LES CHAMPIONNATS DE FRANCE D’HIVER DE MONTPELLIER LOIN DES YEUX, PRÈS DU CŒUR

Éric LAHMY

Montréal, Mardi 20 Novembre 2018

Vus de 5000 kilomètres, les championnats de France deviennent une sorte de distraction : où en sont-ils ? Je ne sais pas trop s’ils ont connu un succès médiatique. J’imagine que les télés se sont moins ruées qu’aux temps de Laure ou de Florent, de Yannick, et des deux Camille (Muffat et Lacourt)…

Mais bon, les télés, c’est comme les hirondelles ; au premier signe de beau temps, elles reviendront.

Je me branche sur le « cloud » des infos électroniques…

Des échos enthousiastes remontent depuis Facebook. Des enthousiastes très domestiques, Facebook est l’invasion du public par le privé, de l’infiniment grand par le définitivement petit. Le père, la sœur, les meilleurs copains viennent dire combien vous êtes mignons, uniques, combien ce que vous avez accompli est gigantesque. Messages illustrés de cœurs ou de sourires réjouis… C’est souvent répétitif, on ajoute des petits « émoticines » au message, à la fois cucul et attendrissants.

D’ailleurs, c’est à ce niveau intime que la natation représente une aventure qui vaut d’être vécue… Michaël PHELPS, avant ses grandes finales que scrutaient un milliard de téléspectateurs, allait chercher des yeux ce coin des tribunes où se trouvait son groupe, essentiellement sa mère et sa sœur aînée…

On appartient à une famille, à un camp, mais aussi à un club, et bien entendu surtout à soi-même. Les appartenances ne sont plus ce qu’elles étaient. Jérémy STRAVIUS se réalise maintenant à Nice, avec Fabrice PELLERIN, mais il est toujours amiénois, sur le papier, sans doute dans son cœur comme dans ses intérêts (partenaires locaux et le « kart » qu’il projette).

Jordan POTHAIN a coupé plus clairement le cordon avec Grenoble et signé à Nice, mais, comme il l’a clairement expliqué ici, il n’a pas renié certaines attaches – ainsi avec Guy LA ROCCA. J’ai vu que Fantine LESAFFRE, grande voyageuse devant l’Eternel, a signé au Stade de Vanves (comme Joris BOUCHAUT d’ailleurs) mais si elle a quitté Mathieu BURBAN (Marseille) qui l’avait amenée au titre européen comme auparavant Guillaume STROHMEYER (Mulhouse), et, plus loin encore dans le temps, Xavier IDOUX (Rennes), elle est depuis août dernier dirigée par Franck ESPOSITO à Antibes…

On n’attendait guère grand’ chose de ces championnats au plan de l’énorme, du ‘’mondial’’, on n’a pas trouvé un 3e MANAUDOU, un 2e LACOURT ou AGNEL, une nouvelle MUFFAT. La natation française se reconstruit, parait-il, et donc prendre connaissance de ce qu’il s’est passé à Montpellier, ce long week-end, ressemble à visiter un chantier.

LE 100 METRES SANS METELLA NI STRAVIUS, C’EST L’EFFET PAPILLON ?

Il y en a même qui rajoutent à ce sentiment. Prenez Mehdy METELLA, il a été l’exemple type du nageur dont on ne savait trop où il allait. Annoncé sur  50, 100, 200 et 400 libre, 50 et 100 papillon et deux relais, il déclare forfait sur la moitié de ce programme, nage le 400 (moins vite que Charlotte BONNET), gagne quand même le 100 mètres papillon, finit 4e du 50 libre et se présente dans les relais quatre fois 50 libre et 4 nages.

C’est sans doute ce qui s’appelle papillonner ??    

Mehdy n’est peut-être, au fond, qu’une des nombreuses victimes du programme imposé par la FINA, programme qui est devenu un large creuset bardé d’épreuves, 41 courses (enfoncé l’athlétisme, qui en compte vingt-six) disputées à Montpellier ! La FINA, on le sait, a voulu changer la natation en ‘’finatation’’, le résultat est un peu épuisant à suivre, et je ne sais pas si les nageurs en sortent gagnants.

Ce qui est sûr, c’est que cette inflation dévalue la victoire individuelle.

Le symptôme d’une telle perte de sens, à Montpellier, c’est que la « course reine », ainsi nommée, du programme masculin, le 100 mètres nage libre, se dispute en l’absence de ses deux ténors. Ni METELLA, ni STRAVIUS ne daignent s’y présenter. METELLA aurait-il gagné ? Â peu près sûr… Quant à STRAVIUS. Si je note que Jérémy a nagé au départ du relais 21s62 au 50 et qu’il a gagné le 200 en 1’43s28, sachant ce que je sais du registre d’un nageur, je présume que Jérémy valait autour de 47s2 sur 100, soit une demi-seconde de mieux que le vainqueur, Oussama SAHNOUNE.

D’ailleurs, opposé dans le relais quatre fois 50 à SAHNOUNE, il l’a devancé de 0s25. Plus rapide et plus résistant que le sprinteur algérien de Marseille, Jérémy n’aurait pu que le battre…

LE PATRON S’APPELLE CHARLOTTE

Etonnant, STRAVIUS. Son passage sous la houlette de Fabrice PELLERIN semble l’avoir régénéré. Ce n’est pas tant qu’il nage plus vite, à 30 ans, cela ne se fait pas d’un coup de baguette magique mais le changement d’air lui va bien.

On m’a dit que ses récentes déclarations étaient maladroites, ou choquantes, rapport à son ancien entraîneur. Rien n’est moins sûr, même si dans la sécheresse du rapport écrit de ses dires a disparu le ton employé, qui aurait sans doute adouci la portée des propos; d’ailleurs le divorce était consommé depuis longtemps et je suis persuadé que STRAVIUS admettrait sans barguigner ce que Michel CHRETIEN lui a apporté dans sa carrière. Mais encore faudrait-il que quelqu’un lui pose la question !

Je ne vous étonnerai pas en disant que « le » nageur français de ces championnats, c’est Charlotte BONNET, et donc qu’en l’occurrence c’est le féminin qui l’emporte. Charlotte, à mes yeux, c’est la fille qui n’a pas raté une course depuis… depuis disons cinq ans, plus, moins ??? L’événement, à Montpellier, la concernant, c’est qu’elle ait été battue sur 50 mètres. Pour le reste, c’est elle, le roi Midas des championnats, elle change en or tout ce qu’elle touche : 100, 200, 400 mètres, et un 50 brasse pour faire bonne mesure.

Celle qui l’approche, en termes de réussite, c’est Fantine LESAFFRE, redoutable dès que ça devient difficile, et qui gagne ses deux courses de quatre nages et le 800 mètres. Dans l’idée, on se dit que le 400 mètres nage libre, où elles s’affrontent, élira la reine des championnats. Le suspense n’est pas long ! BONNET prend trois secondes d’avance dès les premiers cent mètres, mène de trois longueurs à mi-course devant LESAFFRE et ne sera jamais rejointe.

