Mois : janvier 2016

RIO : LE 4 FOIS 100 MÈTRES AUSTRALIEN DEVRA ÊTRE PATIENT

TRIALS ACHEVÉS LE 11 AVRIL,

IL DEVRA ATTENDRE FIN MAI

Éric LAHMY

Dimanche 31 Janvier 2016

Pour la première fois depuis une quarantaine d’années, le Comité National Olympique Australien ne pourra pas annoncer, dès la clôture des championnats d’Australie à Adelaïde le 15 avril prochain, la formation de natation retenue pour les Jeux – ou du moins pas dans son entier, nous explique la journaliste australienne Nicole JEFFERY. En effet, restera en suspens la question du relais quatre fois 100 mètres nage libre messieurs.

Pourquoi ? Parce que ce relais ne s’est toujours pas qualifié officiellement pour les Jeux, n’étant pas, lors des séries des championnats du monde de Kazan, en août dernier, entré dans les douze premières formations. Finissant 13e, un peu parce que James MAGNUSSEN, blessé, ne pouvait nager, un peu parce que les meilleurs n’ont pas tous engagés à nager ces séries, et aussi, un peu parce que trois des quatre relayeurs n’eurent pas pris leur tâche au sérieux, tous ces « un peu » ont fini par faire un « beaucoup » et non seulement ce relais n’a pu disputer la finale de Kazan, mais il n’a pas obtenu son billet pour Rio…

L’anecdote rappelle que le nivellement des valeurs ne permet plus aux grandes équipes ou aux grands nageurs ne prendre les qualifications, séries ou demi-finales, à la légère. A cette même compétition, les USA aussi, autres favoris de l’épreuve, s’étaient fait larguer en séries, pour le bonheur de la France, qui avait enlevé finalement le titre mondial…

La seconde chance du quatuor qui, dans le passé, a été champion du monde et peut aujourd’hui passer pour un “favori” de Rio (à condition bien sûr de s’y présenter) ne serait-ce que parce qu’il compte dans ses rangs le champion du monde 2011 et 2013 James Magnussen, le vice-champion du monde 2015 Cameron McEvoy, Kyle Chalmers, sans doute le plus prometteur jeune nageur de 100 mètres actuel et quelques autres rudes gaillards du sprint.

Cette seconde chance consiste à réussir un « temps » entre le 1er mars et le 31 mai. Jacco VERHAEREN, le « head coach » hollandais de l’Australie, a fait savoir que les huit premiers du 100 mètres nage libre individuel des sélections seront divisés en deux équipes de quatre nageurs, le dernier jour des « trials » qui disputeront une course afin de réaliser un temps de sélection. A priori, cela ne devrait poser aucun souci, mais VERHAEREN ne veut prendre aucun risque. Il demandera à ses nageurs de faire le maximum. Même après cela, rien ne sera tout à fait sûr. Comme seize équipes nationales seulement iront aux Jeux, il ne faudra pas que plus de trois autres équipes non sélectionnées à Kazan fassent mieux avant le 31 mai. Disons le, cela parait hautement improbable, ni la Grèce, ni la Turquie, ni la Roumanie, ni Israël, ni le Belarus ne paraissent en mesure de devancer – et de loin – les Dolphins au mieux de leur forme !

D’une certaine façon, compte tenu de leur potentiel, disons-le, il est hautement improbable que la « mean machine » (nom donné parfois, depuis les Jeux de Moscou, en 1980, à cette équipe) ne soit pas à Rio… Quoiqu’il en soit, en attendant, l’Australie ne pourra annoncer les sélections que des deux premiers du 100 mètres…

