à concourir et à gagner leur vie par leur pratique sportive professionnelle. »

NAGEURS ISL: 
Adam Peaty, Grande-Brtagne
Alexandr Krasnykh, Russie
Anastasia Fesikova, Russie
Andrew Minakov, Russie
Beth Galat, USA
Cameron van der Burgh, Afrique du Sud
Chad Le Clos, Afrique du Sud
Chase Kalisz, USA
Danas Rapsys, Lituanie
David Verraszto, Hongrie
Duncan Scott, Grande-Bretagne
Emily Seebohm, Australie
Federica Pellegrini, Italie
Femke Heermskerk, Pays-Bas
Georgia Davies, Grande-Bretagne
Gunnar Bentz, USA
Jacob Pebley, USA
Katie Meili, USA
Katinka Hosszu, Hongrie
Kendyl Stewart, USA
Kliment Kolesnikov, Russie
Kristian Gkolomeev, Grèce
Laszlo Cseh, Hongrie
Lia Neal, USA
Lisa Bratton, USA
Maria Ugolkova, Russie
Mark Szaranek, Grande-Bretagne
Max Litchfield, Grande-Bretagne
Mehdy Metella, FRANCE
Michael Andrew, USA
Michelle Coleman, Suède
Mikhail Romanchuk, Ukraine
Pieter Timmers, Belgique
Ranomi Kromowidjojo, Pays-Bas
Ryan Murphy, USA
Sarah Sjostrom, Suède
Sergey Fesikov, Russie
Sergii Shevtsov, Ukraine
Simone Manuel, USA
Siobhan O’Connor, Grande-Bretagne
Tom Shields, USA
Veronika Andrusenko, Russie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHAMPIONNATS DE RUSSIE A KAZAN (6) : RYLOV EN ROUE LIBRE, GRINEV ENROUE KOLESNIKOV

Eric LAHMY

Mardi 13 Novembre 2018

Les deux finales, du 100 mètres libre et du 200 mètres dos, dans lesquelles Clément KOLESNIKOV aurait pu jouer un rôle majeur, se disputaient à onze minutes de distance, lors de la dernière journée des championnats de Russie en petit bassin. Trop près pour que la jeune étoile s’essaie dans un tel exercice. Il aurait pu choisir le 200 dos, où il avait des comptes à régler avec Evgeny RYLOV, le champion d’Europe de l’exercice. A Glasgow, l’été dernier, KOLESNIKOV s’était trouvé piégé par les règlements abscons qui régissent la natation européenne en l’occurrence.

Il avait nagé la 3e performance des séries du 200 dos, avec 1’57s31, mais était devancé par deux nageurs de Russie, RYLOV, 1’56s67, et Grigory TARASEVICH, 1’57s07. Il s’agissait d’une étourderie de sa part, puisqu’il évoluait dans la même série (la 4e) que TARASEVICH et s’était laissé doubler alors qu’il avait les moyens de le devancer et savait que dans la série suivante, RYLOV allait faire un malheur.

Finalement, la règle des « deux par nation » a fait que KOLESNIKOV n’a pas avancé en demi-finale.

Bien entendu, dira-t-on, il connaissait ce point de règlement et, donc, n’a rien à dire. Il n’a d’ailleurs rien dit! Peut-on cependant affirmer ici qu’il est des règles injustes et qu’en voici une, puisqu’elle a permis au Lusitanien Gabriel LOPES, fort de ses 2’0s35, de passer le tour tandis que, sans vouloir sous-estimer TARASEVICH, KOLESNIKOV, médaillé certain à condition de nager, était éliminé ?

Ce n’est pas tout. Dans les nations n’ayant pas engagé plus de deux forts nageurs, leurs représentants peuvent se concentrer dans la seule optique de réaliser l’une des seize meilleures performances des séries et l’une des huit meilleures performances des demi-finales, alors que les exposants des natations les plus fortes sur une distance donnée, doivent cracher le feu d’entrée.

