MURPHY FAIT LA LOI, ET MET D’ACCORD JEUNES AMBITIEUX ET VIEUX QUI S’ACCROCHENT

LE CHAMPION OLYMPIQUE AMÉRICAIN DU 100 METRES DOS DEVANCE DANS L’ORDRE LE CHINOIS XU, LE RUSSE KOLESNIKOV, L’AUSTRALIEN LARKIN ET LE BRÉSILIEN GUIDO

Éric LAHMY

Mercredi 13 Décembre 2018

100 m dos: 1. Ryan MURPHY, USA, 49s23 ; 2. XU Jiayu, Chine, 49s26 (49s21 en demi-finale) ; 3. Clément KOLESNIKOV, Russie, 49s40 ; 4. Mitchell LARKIN, Australie, 49s46 ; 5. Guilherme GUIDO, Brésil, 49s75 (49s45 en demi-finale) ; 6. Matt GREVERS, USA, 50s02 (49s97 en demi-finale) ; 7. Christian DIENER, Allemagne 50s24 (50s04 en demi-finale) ; 8. Robert GLINTA, Roumanie, 50s36 (49s98 en demi-finale).

En demis, 9. Simone SABBIONI, Italie, 50s21 ; 10. Andrei SHABASOV, Russie, 50s32 ; 11. Radoslav KAWECKI, Pologne, 50s43; 12. Ryosuke IRIE, Japon, 50s45.

 

Ce sont les deux meilleurs dossistes du monde et tout porte à croire qu’ils vont continuer à se disputer ferme la suprématie. Cette fois, c’est Ryan MURPHY qui a gagné, et XU Jiayu qui a fini 2e. Il serait injuste de limiter la course à ces deux phénomènes, car Clément KOLESNIKOV, troisième à une main, et Mitchell LARKIN, quatrième à un doigt de KOLESNIKOV sont presque leurs égaux…

Ce fut une course des plus incertaines. Mais MURPHY, ayant capitalisé 0s03 à mi-course, retrouva ce modeste avantage à l’arrivée. La course fut lancée par le Brésilien Guilherme GUIDO, qui avait été le mieux disant des séries, avec 49s57, et qui, à bientôt 32 ans, montre une fougue de junior. Mais il fut repris et finit à une demi-seconde.

Le 100 mètres dos, depuis 2015, c’est ces quatre nageurs. LARKIN qui fut champion du monde en 2015, MURPHY qui devança XU aux Jeux olympiques en 2016, XU qui précéda Matt GREVERS et MURPHY aux mondiaux 2017, MURPHY qui triompha aux Pan Pacs 2018 en 51s94 tandis que XU en faisait de même aux Jeux asiatiques, en 52s34, et Kolesnikov aux championnats d’Europe en 52s53, record du monde junior.

Avec la densité presqu’étouffante des nageurs due sans doute à la multiplication des programmes de qualité et l’universalisation de modes de préparation sophistiqués, il se passe que dans les courses de natation, au niveau mondial, même les meilleurs ne peuvent se permettre de se qualifier à l’économie. Les demi-finales sont donc disputées avec la même âpreté que s’il s’agissait de finales. Ce qui fait que tous les finalistes ne peuvent pas reproduire de meilleurs temps qu’en demi-finales.

Ce fut le cas pour cinq nageurs dans la finale du 100 dos ; si XU avait réussi à égaler son temps des demis, il aurait fini devant MURPHY. Pour deux centièmes.

C’est vous dire quelle est la misère qui sépare de nos jours l’or et l’argent, métaux précieux, au cours du change olympique.


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