UN BEAU DOUBLÉ 100-400 POUR VELIMIR STJEPANOVIC

HOSSZU FRÔLE L’INDIGESTION,

BELMONTE : IL Y A ENCORE DU BOULOT

Éric LAHMY

Dimanche 31 Janvier 2016

Pas de quoi verser des pleurs sur le sujet, mais Katinka HOSSZU n’a pas tenu en face de Mireia BELMONTE dans le 400 mètres nage libre, première épreuve de la troisième et dernière journée du Euro Meet de Luxembourg, aujourd’hui. Est-ce que l’Iron Lady commençait déjà à subir les atteintes de ses nombreuses ablutions matinales ? On ne s’en étonnerait pas. Toujours est-il qu’oxydée ou pas, la Dame de Fer n’a pas tenu tête au-delà de cent mètres en face de la Badalonaise, laquelle, seule, virait sous la minute, en 59.87 ; Katinka suivait en 1’0.09. La suite de la caravane était déjà pointée à une longueur de corps. Au métal de la Hongroise, BELMONTE opposait le béton d’une dure à cuire – et aussi d’une meilleure nageuse de distance. Aux 200, l’Espagnole, 2’3.23, ne pouvait être sûre d’avoir décroché l’adversaire, 2’3.90… Mais les deux longueurs suivantes virent une Katinka en train de s’étrangler, passer à deux mètres puis à trois. Après cela, ce fut BELMONTE seule devant, tandis que KOEHLER, voyant HOSSZU faiblir, la passait dans l’avant-dernière longueur. La Magyare puisait alors dans sa science du sprint pour sauver la 2e place. BELMONTE pouvait-elle se satisfaire de sa performance ? A elle de le dire. Si son épaule tient, il ne lui reste plus grand’ chose pour retrouver sa maestria en crawl. En revanche, elle parait plus éloignée des sommets dans les quatre nages et aussi en papillon, où elle manque de réactivité. Je sens que les entraînements en altitude, les séances en force et en fitness et les sommeils hypoxiques ou hyperbares.

Sur 50 mètres dos, sa course suivante, HOSSZU, qui détenait le record du meeting avec 28.80, fit mieux, 28.34, mais ne put empêcher Mercedes PERIS de la devancer. Sur 100 mètres papillon où elle était héroïquement présente, elle menaçait d’aller au fond de la piscine… Elle se contenta du fond du classement, 9e en 1’1.48, à six dixième de son temps des séries. Ilaria BIANCHI signait une victoire convaincante en 58.59. L’Italienne, certes, n’est pas une inconnue, ex-championne du monde en petit bassin et 5e aux Jeux de Londres (2012).

Ayant eu la bonne idée de se retirer de la finale du 100 mètres brasse où elle n’avait guère de chances de podium, elle enleva ensuite le 100 libre dans le bon temps de 54.58. Mais elle ne s’arrêtait pas là, et s’en allait tranquillement défier Daryna ZEVINA sur 200 mètres dos, se lançant même devant l’Ukrainienne, et ne baissant pavillon que dans une troisième longueur où les jambes se mirent à lui manquer. La fin fut douloureuse et elle perdit encore deux mètres dans la dernière longueur. Il était temps que ça s’arrête !

Sa journée n’avait pas été perdue, avec une victoire et trois deuxièmes places…

Côté masculin, Velimir STJEPANOVIC, le Serbe de Dubaï, dont on a dit précédemment qu’il se conduisait en émule de Katinka, s’était brillamment qualifié sur 400 et 100 mètres. Sur 400 mètres, il se lança en avant sans trop s’occuper de l’adversité, et prit presque deux longueurs sur le groupe de ses suivants dès le virage des 50 mètres, atteint en 25.07, et produisit une course solitaire.

Aux 200 mètres, ROMANCHUK, son second, était six mètres derrière. L’Ukrainien fit ensuite un tiers de son retard, avant que Velimir n’accélère et n’augmente l’écart.

Après son 3’48.70, que pouvait-il réaliser sur 100 mètres ? Velimir ne parut pas souffrir de son effort précédent, et réalisa un remarquable 48.50, laissant un sprinteur pur, Benjamin PROUD, scotché plus d’un mètre derrière !!

Autre performance à signaler, les 51.40 de Laszlo CSEH au 100 mètres papillon – CSEH dont le record personnel, 50.87, date des mondiaux de Kazan, en août dernier…

DAMES

100 mètres : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 54.58 ; 2. Julie MEYNEN, Luxembourg, 55.36 ; 3. Jessica JACKSON, Grande-Bretagne, 55.69

400 mètres : 1. Mireia BELMONTE, Espagne, 4’7.94 (59.87, 2’3.23, 3’6.18) ; 2. Katinka HOSSZU, Hongrie, 4’10.45 ; 3. Sarah KOEHLER, Allemagne, 4’10.56 ; 4. Melani COSTA, Espagne, 4’14.88

50 mètres dos : 1. Mercedes PERIS, Espagne, 28.12 ; 2. Katinka HOSSZU, Hongrie, 28.34 ; 3. Daryna ZEVINA, Ukraine, 28.95

