Mois : novembre 2015

CATE CAMPBELL ET LES RECORDS DU MONDE  »EN PASSANT »

BATTRE LE RECORD ET PUIS CONTINUER

Eric LAHMY

Dimanche 29 novembre 2015

Battre un record mondial du 100 mètres au passage d’un 200 mètres, voilà l’aventure peu banale de nos jours qu’a fait vivre Cate CAMPBELL aux spectateurs des championnats d’Australie d’hiver de natation, qui se sont achevés ce samedi 28 novembre à Sydney. CAMPBELL, après s’être qualifiée en finale de la course, le matin, avec le quatrième temps, 1’56.11, avait décidé le soir qu’elle ne disputerait pas la victoire de l’épreuve, mais ne nagerait à fond que les 100 premiers mètres, afin d’essayer d’établir la meilleur performance possible. Elle était en effet assez peu satisfaite de son temps sur 100 mètres, trois jours plut tôt, 51.38 ! Au bout du compte, elle réussit, devenant la première nageuse au monde sous les 51 secondes sur la distance, avec un temps de 50.91, effaçant des tablettes mondiales le nom d’une autre Australienne, Libby Trickett (Lenton).

Trickett avait elle-même nagé 51.01 dans les conditions très favorables techniquement que donnaient les combinaisons de nage dites en polyuréthane… Compte tenu de l’avantage copieux que donnaient ces combinaisons, Campbell n’a pas battu le temps de Trickett d’un dixième, mais sans doute d’une bonne seconde (cela même si les maillots de bains en tissu ont fait aussi certains progrès).

Les records du monde réalisés au passage d’une course sur une distance intermédiaire sont clairement acceptés par les règlements FINA, article SW 12.13, qui précise qu’ « un nageur dans une épreuve individuelle peut faire une demande d’homologation d’un Record du Monde ou d’un Record du Monde Junior pour une distance intermédiaire si lui-même ou son entraîneur ou son directeur demande au juge-arbitre que sa course soit spécialement chronométrée ou si le temps à la distance intermédiaire est enregistré par un équipement de classement automatique. »

Comme le temps de la distance intermédiaire a bien été enregistré par le chrono électronique, je ne vois aucune raison pour ne pas homologuer le record de Cate.

« Un tel nageur doit achever la distance prévue de l’épreuve pour faire une demande de record à une distance intermédiaire. » Voilà pourquoi Cate Campbell a continué de nager en souplesse, et achevé le 200 mètres. Si elle n’avait pas terminé la course, le temps du 100 mètres n’aurait pu être homologué.

On peut noter un autre article du règlement des records, SW 12.12, selon lequel « si le premier nageur d’une équipe de relais parcourt sa distance en un temps record conformément aux dispositions…, sa performance ne sera pas annulée par une disqualification ultérieure de son équipe de relais pour des infractions commises après qu’il ait achevé son parcours. » Pas d’obligation de finir, donc, dans le cas d’un relais…

Son deuxième 100 mètres parcouru en 1’28. lui donnait un temps final de 2’18. Disons qu’elle n’était pressée de se conformer au règlement, mais bon, la voilà recordwoman du monde et c’est bien joué!

Les précédents records « intermédiaires » ne sont pas rares dans l’histoire du sport, mais le plus insolite peut-être est celui des Jeux olympiques de 1908. A Londres, les officiels britanniques sont tellement imbus des distances en yards qu’ils proposent aux concurrents de la finale du 1500 mètres de nager, s’ils le veulent, jusqu’au mile (1609 mètres). Norman ROSS lance le sprint contre BATTERSBY, gagne l’épreuve et s’arrête. BATTERSBY, qui s’est laissé devancer et ne sera donc pas champion olympique, continue et bat le record du monde du mile!

-Aux Jeux olympiques de 1924, afin d’écoeurer son principal adversaire sur 1500 mètres, Arne BORG, l’Australien Andrew Murray « Bob » CHARLTON lança la course sur des bases élevées, et abaissa au passage ses records du 800 mètres et du 1000 mètres de respectivement 8’’ et 40’’, dans les temps de 10’35’’2 et 13’19’’6. Il améliorait ensuite le record du monde du 1500 mètres de plus d’une minute.

En 1956, la meilleure nageuse du monde est une Australienne, Lorraine CRAPP. Elle a dix-huit ans quand elle améliore quatre records mondiaux en une seule course, le 15 août 1956, sur 200 mètres, 2’19’’3, 220 yards, 2’20’’5, 400 mètres, 4’50’’8, et 440 yards, 4’52’’4. Le record du monde du 400 mètres, détenu depuis seize ans par Ragnhild Hveger en 5’0’’1, est battu de 9’’3. Mais ce n’est pas tout. Deux mois plus tard, Crapp réitère son quadruple exploit en un, sur les mêmes distances, cette fois dans les temps de 2’18’’5, 2’19’’1, 4’47’’2 et 4’48’’6. Pour la petite histoire, ajoutons que le même jour, 20 octobre, elle bat aussi, au départ d’un relais, le record du monde du 100 mètres et des 110 yards de Dawn Fraser, en 1’3’’2 contre 1’3’’3, ce qui amène son total de records de la journée à six.

Aux débuts de la natation et jusqu’aux environs de la Deuxième Guerre mondiale, l’évolution du sport était telle qu’il était encore possible d’améliorer des records au passage de courses. Il suffisait d’être un nageur en avance sur son temps, chose qui est arrivée à certains champions. Par ailleurs, la science du train, de l’allure en course était balbutiante, et plusieurs champions ne connaissaient qu’une stratégie, partir très vite. Comme en outre les réunions, donc les occasions de nager vite étaient rares, les opportunités de battre des records de distances peu usitées se présentaient.

En 1949, dans la même journée, les nageurs japonais Shiro Hashizume et Hironoshin Furuashi améliorèrent aux championnats des Etats-Unis les records du monde du 800 et du 1500, le premier en 9’45. et 18’35.7 et le second en 9’40.7 et 18’19.

Encore dans les années 1966, 1967 et 1968, aux championnats des Etats-Unis, un nageur comme Mike Burton battait les records mondiaux du 800 mètres au passage de 1500 mètres. Entre 1966 et 1972, Burton amena le record mondial de 16’58.6 à 15’52.5, ne nageait pour ainsi dire jamais sur 800 et avait l’habitude de partir très vite… En 1966, il passa en 8’48.6 dans son 1500m en 16’41.6 mais le temps du 800, supérieur en valeur aux 8’51.5 de Murray Rose, ne fut pas soumis à homologation, le jury n’ayant pas procédé à des prises de temps qui auraient permis l’officialisation. Même incident en 1967. En 1968 comme en 1969, avertis des habitudes du personnage, les officiels se tinrent prêts et purent enregistrer les performances de Burton en route pour ses 1500 mètres, en 8’34.3 et 8’28.8.

Tant que le 800 mètres ne fut pas inscrit dans les courses officielles par la FINA, il fut rarement nagé, et les records battus de cette façon sur la distance fleurirent : Stephen Holland en battit quatre « au passage » entre 1973 et 1975 et un cinquième en 1976, Tim Shaw un, Bobby Hackett, Vladimir Salnikov et Kieren Perkins signèrent des exploits de ce genre.

A l’époque héroïque et jusqu’en 1957, il arrivait aussi qu’on enregistre des records au passage d’une ligne de drapeaux. Ce fut courant dans les pays anglo-saxons où les officiels prenaient parfois les temps réalisés en distance métrique dans une course en yards. C’est ainsi, un exemple parmi tant d’autres, qu’aux championnats d’Australie 1957, Murray Rose battit en 4’25.9 le temps mondial sur 400 dans un 440 yards record en 4’27.1…

Il y a même un record du monde rétroactif. C’est celui du temps de passage de Jonty SKINNER dans son 100 mètres extraordinaire des championnats des Etats-Unis 1976. Skinner, qui étudiait aux USA, était sud-africain, ce qui avait fermé la porte des Jeux olympiques. Or il était un sérieux prétendant au titre de meilleur nageur de sprint du monde. En 1975, Jim MONTGOMERY avait amené le record du monde à 50.50 aux championnats US, en séries, mais SKINNER avait remporté la finale en 51.1 environ (je n’ai pas le temps exact). L’année suivante, MONTGOMERY écrasa la compétition aux Jeux de Montréal, améliorant le record en demis (50.39) avant de le faire passer d’un rien sous les 50 en finale: 49.99. SKINNER avait assisté, impuissant, aux exploits de son heureux adversaire, mais les championnats US avaient lieu quinze jours après les Jeux olympiques. SKINNER nagea la finale en 49.44 et, pour faire bonne mesure, au départ du relais de son club, en 49.81, les deux fois plus vite que MONTGOMERY!

Quand le 50 mètres devint une distance olympique, on rechercha la meilleure performance sur une longueur de bassin. On ne trouva pas mieux que les 23.38 de SKINNER. S’il avait nagé seulement sur 50 mètres et sans l’inconvénient du virage au pied, Jonty aurait très certainement nagé autour de 22 secondes…

CATE CAMPBELL OU COMMENT BATTRE LE RECORD DU 100 AU PASSAGE D’UN 200.

LARKIN ET SEEBOHM CERTES MAIS AUSSI MCEVOY, EMMA MCKEON ET SURTOUT CATE CAMPBELL

Eric LAHMY

Samedi 28 novembre 2015

Mitch LARKIN a encore fait fort sur 100 mètres dos, après avoir battu le record du monde en petit bassin de la distance double. On l’imagine aisément en train de nourrir, avant la course, des pensées très précises concernant le record du monde, détenu par l’Américain Nicholas THOMAN, en 48.94, depuis le 18 décembre 2009. THOMAN avait profité des tristement fameuses combinaisons pour réaliser son exploit, mais depuis, LARKIN s’était peu à peu rapproché du trophée. L’an dernier, aux championnats d’Australie, il avait nagé 49.25…

Cette fois, il réalisa une très belle course, passant en 11.63, 23.83 (12.20), 36.54 (12.71) et 12.50 pour finir, manquant Nick Thoman et les 49. De pas grand-chose : 49.04. On peut imaginer qu’il laissa le record dans son premier, ou dans son troisième 25 mètre, sans doute en temporisant de crainte de ne pas finir ? Toujours est-il que Larkin a ensuite nagé au départ du relais de Saint Peters en 49.03. Une course nagée dans les temps qui suivent, 11.49, 23.70 (12.21), 36.38 (12.68) et 12.65). Cette fois LARKIN tenta de partir plus vite, mais ne grappilla au bout d’un tel effort qu’un petit centième. C’est qu’à ce niveau, ça compte !

