Mois : novembre 2014

SUN YANG PAR QUI LES SCANDALES ARRIVENT

Par Eric LAHMY

Lundi 24 Novembre 2014

Sun Yang est-il dopé, cardiaque, ou les deux ?

Sun Yang, le double champion olympique de Londres (400m et 1500m) et médaillé d’argent (200m) a été déclaré positif à un contrôle de dopage. Le stimulant trouvé dans ses urines,  la trimetazidine, un produit interdit depuis janvier par l’Agence Mondiale Anti-Dopage qui avait annoncé cette interdiction du produit dès le mois de septembre précédent (2013). Le contrôle positif de Sun Yang a eu lieu aux championnats de Chine, en mai. Il a été écarté pour trois mois des compétitions (à partir du 17 mai et donc jusqu’au 17 août). Sun Yang a pu donc se présenter aux Jeux Asiatiques, en septembre, et y enlever trois médailles d’or avec autant de meilleures performances mondiales de l’année.

Sun Yang, depuis ses succès londoniens – je le considère comme le grand nageur des Jeux au lieu de l’Américain Ryan Lochte, désigné par la FINA où on se contente d’additionner le nombre de médailles pour apprécier la qualité des nageurs –, ne cesse décidément de nourrir la polémique. En 2013, il a commencé par refuser la discipline d’entraînement instaurée par son entraîneur, et surtout servi sept jours de prison après que sa Porsche, pilotée sans permis de conduire, ait heurté un bus.

Le docteur Ba Zhen, qui suit Sun Yang à l’année, a été pour sa part, interdit pour un an d’exercer dans le cadre du sport. Il est difficile de dire ce que signifie cette interdiction, qui rejette la faute sur le médecin sans qu’on puisse mesurer la part de responsabilité de l’athlète en l’affaire.

Aussi peu sympathique que puisse paraître Sun Yang, dont les exemples d’arrogance et de grossièreté ne manquent pas, se pourrait-il qu’il soit plus victime que coupable en l’espèce ?

Sun Yang, en juillet dernier, a argué qu’il avait pris ce produit dont il ignorait qu’il était interdit pour un souci d’ordre médical (cardiaque). Les règles anti-dopage précisent qu’une substance interdite peut être administrée en cas d’exigence thérapeutique, et si la demande a été faite par avance. Bien entendu, imaginer qu’un nageur du calibre de Sun Yang puisse, tout en s’entraînant et en disputant des compétitions, être sous prescription médicale pour causes d’une quelconque cardiopathie a quelque chose d’effrayant !  

C’est l’agence chinoise Xinhua qui a fait connaître cet incident. Il semble que la Fédération nationale n’est guère très encline à faire connaître les cas de dopage. La raison est la sanction de radiation, brandie par la FINA, touchant toute Fédération nationale dont quatre nageurs sont convaincus de dopage dans une période de douze mois.

MANAUDOU PARTOUT

Dimanche 23 Novembre 2014

Par Eric LAHMY

Florent Manaudou achève sans coup férir sa rafle du sprint, quatre 50 mètres (en dos, en brasse, en papillon, en crawl) réalisés chaque fois dans des temps records. Bien sûr, seul le 50 mètres libre nous semble significatif, mais cette démonstration de force n’en reste pas moins impressionnante. De son côté, Clément Mignon enflamme le 200 mètres dont la finale est snobée par Yannick Agnel. Celui-ci déclare forfait pour la finale et abandonne l’idée de nager aux mondiaux début décembre: se « reconstruction » demandera plus de temps, fait-il savoir. Anne Santamans poursuit sa progression en 50 mètres et une Hollandaise, Van Rouwendaal et une Hongroise, Verraszto dominent les Françaises (dont une Charlotte Bonnet solide et appliquée) dans les courses féminines.

50m dames

  1. Anna SANTAMANS, Olympic Nice, 24’’24 (record de France) ; 2. Mélanie  HENIQUE, Amiens Métropole, 24’’53 ; 3. Charlotte BONNET, Olympic Nice, 24’’93 ; 4. Cloé HACHE, Olympic Nice, 24’’97 ; 5. Margaux FABRE, Montauban, 25’’.

Joli record de France pour Anna Santamans qui n’avait pas été aussi pétillante au cours du week-end. Elle nage 24’’55, record des championnats, en série, puis pulvérise cette performance en finale, et établit la 10e performance mondiale et 8e Européenne de la saison. « Meilleur temps, record de France, titre, dit-elle, je ne pouvais pas finir mieux cette compétition, c’est génial. Je pense que le podium à Doha va être difficile à atteindre mais une finale est jouable et je vais tout faire pour nager encore plus vite. » En effet, son temps la situe à l’orée du niveau mondial, et, selon les engagements, le podium de Doha est hors d’atteinte, sauf à progresser entre aujourd’hui et les Mondiaux. Hypothèse à ne pas écarter, cette bonne compétitrice avérée a déjà étonné dans le bon sens du terme dans les circonstances de haute compétition. On ne peut certes trop lui demander: Anna est encore loin de Sarah Sjoestroem, Suède, 23’’55, Ranomi Kromowidjojo, Pays-Bas, 23’’64, Femke Heemskerk, Pays-Bas, 23’’79, Francesca Halsall, Grande-Bretagne, 23’’80, Bronte Campbell, Australie, 23’’88, Inge Dekker, Pays-Bas, 23’’89 et Jeannette Ottensen, Danemark 23’’89, classées dans l’ordre cette saison, toutes « sous » les 24 secondes cette saison.

 

50m papillon messieurs

  1. Florent MANAUDOU CN Marseille, 22’’09 (record de France) ; 2. Mehdy METELLA CN Marseille, 22’’63 ; 3. Jordan COELHO, Stade de Vanves,  23’’54              

Record national et 2e performance mondiale de la saison en petit bassin, derrière les 21’’98 du Sud-Africain Chad Le Clos et assez loin devant les Brésiliens Nicholas Santos, 22’’43, et Cesar Cielo, 22’’46, voilà pour Florent Manaudou. Mehdy Metella, avec 22’’63, est lui aussi placé mondialement, en 9e position, derrière les susnommés, Roland Schoeman, Afrique du Sud, et Thomas Shields, USA, 22’’51, Steffen Deibler, Allemagne, 22’’56, et Giles Smith, USA, 22’’62. Ce garçon ne cesse de progresser et mûrit lentement, mais jusqu’ici sûrement.