Les exemples de ces distorsions étaient nombreux, cet été à Glasgow, aux championnats d’Europe ! Je n’en prendrai qu’un exemple, sur 200 brasse, où quatre nageurs russes étaient engagés. Parmi eux, CHUPKOV, PRIGODA et KHOMENKO, étaient engagés chacun dans une opération de survie qui fit qu’ils réalisèrent les trois meilleures performances des dites séries, 2’7s70, 2’8s91 et 2’9s63, alors que le dernier qualifié pour les demis se situait à 2’12s69.

Autant dire que les Russes durent nager, en séries, quatre secondes plus vite que les nageurs de la plupart des autres pays, ce qui est une forte astreinte.

CHUPKOV tint jusqu’au bout et sortit de l’aventure champion d’Europe. Mais il n’est pas du tout impossible que PRIGODA, 5e de la finale, ait pâti de cette obligation de nager à fond en séries, que James WILBY, Luca PIZZINI et Ross MURDOCH, qui le précédèrent dans la finale, et furent respectivement médaillés de bronze, d’argent et 4e,  n’eurent pas à subir.  

Après sa mésaventure des séries du 200 dos, KOLESNIKOV estima qu’il aurait pu surprendre RYLOV en finale. Sans aucune garantie. On pouvait s’attendre que la rencontre de ces deux au 200 dos des championnats de Russie, dimanche, ferait des étincelles, mais KOLESNIKOV trouva plus intéressant d’élargir son champ de compétence. Le voilà champion national du 200 quatre nages.

Sur 100 libre, en revanche, à l’issue d’une bagarre de chaque microseconde, c’est GRINEV qui l’a emporté, de 0s004.

Un autre duel serré a eu lieu, sur 1500 mètres, qui a vu Martin MALUTIN gagner d’un rien, en 14’32s10 contre 14’32s73, devant Yaroslav POTAPOV, et dont les deux protagonistes ont rarement été séparés de plus d’un mètre, chacun attaquant et menant à son tour… Ernest MAXUMOV se mêla pendant les deux tiers de la course à ce match d’indécision avant de perdre pied vers les 1200 mètres.

Quant au 200 dos, il a été remporté certes par RYLOV qui n’a jamais été menacé. Il a nagé près de quatre secondes moins vite que le record russe, qui fut record du monde, 1’46s11, par Arkady VIATCHANIN (avant que Mitch LARKIN ne l’amène à 1’45s63.

 MESSIEURS.- 100 mètres : 1. Vladislav GRINEV, 46s39 ; 2. Clément KOLESNIKOV, 46s43; 3. Sergey FESIKOV, 46s88.

1500 mètres : 1. Martin MALUTIN, 14’32s10; 2. Yaroslav POTAPOV, 14’32s73; 3. Ernest MAXUMOV, 14’36s01; 4. Ilya DRUZIN, 14’45s88.

200 dos : 1. Evgeny RYLOV, 1’49s95 ; 2. Gregory TARASEVICH, 1’50s48.

DAMES.- 50 mètres: 1. Maria KAMENEVA, 24s30.

200 brasse : 1. Maria TEMNIKOVA, 2’18s85 ; 2. Daria CHIKUNOVA, 2’19s57.

CHAMPIONNATS DE RUSSIE A KAZAN (5) : KOLESNIKOV PREND LES MESURES DE VLADISLAV GRINEV AU 100 LIBRE

Eric LAHMY

Mardi 13 Novembre 2018

L’avant-dernière journée des championnats de Russie en petit bassin, à Kazan, n’a pas été particulièrement animée, pour le moins en ce qui regarde les finales. Alexandr KOLESNIKOV s’est contenté de se qualifier pour la finale du 100 mètres, le lendemain, d’abord avec le 3e temps des séries, 47s26, derrière les 46s94 de Vladislav GRINEV et les 47s20 de Michael VEKOVISCHEV, puis le 2e des demi-finales, 46s84, derrière les 46s54 de GRINEV, décidément son plus dangereux adversaire pour le titre, et devant les 46s94 d’Ivan KUZMENKO et les 46s99 de VEKOVISCHEV.

MESSIEURS.- 50 papillon: 1.Mikhail KEKOVISHEV, 22s72.

400 4 nages : 1. Daniel PASINKOV, 4’4s82.