Record ou pas, LARKIN est plus que jamais le meilleur dossiste au monde actuel!

Madeline GROVES, elle, plus connue et répertoriée pour ses talents de « papillonneuse », s’est illustrée au départ en dos du relais quatre nages, effectuant 57.58, un temps équivalent à celui de la 4e de la course individuelle, ce qui est quand même pas mal. Ce n’est pas tout. 20 minutes après avoir gagné le 200 mètres papillon en 2’3.08 devant la tenante du titre Brianna THROSSEL, elle finissait 4e ex-aequo du 200 mètres libre. Autant dire qu’elle maîtrise les trois styles « crawlés »…

Autre anecdote, d’une dimension supérieure celle-ci, Cate CAMPBELL s’est qualifiée dans le 4e temps, 1’56.11, des séries du 200 mètres, une distance expérimentale pour elle. Cela ne la laissait loin que d’Emma McKEON, qui ne plaisante pas quand elle nage et, dès les séries, avait asséné un 1’52.49 avec la superbe d’une panthère qui marque son territoire ou d’un dogue qui défend son os.

En finale, McKeon se relança avec la frénésie de quelqu’un qui avait un avion à prendre. Mais, à deux lignes d’eau, CAMPBELL partait, elle, comme si l’avion, c’était elle. En fait, elle n’avait pas du tout décidé de courir le 200m dans son entier, mais de nager un 100 mètres (qu’elle termina en 50.91, c’était presqu’une demi-seconde plus vite que dans sa finale du 100 mètres, 51.38. Mais surtout, elle venait de s’emparer du record australien, d celui du Commonwealth et, pour tout dire, du monde, de Libby TRICKET. Record qui était en fait son objectif et qu’elle venait d’effacer !!!) ; elle avait gagné là le droit de nager en souplesse jusqu’au bout de la course. Son temps final (eh ! oui, pour sa punition, elle n’y a pas échappé), 2’18.26, aurait été record du monde en 1956 mais là, c’était la première moitié de l’effort qui comptait…

Seule une poignée d’entraîneurs avait été avertie du plan de Cate, mais au fut et à mesure que son équipée avançait et que l’aînée des CAMPBELL paraissait dévorer le plan d’eau de sa nage lisse et souple comme si des aimants l’attiraient vers les parois, il y eut un mouvement de foule, et le coach en chef Jacco VERHAEREN, lequel n’avait pas été mis dans la confidence, avoua « saisir d’un seul coup, plus ou moins clairement qu’il se passait quelque chose. »

Il se passait que Care CAMPBELL était en train de battre le premier record du monde de sa carrière…

Être la première femme à battre les 51 secondes au 100 mètres en nageant un 200 mètres, voilà une jolie histoire qui nourrira les veillées, en Australie, les cinquante prochaines années !!!

Si CAMPBELL alimentait aussi plaisamment que de façon talentueuse l’anecdote, elle n’avait volé, en l’occurrence, que la moitié de la vedette à la jolie Emma McKEON, qui aurait dû trouver bizarre de se trouver à ce point larguée par cet électron fou de CAMPBELL, si cette dernière n’avait pas averti, in extremis les autres finalistes, de son plan, les enjoignant de ne pas trop se préoccuper d’elle. Emma, donc, menait sa barque hardiment sans s’affoler du projet de Cate, passait en 12.42, 25.90, et accumulait aux 75 mètres presque deux longueurs d’avance sur des pointures de la dimension de Bronte BARRATT et Madison WILSON.

Quand Cate CAMPBELL coupa son effort après sa tentative sur 100 mètres, il n’y avait plus de course que pour la deuxième place. Emma McKEON, 1’51.66, nageait une seconde plus vite que l’an passé et améliorait le record d’Australie qui lui appartenait avec 1’52.40.

Pour le reste Emily SEEBOHM compléta sa collection de titres en dos sur 50 mètres, serrée de près par la jeune Minna ATHERTON qu’on imagine dans nos rêves les plus secrets en train de se fritter en finale olympique 2016 du 100 mètres dos avec Pauline MAHIEU. McEVOY a fait exactement la même chose que SEEBOHM en nage libre, et ajouté le 50 au 100 et au 200.

Que conclure ? Que la nage libre australienne reste une force avec laquelle il faut compter, et que le dos, grâce à des éléments de la valeur de LARKIN et SEEBOHM, pourrait bien dominer la saison qui s’en vient comme ils ont dominé la saison qui s’en va.

MESSIEURS.-

50 mètres : 1. Cameron McEVOY, 20.75 ; 2. COPELAND, USA, 21.51

1500 mètres : 1. Jack McLOUGHLIN, 14’54.12 ; 2. George O’BRIEN, 14’55.69.

100 mètres dos : 1. Mitch LARKIN, 49.04 ; 2. Joshua BEAVER, 51.87.

200 mètres brasse: 1. Matthew WILSON, 2’6.50

100 mètres papillon : 1. David MORGAN, 50.14 ; 2. Christopher WRIGHT, 50.59 ; 3. Tommaso D’Orsogna, 50.79 (en série, 50.70).

100 mètres 4 nages : 1. Kenneth TO, 52.38.

400 mètres 4 nages: 1. Thomas FRASER-HOLMES, 3’57.91; 2. Travis MAHONEY, 4’6.86; 3. Tomas ELLIOTT, 4’7.51; 5. Kazim BOSKOVIC, 4’8.63.

DAMES

200 mètres : 1. Emma McKEON, 1’51.66 ; 2. Bronte BARRATT, 1’54.26; 3. Madison WILSON, 1’55.16; 4. Jessica ASHWOOD et Madelin GROVES, 1’56.53; 5. Leah NEALE, 1’56.60; 6. Mikka SHERIDAN, 1’56.78. En series, Cat CAMPBELL, 1’56.11.

50 mètres dos: 1. Emily SEEBOHM, 26.30; 2. Minna ATHERTON, 15 ans, 26.56; 3. Marieke D’CRUZ, 27.09 n(en série, 26.98).

50 mètres brasse: 1. Georgia BOHL, 30.03; 2. Leiston PICKETT, 30.11; 3. Sally HUNTER, 30.34.

200 mètres papillon : 1. Madeline GROVES, 2’3.08 ; 2. Brianna THROSSEL, 2’3.25.

200 mètres 4 nages: 1. Elle FULLERTON, 2’7.26 ; 2. Blair EVANS, 2’7.97 ; 3. Alicia COUTTS, 2’8.11 ; 4. Aisling SCOTT, 2’9.26 ; 5. Kotuku NGAWATI, 2’9.90.

KATIE LEDECKY SE MULTIPLIE DU 50 AU 800

NATHAN ADRIAN DOUBLE 50 ET 100 METRES

Vendredi 27 novembre 2015

ARENA PRO SWIM SERIES A MINNEAPOLIS

12-14 novembre 2015.

Meeting approuvé par la FINA, où les nageurs pouvaient réaliser des temps qualificatifs pour les Jeux de Rio.

MESSIEURS

50 mètres : 1. Nathan ADRIAN, 21.56 ; 2. Santo CONDORELLI, 22’24 ; 3. Brad TANDY, 22.27 ; 4. George BOVELL, 22.44. En finale B, Michael ANDREW, 22.44.

100 mètres : 1. Nathan ADRIAN, 48.49; 2. Santo CONDORELLI, 48.65; 3. Joao DE LUCCA, 49.35; 4. Marcello CHIERIGHINI, 49.63 (en série, 49.08).

200 mètres : 1. Conor DWYER, 1’47.88 ; 2. Ryan LOCHTE, 1’48.66 ; 3. Joao DE LUCCA, 1’49.06 ; … 10. Michael PHELPS, 1’50.39.

400 mètres : 1. Conor DWYER, 3’48.11.

1500 mètres : 1. Michael McBROOM, 15’14.82 ; 2. Connor JAEGER, 15’19.59; 3. Oussama MELLOULI, 15’21.32

100 mètres dos : 1. David PLUMMER, 52.85 (en série, 52.83) ; 2. Grigory TARASEVICH, 54.28 ; 3. Arkady VYATCHANIN, 54.45; 4. Ryan LOCHTE, 55.24.

200 mètres dos : 1. Arkady VYACHANIN, 1’57.30 ; 2. Grigory TARASEVICH, 1’59.67. En série, Ryan LOCHTE, 2’0.04.

100 mètres brasse : 1. Sam TIERNEY, 1’0.82 ; 2. Cody MILLER, 1’0.86; 3. Carlos CLAVERIE, 1’1.19 (en série, 1’1.02). En série, Michael ANDREW, 1’1.08.

200 mètres brasse : 1. Carlos CLAVERIE, 2’10.86 ; 2. Nicolas FINK, 2’10.93 ; 3. Cody MILLER, 2’13.91 ; 4. BJ JOHNSON, 2’14.43.

100 mètres papillon : 1. Giles SMITH, 52.57 ; 2. Santo CONDORELLI, 52.58 ; 3. Michael PHELPS, 52.99

200 mètres papillon : 1. Chase KALISZ, 1’58.07 ; 2. Michael PHELPS, 1’58.38.

200 mètres 4 nages: 1. Michael PHELPS, 1’59.30 ; 2. Conor DWYER, 2’0.73.

