HANGZHOU: KATHLEEN BAKER TIRE LES MARRONS DU FEU, MAIS C’EST LISA BRATTON QUI LES MANGE

TRIOMPHE AMERICAIN SUR 200 METRES DOS: LISA BRATTON SORT DE L’ANONYMAT ET GAGNE AU FINISH

Eric LAHMY

Jeudi 13 Décembre 2018

200 m DOS : 1. Lisa BRATTON, USA, 2’00s71 (29s06, 59s69, 1’30s09 –  29s06, 30s63, 30s40, 30s62); 2. Kathleen BAKER, USA, 2’0s79 (28s00, 58s25, 1’29s, 2’0s79 – 28s00, 30s25, 30s76, 31s78); 3. Emily SEEBOHM Australie, 2’1s37 (28s05, 58s35, 1’29s67, 2’1s37 – 28s05, 30s30, 31s32, 31s70); 4. Katinka HOSSZU, Hongrie, 2’1s99 (28s48, 59s54, 1’30s95, 2’1s99 – 28s48, 31s06, 31s41, 31s04); 5. Margherita PANZIERA, Italie, 2’2s50 (28s97, 59s71, 1’30s95, 2’2s50 – 28s97, 30s74, 31s24, 31s55); 6. Daria K USTINOVA, Russie, 2’2s96 (29s06, 1’0s39, 1’31s60, 2’2s96 – 29s06, 31s33, 31s21, 31s36); 7. Sayaka AKASE, Japon, 2’3s92 (28s91, 59s89, 1’31s66, 2’3s92 – 28s91, 30s98, 31s77, 32s26); 8. Emi MORONUKI, Japon, 2’5s80 (29s16, 1’1s36, 1’33s86, 2’5s80 – 29s16, 32s20, 32s50, 31s94).

Il y a toujours dans l’art de mener une course une part de tempérament. On défendra l’égalité d’allure, l’équilibre de nage, mais ce n’est pas forcément plus sûr qu’une martingale au casino. Un coup ça passe, un coup ça casse. Un champion reste un joueur. Alors bien sûr, on va dire que Kathleen BAKER est partie trop vite, il n’y a qu’à voir ses passages, etc. Mais peut-on la critiquer d’avoir montré trop d’ambition et du panache ? Certes pas.

Je ne sais où j’ai vu passer une statistique sur la natation où BAKER apparaissait comme la fille qu’on aimait le plus voir nager, devant d’autres parmi lesquelles PELLEGRINI. Sans doute aux Etats-Unis? 

…Peut-être était-elle mortifiée, BAKER, de sa place hors du podium dans le 100 dos et entendait-elle remettre les choses au point, les pendules à l’heure et les chronomètres au centième de seconde, sur le 200. Disons le, elle a failli réussir. Avec Emily SEEBOHM, qui devait être dans le même état d’esprit, elle s’est emparée de la course.

BAKER est une belle nageuse. Belle dans l’eau et dans son effort. Son équipière, Lisa BRATTON, s’était qualifiée avec le meilleur temps, mais on n’a vu que BAKER. Et aussi qu’HOSSZU, à une ligne du bord, piochait et nageait étriquée…

La seule qu’on voyait assez peu, c’est BRATTON, justement, qui a magnifiquement équilibré sa course, sans à-coups, et, en gagnant, réussi ce paradoxe de nageuse, triompher dans la piscine sans avoir fait de vagues.

Mais n’anticipons pas. BAKER, encore en tête, se trouvait plus très loin du but quand elle se mit à souffrir de façon évidente; son style se dérégla un peu, sa tête, jusqu’alors parfaitement fixée, se mit à monter et descendre comme le bouchon d’une ligne dont un poisson grignote sans mordre franchement l’appât. Elle allait encore très vite, et elle avait déblayé SEEBOHM, mais ça ne serait pas assez pour BRATTON, dont la remontée, à ce moment, parut vive comme une estocade…

La touche, à l’arrivée, tomba comme la foudre, une décision des Dieux de l’Olympe. Ils étaient pour BRATTON, contre BAKER,ce soir, mais de toute façon, cela donnait un doublé américain.

Elle m’a donné du boulot, BRATTON, dans le genre: « mais qui c’est, celle-là? » A 22 ans, cette fille aus joues rondes et au sourire communicatif, a nagé avec les Aggies, au Texas, ce qui a dû la faire pas mal tremper non loin de Béryl GASTALDELLO ! J’ai même trouvé une photo d’elle sur un podium de relais semble-t-il avec notre championne de France sur le site des A&M… Ça nage pas mal chez les BRATTON, papa a été Aggie avant elle, et sa sœur aînée, Amanda, qui souffre d’épilepsie, est médaillée d’or aux Jeux olympiques spéciaux… La discrète Lisa sera, elle, la première championne du monde de la famille !

 50 m BRASSE ’ 1. Alia ATKINSON, Jamaïque, 29s05 ; 2. Ruta MEILUTYTE, Lituanie, 29s38 ; 3. Martina CARRARO, Italie, 29s59 ; 4. Jenna LAUKKANEN,  Finlande, 29s68 ; 5. Katie MEILI, USA, 29s89 ; 6. Jessica HANSEN, Australie, 30s20 (en barrage, 29s96). En barrage, Miho TERAMURA, Japon, 30s14. En demi-finales, Fanny LECLUYSE, Belgique, 30s15 ; Ida HULKKO, Finlande, 30s18 (30s23 en séries). En séries, Ariana CASTIGLIONE, Italie, 30s21.

ATKINSON est la sprinteuse de référence désormais, et sur cette épreuve assez secondaire, elle repousse les assauts de MEILUTYTE qui ne domine plus mais reste redoutable, après avoir régulièrement devancé la Russe Julia EFIMOVA qui a tiré un trait sur les Mondiaux…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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