100 mètres brasse : 1. Martina CARRARO, Italie, 1’8.11 ; 2. Jessica VALL, Espagne, 1’8.16

200 mètres dos : 1. Daryna ZEVINA, Ukraine, 2’9.95 ; 2. Katinka HOSSZU, Hongrie, 2’12.80

100 mètres papillon : 1. Ilaria BIANCHI, Italie, 58.59 ; 2. Emilia PIKARAINEN, Finlande, 59.09 ; 3. Judith IGNACIO, Espagne, 59.31 ; 4. Zsuzsanna JAKABOS, Hongrie, 59.73

MESSIEURS

100 mètres : 1. Velimir STJEPANOVIC, Serbie, 48.50 ; 2. Benjamin PROUD, Grande- Bretagne, 49.15 ; 3. Mohamed Sami ELSAYED, Egypte, 50.13

400 mètres : 1. Velimir STJEPANOVIC, Serbie, 3’48.70 (53.05, 1’51.59, 2’51.41) ; 2. Mykhailo ROMANCHUK, Ukraine, 3’51.43; 3. Sergii FROLOV, Russie, 3’52.43; 4. Florian VOGEL, Allemagne, 3’52.47 ; 5. Miguel DURAN, Espagne, 3’52.68

50 mètres dos : 1. Shane RYAN, Grande-Bretagne, 25.29 ; 2. Kliment KOLESNIKOV, Ukraine, 25.75

200 mètres dos : 1. Gabor BALOG, Hongrie, 2’1.81

100 mètres brasse : 1. Marco KOCH, Allemagne, 1’0.45 ; 2. Giedrus TITENIS, Lituanie, 1’1.11 ; 3. Christian VON LEHN, Allemagne, 1’1.29 ; 4. Fabio SCOZZOLI, Italie, 1’1.44 ; 5. Hendrik FELDWEHR, Allemagne, 1’1.93

100 mètres papillon : 1. Laszlo CSEH, Hongrie, 51.40 ; 2. Ivan LENDJER, Serbie, 52.64 ; 3. Philip HEINTZ, Allemagne, 53.04 ; 4. Konrad CZERNIAK, Pologne, 53.39

PENDANT QUE KATINKA ÉCUME LES SÉRIES…

STJEPANOVIC TENTE UNE HOSSZU SUR 100 ET 400

 

Éric LAHMY

Dimanche 31 Janvier 2016

Histoire de ne pas déflorer leur explication des finales, on les avait séparées, Hosszu dans la cinquième série, Belmonte dans la sixième du 400 mètres nage libre de l’Euro Meet du Luxembourg, version 2016. A l’arrivée, l’Espagnole a été la mieux disant, 4’11.86 contre 4’12.44. Melani COSTA, qui accompagnait BELMONTE, nageait, elle, 4’12.57.

Bon, vous connaissez HOSSZU, elle s’est vite « consolée » de cette deuxième place, en attendant la finale, en enlevant le 50 mètres dos (28.90), avant de s’attaquer au 100 papillon (qualifiée en 1’0.84, 7e temps, pendant que son record du meeting, datant de 2014, 59.41, était écorniflé par l’Italienne Ilaria BIANCHI en 59.27), au 100 mètres brasse (qualifiée in extremis avec le 9e temps ex-aequo, 1’11.78, grâce aux finales à dix places), au 100 mètres nage libre (3e temps, 55.93), et enfin au 200 mètres dos (2e temps, 2’13.48, derrière Daryna ZEVINA, 2’10.17).

Ouf ! On a beau savoir, on ne s’habitue pas. La fille est too much ! Faudra un jour qu’elle nous explique comment elle fait. Je suis prêt à apprendre le hongrois pour avoir la version originale de son explication.

A force de montrer le chemin, la formidable Iron Lady fera-t-elle des émules ? On voit, autour d’elle et de son étonnant exemple, des tentatives un peu équivalentes. Des filles comme BELMONTE ou MILEY s’amusent à se disperser, de façon encourageante, même si les résultats sont moins…. étincelants ! Ce matin, Velimir STJEPANOVIC s’est permis une « Hosszu » à sa façon. Il s’est qualifié en tête du 400 mètres (en 3’53) et du 100 mètres (49.45). Raflant ainsi dans l’aller retour du bassin le haut de l’affiche à un vrai sprinteur, Ben PROUD (49.60). Si Katinka avait patente sur son mode de tout nager, Velimir devrait lui payer des royalties…

Faudrait présenter la miss à Florent MANAUDOU. Peut-être pourrait-elle lui instiller un peu de sa passion de nager, et le convaincre qu’il peut doubler 50 et 100 mètres au Jeux olympiques ?