C’est la force de Charlotte, sa faculté de partir vite et de ne laisser revenir personne. Dès le départ, elle ne parait s’embarrasser d’aucune autre stratégie que celle qui revient à faire exploser la course. Ça me fait penser à cette conviction assénée par Philippe HELLARD, depuis 18 ans le directeur de recherche de la Fédération, selon qui (je résume et espère ne pas trop tortiller sa pensée) que LE GRAND NAGEUR DEVAIT SAVOIR PARTIR VITE. DEVAIT SAVOIR CHANGER DE RYTHME (ET DONC OUBLIER LES COMPTAGES DE COUPS DE BRAS). ET SAVOIR NE PAS SE FAIRE REPRENDRE, BIEN SÛR…

Sujet suivant. La jonction parait faite entre l’eau libre et le demi-fond en piscine, qui s’enrichit d’une course supplémentaire, le 800 mètres pour les hommes, le 1500 pour les femmes. Trois « marathoniens » de service font un, deux, trois, sur 800 et 1500 messieurs, et dans le même ordre : AUBRY, BOUCHAUT et OLIVIER. Côté filles, Lara GRANGEON et Sharon VAN ROUWENDAAL priment sur 1500 mètres.

Une bonne nouvelle, dans cette natation qui cherche un nouveau souffle : la nage libre (messieurs) reste relativement solide. Avec un petit plus pour le demi-fond grâce au panachage heureux des exposants du bassin et ceux de l’eau libre (lesquels s’entraînent d’ailleurs en bassin). Stéphane LECAT, directeur de la discipline, rappelait d’ailleurs opportunément à ses ouailles qu’elles se devaient d’améliorer leurs performances de piscine pour espérer s’imposer dans les sprints féroces qui concluent les courses de pleine eau !

Bien entendu, je ne sais pas trop si Lecat laissera ses marathoniens jouer le jeu de la piscine au-delà des championnats de France. Cela dit, si Aubry ou Olivier nageaient 14’40s en grand bassin, ils auraient tort de ne pas essayer.

Jordan Pothain nage encore en point d’interrogation. Ce qu’il fait n’est pas mal, mais ce n’est pas encore gagnant.

DU NOUVEAU EN DOS : YOHANN NDOYE BROUARD ET MEWEN TOMAC

Ce qui m’a le plus frappé dans tout cela, c’est les résultats du dos masculin. Il y a un an et demi, dans le marasme des championnats de printemps 2017, on avait accueilli comme le sauveur le Clermontois Geoffroy MATHIEU, en raison d’un 1’57s04 sur 200 dos qui avait paru miraculeux. Mais « l’avenir doré de la natation française » ne brilla guère aux mondiaux de Budapest et l’année suivante échoua en demi-finales des championnats d’Europe.

Elève ingénieur à l’école Sigma de Clermont, il s’est lancé dans cinq années d’études étalées en sept. Mais le souci de Geoffroy, c’est le manque de vitesse, et c’est là-dessus que le jeune Yohann NDOYE BROUARD, Annecien récemment intégré à l’INSEP, s’est imposé. Coaché par Michel CHRETIEN et Mathias MERCADAL, il a gagné le 200 dos en 1’52s78 alors que son record était de 1’56s83, et le 100 dos en 51s86 contre 53s6. Ça s’appelle progresser !! Dans la finale, un Amiénois, autre élève de CHRETIEN,  Mewen TOMAC, 17 ans… La relève est là.

 

[Dans les classements sélectifs qui suivent, vous trouverez à chaque course la performance qui correspond à 850 points qui vaut peu ou prou la valeur internationale. Je n’ai publié les noms que des nageurs qui dépassent cette valeur ou, parfois, qui la frôlent de vraiment très près, sauf quand il s’agit du champion ou de la championne de France, que j’ai retenu systématiquement, même si sa valeur est inférieure à 850 points.

J’y ai ajouté les noms et résultats des jeunes qui ont battu une meilleure performance dans une catégorie d’âge].

MESSIEURS

50 libre (21s38) : 1. Lionel GOVINDIN, CN Marseille, 21s62.

100 libre (47s44) : 1. Omar SAHNOUNE, Algérie, CN Marseille, 47s72 ; 2. Tom PACO PEDRONI, Nice Olympic, 47s81. … 5e. Julien BEROL, Mulhouse, 48s36 (m.p.f. 17 ans).

200 libre (1’44s90) : 1. Jérémy STRAVIUS, Amiens Métropole, 1’43s28 ; 2. Roman FUCHS, Amiens Métropole, 1’44s62 ; 3. Jonathan ATSU, D Toulouse OEC, 1’44s80 ; 4. Jordan POTHAIN, Olympic Nice, 1’44s89.

400 libre (3’44s06) : 1. Roman FUCHS, Amiens Métropole, 3’41s12 ; 2. David AUBRY, Montpellier Métropole, 3’43s ; 3. Joris BOUCHAUT, Vanves, 3’43s22 ; 4. Jordan POTHAIN, Nice Olympic, 3’43s44.

800 libre (7’48s10) : 1. David AUBRY, Montpellier Métropole, 7’36s45 ; 2. Joris BOUCHAUT, Stade de Vanves, 7’41s29 ; 3. Marc-Antoine OLIVIER, Denain Hainaut, 7’44s54 ; 4. Paul BEAUGRAND, Antibes, 7’44s95 ; 5. Nicolas DORIANO, Antibes, 7’48s12. 

1500 libre (14’55s26) : 1. David AUBRY, Montpellier Métropole, 14’32s78 ; 2. Joris BOUCHAUT, Stade de Vanves, 14’43s35; 3. Marc-Antoine OLIVIER, Denain Hainaut, 14’46s85 ; 4. Paul BEAUGRAND, Antibes, 14’49s; … 6. Clément KUKLA, Sarcelles, 15’4s59 (m.p.f. 16 ans).

50 dos (23s45) : 1. Jérémy STRAVIUS, Olympic Nice, 23s27.

100 dos (51s64) : 1. Yohann NDOYE BROUARD, D. Annecy, 51s86; … 5. Mewen TOMAC, Amiens Métropole, 53s28 (m.p.f. 17 ans).

200 dos (1’51s51) : 1. Yohann NDOYE BROUARD, D. Annecy, 1’52s78. … 4e. Mewen TOMAC, Amiens Métropole, 1’55s77 (en séries) et 1’54s85 (m.p.f. 17 ans).

50 brasse (26s65): 1. Jean DENCAUSSE, CN Marseille, 27s29… Mateo GIRARDET, Mulhouse, 27s68, (m.p.f. 17 ans).

100 brasse (58s70): 1. Jean DENCAUSSE, CN Marseille, 58s54 ; 2. Thibault CAPITAINE, Cergy Pontoise, 58s62.

200 brasse (2’7s18) : 1. Thibaut CAPITAINE, Cergy Pontoise, 2’4s93 ; 2. Antoine VIQUERAT, D Toulouse OEC, 2’5s41.

50 papillon (23s01) : 1. Julien HENX, Luxembourg, Talence, 23s31 ; 2. Serguei COMTE, Bron, 23s49.

100 papillon (51s13): 1. Mehdy METELLA, CN Marseille, 49s58 (record de France); ; 2. Jérémy STRAVIUS (Nice Olympic), 50s40 ; 3. Nans ROCH, Antibes, 51s09… 19. Léon MARCHAND, Toulouse, 53s97 (m.p.f. 16 ans).

200 papillon (1’54s60): 1. Nans ROCH, CN Antibes, 1’53s76 (en séries, 1’53s44); 2. Jérémy DESPLANCHES, Nice Olympic, 1’53s93. Léon MARCHAND, Toulouse, 2’0s33 (en séries) et 2’0s23 (m.p.f. 16 ans).