400 mètres 4 nages : 1. Chase KALISZ, 4’18.50 ; 2. Tyler CLARY, 4’21.01; 3. Corey OKUBO, 4’23.89.

DAMES

50 mètres : 1. Etiene MEDEIROS, Brésil, 24.92 (en série, 24.73) ; 2. Simone MANUEL, 24.94 (en série, 24.85) ; 3. Abbey WEITZEIL, 25.07 ; 4. Farida OSMAN, Egypte, 25.09…; 8. Latie LEDECKY, 25.80 (en série, 25.45).

100 mètres: 1. Simone MANUEL, 54.19; 2. Abbey WEITZEIL, 54.46; 3. Allison SCHMITT, 54.90; 4. Katie LEDECKY, 54.95; 5. Camille CHENG, 55.09; 6. Missy FRANKLIN, 55.26. En série, Amanda WEIR, 55.26, Shannon VREELAND, 55.29

200 mètres : 1. Kathy LEDECKY, 1’55.37 ; 2. Melissa FRANKLIN, 1’56.73 ; 3. Allison SCHMITT, 1’57.38 ; 4. Leah SMITH, 1’57.79.

400 mètres : 1. Katie LEDECKY, 4’2.67 ; 2. Leah SMITH, 4’4.67.

800 mètres : 1. Katie LEDECKY, 8 ’19.16 ; 2. Becca MANN, 8’21.77; 3. Stephanie PEACOCK, 8’28.39; 4. Leah SMITH, 8’30.27; 5. Cierra RUNGE, 8’31.64

100 mètres dos : 1. Missy FRANKLIN, 1’0.18 ; 2. Kylie MASSE, 1’0.31 ; 3. Dominique BOUCHARD, Canada, 1’0.66.

200 mètres dos : 1. Missy FRANKLIN, 2’7.24 ; 2. Maya DI RADO, 2’8.85; 3. Dominique BOUCHARD, 2’9.47.

100 mètres brasse : 1. Melanie MARGALIS, 1’7.44 ; 2. Micah LAWRENCE, 1’7.45 ; 3. Andee COTTRELL, 1’8.14 (en série, 1’7.90).

200 mètres brasse : 1. Kierra SMITH, 2’24.36

100 mètres papillon : 1. Kelsi WORRELL, 57.91 ; 2. Dana VOLLMER, 58.07 ; 3. Noemie THOMAS, 58.23.

200 mètres papillon : 1. Camile ADAMS, 2’8.16.

200 mètres 4 nages : 1. Caitlin LEVERENZ, 2’11.24 ; 2. Melanie MARGALIS, 2’11.99

400 mètres 4 nages : 1. Becca MANN, 4’37.04 ; 2. Caitlin LEVERENZ, 4’39.10 ; 3. Katie LEDECKY, 4’39.18.

200 METRES DOS RECORD AUX ANTIPODES: MITCH LARKIN BIEN ENTENDU

LARKIN, VU DE DOS, VRAIMENT GEANT!

Eric LAHMY

Vendredi 27 novembre 2015

Cela fait six ans qu’aucun Australien n’avait battu un record du monde (Christian SPRINGER en brasse). Voilà qui n’est plus vrai. C’est du petit bassin, mais qui va s’en plaindre. Mitch LARKIN, le svelte dossiste des Antipodes, a pris la suite d’Arkady VYATCHANIN, sur 200 mètres dos, et s’est payé le luxe d’effacer un record effectué en combinaison polyuréthane. En 1’45.63, je ne serais pas étonné que ce temps vaille mieux que le record du monde en grand bassin du seigneur Aaron PEIRSOL. Cela  n’est que justice pour LARKIN qui écrase un peu la discipline depuis plus d’un an maintenant et qui, un, a ramené une double victoire, en dos, aux mondiaux de Kazan, 100 et 200 mètres, deux, est le meilleur performeur mondial actuel dans les conditions olympiques sur les deux distances.

On ne peut dire si nager seul constitue un avantage ou un inconvénient pour quelqu’un qui veut aller le plus vite possible. LARKIN n’a pas eu le moindre adversaire à sa mesure, et quand il est passé aux 50 mètres en 24.46, on pouvait croire qu’il avait pris la bonne orbite. Aux 100 mètres, ses pieds touchaient le mur en 51.35, l’affaire se précisait. Bien sûr, il fallait tenir ! 1’18.42 aux 150 mètres, il ne lui restait qu’à ne pas s’écrouler. Il parvint presque à conserver la vitesse acquise, et, malgré un très léger fléchissement final dû à la violence de son action, surpassait le géant VYATCHANIN de presque une seconde… Ses fractions nagées : 24.46, 26.89, 27.07, 27.21.

LARKIN, d’après ses déclarations, après les séries s’attendait plutôt à nager un 1’46 très lent, autant dire qu’il ne croyait pas au record. Il se plaignait aussi de n’avoir pas aussi bien viré qu’il l’aurait dû…

En-dehors de LARKIN, il n’y a rien eu d’équivalent dans cette journée, si ce n’est Emily SEEBOHM qui, sur 100 mètres dos, a laissé sa seconde des mondiaux de Kazan, Madison WILSON finir littéralement à ses pieds. Emily visait cependant plus haut que ses 55.46, seulement 1/100e de mieux que l’an passé, peut-être son record du Commonwealth, 55.31 ; peut-être le record du monde de Katinka HOSSZU, 55.06 ?

 Autres jolies performances, d’abord Madeline GROVES, qui s’est débarrassée, sur 100 mètres papillon, d’une Emma McKEON teigneuse à souhait, après que toutes deux soient passées rigoureusement ensemble, en 26.24 ; ensuite Jessica ASHWOOD auteur d’un solide 400 mètres. Quant à Cate CAMPBELL, elle a devancé sa cadette Bronte sur 50, en 23.64 contre 23.79.

Côté messieurs, le pompon est revenu à Cameron McEVOY qui a trouvé une forte adversité en Thomas FRASER-HOLMES mais a triomphé, sur 200 mètres, dans un très bon temps de 1’40.80… C’est un record australien, qui appartenait à Ian THORPE, le genre d’exploit qui est toujours célébré aux Antipodes, qui a été dépassé.

MESSIEURS.

200 mètres : 1. Cameron McEVOY, 1’40.80 ; 2. Thomas FRASER-HOLMES, 1’41.77 ; 3. Daniel SMITH, 1’44.10; 4. Kurt HERZOG, 1’44.26; 5. David McKEON, 1’44.83.

Mc EVOY 50 par 50 : 23.45, 48.92 (25.47), 1’14.70 (25.78), 1’40.80 (26.10).

FRASER-HOLMES : 23.72, 49.42 (25.70), 1’15.49 (26.07), 1’41.77 (26.28).

200 mètres dos: 1. Mitch LARKIN, 1’45.63 (record du monde petit bassin, ancien record, Arkady VYATCHANIN, Russie, 1’46.11).

100 mètres brasse : 1. Jake PACKARD, 58.41 (en série, 58.23) ; 2. Christian SPRENGER, 58.44.

50 mètres papillon : 1. David MORGAN, 22.83 ; 2. Kenneth TO, 22.85.

200 mètres 4 nages: 1. Justin JAMES, 1’55.12; 2. Kenneth TO, 1’55.31.

DAMES

50 mètres: 1. Cate CAMPBELL, 23.64; 2. Bronte CAMPBELL, 23.79; 3. Emma McKEON, 24.24; 4. Melanie WRIGHT, 24.54.

400 mètres : 1. Jessica ASHWOOD, 3’59.23 ; 2. Bronte BARRATT, 4’0…70; 3. Leah NEALE, 4’1.85; 4. Brianna THROSSEL, 4’2.28; 5. Kiah MELVERTON, 4’4.82 ; 6. Keryn McMASTER, 4’6. ; 7. Kelly MARQUENIE, 4’6.64. En série, Emma McKEON, 4’6.46.

100 mètres dos : 1. Emily SEEBOHM, 55.46 ; 2. Madison WILSON, 56.89; 3. Minna ATHERTON, 15 ans, 57.16; 4. Belinda HOCKING, 58.14.

200 mètres brasse: 1. Sally HUNTER, 2’19.23; 2. Taylor McKEOWN, 2’20.13 ; 3. Georgia BOHL, 2’20.77.

100 mètres papillon : 1. Madeline GROVES, 55.93 ; 2. Emma McKEON, 56.38 ; 3. An SEHYUN, Corée, 57.41 ; 4. Alicia COUTTS, 57.70 ; 5. Nicole MEE, 58.02

100 mètres 4 nages : 1. Alicia COUTTS, 58.95 ; 2. Kotoku NGAWATI, 59.53 ; 3. Aisling SCOTT et Hayley BAKER, 1’0.56.

STEFANO MORINI, COACH ITALIEN DE L’ANNEE

PELLEGRINI? PALTRINIERI? DETTI? CARLI? C’EST LUI.

Eric LAHMY

Jeudi 26 novembre 2015

Le regroupement des entraîneurs italiens de haut niveau s’est tenu au Grand Hotel Excelsior di Chianciano Terme. Le deuxième “Grand Prix Alberto Castagnetti (du nom du regretté entraîneur national, légendaire en Italie) chargé de couronner le premier entraîneur de natation de l’année a élu.

Le jury du grand prix a désigné pour la deuxième année consécutive  Stefano Morini, qui a attiré 58% des suffrages et devancé d’autres techniciens de pointe comme Matteo Giunta et Emmenuele Sacchi (ancien champion de quatre nages). Dans la première phase de l’élection, avaient recueilli des voix  Fabrizio Antonelli, Luca Corsetti, Luciano Landi, Mirko Nozzolillo, Roberto Odaldi et Claudio Rossetto. Morini a été aplluadi par les quelques 250 entraîneurs présents.