Déclarations de Florent Manaudou : « J’ai eu beaucoup de bons adversaires sur cette compétition, c’est bien de pouvoir nager vite contre eux, ça me servira beaucoup. J’aime tous les 50m, j’ai pris du plaisir sur le crawl parce que c’est devenu une habitude mais j’ai eu de beaux challengers sur les trois autres donc je suis content ».

 

400m 4 nages dames

  1. Sharon VAN ROUWENDAAL, Pays-Bas, 4’33’’15 ; 2. Lara GRANGEON, CN CALÉDONIENS, 4’33’’91 ; 3. Fantine LESAFFRE, MULHOUSE ON 4’38’’64 ; 3. 3. Julie FOURTIER, CSN GUYANCOURT, 4’43’’81

14e temps mondial pour Lara Grangeon, hampionne de France mais devancée par Van Rouwendaal. Cyrielle DUHAMEL, 8e , bat la performance 14 ans en séries, 4’53’’28, et en finale, 4’53’’14.

200m brasse messieurs

1. Jonas COREELMAN , Belgique, 2’7’’09 ; 2. Jean  DENCAUSSE, CN MARSEILLE, 2’7’’12 ; 3. Quentin CALLAIS, CANET 66 NATATION 2’9’’89 ; 4. Patrick PERISSER, DAUPHINS TOULOUSE OEC, 2’11’’56.

Premier titre adulte pour le jeune néo Marseillais Jean Dencausse, bien reparti après une fin de saison d’été difficile (il avait eu du mal l’an passé à encaisser le doublement de son volume d’entraînement). Il est battu d’un ongle par le Belge Coreelman.

Jean Dencausse s’est développé tôt, et il progresse vite. C’est la marque du talent, d’une capacité à devenir un grand champion. Jean est né le 8 septembre 1997, il a donc tout juste 17 ans. Il mesure 1,83m pour 76kg. Il a très peu nagé jusqu’ici, mais est capable d’ « exploser », grâce à un influx, des qualités neuro-musculaires hors normes. Sa percée parmi les internationaux de jeunes a emprunté la soudaineté de l’éclair. Intimidante est sa façon de relancer la course… C’est du moins l’impression qu’il nous a donnée.

L’an dernier, nouvellement licencié à Toulouse, il débute fort, s’infiltre dans les finales adultes en France et se qualifie pour les Europe juniors aux Pays-Bas et les Jeux olympiques de la Jeunesse en Chine. Mais peu à peu, les choses vont moins bien. Après l’embellie, une fatigue s’installe, une usure sans doute psychique se développe. Jean est fatigué par la forme de travail de fond (deux séances quotidiennes) auquel il est soumis au club. Il faut dire que jusque là, il nageait très peu. Vit-il à son échelle le schéma classique qu’a vécu Yannick Agnel à Baltimore auprès de Bob Bowman ? Il est possible aussi qu’un certain type d’entraînement corresponde à un profil de nageurs qui n’est pas celui d’Agnel et de D’Encausse. Des nageurs qui ont besoin de variété, pour ne pas sombrer dans l’ennui, la fatigue mentale qui rejaillit sur le physique (et vice-versa).

Après avoir montré un potentiel de champion d’Europe juniors (le vainqueur restera inférieur à ses records), il reste très en-dessous de ses temps. Aurait-il réédité ses performances de Chartres, aux championnats de France, il gagnait la course… Il change de club, rejoint Marseille, où il semble satisfait de ce qu’il y trouve. Il démontre aussi des qualités certaines en nage libre…

Dencausse, parents sportifs, père snowboarder, mère nageuse (Sylvie Boube, championne de France), s’est d’abord exprimé sur les pentes alpines avec des résultats de qualité. A douze ans, il est triple champion de France. En 2012, alors qu’il rechape deux records de France de jeunes du 200 mètres brasse en bassin de 25 mètres, on peut lire dans « La Dépèche » du 4 avril qu’il gagne trois boardercross toutes catégories « à Serre-Chevalier, Val-Thorens et Puy-Saint-Vincent » et « aurait pu conclure cette très belle saison par un titre de champion de France le week-end dernier, à Serre-Chevalier, mais son poursuivant dans le run de finale l’a violemment percuté… Il a quand même terminé sur une très belle 3e place en se tenant les côtes et sérieusement secoué… » Finalement, il a préféré la natation !

 

200m dames

1. Evelin VERRASZTO, Hongrie, Olympique Nice, 1’55’’52 ; 2. Charlotte BONNET, Olympic Nice, 1’55’’54 ; 3. Cloé HACHE, Olympic Nice 1’55’’88 ; 3. Margaux FABRE, Montauban, 1’56’’41 ; 5. Ophélie-Cyrielle ETIENNE, Lille, 1’58’’09 ; 6. Mylène LAZARE, Sarcelles, 1’58’’46.

Triplé de l’Olympic de Nice. Verraszto bat Bonnet d’un ongle, pratiquement l’égalité. Et la jeune Cloé Hache n’est plus loin… A noter que Van Rouwendaal réussit le 2e temps des séries avec 1’57’’11 mais ne nage pas en finale en raison du règlement compliqué qui ne tolère qu’un étranger en finale.

200m messieurs

  1. Clément MIGNON, CN Marseille, 1’42’’09 ; 2. Jordan POTHAIN, Nautic Club Alp’38, 1’45’’83 ; 3. Joris BOUCHAUT, D Toulouse OEC, 1’46’’10 ; 4. Lorys BOURELLY, D Toulouse OEC, 1’46’’22 ; 5. Ganesh PEDURAND, D Toulouse OEC, 1’46’’83

Clément Mignon signe une très grosse performance, la 3e mondiale de l’année, et laisse ses suivants à cinq ou six mètres. Impressionnante démonstration du Marseillais. Yannick Agnel, lui, nage le meilleur temps des séries, 1’45’’78, puis ne se présente pas en finale.