100 4 nages (53s48) : 1. Jérémy STRAVIUS, Amiens Métropole, 52s38; 2. Jérémy DESPLANCHES, Suisse et Nice Olympic, 53s04 ; … 4. Clément BIDARD, Mulhouse, 54s45 (m.p.f. 17 ans); … 9. Léon MARCHAND, DTOEC, 55s72 en séries, 55s50 (m.p.f. 16 ans).       

200 4 nages (1’55s73) : 1. Jérémy DESPLANCHES, Suisse, Olympic Nice, 1’53s51; 2. Jérémy STRAVIUS, Olympic Nice, 1’56s98. … 4. Clément BIDARD, Mulhouse, 1’59s62 (en séries) et 1’58s16 (m.p.f. 16 ans)… 10. Léon MARCHAND, Toulouse, 2’0s66 (m.p.f. 16 ans).

400 4 nages (4’8s60) : 1. Jérémy DESPLANCHES, Olympic Nice, 4’4s89 ; 2. Léo BERRY, Angers, 4’12s14; … 8. Léon MARCHAND, D. Toulouse OEC, 4’18s (en séries) et 4’17s25 (m.p.f. 16 ans).

DAMES

50 libre (24s53) : 1. Mélanie HENIQUE, CN Marseille, 24s03 ; 2. Charlotte BONNET, Olympic Nice, 24s16 ; 3. Marie WATTEL, Montpellier Métropole, 24s34 ; … 18. Lucile TESSARIOL, Mérignac, 25s85 (en séries) et 25s82 (m.p.f. 14 ans).

100 libre (53s74) : 1. Charlotte BONNET, Nice Olympic, 52s; 2. Marie WATTEL, Montpellier Métropole, 52s39; 3. Béryl GASTALDELLO, CN Marseille, 53s34.

200 libre (1’56s94): 1. Charlotte BONNET, Nice Olympic, 1’52s83; 2. Alizée MOREL, D Toulouse OEC, 1’56s30; … 6. Marine NECTOUX, Saint-Raphaël, 1’59s48 (m.p.f. 14 ans, ancienne Lucie TESSARIOL, Mérignac, 2’0s52 lors de la finale C).

400 libre (4’7s57): 1. Charlotte BONNET, Olympic Nice, 4’2s19; 2. Fantine LESAFFRE, Stade de Vanves, 4’7s55; … 5. Marine NECTOU, Saint-Raphaël,4’16s29 (en séries) et 4’12s98 (m.p.f. 14 ans).

800 libre (8’26s02): 1. Fantine LESAFFRE, Stade de Vanves, 8’21s89 ; 2. Anna EGOROVA, Russie, Montpellier Métropole, 8’22s13… 8. Marine NECTOUX, Saint-Raphaël, 8’44s14 (m.p.f.  14 ans).

1500 libre (16’10s90): 1. Lara GRANGEON, CN Calédoniens, 16’3s77; 2. Sharon VAN ROUWENDAAL, Pays-Bas, Montpellier Métropole, 16’9s50.

50 dos (27s09) : 1. Mathilde CINI, 26s46 (record de France) ; 2. Béryl GASTALDELLO, CN Marseille, 26s64 ; …5. Louise LEFEBVRE, Mulhouse, 27s97 (m.fp.f. 15 et 16 ans en séries, 27s74 (m.p.f. 15, 16 et 17 ans).

100 dos (58s09) : 1. Béryl GASTALDELLO, CN Marseille, 57s69 ; 2. Mathilde CINI, Valence, 58s01 ; 3. Louise LEFEBVRE, Mulhouse, 58s71 (m.p.f. 15 ans).

200 dos (2’5s86) : 1. Valeria EGOROVA, Russie, Montpellier Métropole, 2’6s66 ; 2. Louise LEFEBVRE, 15 ans, Mulhouse, 2’7s92.

50 brasse (30s40) : 1. Charlotte BONNET, Nice Olympic, 29s98 (Record de France)…. 14. Justine DELMAS, Cercle Nageurs Ouest, 32s50 (en séries) et 32s44 (m.p.f. 13 et 14 ans).

100 brasse (1’5s83) : 1. Fanny DEBERGHES, PTT Montpellier, 1’6s10… 8. Justine DELMAS, Cercle Nageurs Ouest, 1’10s27 (en séries) et 1’9s71 (m.p.f 13 ans).

200 brasse (2’22s06) : 1. Fanny DEBERGHES, PTT Montpellier, 2’23s38; … 6. Justine DELMAS, 13 ans,  CN Ouest, 2’30s30 (séries), et 2’29s29, m.p.f. 14 ans).

50 papillon (25s73) : 1. Mélanie HENIQUE, CN Marseille, 25s05 (record de France) ; 2. Marie WATTEL, Montpellier Métropole, 25s68 ; 3. Béryl GASTALDELLO, CN Marseille, 25s70 ; … 6. Naële PORTECOP, Amiens, 26s55 (m.p.f. 15 ans).

100 papillon (57s64) : 1. Marie WATTEL, Montpellier Métropole, 56s92.

200 papillon (2’6s26) : 1. Lara GRANGEON, CN Calédoniens, 2’7s69… 20. Justine DELMAS, Cercle Nageurs Ouest, 2’19s79 (m.p.f. 13 ans).

100 4 nages (59s82) : 1. Charlotte BONNET, Olympic Nice, 58s67 ; 2. Béryl GASTALDELLO, CN Marseille, 59s91… 23. Justine DELMAS, 1’5s61 (m.p.f. 13 ans).

200 4 nages (2’8s64) : 1. Fantine LESAFFRE, Stade de Vanves, 2’7s67 (record de France) ; … 22. Justine DELMAS, CN Ouest, 2’20s13 (m.p.f. 13 ans).

400 4 nages (4’33s90) : 1. Fantine LESAFFRE, Stade de Vanves, 4’28s13 ; 2. Lara GRANGEON, CN Calédoniens, 4’31s21… 10. Noah BONDOUY, ES Massy, 4’52s70 (m.p.f. 14 ans).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

IKEE ET HOHASI EN VERVE ET EN GRAND BASSIN

Eric LAHMY

Dimanche 18 Novembre 2018

Baptisé d’après son nageur de brasse devenu une légende vivante dans son pays, le meeting Kosuke Kitajima, qui se tient au Centre national de natation Tatsumi, a offert une compétition en grand bassin de grande classe au milieu d’une activité plutôt tournée vers le « petit bain ». Les filles ont été à l’honneur – elles qui ont rarement égalé les hommes dans la natation japonaise. Tout d’abord, Yui HOHASHI, qui a dominé la saison sur 400 mètres quatre nages dames, a réussi un temps de 4’32s juste, confirmant sa supériorité que seule pourrait contester aujourd’hui la recordwoman hongroise Katinka HOSSZU.

Rikako IKEE, pour sa part, a nagé un 100 papillon en 57s06, ce qui n’a rien d’exceptionnel pour elle, qui a déjà nagé la distance en 56s08 cette saison, lors des Pan Pacifics – mais elle venait de nager un 800 mètres dont elle avait terminé 10e en 9’14s54 après avoir « beaucoup souffert » et « songé à abandonner. »

IKEE a surtout nagé un 100 mètres libre en 52s79, ce qui améliore son record national, 53s03, établi en avril dernier aux championnats du Japon. IKEE nagera en cette fin de semaine au meeting par invitations de Tokyo, en petit bain, mais n’honorera pas de sa présence les mondiaux en petit bassin, au mois de décembre.