Le jury était composé de la vice-présidente (et ancienne championne) de la Federnuoto Manuela Dalla Valle entourée du DTN, Cesare Butini, du directeur sportif Gianfranco Saini, des champions Domenico Fioravanti, Massimiliano Rosolino, Novella Calligaris, Giorgio Lamberti et Luca Sacchi, des journalistes Camillo Cametti (commission presse de la FINA et de la LEN), Tommaso Mecarozzi (Rai Sport), Carlo Verna (Radio Rai), Stefano Arcobelli (Gazzetta dello Sport), Paolo De Laurentiis (Corriere dello Sport), Giorgio Pasini (TuttoSport), Alessandro Pasini (Corriere della Sera), Alessandra Retico (la Repubblica), Giulia Zonca (Stampa), Christian Zicche (Swimbiz) et un expert, Roberto Perrone.

Morini, né à Livorno (Livourne) le 17 novembre 1956, une fois diplômé de sciences et d’éducation physique, s’est voué à sa passion d’entraîner les nageurs. Coach à plein temps de Livorno Nuoto depuis 1982, il a dirigé les destin d’une foule de talents, aussi capés que Federica Pellegrini, Gregorio Paltrinieri, Gabriele Detti, Ilaria Tocchini, Luis Alberto Laera, Cristina Chiuso, Lara Bianconi e Samuele Pampana.

Entraîneur de l’équipe juniors italienne après 1985, il participe au groupe de techniciens qui entourent les seniors dès 1990. En 1995; Ilaria Tocchini enlève à Vienne l’argent européen sur 100 papillon.Entre 1998 et 2000, il est le responsable du projet farfalla (lisez: papillon) à l’intérieur du projet F.I.N. Point… Appelé au Centre Fédéral de Vérone en 2001, il est alors l’assistant de Castagnetti et deux de ses élèves remportent des médailles aux championnats d’Europe de Madrid en 2004: en papillon, Paola Cavallino et en dos, Alessandra Cappa. Il participe à tous les succès italiens entre 2001 et 2004, coordonne alors la préparation du relais quatre fois 100 mètres, à Madrid, puis aux Jeux d’Athènes, puis durant l’olympiade qui suit,

Mondiaux de Montréal et Melbourne, Européens de Budapest et Eindhoven, Olympiades de Pékin. supportato la crescita dei giovani più brillanti delle varie specialità in prospettiva dei Giochi del 2008. En novembre 2009, il est appelé, à la suite de la disparition de Castagnetti au centr fédéral de Vérone et va suivre entre autres Emiliano Brembilla, Luca Marin, David Joseph Natullo, Federica Pellegrini et Cesare Sciocchetti. Il amène Federica Pellegrini au record mondial petit bassin à Istanbul sur 200 et à la victoire sur la distance aux Européens de Budapest en 2010. Pellegrini l’ayant quitté, il devient en 2011 le responsable du centré fédéral d’Ostie où il emmène un groupe de jeunes:Gregorio Paltrinieri, Samuel Pizzetti, le relais 4×200; il ajoute Gabriele Detti en second de Paltrinieri Stefania Pirozzi, Martina Rita Caramignoli. En 2015, tandis que le talent de Paltrinieri se confirme, il sort un nouvel atout de sa poche, Diletta Carli.

AUSTRALIE, PETIT BASSIN : BON COMME SEEBOHM BEAU COMME CAMPBELL

200 DOS DAMES : EMILY SEEBOHM PASSE LES DEUX MINUTES ET MANQUE KATINKA HOSSZU

Éric LAHMY

Jeudi 26 novembre 2015

Emily SEEBOHM a frôlé le record du monde (petit bassin) sur 200 mètres dos, lors de la deuxième journée des championnats australiens sponsorisés par Hancock Prospecting, qui se tiennent au Centre du Parc Aquatique Olympique de Sydney.

Meilleure dossiste actuelle, la double championne du monde de Kazan, l’été dernier, qui a réécrit le mois dernier les records du Commonwealth, a raté d’un rien son objectif majeur, qui était le record du monde en petit bassin de Katinka HOSSZU, 1’59.23 en décembre 2014. SEEBOHM a nagé en 1’59.49, ce qui lui donne la satisfaction de battre le record d’Australie, celui du Commonwealth et les deux minutes. Si ces deux se rencontrent aux mondiaux en petit bassin, ça peut faire des étincelles…

SEEBOHM, qui s’était dûment qualifiée le matin sur la distance, mais aussi pour la finale du 100 mètres nage libre, avait déclaré forfait sur cette seconde épreuve pour mieux se concentrer dans son style fétiche.

Ses passages donnent une idée de sa volonté : 27.83 au 50 mètres, 58.24 au 100 mètres, 1’29.29 au 150 mètres, autant dire qu’il n’y a pas eu de course pour la première place. Madison WILSON, qui n’est pas la moitié d’une nageuse, médaillée d’argent aux mondiaux de Kazan, était reléguée à six mètres, Minna ATHERTON, la championne du monde junior, à huit mètres.

« Je voulais passer sous les deux minutes et c’est ce que j’ai fait. Je n’ai pas battu le record du monde, mais cela m’est un peu gal, les records sont faits pour être battus, ils ne durent qu’un temps. Maintenant, vivement demain, car je veux savoir ce que je vaux sur 100 mètres dos, » a déclaré Emily.

Il n’est peut-être pas inutile de préciser que le record du monde en petit bassin du 100 mètres dos également la propriété de Katinka Hosszu, qui l’a solidement accroché à 55.03 le 4 décembre dernier à Doha.

BRONTE DIVINE ! LA CHAMPIONNE DU MONDE DU 100 N’EST QUE LA 3e EN AUSTRALIE !!

Le 100 mètres nage libre dames a été gagné également par une performance d’un niveau seulement un peu inférieur à celui de SEEBOHM, mais il a donné lieu à une course d’une intensité incomparablement supérieure. Pour ne dire que ça, la championne du monde de l’épreuve à Kazan a fini troisième, sans pour autant démériter ! Cette médaillée de bronze n’était autre que Bronte BARRATT, qui devait laisser sa sœur Cate, mais aussi Emma MCKEON, lui passer devant.

Cate laissait éclater sa puissance et fut sans rivale, encore que. La surprise vint de MCKEON, qui après avoir pas mal souqué sans trop de résultats à la hauteur de ses ambitions l’an dernier et claqué la porte d’un entraîneur qui ne lui convenait pas, a réussi à s’infiltrer entre les deux CAMPBELL, et ce n’est pas un mince exploit. En fin de journée, elle s’imposait aussi dans un modeste 50 mètres papillon.

Cate CAMPBELL domina d’entrée, passant en 11.80, devant Bronte, 11.91, puis creusait l’écart sur sa cadette, 24.54 contre 24.92 ; Bronte semblait légèrement submerge, et était elle-même sous l’attaque de McKEON qui, après être passée en 12.02 et 25.06, parvenait à la rejoindre au 75 mètres. Toutes deux viraient dans le même centième, en 38.42, à une demi-seconde de Cate. Dans le duel furieux qu’Emma et Bronte se livrèrent, elles finirent même un peu plus vite que Cate. 4e en 53.31, Bronte BARRATT ne faisait pas oublier Emily SEEBOHM qui avait nagé 52.67 le matin et s’était réservée en vue du 200 dos.

En termes de haut niveau, deux autres résultats doivent être relevés. Ceux de ASHWOOD qui enlève le 800 dames en 8’13.63, et celui de Cameron McEVOY qui triomphe sans péril (mais non sans gloire) sur 100 mètres. A noter également le 100 mètres brasse dames où Georgia BOHL (la fille d’un coach réputé en Australie, Michael BOHL) devance Sally HUNTER, toutes deux sous les 1’5. après un passage très rapide en 30.44

A signaler également le 400 mètres messieurs où Thomas FRASER-HOLMES est devenu le troisième performer australien, à bonne distance il est vrai, derrière son (vieux) copain d’entraînement australien Grant HACKETT (3’34.58) et Ian THORPE (3’34.63). Il devance le favori David McKEON (frère d’Emma) qu’il a littéralement étouffé par un départ d’une grande brutalité, passant en 50.77 au 100m, en 1’45.65 au 200m. McKEON était à cinq mètres et ne reprit pas un ongle. Le troisième de ce 400 mètres n’était autre que Cameron McEVOY, pas bien loin de McKEON

 MESSIEURS.-

100 mètres : 1. Cameron McEVOY, 46.61 ; 2. Kenneth TO, 47.31; 3. Tommaso DORSOGNA, 47.34.

400 mètres: 1. Thomas FRASER-HOLMES, 3’37.63; 2. David MCKEON, 3’40.34 ; 3. Cameron MCEVOY, 3’40.66; 4. Jacob HANSFORD, 3’44.11

50 mètres dos: 1. Mitch LARKIN, 22.91.

50 mètres brasse: 1. Christian SPRENGER, 26.87.

200 mètres papillon : 1. Christopher WRIGHT, 1’52.58 ; 2. David MORGAN, 1’54.29.

DAMES.-

100 mètres: 1. Cate CAMPBELL, 51.38; 2. Emma MCKEON, 51.76; 3. Bronte CAMPBELL, 51.81; 4. Bronte BARRATT, 53.31; 5. Madison WILSON, 53.32; 6. Melanie WRIGHT, 53.50; 7.Madelin GROVES, 53.82; 8. Gemma COONEY, 16 ans, 54.10.

800 mètres : 1. Jessica ASHWOOD, 8’13.63 ; 2. Leah NEALE, 8’21.95 ; 3. V ROBINSON, NZL, 8’24.29; 4. Kiah MELVERTON, 8’24.31.

200 mètres dos: 1. Emily SEEBOHM, 1’59.49; 2. Belinda HOCKING, 2’2.41; 3. Madison WILSON, 2’2.98; 4. Mina ATHERTON, 15 ans, 2’4.37; 5. Hayley BAKER, 2’5.54.

100 mètres brasse : 1. Georgia BOHL, 1’4.65; 2. Sally HUNTER, 1’4.85; 3. Leiston PICKETT, 1’5.38; 4. JOHANSSON, Suède, 1’5.75

50 mètres papillon : 1. Emma MCKEON, 25.35.