Agnel, qui retrouvait la compétition cette semaine un mois après sa reprise à Mulhouse avec Lionel Horter, na’ pas jugé nécessaire de nager la finale du 200m. «Il faut que je me repose avant de repartir au boulot. C’était une compétition de travail, un premier bain. Ça a été de mieux en mieux, je suis content et je repars avec trois breloques.» Horter était lui plus que satisfait : «C’est bien, il a pris dix départs, il s’est engagé à chaque fois, sans se cacher. Mentalement, il a été impliqué et positif. J’ai le sentiment qu’on est sur la bonne voie

200m dos dames

  1. Mathilde CINI, VALENCE TRIATHLON 2’8’’02 ; 2. Lara GRANGEON, CN CALÉDONIENS,  2’10’’28 ; 3. Pauline MAHIEU, US ST-ANDRÉ, 2’11’’82.

 

FLORENT MANAUDOU N’EN RATE PAS UNE!

Samedi 23 Novembre 2014

Championnats de France d’hiver en petit bassin.

Florent Manaudou sur 50 mètres brasse. Une distance non olympique donc un peu dévaluée, mais qu’il maîtrise parfaitement. Après le libre et le dos, le voici donc champion de France du 50 brasse avec un nouveau record de France, 26’’11.    Un vraiment bon temps puisqu’au cours des divers tournois Coupe du monde de cet automne et du début de l’hiver, seul le vénérable Sud-Africain Roland Schoeman a réussi a gagner, à deux reprises, plus vite que le Marseillais.

 

1500m dames

1. Sharon Van ROUWENDAAL, Pays-Bas et Sarcelles, 15’48’’67 ; 2. GRANGEON Lara,  CN Calédoniens,  16’7’’68 ; 3. Coralie CODEVELLE AAS Sarcelles, 16’12’’26 ; 4. Julie BERTHIER, Mulhouse ON, 16’20’’87 ; …16. Morgane BIHAN, CSN Guyancourt, 17’12’’27, meilleure performance française des 14 ans.

Plus d’une longueur de bassin d’avance sur Lara Grangeon pour Sharon Van Rouwendaal, la championne d’Europe des 10 kilomètres, qui signe un résultat intéressant, puisqu’il la place pour l’instant comme leader mondiale de la saison. Sharon améliore de près de sept secondes son temps des championnats d’hiver précédents, 15’55’’ (qui en avaient fait la cinquième nageuse mondiale).

1500m messieurs

1. Anthony PANNIER, AAS Sarcelles, 14’39’’31 ; 2. Joris BOUCHAUT, D Toulouse OEC, 14’43’’55 ; 3. Nicolas D’ORIANO, D Toulouse OEC, 14’54’’82 (meilleure performance française 17 ans) ; 5. Axel REYMOND, Fontainebleau Avon, 15’0’’65 ; 5. David AUBRY, Vikings Rouen, 15’8’’21 ; 6. Marc-Antoine OLIVIER, Denain, 15’9’’31 ; 7. Antoine GOZDOWSKI, Vikings Rouen, 15’9’’76.

Avec son temps, Pannier se place 8e dans le monde cette saison.

50m dos dames

1. Mathilde CINI, Valence Triathlon, 27’’09 ; 2. Fanny DANET, C Paul-Bert Rennes, 28’’36 ; 3. Vochimié KOINDREDI, Canet 66 Natation, 28’’51 ; 4. Laurine DELHOMME, CN Paris, 28’’59 ; 5. Pauline MAHIEU, US Saint-André, 28’’60, et, en séries, 28’’52, meilleure performance française des 15 ans ; 6. Laure Poulet (Bron), 26’’62.

50m brasse messieurs

1. Florent MANAUDOU, CN Marseille, 26’’11, record de France ; 2. Giacomo PEREZ DORTONA, CN Marseille, 26’’56 ; 3. Eddie MOUEDDENE, Amiens Métropole, 27’’10 ; … 20. Tanguy LESPARRE, CN Cannes, 29’’29 (meilleure performance 15 ans).

Florent Manaudou distance les spécialistes, un peu comme Schoeman le fait en compétition internationale: « C’est un bon temps et une bonne course. La brasse est la nage que je préfère, c’est ma distance préférée en petit bain. Il n’y a pas beaucoup à nager, ça se joue sur des qualités précises. C’est une nage que j’apprécie beaucoup, c’est un beau challenge d’essayer de prendre un maximum d’avance pour gagner ».

100m brasse dames

1. Fanny LECLUYSE, Belgique, 1’6’’26; 2. Charlotte BONNET, Olympic Nice, 1’7’’22; 3. Adeline WILLIAMS, D. Toulouse OEC, 1’7’’26; 4. Fanny DEBERGHES ASPTT Montpellier, 1’7’’71.

Pas vraiment le niveau international en dehors de Fanny Lecluyse, qui a d’ailleurs nagé plus vite aux championnats de Belgique, 1’5’’90, 17e temps mondial de l’année.

100m 4 nages messieurs

1. Eddie MOUEDDENE Amiens Métropole, 53’’57 ; 2. Yannick AGNEL, Mulhouse ON, 54’’10 ; 3. Andrea BOLOGNESI, Italie et AS Monaco, 54’’17 ; 9. Tanguy LESPARRE, CN Cannes, 57’’24 (meilleure performance des 15 ans).

100m papillon dames

1… Marie WATTEL, Olympic Nice, 57’’80 ; 2. Mélanie HENIQUE, Amiens Métropole, 58’’10 ; 3. Evelyn VERRASZTO, Hongrie, Olympic Nice, 58’’21 ; 4. Justine BRUNO, Beauvaisis Aquatic, 59’’31.

Un strapontin (20e temps mondial petit bassin de la saison hivernale) pour Marie Wattel, en même temps qu’une performance 17 ans, avec ses 57’’80 qui lui permet de devancer Mélanie Hénique. Cloé Hache, autre espoir de la spécialité, échoue en finale B (qu’elle remporte devant la Cannoise Solweig Picault, 1’1’’43, meilleure performance française des 14 ans.