Yoshida KEISUKE, un nageur de dix-huit ans, a réussi un doublé sur 200 (en 1’47s02), et 400 mètres (où il devançait Kosuke HAGINO en 3’48s51). HAGINO, lui, a réussi 1’59s04 et 4’15s70 aux 200 et 400 mètres quatre nages.

Sur 100 mètres, Katsumi NAKAMURA a nagé en 22s05 (50 mètres) et 48s43 (100 mètres).

INTERNATIONAL SWIMMING LEAGUE CONTRE FINA, ÇA NE FAIT PEUT-ÊTRE QUE COMMENCER

Éric LAHMY

Dimanche 18 Novembre 2018

Lu dans le blog de SwimVortex, qu’anime toujours Craig Lord, au sujet de la « non-approbation » du meeting de l’International Swimming League qui devait se tenir les 21 et 22 décembre à Turin et a été finalement annulé par la fédération italienne de natation. L’affaire avait débuté beaucoup plus tôt que les premières communications qui en ont été faites par ISL à la mi juin dernier. Il semble que le financier de l’ISL, Konstantin Grigorishin, avait rencontré les responsables de la Fédération internationale à plusieurs reprises. Il lui avait été répondu qu’il lui fallait payer deux millions de dollars le privilège d’avoir une chance de voir approuver son meeting de deux journées. Lord souligne l’incongruité d’une telle demande, laquelle n’a d’ailleurs pas été rendue publique par la FINA, sachant que des meetings équivalents, comme « l’US Pro Tour, empli de nageurs non américains, fier à bon droit de cela et en bénéficiant, est-il un meeting approuvé par la FINA » se demande-t-il ?

Est-il possible que la FINA, ayant frappé d’interdiction le meeting de Turin parce que l’approbation de la FINA n’avait pas été soumise, « ait pu ne pas mentionner à ses 209 fédérations membres que les responsables de la FINA avaient constamment négocié avec ceux d’ISL et leur avaient demandé $2 millions, sans qu’aucun règlement de la Fédération internationale ne paraisse autoriser un quelconque de ses responsables à demander quelque argent que ce soit, sans parler de deux millions ? »

 Lord pose quelques questions pertinentes. « La bataille, écrit-il, vient juste de commencer pour l’avenir de la natation et les droits des nageurs de recevoir un salaire de l’exercice de leur profession, tandis que le profil du sport recevrait un plus en termes de croissance authentique et non pas par de simples additions d’événements de formats mondiaux créés dans le but de nourrir le cirque FINA et sa constante boursouflure dans un calendrier pléthorique, que sa taille même prévient toute personne située à l’intérieur du monde aquatique de s’y intéresser.

Selon une interview exclusive que Grigorishin a accordée au Sunday Times, “la FINA entend retenir son monopole de 110 années. Elle n’a jamais été confrontée à un combat contre de vraies personnes ; elle a seulement malmené des enfants sans expériences. Je leur ai dit que j’étais prêt à un grand procès. J’aimerais savoir pourquoi les nageurs doivent s’entendre dire où ils doivent ou ne doivent pas pouvoir nager afin de gagner leur vie par des personnes qui restreignent leurs droits, qui leur disent quel commanditaire doit avoir son nom sur leur bonnet de bain et n’assurent ni un salaire, ni des garanties sociales ni sécurité sociale, ni assurance médicale ou assurance tout court, ni pensions de retraite,”

Il doit y avoir là les bases d’un procès qui pourrait miner définitivement les pratiques malsaines des dirigeants internationaux. Et les moyens financiers pour mener ce combat ne manquent pas. Grigorishin pèse plus d’un milliard de dollars, souligne Craig Lord.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SINGAPOUR : XU JIAYU EN DOS MAJEUR À LA POURSUITE DE LUI-MÊME

Éric LAHMY

Samedi 17 Novembre 2018

Savez-vous ce qu’est un xu ? Moi non plus, mais le dico Merriam-Webster me l’a confié. C’est une monnaie sud-vietnamienne, et qui valait un centième de dong. Le nom xu, vous en seriez-vous douté, venait du sou français, vu qu’à l’époque, la France, qu’on le veuille ou non, disposait d’un empire colonial…

Aujourd’hui, un Xu est tout à fait autre chose. En natation, ce n’est pas de l’argent, mais il évolue dans l’élément liquide, se positionnant toujours côté face. Bref Xu est un nageur de dos chinois très, très rapide.

Ce XU, qui se prénomme Jiayu, a failli améliorer à Singapour aujourd’hui son record du monde petit bassin des 100 mètres dos, établi trente-sept jours plus tôt à Tokyo. Ce jour-là, le Chinois avait effacé avec 48s88 le record du jeune Clément KOLESNIKOV, 48s99 (Copenhague, 15 décembre 2017). KOLESNIKOV avait établi là à la fois le record mondial junior et senior. XU, à 23 ans (il est né le 19 août 1995), en raccourcissant de onze centièmes de seconde la durée du parcours, avait rétabli une différence entre le record absolu et celui des jeunes.

À Singapour, quoiqu’il soit très difficile de présumer une intention à partir d’un temps de passage, on peut soupçonner que XU préméditait un grand coup (d’ailleurs, même si je pense pis que pendre de la FINA, elle paie les records du monde et XU, rien que pour cela, aurait eu tort de ne pas essayer).

Il n’est pas interdit de penser non plus qu’il essayait par la même occasion de se mettre à l’abri de Mitchell LARKIN, l’ex-champion du monde australien qu’il a régulièrement battu ces derniers temps, mais d’assez peu, et à qui la supériorité du Chinois ne convient sûrement pas. Entre eux, deux années de différence d’âge suffisent à faire de leurs affrontements une querelle de générations (avant qu’ils ne rencontrent KOLESNIKOV, né, lui, le 9 juillet 2000 !).

Toujours est-il que XU passait en 23s65, 0s11 plus vite qu’à Tokyo. Mais il finissait un peu moins vite. LARKIN, largué au deuxième virage, faisait plus que jeu égal ensuite, mais payait son retard initial et finissait à une brassée, 48s98 contre 49s38…

SARAH SJÖSTRÖM LES A TOUTES EUES À L’USURE

On ne saurait dire si Sarah SJÖSTRÖM a retrouvé une grande forme ou si ses adversaires sont encore plus cramées qu’elle par les incessants va-et-vient, décalages horaires, différents lits d’hôtels, et autres affûtages qu’exige d’eux le programme de la World Cup, toujours est-il qu’elle s’est payée deux victoires dans cette dernière journée, sur 100 papillon et sur 100 libre s’il vous plait, et que KROMOWIDJOJO, cette fois, n’a pas existé en crawl, ayant été dépassée également par Femke HEEMSKERK, ce qui n’a pas dû lui arriver souvent en sprint. KROMOWIDJOJO n’a même pas cherché l’affrontement en papillon où elle s’est fait porter pâle. Les calculs qui fleurissaient sur les possibilités de remonter SJÖSTRÖM aux points, pour Katinka HOSSZU dans la Coupe, en seront pour leurs frais. Après le rapproché précédent, Katinka a vu à nouveau la « proie » lui échapper.