400 mètres 4 nages : 1. Elle FULLERTON, 4’28.72 ; 2. Blair EVANS, 4’31.82 ; 3. Keryn MCMASTER, 4’33.49

AUSTRALIE: LES CAMPBELL SE CHIPOTENT TOUJOURS

ET SEEBOHM PLUS LARKIN SE BALADENT SUR LE DOS

Jeudi 26 novembre 2015

Deuxième journée des championnats d’Australie en petit bassin, le focus se fait sur 100 libre dames et messieurs, 200 mètres dos dames et 50 mètres dos messieurs.

Sur cette dernière épreuve, Mitch Larkin, le meilleur dossiste de l’année, champion du monde du 100 et du 200 dos, est resté à 0.26 du record d’Australie et 0.46 du record du Commonwealth (très important en Australie). Son coach, Michael Bohl, lui aurait fait quelques remarques sur son virage. A voir… Larkin, sur cette distance sans importance, avait fait 4e à Kazan, derrière don compatriote Ben Treffers, 3e des mondiaux et champion du Commonwealth…

Dès les séries du 100 mètres dames, les merveilleuses Campbell sisters se sont, façon de dire, crêpées le chignon sur l’une de leurs distances favorites ? Cate, l’aînée, a montré ses biscotos, qui s’est qualifiée en 51.77, sûrement la meilleure performance de toutes les courses disputées la matinée, devant Emma McKeon, 52.39, Bronte Campbell, la championne du monde, donc, 52.53 et Emily Seebohm, la super dossiste qui va sûrement se chercher une place dans la relais de sprint, 52.67. Le record d’Australie est toujours détenu en 51.01 par Lisbeth Trickett.

La même Seebohm s’est aussi qualifiée, cette fois en tête, sur 200 mètres dos, avec un temps de 2’3.77, devant sa seconde des mondiaux de Kazan, Madi Wilson, 2’5.06 et Belinda Hocking, 2’5.54. Seebohm a nagé assez relax pendant une bonne moitié de course, était encore 4e aux 150 mètres, mais a terminé en boulet, et en moins de 30 secondes (29.77!), reprenant entre cinq et dix mètres aux neuf filles qui l’accompagneront en finale. Seebohm reste assez éloignée de son record d’Australie, 2’0.13, et plus encore du record du monde de Katinka Hosszu, 1’59.23, mais elle devrait s’en approcher à la condition de le vouloir. Minna Atherton, 15 ans, la championne du monde juniors et camarade d’entrainement de Seebohm, s’est qualifiée elle avec le 4e temps, 2’6.62

Sur 100 mètres, absences de Magnussen;  et de Chalmers; Cameron McEvoy mène la danse avec 46.78 –plus vite que son temps de la victoire dans la finale 2015, 46.85, et devance Kenneth To, 47.28, et Tommaso D’Orsogna 47.75.

David McKeon, 3’42.49 a mené les séries du 400 mètres en 3’42.49 devant Thomas Fraser-Holmes, 3’43.75 et Cameron McEvoy, 3’44.50). Emma, la sœur de David, s’est qualifiée sur 50 papillon avec 25.78 ; elle devance une ex-recordwoman du monde, Marieke D’Cruz, 25.88 et Madeline Groves, 26.06). McKenzie Horton, qui avait été victime d’un parasite microscopique, le blastocystis hominis, aux championnats du monde de Kazan et n’avait pu décrocher, à l’agonie, qu’une médaille de bronze sur 800 mètres, a certes repris le collier, mais n’était pas prêt pour ces championnats.

Moins d’une seconde séparait les dix premiers qualifiés du 50 mètres brasse emmenés par Jake Packard, 27.13, devant Christian Sprenger, 27.15 et ex-aequo Matthew Treloar, 27.27 et Tommy Sucipto, 27.27.

Sally Hunter, 1’5.07 au 100 mètres brasse, se qualifie devant Georgia Bohl 1’05.92 et la Suédoise Jennie Johansson, 1’6.41.

Sur 400 mètres quatre nages dames, Blair Evans nagera dans la ligne centrale avec son temps de 4’36.34. Keryn McMaster, 4’38.82 et Ellen Fullerton 4’40.12, l’entoureront au départ.

Chris Wright a survolé les séries du 200 mètres papillon, avec un temps de 1’54.33. Il devance Keiran Qaium, 1’56.09, et Grant Irvine, 1’56.54.

CHAMPIONNATS DE FRANCE 2015 PETIT BASSIN A ANGERS

Résultats des championnats de France petit bassin à Agen des 19-22 Novembre 2015. J’ai retenu non pas les médaillés, mais les performances qui me semblaient représenter un certain relief ainsi que les meilleures performances nationales des différentes catégories d’âge..

MESSIEURS

50 mètres : 1. Florent MANAUDOU, CNM, 21.20 ; 2. Clément MIGNON, CNM, 21.28 ; 3. Frédéric BOUSQUET, CNM, 21.68 ; 4. Eddie MOUEDDENE, Amiens, 21.75 ; 5. Nosy PELAGIE, Bron, 21.99 (en série, 21.96).

100 mètres : 1. Mehdy METELLA, CNM, 46.89 ; 2. Yannick AGNEL, Mulhouse, 47.40; 3. Eddie MOUEDDENE, Amiens, 47.82; 4. Gregory MALLET, CNM, 47.84; 5. Fabien GILOT, CNM, 48.04 ; 6. Jordan POTHAIN, Nautic Alp’38, 48.19 ; 7. Nosy PELAGIE, Bron, 48.33

200 mètres : 1. Yannick AGNEL, Mulhouse, 1’42.96 ; 2. Jérémy STRAVIUS, Amiens, 1’43.62 ; 3. Jordan POTHAIN, 1’44.01 ; 4. Mehdy METELLA, CN Marseille, 1’44.36 ; 5. Benjamin STASIULIS, CN Marseille, 1’45.95 ; 6. Lorys BOURELLY, DTOEC, 1’46.12 (en série, 1’45.60) ; 7. Mehdi AGILI, Tunisie, SO Millau, 1’46.71….

  1. Corentin TRINEZ, Possession, 1’57.15 ; meilleure performance française des 13 ans.

AGNEL, 23.41, 49.50 (26.09), 1’16.19 (26.69), 1’42.96 (26.77).

STRAVIUS, 23.35, 50. (26.65), 1’16.93 (26.93), 1’43.62 (26.65).

POTHAIN, 24.06, 50.23 (26.17), 1’17.09 (26.86), 1’44.01 (26.92).

METELLA, 23.74, 49.80 (26.06), 1’16.93 (27.13), 1’44.36 (27.43).

400 mètres: 1. Jeremy STRAVIUS, Amiens, 3’39.48 ; 2. Jordan POTHAIN, Nautic Club Alp’38, 3’39.86; 3. Joris BOUCHAUT, TOEC, 3’43.18; 4. Rahiti DEVOS, Nice, 3’45.92; 5. Nicolas D’ORIANO, TOEC, 3’46.77 ; 6. Igor DUPUIS, Mulhouse, 3’47.14 ; 7. Jonathan ATSU, TOEC, 3’48.14. Finale B : 1. Antoine GOZDOWSKI, TOEC, 3’47.11.

En finale C, Romain AUNE, Sarcelles, 3’54.71 (meilleure performance française des 15 ans, ancienne 3’56.58 par lui-même en série).

800 mètres : 1. Joris BOUCHAUT, DTOEC, 7’39.38 ; 2. Damien JOLY, Antibes, 7’42.45 ; 3. Jérémy STRAVIUS, Amiens, 7’45.73 ; 4. Igor DUPUIS, Mulhouse, 7’51.27 ; 5. Antoine GOZDOWSKI, DTOEC, 7’53.49 ; 6. David AUBRY, Cannes, 7’54.77…

45. Jean-Baptiste CLUSMAN, US Saint-André, 8’21.50 (meilleure performance française des 14 ans) ;… 

57. Corentin TRINEZ, Possession, 8’33.64 (meilleure performance française des 13 ans)  

1500 mètres : 1. Damien JOLY, Antibes, 14’32.75 ; 2. Joris BOUCHAUT, DTOEC, 14’35.08 ; 3. Axel REYMOND, Fontainebleau, 14’55.24 ; 4. David AUBRY, Cannes, 15’3.82 ; 5. Nicolas DORIANO, DTOEC, 15’4.26 ; 6. Mathis CASTERA, DTOEC, 15’8.20 ; 7. Paul BARASCUD, Marseille, 15’10.58 ;…

46. Corentin TRINEZ, CN Possession, 15’28.63 (meilleure performance française 13 ans).

50 mètres dos : 1. Camille LACOURT, Marseille, 23.46 ; 2. Benjamin STASIULIS, Marseille, 23.68 ; 3. Eddie MOUEDDENE, Amiens, 24.39.

En finale B, K Ryls MIATTI, Mulhouse, 25.10, meilleure performance française 17 ans ;

en série, MIATTI, même chose en 25.22.

100 mètres dos : 1. Benjamin STASIULIS, CNM, 50.83 ; 2. Camille LACOURT, CNM, 50.89 ; 3. Thomas AVETAND, Beauvaisis, 52.67 ; 4. Eric RESS, Antibes, 53.25 (en série, 53.04) ; 5. Jordan POTHAIN, Nautic Alp’38, 53.28 ; 6. Paul-Gabriel BEDEL, CNM, 53.46 ; 7. Paul PIJULET, TOEC, 53.58 ; 8. K-Ryls MIATTI, Mulhouse, 54.11.