LES CHAMPIONNATS DU MONDE S’INSTALLENT EN ASIE

FUKUOKA NANKIN ET DOHA CANDIDATS ENTRE 2019 ET 2023 – ET PEUT-ETRE 2025

Dimanche 31 Janvier 2016

Le Japon, avec Fukuoka, la Chine, avec Nankin, et le Qatar, avec Doha sont les trois pays candidats aux organisations des championnats du monde de natation en 2021 et 2023. Toutes ces candidatures sont asiatiques.

Les présentations sont faites par leurs délégations au Bureau de la FINA réuni à Budapest. Il reste possible qu’une candidature pour 2025 (quoique non inscrite au programme) soit enregistrée.

En effet, explique Cornel Marculescu, compte tenu du gros effort consenti par les candidats, nous préférons attribuer plus d’un événement à la fois. Une façon de contenter le maximum de gens et d’encourager les instincts d’organisateurs à la fois « financièrement, émotionnellement et professionnellement. Venir à une sélection et être déçus, et pour certains, une longue planification est une meilleure chose. »

Fukuoka, la 6e ville du Japon, a organisé déjà les mondiaux 2001. On ne croit pas que cette organisation ait laissé les meilleurs souvenirs. Doha a tenu les mondiaux 2014 en petit bassin, Nanjing ayant accueilli les Jeux Olympiques de la Jeunesse en 2014. La Chine a aussi organisé les mondiaux en petit bassin en 2011 à Shanghai et Hangzhou se prépare pour les mondiaux en petit bassin 2018

L’Argentine, la Turquie, l’Australie et l’Allemagne avaient envisagé d’organiser, mais ne sont pas allées au bout de leur démarche. Avec Gwangju, ville hôtesse en 2019, et quels que soient les résultats des réunions de Budapest, cela fera quatre éditions consécutives des mondiaux tenues en Asie. L’Europe, avec Rome 2009, Barcelone 2013 et Kazan 2015, et dans l’attente de Budapest 2017, a ou aura organisé quatre des cinq éditions précédentes. Budapest remplace l’organisation, défaillante, de Guadalajara, au Mexique.

 

SJÖSTRÖM DEVANT IBRAHIMOVIC

 

CHAMPION(NE) SUEDOIS(E) DE L’ANNEE, BIS

Pour une fois que la natation passe devant le football… Les Suédois ont élu leur champion(ne) de 2015, et il s’agit de Sarah SJÖSTRÖM. C’est du moins ce qu’ont décidé les auditeurs d’un network suédois, Espressen. 119.949 d’entre eux ont préféré la nageuse, John OLSSON, a obtenu 82.833 voix et Zlatan IBRAHIMOVIC 46.508 ont voté. SJÖSTRÖM a aussi gagné un autre prix, décerné au meilleur athlète suédois, le prix Jerring, pour la deuxième fois.

Un qui s’en félicite, c’est son nouvel agent, le champion olympique et du monde suédois du triple saut, Christian OLSSON, qui a ouvert son agence à peine raccrochées ses pointes, et affirme que sa nouvelle cliente pourrait très bien faire la passe de trois. « Si les Jeux olympiques se passent comme cela devrait, elle sera sans doute réélue championne suédoise de l’année en 2016 » a-t-il expliqué, ce qui ne nous semble en rien excessif, avant d’ajouter : « aujourd’hui, tout le monde se rue pour utiliser l’image de Sarah à l’approche des Jeux olympiques, et je note beaucoup de mouvements dans sa direction. Mais il y a un mais. Préparer les Jeux olympiques devient la priorité des priorités, et tout ce qui est image, commercial et autres actions de presse va devoir être verrouillé. A partir de fin avril, ce sera fermeture totale autant vis-à-vis de la presse que des sponsors. La pression pour qu’elle gagne aux Jeux sera énorme en Suède, et Sarah va devoir entrer dans sa bulle pour réussi cela. Vous savez, devancer Ibrahimovic dans une consultation populaire, c’est énorme. Elle a une dimension mondiale, où elle occupe la case natation. A part Zlatan, pas un autre Suédois ne l’égale dans le secteur. »

Les Suédois ont noté quand même que Sarah a dû céder le pas, comme nageuse européenne de l’année 2015, devant Katinka HOSSZU, la Hongroise élue nageuse du Vieux continent pour la 4e année consécutive, devant Sjöström, avec 66% contre 21% des voix à la Ligue Européenne de Natation.