La Hongroise a bien gagné les 200 quatre nages, mais en est restée à ce résultat minimum pour une fille de son talent. Elle n’est plus à la place qu’elle pouvait revendiquer encore en 2016 de probable meilleure dossiste du monde – même si elle en reste une formidable exposante – et n’a pu rien faire contre les Australiennes de service, Emily SEEBOHM et Minna ATHERTON, en l’absence des deux vraies patronnes de la spécialité, Kathllen BAKER et Kylie MASSE.

Les deux ondines de Brisbane (elles s’entraînent ensemble) lui ont bel et bien faussé compagnie. ATHERTON se lança tellement vite qu’on aurait pu se demander si elle ne croyait pas disputer un 100 au lieu d’un 200 dos. Elle amassa une avance considérable de presqu’une longueur à mi-course, mais commença à payer sa témérité juste après le quatrième virage, et ne cessa de baisser de rythme. SEEBOHM n’eut plus qu’à la cueillir telle un fruit mur dans l’ultime longueur !

À part ça, quoi de notable ? Michael ANDREW, en 22s37 et 22s32, bat et rebat son record américain en petit bassin, et continue de construire sa jeune carrière de pur sprinteur, nous informent les amis de SwimSwam ; Anton CHUPKOV parvient à devancer Kiril PRIGODA, sur 200 brasse, ce qui n’était plus arrivé depuis des semaines. Mais on peut dire de ces deux là qu’ils se tiennent par la barbichette !

C’est un peu partout ce même scénario, répétitif (sauf sans doute pour le public présent), ces duels que l’on retrouve d’une semaine ou d’un mois à l’autre, le côté ronron de la World Cup. Les organisateurs essaient de la renouveler, mais c’est la formule elle-même qui a quelque chose d’un défaut générique.

La seule World Cup qui pourrait tenir la route, à mon avis, est une World Cup qui s’organiserait autour d’une série de tournois de qualifications continentaux dans les cinq parties du monde, pour aboutir à une finale qui serait les championnats du monde annuels et en petit bassin. A ce moment, une gradation dans l’intérêt se construirait et se maintiendrait à travers les tournois, sans doute mieux qu’avec dix duels copiés-collés entre Sjöström et Kromowidjojo, ici, Pieroni et Chalmers là, Chose et Machin ailleurs, espacés d’une ou deux semaines ; et toutes les natations qui ne s’intéressent pas à la formule se sentiraient impliquées.

…Ou pas !

MESSIEURS.- 200 mètres : 1. Blake PIERONI, USA, 1’41s15 ; 2. Kyle CHALMERS, Australie, 1’41s50 ; 3. Velimir STJEPANOVIC, Serbie, 1’43s32.

100 dos : 1. XU Jiayu, Chine, 48s98 (23s65) ; 2. Mitchell LARKIN, Australie, 49s38

200 brasse : 1. Anton CHUPKOV, Russie, 2’1s73 ; 2. Kiril PRIGODA, Russie, 2’1s85 ; 3. Hiromasa FUJIMORI, Japon, 2’3s45 ; 4. Ilya SHYMANOVICH, Biélorussie, 2’3s49 ; 5. Matthew WILSON, Australie, et Marco KOCH, Allemagne, 2’3s56

50 papillon : 1. Vladimir MOROZOV, Russie, 22s17 ; 2. Michael ANDREW, USA, 22s32 ; 3. Joseph SCHOOLING, Singapour, 22s40; 4.Yauhen TSURKIN, Biélorussie, 22s61; 5. LI Zuhao, Chine, 22s74; 6. TEONG Tzen Wei, Singapour, 22s85.

400 quatre nages : 1. WANG Shun, Chine, 3’59s99 ; 2. Hiromasa FUJIMORI, 4’3s54; 3. David VERRASZTO, Hongrie, 4’4s21

DAMES.- 100 mètres : 1. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 51s13 ; 2. Femke HEEMSKERK, Suède, 51s29; 3. Ranomi KROMOWIDJOJO, 5156; 4. Pernille BLUM, Danemark, 52s04.

800 mètres: Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 8’33s.

200 dos : 1. Emily SEBOHM, Australie, 2’1s60 [28s86, 59s91, 1’31s13, 2’1s50, soit: 28s86, 30s05, 31s22, 30s37]; 2. Minna ATHERTON, Australie, 2’2s20 [27s96, 58s71, 1’30s46, 2’2s20, soit 27s96, 30s75, 31s75, 31s74]; 3. Katinka HOSSZU, Hongrie, 2’3s43; 4. Kira TOUSSAINT, Pays-Bas, 2’3s59.

50 brasse: 1. Alia ATKINSON, Jamaïque, 28s93 ; 2. Yulia EFIMOVA, Russie, 30s25

100 papillon: 1. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 55s73 (25s47 !) ; 2. Tayla LOVEMORE, Afrique du Sud, 56s95.

200 quatre nages : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 2’4s79 ; 2. Emily SEEBOHM, Australie, 2’6s95 ; 3. Siobhan O’CONNOR, 2’7s95.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

UN VLADIMIR MOROZOV SUPERLATIF, SUR 100 METRES, A 1/100e DU RECORD DE LEVEAUX

Eric LAHMY

Vendredi 16 Novembre 2018

Je ne dirais pas qu’on le sentait venir, mais Vladimir MOROZOV, à défaut d’effacer le nom d’Amaury LEVEAUX de la liste des recordmen du monde en petit bassin du 100 mètres, a rejoint le Français sous les 45 secondes, et l’a approché d’un centième, avec 44s95 contre 44s94, au cours de la deuxième journée du meeting de Singapour. Après s’être qualifié sans effort, en 47s03, à la ligne 4, il passait selon son habitude très vite en finale, en 21s34 au 2e mur de virage, 0s10 plus vite que six jours plus tôt à Tokyo, quand il avait établi le record « world cup », l’amenant à 45s16. Amaury LEVEAUX, lorsqu’il avait réussi ses 44s94, le 13 décembre 2008 à Rijeka, en Croatie, était passé plus lentement, en 21s72.

Peut-être parce que Leveaux était plus résistant, comme le démontraient ses temps sur 200 mètres, alors que MOROZOV s’approche plus, techniquement et physiologiquement, du profil du sprinteur pur ; peut-être aussi parce qu’à l’époque des combinaisons polyuréthane, la flottabilité du nageur était mieux assurée ; sans doute enfin parce qu’en passant plus vite, on se condamne simplement à finir moins bien, Vladimir n’a pas pu conserver son avance. Mais il ne s’en est pas fallu de beaucoup, et nul ne peut prédire si le Russe ne peut faire un petit peu mieux d’ici les mondiaux en petit bassin, à la mi-décembre.

Derrière lui, Kyle CHALMERS, s’il subissait la vitesse de base du vainqueur, ne perdait plus rien après les 50 et remontait même légèrement. Mais il restait à un mètre du vainqueur à l’arrivée.