200m papillon messieurs

1. Jordan COELHO Stade de Vanves, 1’53’’80 ; 2. Thomas VILACECA, Montauban, 1’55’’98 ; 3. Marvin MAISONNEUVE, Montauban, 1’56’’26 ; 4. Nans ROCHE, Canet 66, 1’57’’07.

13e temps mondial de la saison petit bassin (débutée le 1er aout) pour Jordan Coelho

Finale A 400m nage libre dames

1. Sharon VAN ROUWENDAAL, Pays-Bas et Sarcelles, 4’1’’36; 2. Charlotte BONNET, Olympic Nice, 4’5’’82 ; 3. Ophélie-Cyrielle ETIENNE, Lille Métropole, 4’6’’80 ; 4. Coralie CODEVELLE, Sarcelles, 4’7’’57.

Bizarre, le 400 mètres nage libre dames disputé le même jour que le 1500 mètres. Faut pas chercher, les dirigeants qui ont établi un tel programme sont plus malins que nous. Van Rouwendaal pulvérise la course. Bonnet est championne de France, battue de six ou sept mètres.

100m dos messieurs

1. Camille LACOURT, CN Marseille, 51’’48 ; 2. Paul PIJULET, Aqua-Club Pontault-Roissy, 52’’86; 3. Thomas AVETAND, Bauvaisis AC, 52’’99… ; Kryls MIATTI, Mulhouse, 54’’71 en séries, 54’’ en finale.

Déclarations de Camille Lacourt : « Depuis le début de la semaine, il se passe quelque chose de vraiment bien et j’ai su bien en profiter. Je suis parti assez prudemment parce que j’étais fatigué des deux dernières journées. J’ai voulu nager correctement et intelligemment pour que ça finisse bien. Mais ça commence à tirer, c’est la fin de la compétition et c’est une bonne chose pour moi ».

Au programme de la journée qui vient, les dames disputeront les finales du 50m nage libre, 400m 4 nages, 200m nage libre et 200m dos. Les messieurs seront quant à eux confrontés en finale du 50m papillon, 200m brasse et 200m nage libre.

A METELLA LA COURONNE DU SPRINT

Montpellier, le 21 Novembre 2014 vendredi

Deuxième journée des championnats de France petit bassin: trois nouveaux records de France !

Cette deuxième journée de compétition est marquée par trois nouveaux records de France, Mélanie Hénique sur 50 mètres papillon en 25 »33, Florent Manaudou sur 50 mètres dos en 22 »98 et Charlotte Bonnet sur 100m 4 nages en 59 »97. Mais si vous le permettez, on dire que le crack de la journée, c’est Metella, vainqueur du 100 libre après le 100 papillon.

800m dames

1… Sharon VAN ROUWENDAAL Pays-Bas et Sarcelles, 8’17’’44 ; 2. Lara GRANGEON, CN Calédoniens, 8’25’’73 ; 3. Coralie CODEVELLE AAS Sarcelles, 8’29’’16 ; 4. Alizée MOREL, Olympic Nice, 8’29’’91 ; 5. Ophélie-Cyrielle ETIENNE, Lille, 8’30’’98.

Deux élèves de Philippe Lucas sur les podiums de l’épreuve de demi-fond, ce qui n’étonnera personne…

 800m messieurs

1. Anthony PANNIER, AAS Sarcelles, 7’39’’51 ; 2. Joris BOUCHAUT, D Toulouse OEC 7’43’’35 ; 3. Benoît DEBAST, AAS Sarcelles, 7’50’’70 ; 4. Axel REYMOND, Fontainebleau, 7’52’’69 ; 5. Nicolas DORIANO, D Toulouse OEC, 7’53’’04 (meilleure performance 17 ans) ; 6. Antoine GOZDOWSKI, Vikings de Rouen, 7’53’’43.

50m papillon dames

1. Mélanie  HENIQUE, Amiens Métropole 25’’33 (Record de France) ; 2. Marie WATTEL,  Olympic Nice, 26’’26 ; 3. Anna SANTAMANS, Olympic Nice, 26’’45 ; 4. Cloé HACHE, Olympic Nice, 26’’81 ; 5. Justine BRUNO, Beauvaisis, 26’’90… 18. Clara SGARAMELLA, Dauphins d’Annecy, 28’’33 (meilleure performance 13 ans).

L’une des vraiment bonnes performances de la journée, moins en raison du record que de la qualité internationale de l’Amiénoise. Mélanie Hénique se déclare, on l’imagine, « très contente de ce titre et de ce nouveau record. Avec Michel (Chrétien, qu’elle a quitté pour nager à Marseille), on se connaît par cœur, ce n’est pas du tout contre lui que je m’entraîne à Marseille, j’ai simplement besoin de découvrir autre chose. C’est une nouvelle aventure mais je reste toujours licenciée au club d’Amiens et ça me tient à cœur parce que je suis née là-bas et parce que c’est Michel qui m’a tout appris. Je reste très attachée au club d’Amiens mais j’ai besoin de découvrir de nouvelles techniques d’entraînement ».

 50m dos messieurs

1. Florent MANAUDOU, CN Marseille, 22’’98 (Record de France) ; 2. Camille  LACOURT, CN Marseille 23’’19 ; 3. Jordan COELHO, Stade de Vanves,  24’’35 ; 4. Andrea BOLOGNESI, Italie et Monaco, 24’’39 ; 5. Paul PIJULET, Pontault-Roissy, 24’’58 ; 6. Nathan BONNEL, Canet 66, 24’’81 ; 7. Thomas AVETAND, Beauvaisis, 24’’97 ; 8. Paul-Gabriel BEDEL, CN Marseille, 25’’10.

