INGE DEKKER, CANCER OU PAS, PRÉPARE LES JEUX OLYMPIQUES

Lundi 23 Février 2016

Inge DEKKER, la nageuse néerlandaise qui a fait connaître sa maladie (cancer du col de l’utérus) a remercié toutes celles et tous ceux, souvent inconnus d’elle, qui lui ont transmis des messages d’affection, d’encouragement et de solidarité, à travers tous les moyens de communications que permet l’époque. Triple médaillée olympique en relais quatre fois 100 mètres, bronze en 2004, or en 2008 et argent en 2012, a déclaré son émotion devant le nombre considérable de signes d’amitié reçus depuis la semaine passée, à l’annonce de son état.
“Tout cela me parait un peu irréel, a-t-elle confié. Je ne me sens pas malade, pas même inconfortable. C’est d’ailleurs pourquoi je me suis entraînée comme si de rien n’était la semaine dernière. Nager est ma passion et cela me vide la tête, surtout en ce temps difficiles. Tant que les Jeux de Rio ne seront pas écartés de ma ligne de vision, je continuerai à nager. »
Dans une carrière internationale qui s’étend maintenant sur douze saisons, Dekker a collectionné un nombre impressionnant de médailles mondiales, dont un titre individuel, sur 50 mètres papillon à Shanghai en 2011, et un titre européen, sur 100 mètres papillon, en 2006 à Budapest.
Elle ne s’était pas qualifiée pour les mondiaux de Kazan et n’avait donc pas fait partie du relais médaillé d’argent derrière les Australiennes, mais elle avait retrouvé sa place de relayeuse à Netanya, en Israël, en championnats d’Europe petit bassin.
C’est au sein de l’équipe néerlandaise qu’Inge Dekker peut trouver la preuve qu’un cancer ne signifie pas forcément la fin d’une vie voire même d’une carrière. Aux Jeux olympiques de Pékin, en 2008, Maarten van Weijden enleva la médaille d’or du 10 kilomètres en eau libre, sept ans après qu’on eut diagnostiqué chez lui une leucémie aigüe de type lymphoblastique qui l’éloigna pendant deux ans de toute forme de compétition et qu’on parvint à soigner par quatre chimiothérapies et une greffe de cellules souches. Déclaré guéri après quatre ans, il reprend le chemin des piscines, redevient champion néerlandais du 800 mètres et en 2006 ramasse 20.000$ pour la lutte contre le cancer en effectuant une traversée record de près de 21 heures d’un grand lac artificiel, l’Ijsselmeer, formé par la fermeture du Zuiderzee. En 2008, il est champion du monde des 25 kilomètres à Séville, puis devient le premier champion olympique d’eau libre de l’histoire. Eric LAHMY

 

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