Le meeting apparut assez peu fréquenté dans certaines courses, ce qui donna quelques « cavaliers seuls », comme celui de Katinka HOSSZU qui laissa sa seconde, Boglarka KAPAS, à quatorze secondes ! ou de Femke Heemskerk, qui gagna le 200 mètres libre dames délaissé par SJÖSTRÖM, avec deux grosses longueurs d’avance. En brasse, Alia ATKINSON ne laissa aucune chance à Yulia EFIMOVA…

Mauvaise pioche pour cette pauvre HOSSZU, débuter son après-midi par un 400 quatre nages, et, en outre, le parcourir à fond la caisse, cela a pu laisser des traces, quand elle se présente au départ du 100 dos. Surtout avec les gros bras qui se concentrent dans l’épreuve. Kira TOUSSAINT, qui a alterné l’excellent et l’encore meilleur pendant cette Coupe du monde trouve le moyen de devancer Minna ATHERTON dans un temps de 55s.

Mais on sait que Hosszu marche à l’orgueil, et que si elle donne une certaine importance (financière) aux meetings, n’en garde pas moins l’œil fixé sur les « grandes » compétitions, celles qui construisent votre palmarès. Quand elle nage dans les meetings, World Cup ou pas, elle se prépare pour autre chose…

 

MESSIEURS.- 100 mètres: 1. Vladimir MOROZOV, Russie, 44s95 (record, ancien, 45s16 par lui-même) ; 2. Kyle CHALMERS, Australie, 45s54 ; 3. Blake PIERONI, USA, 46s26.

1500 mètres : 1. Mackenzie HORTON, Australie, 14’44s22

50 dos: 1. XU Jiayu, Chine, 22s71; 2. Michael ANDREW, USA, 23s11

50 brasse: 1. Ilya SHYMANOVICH, Biélorussie, 25s95; 2. Kiril PRIGODA, Russie, 26s01; 3. Peter STEVENS, Slovaquie, 26s09; 4. Michael ANDREW, USA, 26s10; 5. YAN Zibei, Chine, 26s32.

200 papillon: 1. LI Zuhao, Chine, 1’50s96; 2. WANG Kuan-Hung, Taipeh, 1’52s38 ; 3. Masayuki UMEMOTO, Japon, 1’52s72; 4. Sajan Prakash PRAKASH, Inde, 1’53s47.

200 4 nages : 1. Shun WANG, Chine, 1’51s84; 2. Mitchell LARKIN, Australie, 1’52s21; 3. Hiromasa FUJIMORI, Japon, 1’53s86.

DAMES.- 200 mètres : 1. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 1’52s57.

100 dos : 1. Kira TOUSSAINT, Pays-Bas, 55s92 ; 2. Minna ATHERTON, Australie, 56s21 ; 3. Emily SEEBOHM, Australie, 56s47; 4. Katinka HOSSZU, Hongrie, 56s66.

100 brasse: 1. Alia ATKINSON, Jamaïque, 1’2s74; 2. Yulia EFIMOVA, Russie, 1’3s58.

50 papillon: 1. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 24s63; 2. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 24s64 ; 3. Tayla LOVEMORE, Afrique du Sud, 25s54.

400 4 nages : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 4’24s02.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PAOLO BARELLI : « LE HONTEUX COMPORTEMENT DE LA FINA »

Vendredi 16 Novembre 2018

Suite à la pénible affaire de l’annulation du meeting Energy for Swim de Turin, Paolo Barelli, le président de la Fédération Italienne de Natation (FIN), de la Ligue Européenne de Natation (LEN) et député italien, a écrit une lettre à toutes les parties prenantes. En voici la traduction. Elle donne le point de vue de M. Barelli et certaines indications sur les faits qui ont conduit à la décision finale d’annulation prise par l’Italie.

 

« Chères Fédérations nationales, chers amis,

C’est avec regret que je vous informe que la Fédération Italienne de Natation (FIN) a, contre ses souhaits, décidé d’annuler la compétition Energy for Swim 2018, que la FIN avait décidé d’organiser les 20 et 21 décembre avec la ville de Turin.

La FIN a été forcée de prendre cette décision parce qu’elle donne toujours la prééminence au statut et au confort de l’athlète. Elle ne pouvait prendre le risque que des athlètes, en participant au meeting Energy Swimming et ne représentant pas leur fédération membre, puissent être sanctionnés. Il est clair, dans l’énoncé du mémo de la FINA du 30 octobre 2018, que des sanctions étaient envisagées si l’exhibition d’Energy avait lieu.

A la suite de la lettre d’invitation pour cet événement, que vous avez reçue de la FIN, au nom de la ville de Turin, les 18 et 19 octobre 2018, la FIN recevait une lettre et un mémo de la FINA, envoyés à tous les membres le 30 octobre et dans lesquels il était spécifié que le meeting d’Energy for Swim de Turin 2018 n’était pas reconnu par la FINA.

La FIN note la reclassification unilatérale et subjective effectuée par la FINA de cette compétition en « compétition internationale », par le biais d’une soi-disant « interprétation » des règles FINA BL 12, 3.

La FIN (en référence à la Constitution, et aux règles de la FINA) n’admet pas la classification en tant  compétition internationale d’Energy for Swim 2018  et n’adhère pas plus à la soi-disant « interprétation » ou à l’application en l’espèce de l’article BL 12, 3 des règles FINA.

En cas de compétition nationale, en effet, la règle BL 12, 3 établit que « l’approbation de la FINA n’est pas nécessaire pour les compétitions nationales dans lesquelles participent des clubs étrangers ou des individuels ne représentent pas leurs fédérations. » Telle est l’exacte formulation de la règle de la FINA citée.

En fait, la FIN note que la conséquence de la soi-disant interprétation de la FINA, était de conduire à l’annulation de l’événement Energy for Swim 2018. Par cette pseudo-interprétation, la FINA a pu déclarer cette épreuve « non sanctionnée ni approuvée. » Dès lors, si des nageurs participaient à cette compétition, ils pouvaient être sanctionnés.

En relation avec ce qui précède, outre le souci de la FIN vis-à-vis les athlètes qui ont exprimé leur intérêt  pour le meeting, je voudrais vous informer que le 8 novembre, en réponse à la lettre du 30 octobre, la FIN a adressé une lettre à la FINA, lui demandant de reconsidérer sa position dont le but était d’interdire la participation aux nageurs. Dans ce courrier, la FIN soulignait l’importance d’une garantie par la FINA de leur droit de participer à la compétition. Pour la FIN, en l’absence d’une raison sérieuse et compréhensible (sous forme d’une justification loyale des objections et des actions de la FINA), il est tout simplement indigne, de la part de la FINA, de priver les athlètes d’une opportunité de démontrer leurs talents, rehausser leurs images et celle des entreprises qui les commanditent et de concourir loyalement en vue de recevoir des prix en argent.

Au nom de la FIN et de Turin, je voudrais remercier à nouveau les athlètes qui avaient exprimé le voeu de venir nager à Turin et comprends leur déception devant l’annulation de la compétition. J’en suis désolé, mais mon souhait est de les protéger de disqualifications malhonnêtes et de toutes autres sanctions.

En l’absence de toute explication ou d’une claire justification des actions de la FINA, la FIN affirme que le seul motif d’une telle action de la FINA a été de protéger sa position dominante de seul et exclusif propriétaire du sport aquatique. La FINA en la circonstance utilise son pouvoir de restreindre la compétition, au détriment des nageurs et de leur capacité de gains commerciaux et professionnels. Cela peut être considéré comme une conduite anti-compétitive, non permise par la loi de l’Union Européenne, à laquelle la FIN doit se ranger.