La grosse performance de la journée, sans doute. Avec ça, Florent Manaudou nage plus vite que tous les vainqueurs de tournois Coupe du monde en petit bassin de la saisons. Déclarations de l’intéressé : « C’était une belle course et un beau duel avec Camille parce qu’on avait tous les deux très envie de le gagner. Ce n’est pas une course très aboutie au niveau des départs et des virages mais je prends le record donc je suis content. Le dos était ma première spécialité. Même si je le nage moins bien qu’avant, je sais le nager et surtout, j’ai l’explosivité et la vitesse pour gagner un 50 mètres ». Bien entendu, Camille Lacourt, 2e, ne démérite pas du tout. Grosse différence de ces deux avec leurs suivants…

200m brasse dames

1. Fanny LECLUYSE, Belgique , 2’21’’07 ; 2.Fanny DEBERGHES, ASPTT Montpellier, 2’24’’77 ; 3. Lara GRANGEON, CN Calédoniens 2’25’’58 ; 4. Fantine LESAFFRE, Mulhouse ON, 2’26’’75 ; 5. Coralie DOBRAL, Montauban, 2’26’’85 ; 6. Laura PAQUIT, Tarbes, 2’27’’58.

Un chouette chrono pour la Belge Fanny Lecluyse, qui creuse une jolie différence sur les Françaises de l’étape.

400m 4 nages messieurs

1. Théo FUCHS, Amiens Métropole, 4’11’’06 ; 2. Jeremy DESPLANCHES, Suisse et Olympic Nice, 4’11’’07; 3. Ganesh PEDURAND, D Toulouse OEC 4’13’’55 ; 4. Yannick CHATELAIN, Nautic Nïmes, 4’14’’65. En finale B, M’Rabet, Tunisie, SFOC, 4’14’’97 (4’14’’66 en séries). Tanguy Lesparre bat les meilleures performances françaises 15 ans en séries, avec 4’21’’60, et en finale, 4’19’’79.

100m 4 nages dames

1. Evelin VERRASZTO, Hongrie et Olympic Nice, 59’’29 ; 2. Charlotte BONNET, Olympic Nice, 59’’97 (record de France) ; 3. Mathilde CINI, Valence Triathlon, 1’1’’77; 4. Anna SANTAMANS, Olympic Nice, 1’2’’62 ; 5. Laurine DELHOMME, CN Paris, 1’2’’72 ; 6. Vochimié KOINDREDI, Canet, 1’3’’61. En finale B, Rebecca MATTHEWS, GB et SU Agen, 1’2’’74. En finale C, Solweig PICAULT, Canet, 1’5’’16, meilleure performance 14 ans.

Charlotte Bonnet réussit son « premier record de France en toutes catégories, et, ajoute-t-elle, même si ce n’est qu’en petit bassin, je suis très contente. L’objectif était de gagner et de faire le record. Je n’ai pas réussi à le faire ce matin, je suis ravie de l’avoir fait ce soir. Même si c’est un petit centième, j’ai bien réussi à gérer, l’objectif est atteint, je suis satisfaite ».

 100m messieurs

1. Mehdy METELLA, CN Marseille, 46’’69 ; 2. Clément  MIGNON, CN Marseille, 46’’76 ; 3. Yannick AGNEL, Mulhouse ON, 47’’60 ; 4. Oussama SAHNOUN, Algérie, 48’’40. En séries, Florent MANAUDOU, CN Marseille, 47’’08.

Manaudou fait la meilleure performance du matin, mais ne nage pas le soir. Cuisant souvenir de l’an passé, quand il avait tenté un gros coup et s’était blessé. Metella a le mérité d’ajouter le 100 libre au 100m papillon, aux dépens de Mignon qui n’était pas loin. Tous deux signent des temps remarquables, sinon de record. Yannick Agnel, lui, reste toujours assez loin derrière. Son temps sur 50 mètres, la veille, montrait une petite carence de vitesse, du moins vis-à-vis des gros bras du sprint. Mehdy Metella : « Je suis toujours sur une phase de préparation pour les Mondiaux et je voulais vraiment ce titre. J’étais obligé d’aller chercher cette force pour gagner. Je commence à progresser au niveau de la muscu, je commence à prendre beaucoup de forces, je ne savais pas que j’avais autant d’énergie pour le premier 25m, c’est une bonne chose ».

 Au programme de la journée de samedi, les dames disputent les finales des 1500m, 50m dos, 100m brasse, 100m papillon et 400m nage libre. Les messieurs seront quant à eux confrontés en finale des 1500m, 50m brasse, 100m 4 nages, 200m papillon et 100m dos.

MANAUDOU ROI DU DEMI CENT

Eric LAHMY

Vendredi 21 Novembre 2014

Florent Manaudou signe sans difficultés la meilleure performance de la première journée des championnats. Yannick Agnel a essayé de la chatouiller sur la longueur de bassin, mais Manaudou n’a rien senti. Mignon a été le plus proche du champion olympique, dont il partage les ligne à l’entraînement. A signaler aussi un bon chrono de Metellla sur 100 mètres papillon, très au-dessus du lot et pas très loin de la classe mondiale dans une course à ses yeux un peu ratée (virage des 25 mètres). Perez Dortona en brasse trouve à qui parler avec Jean Dencausse qui retrouve la « pêche » (aux médailles) après une fin de saison estivale difficile. Doublé de Charlotte Bonnet, battue sur 200 mètres quatre nages, mais par la Hongroise Verraszto, et donc championne de France, et vainqueur du 100 mètres nage libre.

200m papillon dames.

1. Lara GRANGEON, CN Calédoniens, 2’5’’41 ; 2. Sharon VAN ROUWENDAAL, Pays-Bas et Sarcelles, 2’6’’20; 3. Marie WATTEL, Olympic Nice, 2’8’’44 (meilleure performance 17 ans); 4. Justine BRUNO, Beauvaisis, 2’12’’10 ; 5. Camille Wishaupt (Mulhouse), 2’12’’40 ; 6. Elodie DELAMARRE, Lille, 2’12’’90.

