La France 2eme au monde chez les hommes.

15e championnats du monde à Barcelone

Finalement, la France s’est bien sortie des championnats du monde de Barcelone. Si elle recule d’une place au rang des nations par rapport aux Jeux olympiques dans le classement officiel des médailles, c’est en raison des épreuves non olympiques  du plongeon et de la natation synchronisée, ce qui fait qu’on ne compte plus la même chose.

Nous proposons ici un autre classement, réservé à la seule natation, comptant toutes les courses de natation du 50 mètres aux courses d’eau libre, soit 46. Il réserve ses points aux finalistes, dans l’ordre croissant du 8e au 1er, de la façon suivante :

1 (8e), 2 (7e), 3 (6e), 4 (5e), 5 (4e), 6 (3e), 7 (2e), 9 (1er).

Le but d’un tel classement est de donner sa place à l’exploit, mais aussi à une certaine « profondeur » des équipes.

Garçons.- 1. USA, 158pts ; 2. France, 77pts ; 3. Japon, 66pts ; 4. Australie, 65pts ; 5. Brésil, 63pts ; 6. Afrique du Sud, 60ts ; 7. Chine, 56pts ; 8. Russie, 52pts ; 9. Allemagne, 46pts ; 10. Canada, 29pts ; 11. Hongrie, Italie, 26pts ; 12. Grande-Bretagne, 22pts ; 13. Pologne 20pts ; 14. Tunisie, 16pts ; 15. Grèce, 12pts ; 16. Slovénie, 10pts ; 17. Belgique, 9pts ; 18. Finlande, Trinidad, 6pts ; 20. Espagne 5pts ; 21. Îles Féroé, Biélorussie, Nouvelle-Zélande, Ukraine, 4pts ; 25. Israël, Pays-Bas, Suède, 3pts ; 28. Equateur, 2pts ; 29. Argentine, 1pt.

Chez les hommes, la France atteint une très flatteuse 2e place, derrière les inamovibles USA. C’est une nouveauté. Elle n’en était pas là l’an passé, aux Jeux olympiques. Autre chiffre révélateur de son amélioration en profondeur, le fait qu’elle obtient  14 places en finale, comme le Brésil, et n’est battue que par les USA, 28, et, d’assez peu, par le Japon, 16, et l’Australie, 15. La Russie, 11, l’Afrique du Sud et la Chine, 10, l’Allemagne, 9, sont derrière.

Cela nous étonne un peu, car la natation française est loin d’être « complète ». Elle a toujours ses carences, ses « trous » : Agnel mis à part, pas un nageur compétitif au-delà de 100 mètres, dans tous les styles. Mais voilà, aux mondiaux à part les Etats-Unis, aucune équipe n’a irradié. Le Japon, la Grande-Bretagne et l’Australie ont été un ton en-dessous. D’un autre côté, la France a su jouer de ses points forts : trois nageurs très costauds, quelques brillants seconds, un grand esprit d’équipe. Comme aux Jeux elle a très bien su jouer de ses atouts, grâce à un groupe technique et d’accompagnement d’une efficacité, d’une loyauté et d’un dévouement assez admirables. Une très grosse réussite collective !

Filles.- 1. USA, 203pts ; 2. Australie, 83pts ; 3. Chine, 64pts ; 4. Danemark, 61pts ; 5. Espagne, Hongrie, 60pts ; 7. Brésil, 38pts ; 8. Grande-Bretagne, Russie, Suède, 36pts ; 11. Pays-Bas, 33pts ; 12. Canada, Japon, 31pts ; 14. Italie, 30pts ; 15. Nouvelle-Zélande, 27pts ; 16. France, 21pts ; 17. Ukraine, 19pts ; 18. Allemagne, 17pts ; 19. Lituanie, 16pts ; 20. Grèce, 10pts ; 21. Venezuela, 7pts ; 22. Tchécoslovaquie, 4pts ; 23. Chili, 3pts ; 24. Egypte, 2pts.

Camille Muffat victime d’un coup de moins bien, et c’est toute la chaine de performances de l’équipe féminine qui trinque. Le haut niveau est cruellement révélateur à ce niveau. Pourtant, il y a des éléments qui ne demandent qu’à s’affirmer, dont Charlotte Bonnet, bien sûr. La relève, restée en France, compte Cloé Hache, qui nagera l’an prochain à Nice, Marie Wattel, Anne Santamans. Muffat peut décider que l’aventure n’est pas finie. Il y a, nous semble-t-il, à Nice, le socle d’un gros quatre fois 200 mètres féminin, et donc d’une relance de la natation féminine

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