Honteusement, une telle annulation tardive amènera inévitablement des pertes et à des coûts, en particulier au regard des assurances souscrites par la FIN en tant qu’organisatrice.

Malgré la position de la FIN au sujet de la reclassification unilatérale et subjective du meeting par la FINA, en « meeting international », et suite à l’absence de réponse de la FINA au courrier de la FIN du 8 novembre, la FIN confirme avec regret que la compétition en question est annulée. »

Paolo Barelli, président

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SINGAPOUR (1) : VLADIMIR MOROZOV LOIN DEVANT. SARAH SJÖSTRÖM SE REBIFFE

Eric LAHMY

Jeudi 15 Novembre 2018

Vladimir MOROZOV, en gagnant largement le 50 mètres libre et le 100 mètres quatre nages, s’est encore une fois imposé, en la première journée de Singapour, comme l’homme en forme des meetings de cet automne 2018. Il a réalisé des performances de valeur, approchant sur 50 le record mondial de Florent MANAUDOU, avec 20s48 contre 20s26. Sur 100 quatre nages, il a frôlé en 50s31 le record mondial qu’il avait établi à Eindhoven le 28 septembre et égalé ce 8 novembre à Tokyo avec 50s26.

Sur 100 mètres brasse, en l’absence notable de Kiril PRIGODA, qui avait dominé les compétitions de la Coupe dans ce style, Anton CHUPKOV a malheureusement pour lui trouvé un autre nageur pour le devancer, le Chinois YAN Zibei.

Côté filles, les courses présentaient le match en filigrane entre Katinka HOSSZU et Sarah SJÖSTRÖM se disputant la couronne de reine de la Coupe du monde 2018. SJÖSTRÖM, qui avait été dominatrice  lors des premiers rendez-vous, avait connu un fléchissement, et la Hongroise semblait décidée à en faire son profit.

Dès les séries du 100 mètres quatre nages, Hosszu jouait l’intimidation. Dans la cinquième course de qualification, Sjöström avait nagé 58s10. Immédiatement après, Hosszu et Emily Seebohm prenaient le départ. Si l’Australienne héritait d’un bon 59s13, Hosszu, elle, signait un remarquable 57s18 qui n’était pas bien éloigné de son « record du monde », établi le 7 août 2017 à Berlin en 56s51.

Mais en finale, les événements tournèrent à l’avantage de la Suédoise, qui passait après ses longueurs en papillon et en dos avec 13/100e d’avance sur la Hongroise. Celle-ci revenait en brasse mais Sjöström imposait sa puissance de crawleuse… de pas grand’ chose.

Une Sjöström retrouvée infligeait ensuite sur 50 mètres une défaite à Ranomi Kromowidjojo qui lui avait causé des déboires ces semaines passées. Et HOSSZU, qui avait cherché à gagner trois courses, se retrouvait avec une victoire, une deuxième place.

Sur 400 mètres, Femke HEEMSKERK croyait avoir gagné son 400 mètres. Mais s’était trompée dans ses comptes et n’avait nagé que… 350 mètres. En 3’28s44. Le temps de se rendre compte de son erreur et de repartir, et la victoire s’était envolée, au profit d’une Allemande qu’elle devançait de neuf secondes…

MESSIEURS.- 50 mètres : 1. Vladimir MOROZOV, Russie, 20s48 ; 2. Michael ANDREW, USA, 20s94 ; 3. Kyle CHALMERS, Australie, 21s06

400 mètres : 1. Mackenzie HORTON, Australie, 3’41s44 ; 2. Velimir STJEPANOVIC, Serbie, 3’41s52 ; 3. Blake PIERONI, USA, 3’41s94.

200 dos : 1. XU Jiayu, Chine, 1’48s93 ; 2. Mitchell LARKIN, Australie, 1’49s28.

100 brasse : 1. YAN Zibei, Chine, 56s34 ; 2. Anton CHUPKOV, Russie, 56s69 ; 3. Ilya SHYMANOVICH, Russie, 56s81 ; 4. Matthew WILSON, Australie, 57s24 ; 5. Arno KAMMINGA, Pays-Bas, 57s74 ; 6. Hiromasa FUJIMORI, Japon, 57s82 ; 7. Peter STEVENS, Slovaquie, 57s96.

100 papillon : 1. LI Zhuhao, Chine, 49s64.

100 4 nages : 1. Vladimir MOROZOV, Russie, 50s31 ; 2. Michael ANDREW, USA, 51s16 ; 3. Shun WANG, Chine, 51s62; 4. Hiromasa FUJIMORI, Japon, 51s63; 5. Kenneth TO, Hong-Kong, 51s97.

DAMES.- 50 mètres: 1. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 23s21; 2. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 23s46 ; 3. Pernille BLUME, Danemark, 23s67 ; 4. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 23s69

400 mètres : 1. Eva FOOS, Allemagne, 4’7s07.

50 dos: 1. Kira TOUSSAINT, Pays-Bas, 26s04 ; 2. Emily SEEBOHM, Australie, 26s13 ; 3. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 26s45; 4. Minna ATHERTON, Australie, 26s45.

200 brasse: Yulia EFIMOVA, Russie, 2’16s05; 2. YE Shiwen, Chine, 2’18s39; 3. Vitalina SIMONOVA, Russie, 2’20s96.

200 papillon: 1. Katinka HOSSZU, Hongroe, 2’2s86; 2. ZHANG Yufei, Chine, 2’3s93

100 quatre nages : 1. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 57s49 ; 2. Katinka HOSSZU, Hongrie, 57s56 (en series, 57s18); 3. Emily SEEBOHM, Australie, 58s52; 4. Siobhan O’CONNOR, Grande-Bretagne, 59s10.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TURIN, C’EST FINI AVANT DE COMMENCER

Jeudi 15 Novembre 2018

Le meeting de Turin, organisé par la Fédération Italienne de natation et qui devait réunir les 20 et 21 décembre prochain 50 des meilleurs nageurs du monde, a été annulé, après un  bras de fer de relativement courte durée entre la FINA, qui avait menacé les nageurs d’une à deux années de suspension.

C’est Paolo Barelli, le président de la Fédération italienne, de la Ligue européenne, et, par ailleurs, réélu député à la chambre italienne, qui a décidé d’arrêter les frais, tout en déclarant se positionner contre la FINA. Il a déclaré estimer qu’il ne pouvait exposer les nageurs à prendre le risque d’être suspendus.

On peut lire cette décision de deux façons. Soit penser que le sage Barelli a sauvé la mise des nageurs très remontés et qui, semble-t-il, auraient pu mener une action de force en se présentant à Turin; soit se dire qu’il a, exactement comme M. Marculescu, empêché les nageurs d’agir comme des adultes responsables. Peut-on aussi imaginer des tractations sous-marines entre dirigeants européens et mondiaux?

On constate que cette décision a provoqué l’ire de deux nageurs au moins, Adam Peaty, qui a critiqué la décision de Barelli, et Katinka Hosszu, qui avait déclaré il y a peu que, sanctionnée au pas, elle serait au départ des courses de Turin. Quant à l’agent de Sarah Sjöström, il a laissé planer la menace d’une action juridique contre la Fédération Internationale.

Le match n’est peut-être pas fini, il n’est pas impossible que la FINA ait ici remporté une victoire à la Pyrrhus. Notre consoeur Giusy Cisale, de SwimSwam Italia, Braden Keith (SwimSwam USA), ainsi que Craig Lord, de Swimvortex, qui ont approfondi la question, citent des points de vue légaux selon lesquels la position de la FINA n’est pas tenable juridiquement.