Jolie performance de Lara Grangeon, qui reste une de nos rares représentantes au bon niveau international dans les quatre nages. Ici, c’est en papillon qu’elle revendique la première place, devançant une solide Batave sociétaire de Sarcelles, Sharon Van Rouwendaal, nouvelle muse de Philippe Lucas après Laure Manaudou, Camilla Potec et Federica Pellegrini. Marie Wattel poursuit sa progression,, depuis une saison avec Nice, et améliore la meilleure performance française des 17 ans

400m messieurs

1. Clément MIGNON, CN MARSEILLE, 3’41’’21 ; 2. Ahmed Mathlouti, Tunisie, 3’42’’14 ; 3. Joris BOUCHAUT, D. TOULOUSE OEC, 3’44’’08 ; 4. Jordan POTHAIN, NAUTIC CLUB ALP’38, 3’44’’25 ; 5. Anthony PANNIER, 3’44’’50 ; 6. Nicolas DORIANO, D Toulouse OEC, 3’47’’25 ; 7. Benoit DEBAST, Sarcelles, 3’47’’58. Finale B : 1. Rahiti DEVOS, Olympic Nice, 3’48’’39 ; 2. Antoine GOZDOWSKI, Vikings Rouen, 3’48’’99 ; 3. Sébastien VIGROUX, Mulhouse, 3’49’’20 ; 4. Igor DUPUIS, Mulhouse, 3’49’’43.

Agnel aux abonnés absents, ce qui est certes dommage, mais bon le garçon a connu une fin de saison tellement décevante qu’on ne peut trop rien dire, quand il ne se présente pas au départ d’une course qu’il a illustrée de la façon qu’on sait (il détient le record du monde en petit bassin). Agnel se voit toujours nageur de 100 mètres et de 200 mètres. Dès lors, que peut-on ajouter ? Doublé de titres pour Charlotte Bonnet

200m dos messieurs

1. Paul PIJULET, AC PONTAULT-ROISSY, 1’55’’75 ; 2. Florian JOLY, D TOULOUSE OEC 1’56’’66 ; 3. Paul-Gabriel BEDEL, CN MARSEILLE, 1’56’’80 ; 4. Mathieu GEOFFROY, Clermont, 1’57’’09 ; 5. Thomas Avetano, Beauvaisis, 1’57’’43. Finale B : Nathan BONNEL, Canet 66, 1’58’’04.

En séries, Kryls MIATTI, Mulhouse, 2’2’’56 (meilleure performance française des 15 ans)

Pas bien loin de la classe mondiale, Paul Pijulet, l’élève de Jérome Dimitri à l’INSEP, en tête d’un trio de qualité, sous l’œil d’un quatrième, bvenjamin du groupe, Mathieu Geoffroy, de Clermont, 17 ans.

100m dos dames

1. Sharon VAN ROUWENDAAL, Pays-Bas et Sarcelles, 58’’76 ; 2. Mathilde CINI, VALENCE TRIATHLON, 59’’26 ; 3. Pauline MAHIEU, US ST-ANDRÉ 1’0’’18 ; 4. Laurine DEL’HOMME, CN PARIS 1’0’’85 ; 5. Ophélie-Cyrielle ETIENNE, Lille, 1’1’’15 ; 6. Pauline GALATEAU, Amiens, 1’1’’52.

 

100m papillon messieurs

1. Mehdy METELLA, CN MARSEILLE, 50’’20 ; 2. Jordan COELHO, STADE DE VANVES  51’’64 ; 3. Camille LACOURT, CN MARSEILLE 52’’65 ; 4. Marvin MAISONNEUVE, Montauban, 53’’12.

Metella représente une classe à part, qui nage dès les séries en 50’’90, ce qui le met une longueur de corps devant le premier de ses suivants. En finale, explique-t-il,  « je ne savais pas que je pouvais dégager autant de puissance sur le premier 25m, ça m’a fait rater mon premier virage, j’ai été obligé de rajouter un petit mouvement. Je fais mes courses comme je le sens, mon objectif est de faire les championnats du monde et d’arriver en finale. Les championnats du monde de cette année sont vraiment importants pour moi ».

200m 4 nages dames

1. Evelyne VERRASZTO, Hongrie  et Olympic Nice, 2’8’’03 ; 2.Charlotte BONNET, Olympique Nice, 2’8’’77 ; 3. Lara GRANGEON, CN Calédoniens, 2’8’’90 ; 4. Fantine LESAFFRE, MULHOUSE ON 2’13’’30

100m brasse messieurs

Giacomo PEREZ DORTONA, CN Marseille 57’’88 ; 2. Jean DENCAUSSE, CN Marseille 58’’32 ; 3. Eddie MOUEDDENE, Amiens, 59’’66 ; 4. Jonas COREELMAN, Belgique, 59’’81 (en séries, 59’’59).

Finale B : Andrea BOLOGNESI, Monaco, 59’’38. 20e des séries, Tanguy LESPARRE, Cannes, améliore en 1’2’’95 la meilleure performance 15 ans.

Perez Dortona frôle depuis plusieurs mois la classe internationale, et s’il n’a pas tout à fait remplacé Hugues Duboscq, aujourd’hui heureux militaire qui vient de donner son nom à la piscine du Bataillon de Joinville, à Fontainebleau (la salle d’haltérophilie s’appelle Pierre Fulla), la chose n’est pas à écarter dans un très proche avenir. Mais il a trouvé un client, avec le jeune Jean Dencausse, qui, après une saison toulousaine où il a beaucoup souffert (on y avait carrément doublé son kilométrage) a repris le chemin d’une progression qui avait beaucoup impressionné la saison passée

50m brasse dames

1. Fanny LECLUYSE, Belgique , 30’’67; 2. Adeline WILLIAMS, D Toulouse OEC 31’’42; 3. Fanny DEBERGHES, ASPTT Montpellier, 31’’84; 4. Solène GALLEGO, D Toulouse OEC 31’’86; 5. Coralie DOBRAL, Montauban, 31’’95.

50m messieurs

1. Florent MANAUDOU, CN Marseille, 21’’10 ; 2. Clément MIGNON, CN Marseille, 21’’45; 3. Nosy PELAGIE, EMS Bron 21’’87 ; 4. Yannick AGNEL, Mulhouse, 22’’06; 5. Oussama Sahnoune, Algérie, Talence, 22’’08.