200 mètres dos : 1. Benjamin STASIULIS, CNM, 1’52.31 ; 2. Eric RESS, Antibes, 1’54.53; 3. Geoffroy MATHIEU, Clermont, 1’55.29; 4. Thomas AVETANO, Beauvaisis, Amiens, 1’55.93; 5. Paul PIJULET, TOEC, 1’56.50

50 mètres brasse : 1. Florent MANAUDOU, CNM, 26.80 ; 2. Eddie MOUEDDENE, Amiens, 26.95 ; 3. PEREZ DORTONA, Marseille, 27.05 ; 4. DENCAUSSE, CNM, 27.26.

En série, 28. Carl AITKACI, SFOC, 29.52, meilleure performance française 14 ans.

100 mètres brasse : 1. Giacomo Perez DORTONA, CNM, 58.76 ; 2. Théo BUSSIERE, CNM, 58.89 ; 3. Jean DENCAUSSE, CNM, 59.15 ; 4. William DEBOURGES, Antibes, 1’0.31 (en série, 1’0.14).

En série, Carl AITKACI, SFOC, 1’3.63, meilleure performance française des 14 ans.

200 mètres brasse : 1. Quentin COTON, Antibes, 2’7.70 ; 2. William DEBOURGE, Antibes, 2’8. ; 3. Giacomo PEREZ DORTONA, CN Marseille, 2’8.22; 4. Quentin CALLAIS, Canet 66, 2’10.53; 5. Jérémy DESPLANCHES, Nice, 2’10.66 ; 6. Jean DENCAUSSE, CN Marseille, 2’11.42. Finale B : Théo BUSSIERE, Marseille, 2’11.47.

En finale C, Carl AITKACI, SFOC, 2’18.93, meilleure performance française 14 ans.

50 mètres papillon : 1. Mehdy METELLA, CN Marseille, 22.90 ; 2. Frédérick BOUSQUET, CN Marseille, 23.01 ; 3. Clément MIGNON, CN Marseille, 23.29. En finale C, Jean-Marc DELICES, Cayenne, 25.27, meilleure performance française 15 ans.

En série, Nicolas VERMOREL, CN Polynésie, 24.44, meilleure performance française 16 ans.

100 mètres papillon : 1. Mehdy METELLA, CNM, 50.86 ; 2. Jordan COEHLO, Vanves, 51.66 ; 3. Camille LACOURT, CNM, 52.22 ; 4. Nans ROCH, St-Germain-en-Laye, INSEP, 52.38 (en série, 52.36) ; 5. Marvin MAISONNEUVE, Montauban, 52.55 ; 6. Thomas VILACECA, Montauban, 52.64.

En finale B, Nicolas VERMOREL, Polynésie, 54.37, meilleure performance française des 16 ans ;

en série, 54.40, mpf. En finale C, Hugo GRANJEAN, Bourges, 56.26, meilleure performance française des 15 ans).

200 mètres papillon : 1. Jérémy STRAVIUS, Amiens, 1’51.33 ; 2. Jordan COELHO, Vanves, 1’53.39 ; 3. Thomas VILACECA, Montauban, 1’54.21; 4. Marvin MAISONNEUVE, Montauban, 1’55.55; 5. Nans ROCH, Saint-Germain-en-Laye, INSEP, 1’55.74…

En finale C, Arthur CACHOT, DTOEC, 2’3.17, meilleure performance française 15 ans.

En série, CACHOT, 2’4.41, mpf. 15 ans.

100 mètres 4 nages : 1. Clément MIGNON, CNM, 52.95 ; 2. Eddie MOUEDDENE, Amiens, 53.14 ; 3. Yannick AGNEL, Mulhouse, 54.14.

En finale C, Tanguy LESPARRE, Cannes, 56.68, meilleure performance française 16 ans.

200 mètres 4 nages : 1. Jérémy STRAVIUS, Amiens, 1’55.70 ; 2. Ganesh PEDURAND, TOEC, 1’56.34 ; 3. Jérémy DESPLANCHES, 1’59.23 ; 4. Guillaume LAURE, CN Antibes, 2’0.52 ; 5. Cyril CHATRON, Bron, 2’0.59 ; 6. Tanguy LESPARRE, Cannes, 2’0.79 (meilleure performance française 17 ans). En finale B ; Théo FUCHS, Amiens, 1’59.46. En séries, Quentin COTON, 1’58.74 (sera disqualifié en finale).

400 mètres 4 nages : 1. Jérémy STRAVIUS, Amiens, 4’7.87 ; 2. Quentin COTON, Antibes, 4’8.51 ; 3. Ganesh PEDURAND, DTOEC, 4’10.61 ; 4. Nicolas D’ORIANO, DTOEC, 4’14.52.  

Relais 4×50 mètres : 1. Marseille, 1’25.78 ; 2. Marseille, 1’26.70 (au départ, Florent Manaudou, 21.04) ; 3. Amiens, 1’26.75 ; 4. DTOEC, 1’29.21.

4 fois 50 mètres 4 nages : 1. CN Marseille, 1’34.26 ; 2. CN Marseille, 1’34.27 ; 3. Amiens, 1’36.68.

DAMES

50 mètres : 1. Mélanie HENIQUE, Amiens, Marseille, 24.37 ; 2. Anna SANTAMANS, Nice, 24.49 ; 3. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, Montpellier, 24.57 ; 4. Mathilde CINI, Valence, Marseille, 24.63 ; 5. Margaux FABRE, Sauvetage Montpellier, et Anouchka MARTIN, Marseille, 25.11 ; 7. Léna BOUSQUIN, Bordeaux, 25.18… Léa DESBONNES, Massy, 26.81 (meilleure performance 13 ans).

100 mètres : 1. Femke HEEMSKERK, Montpellier, 52.61 ; 2. Anna SANTAMANS, Nice, 53.41 ; 3. Margaux FABRE, Sauvetage Montpellier, 53.76 ; 4. Mathilde CINI, Valence, 54.20 (en série, 54.19) ; 5. Cloé HACHE, Nice, 54.21 ; 6. Assia TOUATI, TOEC, 54.34 (en série, 54.26) ; 7. Anouchka MARTIN, CNM, 54.70 (en série, 54.35).

En série, Mélanie HENIQUE, Amiens, 55.04.

200 mètres : 1. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas-Montpellier, 1’52.53 ; 2. Margaux FABRE, Aqualove Montpellier, 1’55.54 ; 3. Ophélie-Cyrielle ETIENNE, Lille-Marseille, 1’55.70 ; 4. Coralie BALMY, Montpellier-Antibes, 1’56.07 ; 5. Assia TOUATI, DTOEC, 1’57.50 ; 6. Cloé HACHE, Nice, 1’58.18 ; 7. Marie WATTEL, Nice, 1’58.57.

Passages de HEEMSKERK, 26.76, 54.75 (27.99), 1’23.45 (28.70), 1’52.53 (29.11).

400 mètres : 1. Coralie BALMY, Montpellier, Antibes, 3’59.57 ; 2. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, Montpellier, 4’1.20 (en série, 4’0.62) ; 3. Ophélie-Cyrielle ETIENNE, Lille, Marseille, 4’5.16 ; 4. Lara GRANGEON, CN Calédonien, Font-Romeu, 4’6.78 ; 5. Coralie CODEVELLE, Sarcelles, 4’7.95 ; 8. Marion ABERT, DTOEC, 4’8.11 ; 7. Aurélie MULLER, Sarreguemines, 4’10.02 (en série, 4’9.31). Finale B : Sharon VAN ROUWENDAAL, Pays-Bas, Montpellier, 4’3.17

800 mètres : 1. Sharon VAN ROUWENDAAL, Pays-Bas, Montpellier, 8’16.53 ; 2. Coralie BALMY, Montpellier, Antibes, 8’23.76 ; 3. Ophélie-Cyrielle ETIENNE, Lille, Marseille, 8’24.86 ; 4. Aurélie MULLER, Sarreguemines, 8’29.46 ; 5. Adeline FURST, Obernai, 8’30.03.

1500 mètres : 1. Sharon VAN ROUWENDAAL, Montpellier, 15’49.50 ; 2. Aurélie MULLER, Sarreguemines, 15’58.91 ; 3. Adeline FURST, 16’7.71 ;…

  1. Léa MARCHAL, Besançon, 16’24.60 (meilleure performance française des 16 et 17 ans) ; …
  2. Jessica SECRESTAT, Fontainebleau, 17’5.45 (meilleure performance française des 14 ans).

50 mètres dos : 1. Mathilde CINI, Valence, 27.13 ; 2. Camille GHEORGHIU, Montpellier, 27.79 ; 3. Lara JACKSON, USA, Vichy, 27.86 ; 4. Fanny DANET,

Rennes, 27.89 ; 5. Pauline MAHIEU, Saint-André, Font-Romeu, 28.07 (meilleure performance française 16 ans)…

Louise LEFEBVRE Mulhouse, 30.50 (meilleure performance 12 ans).

100 mètres dos : 1. Pauline MAHIEU, Saint-André, Font-Romeu, 58.69 (meilleures performances françaises des 16 et des 17 ans ; en série, 59.43, meilleure performance française des 16 ans) ; 2. Mathilde CINI, Valence, Marseille, 58.76 ; 3. Camille GHEORGHIU, SMUC, Antibes, 59.94 ; 4. Anaïs PODEVIN, TOEC, 1’0.91 ; 5. Laurine DELHOMME, CNP, INSEP, 1’1.28 (en série, 1’1.10)…

200 mètres dos : 1. Camille GHEORGHIU, Montpellier, 2’8.52 ; 2. Pauline MAHIEU, US Saint-André-Font-Romeu, 2’8.55 ; 3. Anaïs PODEVIN, DTOEC, 2’10.01 ; 4. Fantine LESAFFRE, 2’10.35…

Louise LEFEBVRE, Mulhouse, 2’21.57, meilleure performance 12 ans.

50 mètres brasse : 1. Justine BRUNO, Beauvaisis, 31.15.

En série, Emma ONOLFO, Nice, 33.99, meilleure performance 13 ans.

100 mètres brasse : 1. Adeline MARTIN, Antibes, 1’7.87 ; 2. Camille DAUBA, Sarreguemines, 1’7.94 ; 3. Adeline WILLIAMS, DTOEC, 1’8.09; 4. Coralie DAUBRAL, Montpellier, 1’8.87.