DAMES.- 50 dos : 1. Anastasia FESIKOVA, 26s94.

200 4 nages: 1. Victoria ANDREEVA, 2’8s35.

4 fois 200m : 1. Sverdlovsk, 7’45s72 (Anastasia Kirpichnikova, 1’56s82; Daria K. Ustinova, 1’57s24; Daria Mulakayeva, 1’55s96; Valeria Salamatina, 1’55s70). Au start, Irina KRIVONOGOVA (Samara), 1’56s83. Lancée, Anastasia Guzhenkova (Samara), 1’56s08.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHAMPIONNATS DE RUSSIE A KAZAN (4) : KOLESNIKOV FAIT LA PLUIE ET LE BEAU TEMPS

Eric LAHMY

Mardi 12 Novembre 2018

Malgré les -9°, neige et froid, qui règnent sur Kazan, on dirait que le temps y est clément. Clément KOLESNIKOV, est-il besoin de préciser. Le jeune recordman du monde du 50 mètres dos a fait la loi, ce vendredi 10 novembre,, lors de la quatrième journée des championnats en petit bassin de toutes les Russies,  d’abord sur 100 quatre nages, où il s’est joué de Sergei Fesikov,  ensuite sur 50 mètres dos, où il a devancé Evgueny RYLOV de quinze centièmes. Enfin, il a empoché un troisième titre avec le relais quatre fois 200 mètres de Moscou, sans trop avoir à se défoncer d’ailleurs, vu qu’il terminait et que ses équipiers lui avaient assuré une avance de près de huit mètres…

MESSIEURS.- 50 mètres: 1. Eugene SEDOV, 21s14; 2. Ivan KUZMENKO, 21s18.

50 dos: 1. Clément KOLESNIKOV, 22s82; 2. Evgueny RYLOV, 22s97.

200 brasse: 1. Michael DORINOV, 2’2s65; 2. Rustam GADIROV, 2’4s15; 3. Ilya KHOMENKO, 2’4s26.

100 4 nages: 1. Clément KOLESNIKOV, 51s35; 2. Sergey FESIKOV, 52s06; 3. Andrei ZILKIN, 52s30.

4 fois 200 mètres: 1. MOSCOU, 6’56s02 (Michael Dovgalyuk, 1’43s04; Daniel Pasinkov, 1’43s44; Vladislav Grinev, 1’44s65; Clément Kolesnikov, 1’44s89). Meilleur temps au start, Alexandr KRASNYKH, 1’42s26, équipe du Tatarstan.

DAMES.- 400 mètres: 1. Anna EGOROVA, 3’58s91; 2. Anastasia KIRPICHNIKOVA, 4’2s33.

50 papillon: 1. Rosalia NASREDDINOVA, 25s37.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RUSSIE (3) : DARIA K. USTINOVA, 2’2s25 SUR 200 DOS DAMES

Eric LAHMY

Mardi 12 Novembre 2018

Une seule finale masculine pour la 3e journée des championnats de Russie à Kazan, jeudi dernier : le 100 mètres papillon, remporté par Roman SHEVLYAKOV en 50s31. Sur 100 brasse dames, l’absence de Yulia EFIMOVA et de SIMONOVA se fait sentir. La seule performance de valeur internationale ce jour est signée Daria USTINOVA, avec ses 2’2s25 sur 200 dos…

MESSIEURS.- 100 papillon : 1. Roman SHEVLYAKOV, 50s31.

DAMES.- 100 mètres: 1. Maria KAMENEVA, 52s68.

800 mètres : 1. Anna EGOROVA, 8’13s96 ; 2. Anna KIRPICHINNOVA, 8’20s79.

200 dos : 1. Daria K. USTINOVA, 2’2s25.