HOSSZU PARTOUT, MAIS KOCH EN BRASSE MIEUX

MARCO KOCH SUR SES ERGOTS, 2’7.69

Eric LAHMY

Samedi 30 Janvier 2016

Si le Luxembourg Meet a un mythe, c’est elle : Katinka HOSSZU ! Après ses sept séries matinales, elle débutait sa soirée de finales par un joli 200 mètres nage libre. Sans problème, sa seconde, l’Espagnole Melani COSTA, se trouvant vite complètement larguée. Quant à BELMONTE, dont ce n’est d’ailleurs pas la meilleure distance, elle n’a pas retrouvé toute sa valeur. HOSSZU, 1’56.81, sur 200 mètres, ne le cède en ce début de saison que devant LEDECKY, 1’54.43, et SJÖSTRÖM, 1’56.14.

Disons-le, cependant, si HOSSZU, comme d’habitude, a volé la vedette par la multiplicité de ses exploits et cette capacité qu’elle a de récupérer plus vite que tout le monde, la grosse performance de la journée doit être attribuée à Marco KOCH. Le champion du monde allemand du 200 mètres brasse, en 2’7.69, a nagé plus vite qu’en finale des mondiaux de Kazan, l’été dernier, quand il avait triomphé en 2’7.76 de Kevin CORDES et de Daniel GYURTA. KOCH, qui a fêté ses 26 ans cinq jours plus tôt, domine régulièrement depuis deux saisons les compétitions – il est aussi champion d’Europe à Berlin, en 2014 (2’7.47). Cette dernière performance fait de lui le 7e performeur mondial « tous temps » derrière YAMAGUCHI, Japon, 2’7.01, Daniel GYURTA, Hongrie, 2’7.23, Ross MURDOCH, GBR, 2’7.30, Christian SPRENGER, Australie, 2’7.31, Eric SHANTEAU, USA, 2’7.42, et Michael JAMIESON, GBR, 2’7.43 : admirez la densité !

Le 200 mètres messieurs était enlevée par STJEPANOVIC. Le Serbe démontre, un peu à l’instar de l’Australien McEVOY, qu’on n’a pas besoin d’être un géant pour nager très vite. Avec son 1,83m, il assure [KOCH mesure, lui, 1,85m]. Le champion d’Europe 2014 à Berlin, avec un temps de 1’45.86, crédité ici de 1’46.10, a, aujourd’hui, presqu’une seconde et demie d’avance sur Jeremy STRAVIUS, 1’47.56 à Austin…

Mais revenons à la bosseuse… HOSSZU grattait cinq centièmes sur son temps des séries du 200 quatre nages, après avoir réalisé la minute juste sur 100 mètres dos, banalisant ainsi l’exploit…

Benjamin Proud a signé un bon sprint en 21.91, un temps meilleur que les 22.04 de sa finale de Kazan, l’été dernier, et dans les eaux des 21.88 qui l’avaient alors qualifié, dans les demi-finales du mondial. Son record personnel, 21.76, date des demi-finales des Jeux du Commonwealth (il remporta la finale en 21.92 devant Cameron McEVOY.

MESSIEURS

50 mètres : 1. Benjamin PROUD, Grande-Bretagne, 21.95 ; 2. Ari-Pekka LIUKONEN, Finlande, 22.24

200 mètres : 1. Velimir STJEPANOVIC, Serbie & Hamilton A.C. Dubaï), 1’46.10 ; 2. Welson SIM, Malaisie, 1’48.46; 3. Victor MARTIN, Espagne, 1’49.61

100 mètres dos : 1. Shane RYAN, ex-USA, Irlande, 54.70 ; 2. Jan-Philip GLANIA, Allemagne, 54.71

50 mètres brasse : 1. Alex MURPHY, Irlande, 27.61 ; 2. Andrea TONIATO, Italie, 28.06; 3. Hendrik FELDWEHR, Allemagne, 28.12; 4. Giedrus TITENIS, Lituanie, 28.18