200 mètres brasse : 1. Lara GRANGEON, CN Calédoniens, 2’23.12 ; 2. Camille DAUBA, Sarreguemines, 2’24.92 ; 3. Adeline MARTIN, Antibes, 2’24.93 ; 4. Coralie DAUBRAL, Montpellier, 2’28.94.  

50 mètres papillon: 1. Mélanie HENIQUE, Amiens, 25.20 ; 2. Lara JACKSON, USA, USA et Vichy, 26.00 ; 3. Armory DUMUR, Fourmies, 26.41 ; 4. Marie WATTEL, Nice, 26.48 (en séries, 26.41).

100 mètres papillon : 1. Marie WATTEL, Nice, 58.09 ; 2. Justine BRUNO, Beauvaisis, 58.96 ; 3. Lara GRANGEON, CN Calédoniens, 58.98 ; 4. Armony DUMUR, Fourmies, 59.91.

200 mètres papillon : 1. Lara GRANGEON, CN Calédonien, Font-Romeu, 2’4.84 (Record de France) ; 2. Marie WATTEL, Nice, 2’5.53 ; 3. Camille WISHAUPT, Mulhouse, 2’11.59.

En séries, Margot CACHOT, TOEC, 2’24.32 (meilleure performance française des 13 ans).

100 mètres 4 nages : Laurine DELHOMME, CN Paris, 1’2.15 ; en finale B, Anna SANTAMANS, Nice, 1’2.11.

En finale B, Alexe HERTE, Chalons-sur-Saône, 1’4.00, meilleure performance 15 ans.

Alizée BORGOGNO, Nice, 1’4.83 (meilleure performance 14 ans)

200 mètres 4 nages : 1. Lara GRANGEON, CN Calédonien, Font-Romeu, 2’9.39 ; 2. Fantine LESAFFRE, Mulhouse, 2’11.93 ; 3. Coralie CODEVELLE, Sarcelles, 2’13.32 ; 4. Alice AUBRY, Metz, 2’13.95.

400 mètres 4 nages : 1. Lara GRANGEON, Calédonie, Font-Romeu, 4’34.52 ; 2. Fantine LESAFFRE, Mulhouse, 4’35.62 ; Cyrielle DUHAMEL, Béthune Pélican, 4’42.70, meilleure performance française 15 et 16 ans ; en séries, Cyrielle, 4’47.89, avait battu la meilleure performance des 15 ans.

4 fois 50 mètres : 1. Nice, 1’39.88 (au départ, Anna Santamans, 24.39) ; 2. Montpellier, 1’40.23

Relais 4×50 mètres 4 nages : 1. Montpellier, 1’51.04 ; 2. Olympic Nice, 1’52.13; 3. DTOEC, 1’52.55.

AUSTRALIE : RECORD D’ASHWOOD SUR 1500 MÈTRES

59 « MAUVAIS VIRAGES » ET 15’43.83 À L’ARRIVÉE

Jeudi 26 Novembre 2015

Jessica ASHWOOD a amélioré le record d’Australie du 1500 mètres dames lors de la première journée des championnats nationaux en petit bassin, qui se tiennent à Sydney. ASHWOOD, qui nageait aux Jeux olympiques de Londres en 2012 (20e du 800 mètres) et cet été a enlevé la médaille de bronze du 400 mètres aux championnats du monde de Kazan, a effacé en 15’43.83 le temps établi en 2013 par Laura CROCKART, 15’45.89. ASHWOOD détient déjà les records australiens en grand bassin sur 400, 800 et 1500 mètres. Elle devance Moesha Johnson, 18 ans, 16’9.80 et Chelsea Gubecka, 16’15.79.

Née à Sydney, Ashwood s’est installée à Brisbane voice douze mois, et s’entraîne avec l’entraîneur olympique Vice Raleigh. Elle vise les 400 et 800 mètres aux Jeux.

Elle est passée en 4’11.84 (400) et 8’25.71 (800), un peu trop vite pour une nageuse qui vire assez mal et n’aime pas nager en petit bassin.

Elle s’attaque aujourd’hui au 800 et, vendredi, au 400.

Le 800 mètres messieurs est revenue à Jacob Hansford en 7’45.07 devant Ethan Owens, 7’52.27.

 

FLORENT MANAUDOU SE FAIT DU MAUVAIS CENT

LE MARSEILLAIS, COMPTEUR BLOQUÉ À 50

Éric LAHMY

Mercredi 25 Novembre 2015

Pourquoi Florent Manaudou craint-il de doubler 50 mètres et 100 mètres aux Jeux olympiques de Rio ?

Florent Manaudou est-il « paresseux » ? Sans doute un peu. Disons qu’il a choisi la facilité. Ou la simplicité. Mentalement, il n’a pas intégré le désir de réussir sur 100 mètres. « Quand il était plus jeune, on pouvait lui faire faire ce qu’on voulait, affirme son frère aîné, Nicolas qu’interroge France TV Sport. Il bossait beaucoup. Avec un gars de 24 ans qui a été champion olympique à 21 ans, ça devient plus compliqué… Mais il a acquis la capacité de s’autogérer. Le truc, c’est qu’il faut que ça vienne de lui pour qu’il ait envie ».

Or l’envie, c’est bien ce qui lui manque désormais. Romain Barnier, toujours sur France TV Sport, est fataliste : « J’ai complètement fait le deuil du 100 mètres l’an dernier lors de la finale des Mondiaux petit bassin à Doha. Pour moi, c’était presque une défaite volontaire, pour lancer un signal. Il était plus fort que Cielo et il n’est pas allé chercher la gagne. Ce jour-là, j’ai compris que c’était moi qui portais le projet et que ça ne marchait pas. »

BEAUCOUP DE TRAVAIL POUR 35 METRES EN PLUS

Que s’est-il passé aux championnats du monde 2014 en petit bassin, à Doha ? Sur 50 mètres, Florent, le 5 décembre, améliore le record mondial avec 20.26. Il devance l’Italien Marco Orsi, 20.69, le Brésilien Cesar Cielo, 20.88. Il s’agit d’une marge considérable, inhabituelle, sur une distance aussi faible. Deux jours plus tard, Cielo gagne le 100 mètres en 45.75. Manaudou nage 45.81…

Il ne s’agit pas à proprement parler d’un mauvais temps dans l’absolu. Mais peut-être Barnier se base-t-il sur les 44.80 de Manaudou dans le relais quatre fois 100 mètres ? Ou bien, tout simplement, sur une nonchalance, d’un manque de mordant dans la course ? Ou encore sur une arithmétique simple, basée sur la différence de valeur entre son temps sur 100 et celui sur 50 ?

 Alexandr Popov, comme beaucoup d’autres, pense que Manaudou serait imbattable sur cette distance s’il s’y mettait sérieusement. Et Romain Barnier n’est pas loin de partager cette conviction : bien préparé, Florent serait sans rival dans le premier 50, sans rival dans le virage et les ondulations qui suivent, il lui resterait ensuite à gérer les 35 derniers mètres en ne comptant plus que sur des qualités qui ne sont pas magnifiées chez lui. Ce sont ces 35 mètres d’incertitude qui le bloquent.

En refusant l’aventure du 100 mètres aux Jeux olympiques, Manaudou aura, c’est sûr, la vie grandement facilitée. Trois 50 mètres et éventuellement un relais quatre fois 100 mètres à Rio, voilà qui est beaucoup moins exigeant que le programme qui aurait été le sien s’il avait essayé de doubler les courses individuelles. En plus, il aura l’esprit libre pour se dédier à ce qui doit être son idée fixe: conserver sa tiare du 50.

DEUX RELAIS, TROIS CENTS, TROIS CINQUANTE

Le chantier de Manaudou, à Rio, c’est quoi ? Le 7, tout commence par le relais 4 fois 100 mètres. Les Français sont champions du monde à Kazan, avec Manaudou, et donc parmi les favoris de la course à Rio. Même sans préparer spécialement le 100 mètres, Manaudou a montré qu’il constitue une pièce importante, et sans doute irremplaçable, de ce relais. Il est d’ailleurs un bon relayeur, à peine moins passionné du genre qu’un Gilot ou avant lui un Bousquet et plus performant qu’Alain Bernard, voire que Leveaux, dans ce rôle… Mais le cas échéant, il ne nagerait qu’en finale. Sans lui, le relais français doit pouvoir se qualifier sans encombre à la condition que chacun joue son rôle.

Si Florent est engagé sur 100 mètres libre, il devra, le 9 et le 10, entre séries, demi-finales et finale disputer trois courses dures. Même préparé, un sprinteur de 50 mètres monté en graine a toujours du mal à répéter les efforts sur 100 mètres, qui est tout en haut de son registre et représente une plus grande fatigue que pour un nageur de 100 et de 200 mètres. Dans l’histoire des Jeux, les précédents ne manquent pas de ces grands sprinteurs défaits en finale par moins rapides mais plus résistants qu’eux : Bob Mc Gregor et Mike Austin (et Alain Gottvalles donc) battus en 1964 par Schollander, Ken Walsh et Zac Zorn éclipsés par Mike Wenden en 1968, Jerry Heidenreich et Vladimir Bure devancés par Mark Spitz en 1972, Alexandre Popov et Schoeman devancés par VDH en 2000 et 2004…

Vainqueur ou vaincu, le 11, lendemain de la finale du 100 mètres, Manaudou devrait réattaquer avec série et demi finale, et défendre son titre le 12.

Enfin, éventuellement, il pourrait, le 13, replonger pour la finale du 4 fois 100 mètres quatre nages où les Français, champions du monde en raison de la disqualification des Américains, peuvent figurer comme des outsiders…

Tout cela est-il au-dessus de ses forces ? Possible physiquement ! Sûr mentalement. D’abord, on l’ a dit, ce n’est pas un 100 mais trois 100 qu’il faut encaisser. Et c’est sûrement plus difficile à tenir quand on vient du sprint pur que, disons, du 200 mètres. Cependant, ce sont plutôt des sprinteurs « prolongés » qui ont gagné le 100 mètres olympique.  