Net succès du champion olympique, et victoire dans un temps qui lui aurait donné la première place dans six des sept courses de Coupe du monde en petit bassin disputées cette saison. Seul Josh Schneider a nagé plus vite, 21’’07, à Dubai. Mignon, très bon sprinteur lui aussi, l’accompagne sur le podium et signe un temps intéressant. Yannick Agnel, quatrième qualifié en séries, quatrième à l’arrivée (façon de tester sa vitesse ?), devrait faire mieux sur 100 et 200 mètres. Florent Manaudou, lui, se dit « satisfait de la mise en place avant la course, c’était très bien et j’ai vu que je pouvais nager vite. Je ne pensais pas que Yannick (Agnel) ferait le 50m, c’est sympa de se retrouver sur une course sans pression. Il revient en forme, c’est un bon concurrent, c’est dommage qu’il ne soit pas sur le podium ».

100m dames

1. Charlotte BONNET, Olympic Nice, 53’’53 ; 2. Cloé HACHE, Olympic Nice, 53’’94 ; 3. Margaux FABRE, MONTAUBAN, 54’’ ; 4. Anna SANTAMANS, Olympic Nice, 54’’34

Sans Camille Muffat, Bonnet n’a pas eu la tâche si facile, sa jeune équipière de l’Olympic et Margaux Fabre l’ayant serrée de près. On peut dire, d’ores et déjà, que le relais quatre fois 100 mètres féminin français est pour les trois quarts niçois. C’est dire (voir aussi les autres résultats) que, en termes de natation, la préfecture des Alpes-Maritimes continue d’être une pourvoyeuse de talents.

Au programme de ce vendredi, les dames disputeront les finales du 800m nage libre, 50m papillon, 200m brasse et 100m 4 nages. Les messieurs seront quant à eux confrontés en finale du 800m nage libre, 50m dos, 400m 4 nages et 100m nage libre où un match à trois Manaudou Mignon Agnel parait constituer un scénario probable. Vrai ? Faux. M/anaudou ne nagera que les séries du 100 mètres, se concentrant sur les quatre courses de 50 mètres (dos, brasse, papillon, crawl) des championnats de France. Ce n’est pas Claude Fauquet qui aurait permis cela (mais c’était une autre époque).

YANNICK AGNEL PREMIER MAIS BATTU

21 Novembre 2014

Est-il possible d’être champion de France d’une course après être arrivé deuxième? Oui, cela peut arriver par exemple dans la première épreuve des championnats de France de Montpellier, le 200 mètres quatre nagescomme l’a démontré Yannick Agnel. Son vainqueur, le Luxembourgeois Stacchiotti, n’étant pas français, le titre revient à l’ex Niçois et néo Mulhousien après un passage à Baltimore…

Finale 200m 4 nages messieurs

1. Raphaël STACCHIOTTI, Luxembourg et CN Marseille, 1’56’’71 ; 2. Yannick AGNEL Yannick, Mulhouse 1’57’’26; 3. Ganesh PEDURAND, D. Toulouse OEC 1’58’’20; 4. Théo FUCHS, Amiens Metropole, 1’58’’31 ; 5. Romain LANDRY, D. Toulouse OEC, 1’58’’76 ; 6. Damien GWIZDZ, Canet, 2’0’’81 ; 7. Tanguy LESPARRE, CN Cannes, 2’0’’85 (mpf 17 ans) ; 8. Théo BERRY (Aqua Vallée de Chevreuse), 2’1’’27. Finale B : Jeremy DESPLANCHES, Suisse et Olympic Nice, 1’58’’34 (en séries, 1’58’’20).

Agnel est champion de France, mais 2e de la course derrière le Luxembourgeois de Marseille Stacchiotti, qui fut porte-drapeau de son pays à la cérémonie d’ouverture des Jeux de Pékin et une bonne référence internationale de la distance. Stacchiotti, entraîné par Mathieu Burban dans la cité phocéenne, est en train de récolter les fruits de son entraînement dans la cité phocéenne, après une saison blanche, grillée par le passage du rythme de nage au Luxembourg et à Marseille, de six à onze kilomètres par jour. Sans être la spécialité de Yannick, les quatre nages répondent sans doute à l’important travail dans tous les styles effectués avec Bob Bowman à Baltimore pendant une saison et demie. La spécialité reste un des nombreux points faibles de la natation française, et ces résultats sont fort éloignés de ce qui s’est fait de mieux, par exemple en Coupe du monde, où le Japonais Kosuke Hagino a nagé 1’51’’27 cet automne à Tokyo. Les déclarations de Yannick Agnel, reprises du communiqué fédéral : « Je vais me concentrer sur le 100 et le 200 mètres nage libre. J’ai encore des choses à trouver au niveau technique qui ne sont pas évidentes mais qui sont exaltantes. C’est le meilleur moment de la vie d’un nageur, quand on cherche. Je pense que c’est important de retoucher à la compétition. L’œil du tigre est quelque chose qui ne se perd pas mais c’est vrai que ce n’est pas évident de se remobiliser. Je suis bien dans ma peau, heureux et détendu ».

A noter quand même la performance 17 ans de Tanguy Lesparre, qui n’a pas seize ans (il est né le 1er janvier 1999), aurait déjà battu 34 performances de catégories d’âge (archivage du site fédéral) et qui est l’un des espoirs de la discipline.

Italie 15, France 9, défaite honorable

WATER-POLO

Mercredi 19 Novembre 2014

Score final : France 9 – 15 Italie.

C’est dans une piscine Yves Blanc de Montepellier pleine à craquer que les joueurs de l’équipe de France ont débuté hier nuit leur campagne de Ligue Mondiale. Face à l’Italie, championne du monde en 2011 et médaillée de bronze aux derniers championnats d’Europe de Budapest, les Bleus ont bien résisté mais se sont finalement inclinés (15-9). Compte tenu du « poids » historique et technique de l’adversaire, il s’agit bien évidemment d’une défaite honorable! Au début du match, les hommes de Florian Bruzzo non seulement rivalisent parfaitement avec leurs opposants du soir, mais, par Manuel Laversanne, sur penalty, obtiennent l’avantage (2-1). Cependant, malgré un bel arrêt de Rémi Garsau, les Bleus attaquent le deuxième quart-temps avec un petit but de retard. Deux nouveaux arrêts du portier leur permettent d’espérer. Thibault Simon et Rémi Saudadier marquent à leur tour et situent la France à deux buts d’écart à la mi-temps (6-4).  Avec une réalisation très rapide dans la troisième période, le Settebello appuie, et les Italiens prennent brutalement le large. Un but de Michal Izdinski et un arrêt de Jonathan Moriamé n’y changent rien. Les Bleus entament le dernier temps avec cinq buts de retard (10-5). Un écart trop difficile pour laisser espérer un retour à l’équipe de France. Mehdi Marzouki par deux fois, Petar Tomasevic et Alexandre Camarasa, marquent dans les huit dernières minutes. Mais les Italiens ne les laissent pas revenir et garderont la maitrise du match. Ils s’imposent finalement 15 à 9. Un premier match difficile mais intéressant pour les Bleus qui cherchent ce type d’affrontement en participant à la Ligue Mondiale. Leur prochain rendez-vous à Montpellier le 9 décembre, les opposera à la Croatie, championne olympique.

