Enorrrme déception

Billet.

Hier, sur une chaine de télévision d’informations, cette présentatrice a évoqué une « énorme déception. » Finalement, il s’agissait de la médaille d’argent de Renaud Lavillenie au saut à la perche. J’imagine la difficulté de graduer les émotions si être deuxième constituait un tel désastre. La victoire aurait-elle été qualifiée de normale ou d’exceptionnelle ? En sens inverse, quel terme aurait-on pu employer si Renaud avait terminé 5e, ou, blessé, n’aurait pu achever son concours. Peut-être notre présentatrice se serait-elle roulé à terre, déchiré les vêtements ?

Il en va ainsi dans le sport spectacle qui ne peut respirer que de l’irrespirable, dans une atmosphère fanatique, et se repaitre d’extrêmes sensations. Les excès du sport pâliraient au regard de ces façons, dramatiques, de le commenter…

Eric LAHMY, 14 août 2013

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