100 brasse : 1. Maria TEMNIKOVA, 1’5s05.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RUSSIE (2) : ALEXANDR KOLESNIKOV, 49s57 AU 100 DOS HEROS DU JOUR… COMME CHAQUE JOUR

Eric LAHMY

Dimanche 10 Novembre 2018

La deuxième journée des championnats de Russie en petit bassin, à Kazan, mercredi dernier, a confirmé les tendances inchangées de la natation du pays : forte équipe masculine, équipe féminine relativement faible. Sur 100 brasse, malgré l’absence de PRIGODA et de CHUPKOV retenus par l’aventure de la Coupe du monde, on assiste à une belle course, gagnée dans un temps remarquable, par Oleg KOSTIN. Ses 56s56 ne sont pas si éloignés du record de PRIGODA, 56s02. Sur 200 mètres, à défaut d’une grande performance, on note la densité de la finale en l’absence de KOLESNIKOV, lequel gagne le 100 dos devant le « vieux » (24 ans) SHABASOV et ne peut pas tout faire.

MESSIEURS.- 200 mètres: 1. Michael VEKOVISCHEV, 1’42s52; 2. Martin MALUTIN, 1’42s65; 3. Mikhail DOVGALYUK, 1’42s83; 4. Alexandr KRASNYKH, 1’42s97; 5. Vladislav GRINEV, 1’43s18; 6. Ivan GIREV, 1’43s64.

100 dos: 1. Clément KOLESNIKOV, 49s57; 2. Andrey SHABASOV, 49s97; 3. Eugène RYLOV, 50s38; 4. Gregory TARASEVICH, 50s86.

100 brasse: 1. Oleg KOSTIN, 56s56; 2. Ilya KHOMENKO, 57s17; 3. Danil SEMYANINOV, 57s98 (en demi-finale, 57s68); 4. Nikolay KLEPIKOV, 58s06; 5. Alexandr PALATOV (en demi-finale, 58s09) et Andrey NIKOLAEV, 58s12.

DAMES.- 100 dos: 1. Anastasia FESIKOVA, 57s44.

50 brasse: 1. Maria TEMNIKOVA, 30s17

200 papillon: 1. Svetlana CHIMROVA, 2’5s03.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

30 BRITISH POUR GWANGJU

Eric LAHMY

Dimanche 10 Novembre 2018

Un maximum de trente nageurs britanniques seront sélectionnés pour les championnats du monde 2019, qui se tiendront du 17 au 29 juillet à Gwangju, en Corée du Sud. L’équipe sera désigne à l’issue des championnats britanniques, les 16-21 avril prochain, au Centre International Tollcross de Glasgow. Tous les vainqueurs des courses inscrites au programme olympique seront automatiquement sélectionnés, à la condition de réussir un temps minimum. Huit sélections additionnelles pourront être effectuées à la discrétion  du Directeur National de Performance (c’est son nom) et de l’entraîneur chef de la Grande-Bretagne, qui pourront s’appuyer sur les classements statistiques de la saison. En cas de désaccord entre les deux, le Directeur aura le dernier mot. Les relais seront désignés en fonction des places acquises en finales. En fonction de certains paramètres, les Directeurs pourront former un relais « mixte ».

Les minima choisis en l’occurrence sont très sévères. Mais une autre série de minima moins sévères a été publiée, en fonction de considérations liées aux relais ou de nageurs à rajouter dans les courses individuelles. Par exemple, sur 100 mètres, les temps sont de 48s43 (messieurs) et 53s95 (dames), et sur 200 mètres 1’46s47 et1’56s66.

                            MESSIEURS              DAMES

50 libre              21s45                          24s21

100 libre            48s00                          52s72

200 libre            1’45s70                       1’55s82

400 libre            3’45s32                       4’3s57

800 libre            7’46s75                       8’20s53

1500 libre          14’48s40                     15’57s85

100 dos              52s66                         59s12

200 dos              1’55s54                      2’6s82

100 brasse         59s19                         1’6s26

200 brasse         2’8s05                        2’22s22

100 papillon       51s24                         57s22

200 papillon       1’54s23                      2’7s13   

200 4 nages        1’56s85                     2’9s80

400 4 nages        4’11s                         4’35s09

Pour les différents critères sélectifs des compétitions de la saison:

https://www.britishswimming.org/performance/swimming/selection-policies/2019-selection-policies/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHAMPIONNATS RUSSES (1) : LE RETOUR D’ALEXANDR KRASNYKH

Eric LAHMY

Dimanche 10 Novembre 2018

La première journée des championnats de Russie en petit bassin, qui s’achève à Kazan, la capitale du Tatarstan, devenue décidément un haut lieu de la natation, a donné de bons résultats, malgré les absences de quelques professionnels délégués aux meetings de fin d’année (World Cup), tells PRIGODA, CHUPKOV et EFIMOVA (et qui d’ailleurs s’y distinguent.