200 mètres brasse : 1. Marco KOCH, Allemagne, 2’7.69 ; 2. Laurent CARNOL, Luxembourg, 2’11.61 ; 3. Arkadii GRIGOREV, Russie, 2’14.79

200 mètres 4 nages : 1. Laszlo CSEH, Hongrie, 1’59.01 ; 2. Raphael STACCHIOTTI, Luxembourg, 2’0.35 ; 3. Philip HEINTZ, Allemagne, 2’0.50

DAMES

50 mètres : 1. Dorothea BRANDT, Allemagne, 25.22 ; 2. Julie MEYNEN, Luxembourg, 25.31 ; … 7. Katinka HOSSZU, Hongrie, 25.72

200 mètres : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 1’56.81 ; 2. Melani COSTA, Espagne, 1’59.20 ; 3. Annika BRUHN, Allemagne, 1’59.29 ; 4. Mireia BELMONTE, Espagne, 2’0.91 ; 5. Jessica JOACKSON, GBR, 2’0.97

100 mètres dos : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 1’0.00 ; 2. Dayna ZEVINA, Russie, 1’0.65 ; 3. Duane DA ROCHA, Espagne, 1’2.33 ; 4. Mercedes PERIS, Espagne, 1’2.46.

50 mètres brasse : 1. Martina CARRARO, Italie, 31.28 ; 2. Moniek NIJHUIS, Pays-Bas, 31.70

200 mètres brasse : 1. Jessica VALL, Espagne, 2’27.50 ; 2. Jessica STEIGER, Allemagne, 2’28.32 ; 3. Vanessa GRIMBERG, Allemagne, 2’28.40

200 mètres papillon : 1. Franziska HENTKE, Allemagne, 2’8.64 ; 2. Judith IGNACIO, Espagne, 2’8.82 ; 3. Zuszsanna JAKABOS, Hongrie, 2’10.32 ; 4. Mireia BELMONTE, Espagne, 2’11.02… 10. Katinka HOSSZU, Hongrie, 2’11.39

200 mètres 4 nages : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 2’10.70 ; 2. Zsuzsanna JAKABOS, Hongrie, 2’14.71 ; 3. Hannah MILEY, Grande-Bretagne, 2’15.41 ; 4. Mireia BELMONTE, Espagne, 2’15.80

 

KATINKA HOSSZU JOUE AUX SEPT SERIES

INSATIABLE, IRON LADY SE QUALIFIE POUR 6 FINALES

Samedi 30 Janvier 2016

Katinka Hosszu ne change décidément pas de méthode. La double championne du monde hongroise a nagé toutes les séries, le matin de la seconde journée de l’Euro Meet de Luxembourg. Et elle n’a pas chômé, appuyant partout et améliorant deux des records du meeting. Ce mini-décathlon aquatique commençait par le 200 mètres libre; en 1’59.52, HOSSZU écopait du meilleur temps, devant l’Espagnole Melani COSTA, 1’59.94.

Puis elle se retrouvait au départ du 50 mètres brasse, où elle ne pouvait faire mieux que 16e en 33.36, loin de Martina CARRARO, Italie, 31.23, et Moniek NIJHUIS, Pays-Bas, désormais entraînée à Plymouth, 31.82.

HOSSZU faisait mieux sur 50 mètres papillon, 6e en 27.63, à une demi-seconde de Dorothea BRANDT, Allemagne, 27.17…

Guère émoussée par ce qui dut lui apparaître comme un petit canter, un décrassage, elle entrait dans le dur avec le 100 mètres dos. Résultat : 1’0.48 après un passage en 29.78 ; le temps améliorait son record du meeting, de 1’1.74, établi le 19 janvier 2013 et égalé par ses soins le 8 février 2014 !

Comme elle est la championne et recordwoman du monde du 200 mètres quatre nages (en 2’6.12), cette course ne devait pas lui poser des problèmes insolubles de qualification ; mais devait-elle se sentir contrainte, comme elle l’a fait, de pulvériser son record du meeting, 2’13.55 en 2014, et l’amener à 2’10.75, laissant Mireia BELMONTE, seconde en 2’16.08, dix mètres derrière elle ? Il faut le croire…

Il y avait là de quoi satisfaire les plus ambitieuses… mais pas notre Magyare qui se lançait peu après dans sa série de 200 brasse, où elle récoltait le 6e temps, 2’33.94.

