La faiblesse étonnante de notre natation jeune

11 octobre 2013

C’est officiel. Denis Auguin a été chargé de la question lancinante des jeunes, a-t-on appris hier lors de la conférence de presse de la Fédération française de Natation, qui s’est tenue dans les locaux de L’Equipe. Lancinante, parce que les jeunes nageurs français représentent un paradoxe, un gros point d’interrogation et une cause de souci, d’inquiétude pour une natation qui triomphe (le mot parait juste) aux championnats du monde (4e ou 6e selon les classements, rappelait le DTN Lionel Horter) après les Jeux olympiques, et qui traîne une étrange faiblesse aux championnats d’Europe (une médaille de bronze de Marie Wattel et une 17e place, ex-aequo avec le Luxembourg, au classement des médailles) et du monde (absente du classement, zéro médaille) des jeunes. Denis Auguin s’est exprimé à plusieurs reprises, semble-t-il, sur cette question. L’entraîneur d’Alain Bernard, aujourd’hui Directeur technique à Antibes et peu enclin, pour l’instant, à retrouver les contraintes quotidiennes de l’entraînement, a ainsi l’occasion de prendre quelque hauteur pour réfléchir à ce petit casse-tête : pourquoi cette natation adulte ne suscrite pas une jeune natation de bonne facture. Les points de vue ne manquent pas. Marc Begotti, par exemple, insiste sur un apprentissage précoce des maîtrises techniques. Nous essaierons de proposer quelques pistes prochainement, mais peut-être certaines d’entre elles se trouvent-elles dans les trois articles (1) que nous avons produit sur les clubs vainqueurs en juin du Trophée Lucien-Zins ?

 

(1). Intitulés respectivement : Jeunes (1) Massy sans Sport-études ; (2) Saint-Germain-en-Laye, condamnés à former ; (3) Lagardère, ambition formation.

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