On aimerait que cette natation ne soit pas polluée, comme elle l’a été depuis longtemps et jusqu’à un passé récent, par les pratiques de pollution qui ont gravement terni sa réputation, sauf à la FINA, certes, où la fin justifie les moyens et où Cornel MARCULESCU a trouvé le moyen de s’assurer d’indéfectibles alliés en étendant sur eux une aile protectrice.

La natation russe a tout ce qu’il faut en termes de moyens, d’organisation « sport-études » et aussi de capacités techniques de ses entraîneurs pour se passer du dopage et égaler les résultats qui firent d’elle, au moins chez les hommes, la triomphatrice des Jeux olympiques de Barcelone en 1992 (où tout porte à croire cependant que les nageurs russes, comme depuis une ou deux décennies passées, ne fonctionnaient pas essentiellement à l’eau claire).

UN « QUATRE NAGEUR » QUI SE NOMME ALEXANDR KOLESNIKOV

On aimerait qu’une nouvelle politique apparaisse où les talents s’affirment par leur technique et leur travail, dans la tradition d’un Alexandr POPOV, peut-être le plus beau nageur de la fin du siècle écoulé, comme on veut croire que c’est le cas avec RYLOV, KOLESNIKOV, PRIGODA et CHUPKOV, pour ne citer qu’eux.

Ici, les résultats d’Alexandr KRASNYKH [bronze du 200 mètres des mondiaux de Budapest en 2017, 8e aux Jeux olympiques de Rio, mais étrangement absent en 2018 à Glasgow où il partait en favori sur ses performances de la saison (1)] sur 400 mètres, d’un autre Alexandr, HARLANOV sur 200 papillon, et de Clément KOLESNIKOV qui, comme il l’avait annoncé, élargit son registre au 200 mètres quatre nages, sont plus que prometteurs. KOLESNIKOV, avant de gagner le 200 quatre nages, avait assuré en demis sa qualification sur 100 dos devant RYLOV, en 50s54 contre 50s74, annonçant une furieuse bataille en perspective…

  • Etrangement parce qu’aucune explication de cette absence n’a été donnée. Krasnykh était l’un des favoris du 200 mètres et du 400 mètres parce qu’il y avait inscrit son nom en deuxièmes positions sur les chartes de la saison. Etrangement aussi parce que l’une des pratiques des nations dopeuses était d’ôter au dernier moment (et sans explication bien entendu) les athlètes qui ne passaient pas aux contrôles anti-dopage maison. C’est ainsi par exemple que les haltérophiles russes se déplaçaient à vingt alors qu’ils n’avaient droit à engager seulement dix. On espère qu’en l’occurrence, il ne s’agissait pas de ça, mais je ne saurais jurer de rien !

 MESSIEURS.- 400 mètres: 1. Alexandr KRASNYKH, 3’36s84; 2. Martin MALUTIN, 3’37s84; 3. Vyacheslav ANDRUSENKO, 3’40s20; 4. Daniel PASINKOV, 3’40s68.

200 papillon: 1. Alexandr HARLANOV, 1’51s20; 2. Alexandr PRIBOK, 1’52s04; 3. Daniel PAKHOMOV, 1’52s12; 4. Alexandr KUDASHEV, 1’52s31; 5. Peter ZHIKHAREV, 1’53s16; 6. Nikolai SKVORTSOV, 1’53s38.

200 4 nages: 1. Clément KOLESNIKOV, 1’53s66; 2. Semen MAKOVICH, 1’54s25.

DAMES.- 200 mètres: 1. Veronika ANDRUSENKO, 1’53s57; 2. Anna EGOROVA, 1’54s19; 3. Anastasia GUSENKOVA, 1’54s28; 4. Valeria SAMALATINA, 1’55s12.

400 4 nages: 1. Irina KRIVONOGOVA, 4’34s87.