Elle terminait cette matinée de folle avec un solide 50 mètres en 25.98, 8e temps des séries dominées ici par Dorothea BRANDT en 25.07…

A côté de cette débauche stakhanoviste, tout pâlissait certes un petit peu, encore que, sur 200 mètres messieurs, Velimir STJEPANOVIC, signait un joli 1’48.11 qui le projetait au range de favori, Jan-Philip GLANIA signait un record du meeting, 54.93 au 100 dos, et Marco KOCH dominait comme prévu le 200 brasse… Sur 50 mètres, le Britannique PROUD effaçait en 24.11 le nom d’Alain BERNARD des tablettes de l’Euro Meet.

RUTA DE NOUVEAU DEROUTEE

REPRISE REMISE A MARS POUR MEILUTYTE

Samedi 30 Janvier 2016

Finalement, Ruta MEILUTYTE, qui était bien annoncée partante dans le meeting de Luxembourg, ne nage pas aujourd’hui. La championne olympique et du monde et double recordwoman du monde lituanienne est en délicatesse avec sa technique de départ. Cela à la suite de son accident de vélo qui a causé sa fracture du coude. MEILUTYTE, qui a pu se remettre à nager voici plusieurs semaines, et a été rejointe par Moniek NIJHUIS au Plymouth Leander où elle s’entraîne, se trouve incapable de donner sa pleine mesure au départ, un point fort de sa course qui, depuis les Jeux olympiques de Londres, en 2012, lui a donné un avantage initial important sur ses adversaires.

L’accident date de septembre dernier, et les ennuis de coude ont perduré. Non seulement il a fallu l’opérer, mais ensuite la broche fixée sur le coude gênait son mouvement de brasse, et elle a dû être réopérée. John RUDD, le coach, à Plymouth, de Ruta, a décidé de ne pas la lancer dans le grand bain dès cette semaine, mais d’attendre une autre radio de la région du coude lésée.

Bien qu’on n’ait aucune information précise sur l’état de Meilutyte, on sait généralement qu’une fracture avec déplacement de l’olécrâne (l’extrémité osseuse du cubitus – os de l’avant-bras), qui est opérée par cerclage ou vissage du fragment (le dispositif de métal a été retiré en décembre), peut être suivie d’une raideur partielle du coude. C’est à cet endroit que s’insère le triceps brachial, et si Ruta ne peut étirer son bras de façon parfaite, il est certain que l’efficacité de son plongeon – sans parler de toute sa nage – est considérablement affectée… négativement.

John RUDD et MEILUTYTE programment maintenant son retour à la compétition à Edinburgh, en mars.

Eric LAHMY

MIREIA BELMONTE ET KATINKA HOSSZU A EGALITE

LASZLO CSEH RETROUVE SES QUATRE NAGES

Eric LAHMY

Luxembourg, 29 Janvier 2016

Quatre finales directes, ce vendredi après-midi à Luxembourg, première journée de l’Euro Meet, pour les courses d’endurance : les 400 quatre nages, le 800 mètres dames et le 1500 messieurs. Les deux courses de 4 nages ont été gagnées par les Hongrois : Laszlo CSEH et Katinka HOSSZU. Les temps ? Assez bons. Même si les 4’34.33 de Katinka HOSSZU représenteraient presque un « service minimum » pour l’Iron Lady dont le record personnel polyester s’élève à 4’30.31 et celui en maillot tissu, depuis les mondiaux de Kazan, l’été dernier, à 4’30.39. Mais dans le Centre Aquatique du Centre multisportif d’Coque au Luxembourg, avec dix mètres d’avance sur sa suivante, la petite British Hanna MILEY, elle se posait là… Quatrième, l’Espagnole Mireia BELMONTE a mesuré le chemin qu’il lui reste à parcourir avant de retrouver son niveau…

CSEH, pour sa part, était beaucoup plus éloigné de ses temps – et du haut niveau mondial : autour de dix secondes. Il a produit juste la performance nécessaire pour devancer le Luxembourgeois STACCHIOTTI, qui, après deux saisons à Marseille, est retourné préparer les Jeux de Rio chez lui…

Les deux mieux qualifiées du 200 mètres papillon, Judith IGNACIO, Espagne, 2’9.54, et Franziska HENTKE, Allemagne, 2’9.57, on amélioré le record du meeting, détenu par Zsuzsanna JAKABOS, qui avait gagné en 2’10.08 l’an passé. Laquelle Jakabos a hérité du 3e temps, 2’10.67, tandis que parmi les autres finalistes (finales à 10), on trouve les noms des trois inoxydables, BELMONTE, MILEY et HOSSZU.