Qu’en ont-ils pensé? Pour Alexandre Camarasa, Capitaine de l’équipe de France : « Il y a forcément du positif à tirer de ce genre de match. On s’entraîne tous les jours pour affronter de grandes équipes. L’Italie a été meilleure que nous mais nous apprenons et l’objectif reste la qualification aux prochains championnats d’Europe. » 

Florian Bruzzo, Entraîneur National, pour sa part, positive également: « On savait que l’Italie, malgré une équipe rajeunie, était meilleure que nous, explique-t-il. Ce n’est une surprise pour personne. On a commis quelques erreurs individuelles au moment où on était encore bien au contact. On tenait à tout prix à participer à la Ligue Mondiale, on est servis. Maintenant, la vie continue et on va vite se projeter sur le prochain match. » 

WATERPOLO : LA FRANCE AU TEST SETTEBELLO

 

Par Eric LAHMY

Ce 18 novembre, la piscine Yves Blanc d’Aix-en-Provence accueillera (début du match à 20h30 le match France-Italie de water-polo (messieurs) qui constituera son premier match de Ligue mondiale 2015. Heureux retour pour nos compatriotes dont les résultats alors insuffisants n’avaient pas permis d’entrer dans la compétition, ce depuis 2010.

Après cinq ans de pénitence, les Français ne doivent pas manquer d’appétit, mais, doit-on dire, mais on ne peut s’empêcher de songer, au moment de la revoir autour de la belle table de la World League, que l’Italie ne s’avalera pas forcément comme un hors d’oeuvre, et que ce n’est pas non plus de la tarte.

Non, il s’agit bel et bien d’un plat de résistance, qui ne s’attaque pas à la petite cuiller, et qui nécessitera tous les instruments que les nôtres auront sous la main, cuiller, fourchette, couteau et peut-être scie à métaux ! Champions du monde 2011, elle dispose d’un championnat national qui exsude la bonne santé et la vitalité et, depuis toujours (le water-polo a acquis sa popularité en Italie dès 1899, année où un match exhibition fut joué aux Bains de Diana à Milan) lui a permis de collectionner les médailles les plus prestigieuses. Affublée d’un nom accolé à sa légende, le Settebello (du nom d’une combinaison de cartes gagnantes à la scopa, jeu de cartes italien), l’équipe nationale a remporté trois Jeux olympiques en 1948, 1960 et 1992, trois championnats du monde en 1978, 1994 et 2011, trois titres européens, en 1947, 1993 et 1995 et quelques autres bricoles de haut standing !

En face, l’équipe de France, issue de sa dixième place des derniers championnats d’Europe de Budapest, première qualification dans une compétition où ils étaient absents depuis 2001, ne fait-elle pas le poids ? Mais un match est un match, l’avantage du terrain est une valeur qu’il ne faut pas dédaigner et l’idée est de ne surtout pas partir battus ! Les ambitions des Français s’aiguisent autour de l’idée de se qualifier pour les Jeux olympiques de Rio. Julien Issoulié, le directeur de la discipline en France, interrogé par Nicolas Menanteau et Charlotte Despreaux, du service communication fédéral souligne les volontés françaises :  « Ce tournoi va encourager les équipes de France à s’intégrer tout au long de l’année dans une démarche de haut niveau, et les maintenir dans une perspective d’excellence. L’objectif principal est donc de conserver une dynamique de travail forte et efficace en vue de l’Euro 2016 qualificatif aux Jeux Olympiques de Rio. Le fait d’affronter plusieurs grosses nations régulièrement et sur une longue période ne peut qu’aguerrir et accroître la motivation des collectifs France. Ce sera d’autant plus vrai pendant les matches à domicile. »

Entre le gnac français et la grinta à l’italienne, Dieu reconnaîtra les siens. Bon match !

L’EGYPTE N’IRA PAS A DOHA

Par Eric LAHMY

16 Novembre 2014

L’Egypte ne participera pas aux prochains championnats du monde de natation en petit basin, à Doha, les 3-7 décembre.
C’est la troisième nation à se retirer d’un événement dont l’hôte est le Qatar, après que, ce lundi 10 novembre,  Bahrain et les Emirats Arabes Unis se soient retires des mondiaux 2015 de handball

Ces deux nations n’ont pas manqué de faire savoir les raisons de leurs forfaits: il s’agit d’une protestation concernant l’aide que le Qatar est soupçonné d’apporter aux groups islamistes extrémistes du Moyen-Orient, dont les frères musulmans en Egypte. Il semble que le retrait égyptien des mondiaux de natation procède du même souci. L’Egypte reste inscrite aux mondiaux de hand 2015. La FINA a regretté officiellement ce retrait, et affirme que l’organisation se déroulera dans les meilleures conditions. 900 nageurs de 170 pays sont attendus (record). Les relations sont tendues entre le Qatar, les Emirats, l’Arabie Séoudite et Bahrain pour les raisons sus indiquées. Ces pays ont fermé leurs ambassades au Qatar depuis mars dernier. L’an dernier, lors d’un meeting Coupe du monde au Qatar, les organisateurs s’étaient distingués en occultant le nom et le drapeau d’un nageur d’Israël. Egale à elle-même, la FINA, par ses dirigeants, n’avait pas réagi.