KROMOWIDJOJO, L’ART DU KNOCK-OUT

DOUBLÉ NÉERLANDAIS SUR 100 LIBRE DAMES OU LA CHAMPIONNE OLYMPIQUE DE LONDRES EN 2012 RAPPELLE QU’ELLE A TOUJOURS LE PUNCH

Éric LAHMY

Jeudi 13 Décembre 2018

DAMES.- 100 METRES : 1. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 51s14 (24s66 + 26s48); 2. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 51s60 (24s98 + 26s62); 3. Mallory COMERFORD, USA, 51s63 (24s66 + 26s97); 4. Michelle COLEMAN, Suède, 52s24 (24s72 + 27s52)(en demi-finale, 52s18); 5. ZHU Menghui, Chine, 52s40 (25s06 + 27s34); 6. Barbora SEEMANOVA, Rép. Tchèque, 52s46 (25s45 + 27s01); 7. Lia NEAL, USA, 52s50 (25s30 + 27s20); 8. Erin GALLAGHER, Afrique du Sud, 53s14 (24s99 + 28s15)(en demi-finale, 52s70).

En séries, Larissa OLIVEIRA, Brésil, 52s87 ; Maria KAMENEVA, Russie, 53s. Federica PELLEGRINI, 53s09 en séries, 52s86 en demi-finales.

Vous avez vu un 100 mètres gagné dès la première seconde? Non ? Alors vous n’avez pas vu cette finale mondiale du 100 mètres dames d’HANGZHOU… Zou, en effet, ça a été vite fait.

Dès le départ, Ranomi KROMOWIDJOJO a fait son ménage ; on aurait dit la femme-canon, tant elle les a ratiboisées d’entrée. A sa droite, COLEMAN a pris un copieux demi-mètre dans la figure, et à sa gauche, HEEMSKERK, un mètre dans les ratiches. Presque étonné de ne pas voir de la fumée dans son sillage !

Et toutes les autres ont trinqué. Toutes les sept qu’elle avait contre elle, elle les a mises K.-O. d’entrée. Paf ! Sept d’un coup, comme dans le conte où le Vaillant Petit Tailleur, aplatit  sept insectes sous sa tapette à mouches.

Et quand c’est Ranomi, une championne olympique de la distance qui ne cesse de se bonifier, qui vous fait ça, allez la rattraper si vous ne disposez pas d’un scooter aquatique.

Elle a une nage étonnante, Ranomi, elle est tout à fait à part ; elle a l’air trop haut sur l’eau, on dirait qu’elle nage sur une planche de surf, si elle n’avait pas à plonger et à virer, elle finirait sa course le dos sec ; encore un peu plus haut ça serait la Hollandaise volante  – et avec ça un feu follet, d’une vélocité de bras confondante, celle d’une formidable puncheuse des bassins, j’aimerais pas l’affronter sur un ring, elle m’en emplâtrerait dix avant que je n’en tente un. Un truc à se réveiller à l’hôpital…

Je ne sais pas ce que Sarah SJÖSTRÖM aurait fait dans cette finale, ou encore Cate CAMPBELL, car je ne crois pas, malgré ce qui précède, être sûr que KROMOWIDJOJO les aurait tapées, ces deux phénomènes. Je ne suis pas plus sûr du contraire, non plus, d’ailleurs…

Femke HEEMSKERK, qui est une styliste classique, face à cet ouragan de force 5, a fait mieux que se défendre, et, du moins limité les dégâts. Elle n’a pas plié, pas baissé les bras…Voilà qu’à trente ans, elle se découvre batailleuse, Femke, et ça fait plaisir à voir. Elle ne reprendra pas Ranomi sur ce coup, mais coincera l’Américaine Mallory COMERFORD, d’un rien, pour la deuxième place. Argent content…

Le commentateur –américain je crois – qui digressait sur la course, relevait que les Néerlandaises avaient fait une et deux dans la finale et les Américaines seulement trois et sept alors que le relais US d’Hangzhou l’avait emporté.

Vrai, mais pas étonnant. Changez les deux autres relayeuses hollandaises, remplacez-les par Olivia SMOLIGA et par Kelsi DAHLIA  et vous goûterez la différence.

Je n’aurai pas besoin d’ajouter que les Pays-Bas ont vingt fois moins d’habitants que les USA… D’autant qu’il y a dix ans, c’est le 4 fois 100 mètres néerlandais qui avait fait champion olympique à Pékin, devant les Américaines. Et devinez comment s’appelaient leurs relayeuses numéro 2 et 3 ? Femke HEEMSKERK et Ranomi KROMOWIDJOJO !

C’est-y pas chouette.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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