Le seul nageur de demi-fond depuis 60 ans à avoir emporté l’épreuve olympique est Donald Schollander à Tokyo en 1964. Il a gagné d’un dixième et, sans vouloir le moins du monde diminuer ses mérites, il lui a fallu un peu de chance : quand Gary Ilman a loupé sa sortie de virage en finale ; quand le meilleur sprinteur US, Steve Clark, s’est présenté un mois plus tôt diminué aux sélections US et n’a pu faire mieux que 4e de la course. Avant les Jeux et aux Jeux de Tokyo, Clark a nagé quatre dixième et une demi-seconde plus vite que Schollander en finale olympique : 53.0 puis 52.9 contre 53.4. Et il a également nagé, lancé, dans le relais quatre nages en 52.4…

Depuis 1956, deux types de nageurs ont gagné les 15 finales de 100 mètres olympique. Six furent des sprinteurs, incapables au temps de leur victoire de tenir un 200 mètres proche en valeur de leur 100 mètres. Ce fut le cas en 1960 (John Devitt, Australie), en 1980 (Jorg Woithe, RDA), en 1984 (Ambrose Gaine, USA), en 1992 et 1996 (Alexandr Popov), en 2008 (Alain Bernard, France), en 2012, Nathan Adrian (USA). De leur côté, John Henricks, Australie (1956), Michael Wenden (1968), Mark Spitz, USA (1972), James Montgomery (1976), Matthew Biondi, USA (1988), Van Den Hoogenband, Pays-Bas (2000, 2004), soit sept vainqueurs du 100 mètres soit étaient en mesure de gagner le 200 mètres (Henricks), soit le gagnèrent aussi, réalisant un doublé 100-200 (Wenden, Spitz, Van Den Hoogenband), soit encore étaient de brillants nageurs de 200. Seul Schollander gagna non seulement le 100, mais aussi le 400.

50 ET 100 METRES NE SE NAGENT PAS DE LA MÊME FAçON

Le 50 mètres et le 100 mètres ne sont pas incompatibles. Même s’ils représentent des types d’effort différents en raison de leurs durées respectives. On ne nage pas tout à fait sur 21 secondes comme sur 47 secondes. Le 50 mètres pompe les réserves d’ATP (anaérobie alactique), brûlées en quelques secondes. Après 20 à 25 mètres, le nageur puise donc surtout dans le réservoir dit anaérobie lactique la source d’énergie essentielle de son effort. Sa rentabilité maximale n’outrepasse pas dix secondes. De ce fait, ce deuxième carburant est pleinement utilisé pendant 25 mètres en nage libre. La filière lactique, est à plein rendement pendant une vingtaine de secondes. Sur 50 mètres, on comprend donc qu’il suffit de travailler presque exclusivement sur ces deux filières pour obtenir les meilleurs rendements. Au-delà, c’est la filière aérobie, surdéveloppée chez les nageurs de demi-fond et de fond, qui prend le relais.

Différence avec le 50 mètres, sprint pur, le 100 mètres, sprint prolongé, exige un panachage entre les deux carburants anaérobie et la capacité aérobique. Quand les énergies conjuguées des deux anaérobies sont épuisées, le nageur doit pouvoir continuer de se mouvoir, et selon la façon dont il aura mené sa barque, son potentiel aérobie entrera en jeu (au moins théoriquement vers les trois quarts de son effort). Voilà pourquoi, malgré leur cousinage le 50 et le 100 mètres sont des courses très distinctes et se nagent différemment. Un sprinteur sur 50 mètres doit pouvoir appuyer à fond ou presque tout du long, tandis que sur 100 mètres, il doit jouer plus finement, s’économiser un peu pour que le relais entre les filières joue sans rupture ou éviter l’asphyxie ou que le cœur ne défibrille.

L’obligation de développer au maximum la filière anaérobie alactique amène les sprinters à accroître leur force, par exemple par la musculation. Manaudou, qui pèse aujourd’hui 100 kg pour 2 mètres, est un bel exemple de cette tendance. Nathan Adrian est encore plus costaud que ça, 2m et 103kg. Disons que ces prises de poids sont fautives. En force pure, des méthodes de fitness ou d’haltérophilie (prise de force sans prise de poids) devraient être privilégiées. Agnel, aux USA, avait commis la même erreur. Il semble que l’Australien Magnussen utilise plus finement la musculation, qui a développé une force physique impressionnante sans prendre des apparences de Monsieur Univers.

LA FAMEUSE DEFAILLANCE DES 75 METRES

Mais revenons à la nage. On a souvent vu, sur 100 mètres, les purs sprinters « défaillir » vers les trois quarts de l’effort, et les plus résistants leur revenir dessus. Les exemples les plus spectaculaires de ces schémas de course sont donnés par la finale du 100 mètres des Jeux olympiques de 1968, où Michael Wenden passe Zac Zorn après avoir été mené d’une longueur au 50 mètres ; et, plus près de nous, par le duel entre Peter Van Den Hoogenband et Roland Schoeman aux Jeux d’Athènes 2004. Schoeman passe près d’une seconde avant VDH qui le remonte et le passe in extremis. Schoeman réussira ensuite à perdre le 50 mètres où il finit 3e alors qu’il a démontré en demi qu’il est le plus rapide (21.91 contre 21.93 à son vainqueur de la finale, Gary Hall Jr). Schoeman, on l’a dit, est passé très vite à Athènes, en 22.60, une demi-seconde plus vite que ne l’a fait V.D. Hoogenband dans son record du monde avec trois quart de corps d’avance sur celui-ci. Mais VDH le remonte et le coiffe à l’arrivée, 48.17 contre 48.23.

Finalement Schoeman est champion olympique, le 15 août, avec le 4 fois 100 mètres sud africain, 2e du 100 mètres le 18 août et 3e du 50 mètres qui est sa meilleure distance, le 20 août. Est-il possible qu’avoir nagé le 100 mètres avant le 50 lui ait fait perdre le 50 mètres ? C’est très probable, le passage de Schoeman dans son 100 mètres, quand il touche au pied en 22.60 indique une valeur d’au moins 21.50 sur une longueur de bassin. Mais son effort a laissé des traces… Mais sans doute aussi Schoeman, à la différence de Manaudou, donnait-il plus d’importance au 100 qu’au 50.

(Et puis, cela dit, qui cracherait sur un tel palmarès ?)

 PLUS DIFFICILE DE MONTER QUE DE DESCENDRE

Est-ce un tel scénario que craint Manaudou ? Ou seulement les entraînements plus longs, les fractionnés plus intenses, la complication que représente de devoir nager vite sur 50 et 100 mètres, et la crainte de ne pas être au niveau, face à des nageurs de 100-200 ou de 100-50, lors de la finale ? Ou encore, donc, le contrecoup d’une course hasardeuse sur l’épreuve où ses chances sont très supérieures et où il entend défendre son titre olympique ? A-t-il des soucis techniques, le 100 mètres posant la question de savoir s’il doit utiliser la forme de nage qu’il a peaufinée pour  nager 21 secondes?

C’est peut-être tout ça, ainsi que la complexité du programme que lui donnerait l’ajout du 100 mètres à ses ambitions olympiques. Est-ce légitime ? Bien sûr, c’est à lui, avec Romain Barnier, de le décider.

En général, les nageurs, à mesure que leur carrière avance, a-t-on souvent dit, passent d’une distance à une distance moindre. Monter, en revanche, est plus rare –peut-être plus difficile.

Mais regardez Camille Lacourt. Pendant deux ans, après certes des problèmes de santé, il a eu l’air de se confiner au 50 mètres dos où il a obtenu des succès « faciles » (hum !) champion du monde 2013 (24.42) et 2015 (24.23), tandis qu’il « revenait » sur 100 dos, 5e en 2013 (53.51), 2e en 2015 (52.48), sachant qu’il n’y a pas de 50 dos aux Jeux.

Parfois, d’ailleurs, en descendant, les nageurs se trompent sur leurs potentiels de sprinteurs. Ainsi Ian Thorpe, 3e du 100 des Jeux olympiques de 2004 où il avait gagné 200 et 400 mètres, croyait qu’il allait tout casser quand il se spécialiserait sur l’aller-retour et abandonnerait le demi-fond. Il n’en fut rien. 

Depuis que le 50 mètres a été reconnu, les recordmen du monde du 50 mètres qui ont détenu également les records du monde du 100 mètres sont Jonty Skinner (23.86 et 49.44), Matt Biondi (22.14 et 48.42), Alexandr Popov (21.64 et 48.21), Alain Bernard (21.50* et 46.94*), Eamon Sullivan (21.28* et 47.15*), Cesar Cielo (20.91* et 46.92*)… Le temps de Skinner avait été pris au passage de son 100 mètres record et tout laisse croire qu’il valait une bonne seconde de mieux

D’autres recordmen du 50 ont été de très bons nageurs de 100 : Joe Bottom (22.71), Klaus Steinbach (23.70), Chris Cavanaugh (23.66), Tom Jager (21.81). D’autres ont été un peu moins bons sur 100 mètres, comme Fred Bousquet, 20.94 au 50 mètres et 47.15 au 100 mètres. Manaudou en fait partie : 21.19 (2015) et 47.98 (2014).

Le petit bassin donne un paysage un peu différent, mais peut-être seulement en raison d’une moindre prise au sérieux par les grands nageurs de ses conditions. Aujourd’hui, le record du monde du 50 mètres en petit bassin est de 20.26 par Manaudou. Il est bon de noter que ce temps, s’il est légèrement inférieur en valeur aux 20.91 de Cielo, a été réalisé dans un maillot classique tissu, et non dans une combinaison polyuréthane comme le record du Brésilien.