Les organisateurs ont promis de payer, de toute façon, la moitié des 2.100.000$ de primes promises contractuellement aux nageurs ! Eric Lahmy

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COUPE DU MONDE A SINGAPOUR : QUAND LA COMPÉTITION GLOBALE FAIT PÂLIR LES MATCHES INDIVIDUELS

Éric LAHMY

Jeudi 15 Novembre 2018

Tout en continuant à nuire au beau projet de l’International Swimming League de présenter des meetings où les nageurs seraient intéressés financièrement à leur pratique de professionnels, les détestables dirigeants de la Fédération Internationale reçoivent à Singapour les engagés à la septième étape du tour de compétitions qu’ils présentent sous le vocable de « FINA World Cup », et qui fait partie du monopole que les parrains ont décidé de se tailler dans les compétitions les plus juteuses de la natation…

Le concept, pour des raisons étrangères à ce qu’il est, a plus ou moins métamorphosé l’intérêt qu’on porte à la natation, en ringardisant, ou du moind en faisant passer au second plan la victoire individuelle.

J’en veux pour preuve les présentations qui fleurissent du rendez-vous de Singapour. Depuis ce 7 Septembre et après Kazan, Doha, Eindhoven, Budapest, Pékin et Tokyo, la communication concernant les joutes qui ont démarré ce jour devant les 3000 places assises de l’OCBC Aquatic Center de Singapour n’évoque pas grand’ chose des VRAIS duels de la piscine, pour se recentrer autour d’un match de comptables, mais qui me parait moins intéressante (sauf pour les intéressés et l’établissement de leurs feuilles d’imposition), autour de la question de savoir qui va ramasser le plus d’argent à l’issue de la Coupe du monde 2018.

Dès lors, « la compétition concernant le classement général semble promettre un final de thriller, avec la Suédoise Sarah SJÖSTRÖM devançant avec 285 points, de seulement quinze points, la Hongroise Katinka HOSSZU, nous explique Mike Rowbottom, pour le blog d’Inside The Games.

La Hongroise a repris du terrain lors de l’étape précédente de Tokyo, plus tôt dans le mois, se montrant la nageuse la plus couronnée avec quatre victoires.

Rowbottom a bien révisé ses classiques et nous le prouve en nous rappelant que « l’histoire penche du côté d’Hosszu, sachant qu’elle a gagné 27 courses de Coupe du monde à Singapour et occupé 43 places de podiums ici même – plus que tout(-e) autre nageur(-euse).

« Le Russe Vladimir Morozov est très loin en tête dans le classement masculin, ses 342 points le rendant irrattrapable. L’Australien Mitchell Larkin suit avec 13 victoires. Le concurrent le plus proche de Morozov reste son compatriote Kirill Prigoda, 213 points, contre Larkin, 183. »

A chaque étape de la Coupe du monde, 12 points sont comptés en faveur du vainqueur de chaque course, la meilleure performance générale recevant 24 points et un record du monde 20 points. La Russe Yulia Efimova, pour sa part, devrait remporter sa sixième victoire sur 200 brasse dames de la Coupe du monde.

On s’est demandé en revanche si Chad Le Clos est perdu pour le grand show aquatique de Cornel Marculescu ! Chi lo sa ? Depuis octobre dernier, le Sud Africain a fait savoir que son cœur était pris (par une certaine Jeanni Mulder), mais aussi qu’il nagerait à Turin le meeting International Swimming League (projet sans lendemain,vu que… ça y est, le meeting a été annulé!).

Est-ce de cela qu’il s’agit, toujours est-il qu’après des ennuis de santé, on ne l’a plus revu sur le circuit (absent depuis Pékin). En revanche, il servait d’ambassadeur du meeting de luxe de Dubai, cette semaine, le Daman DXB, auquel plus de 1000 nageurs participaient, avec notamment une course en eau libre autour d’un des hôtels les plus luxueux du monde (7 étoiles), le Burj-Al-Arab.

Bien entendu, derrière ce match abstrait, aux points, arbitré par des comptables, se situent des rencontres autrement plus réelles et par K.-O, entre Sjöström, Kromowidjojo et Heemskerk ici, entre Hosszu, Atherton, Seebohm, ailleurs, Morozov, Chalmers et Pieroni là ou encore Efimova et Atkinson en brasse, etc. Il serait bon que cet aspect de la natation, au fond le seul vivace, ne s’efface pas derrière les outils statistiques et les feuilles de paie !

 

42 SUR LA LISTE D’ISL, QUI DÉFIENT LES MENACES D’INTERDICTION DE LEUR FÉDÉRATION INTERNATIONALE

Éric LAHMY

Mercredi 14 Novembre 2018

Suite à la signature de Simone MANUEL, la championne olympique et du monde du 100 mètres nage libre, avec l’International Swimming League (ISL), Craig LORD a publié sur son site web Swimvortex la liste des (42) grands noms de la natation qui ont signé un contrat avec ISL (communiqués par la Ligue) et qui sont donc censés être présents au meeting que cette ligue nouvellement créée organise à Turin, les 20-21 décembre prochain.

Meeting que la FINA a virtuellement interdit, puisqu’elle a menacé de suspension ceux qui s’y rendraient. « Turin n’est pas l’essentiel. Regardez le circuit qui se profile pour l’année prochaine. Comptez les champions olympiques et du monde, écrit Lord ; plus de support en quelques mois que la World Cup depuis des années. Attendez-vous à un gigantesque combat face au monopole de la FINA et sa strangulation des nageurs et de leurs droits à concourir et à gagner leur vie par leur pratique sportive professionnelle. »

NAGEURS ISL: 
Adam Peaty, Grande-Brtagne
Alexandr Krasnykh, Russie
Anastasia Fesikova, Russie
Andrew Minakov, Russie
Beth Galat, USA
Cameron van der Burgh, Afrique du Sud
Chad Le Clos, Afrique du Sud
Chase Kalisz, USA
Danas Rapsys, Lituanie
David Verraszto, Hongrie
Duncan Scott, Grande-Bretagne
Emily Seebohm, Australie
Federica Pellegrini, Italie
Femke Heermskerk, Pays-Bas
Georgia Davies, Grande-Bretagne
Gunnar Bentz, USA
Jacob Pebley, USA
Katie Meili, USA
Katinka Hosszu, Hongrie
Kendyl Stewart, USA
Kliment Kolesnikov, Russie
Kristian Gkolomeev, Grèce
Laszlo Cseh, Hongrie
Lia Neal, USA
Lisa Bratton, USA
Maria Ugolkova, Russie
Mark Szaranek, Grande-Bretagne
Max Litchfield, Grande-Bretagne
Mehdy Metella, FRANCE
Michael Andrew, USA
Michelle Coleman, Suède
Mikhail Romanchuk, Ukraine
Pieter Timmers, Belgique
Ranomi Kromowidjojo, Pays-Bas
Ryan Murphy, USA
Sarah Sjostrom, Suède
Sergey Fesikov, Russie
Sergii Shevtsov, Ukraine
Simone Manuel, USA
Siobhan O’Connor, Grande-Bretagne
Tom Shields, USA
Veronika Andrusenko, Russie