Rien ne les fatigue. Comme CSEH qui a remis le couvert, et s’est qualifié en toute décontraction, dans la course masculine, en 1’59.76. Devinez le nom du favori de la finale ?

Après cette débauche d’efforts, comme si cela ne suffisait pas, BELMONTE, HOSSZU et MILEY se retrouvaient sur 800 mètres nage libre. Si la Britannique ne fut jamais dans le coup, HOSSZU trouva expédient de tester la solidité de l’Espagnole par un départ ambitieux. Toutes proportions gardées, elle tentait une « Ledecky », expression qui, dans mon esprit, signifie assommer l’adversaire et tuer la course, et passait dès le premier virage avec une demi-longueur d’avance sur BELMONTE que précédait d’ailleurs sa compatriote Maria VILAS. Aux 100m, 1’0.45 pour la Hongroise, 1’1.80 pour VILAS, 1’2.54 pour BELMONTE. HOSSZU accrut son avance à trois secondes et demie, soit autour de six mètres au virage des 200 mètres, 2’3.80 contre 2’7.27, sur BELMONTE qui continuait de suivre prudemment l’allure de VILAS, 2’6.57, se contentant peut-être consciemment de lutter pour sa suprématie ibérique.

Mais le 800 mètres échappe un peu à HOSSZU, ce n’est pas sa meilleure épreuve, et la superbe quittait la Hongroise, qui nageait en 1 minute 4 secondes aux 300, 1 minute 5 secondes aux 400… Alors que la Dame de Fer rouillait, BELMONTE, elle, accélérait, passait à une moyenne de 1’3.5…En tête, d’un doigt, à mi-course, elle accélérait… pour ne plus être rejointe. Course équilibrée, en negative split, 4’15.55 suivis de 4’13.27… HOSSZU, elle, effectuait dix secondes moins vite sa deuxième moitié d’effort : 4’23.85 ! BELMONTE était à dix secondes de son record national, 8418.76 établi en 2012 aux Jeux olympiques de Londres…

Ce fut une journée à revisiter la fable sur le lièvre et la tortue, parce qu’en l’espèce, ce ne furent pas ceux qui partirent tôt qui l’emportèrent. Ainsi, le Tchèque Ian MICKA qui prit le 1500 mètres en mains, lançant dans sa course des allers et retours en-dessous de la minute. L’Ukrainien ROMANCHUK, d’abord dominé, commença d’inverser la tendance vers la mi-course, puis, ayant rejoint MICKA aux 1050 mètres, se mit en devoir de le lâcher, malgré une vive résistance. 7’35.58 et 7’30.57, un negative split très net pour le vainqueur, 7’32.62 plus 7’35.90 pour le second.

MESSIEURS

1500 mètres : 1. Mikhailo ROMANCHUK, Ukraine, 15’6.15 ; 2. Jan MICKA, Rep. Tchèque, 15’8.52; 3. Marc SANCHEZ, Espagne, 15’14.18; 4. Florian VOGEL, Allemagne, 15’22.05; 5. Poul ZELLMANN, Allemagne, 15’24.83 ;… 13. Anis CHENITI, Poissy et Insep, 15’57.79 ; …15. Clément BATTE, France, 16’10.44

400 mètres 4 nages: 1. Laszlo CSEH, Hongrie, 4’17.41 (56.88 en papillon, 2’2.80 – 1’5.92 – en dos, 3’17. – 1’14.20 en brasse, 4’17.41, 60.41 en crawl) ; 2. Raphael STACCHIOTTI, Luxembourg, 4’18.94 ; 3. Ioannis DRYMONAKOS, Grèce, 4’19.93

DAMES

800 mètres : 1. Mireia BELMONTE, Espagne, 8’28.82 ; 2. Maria VILAS, Espagne, 8’31.51 ; 3. Katinka HOSSZU, Hongrie, 8’37.59.

400 mètres 4 nages : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 4’34.33 ; 2. Hannah MILEY, GBR, 4’40.76 ; 3. Zsuzsanna JAKABOS, Hongrie, 4’41.35 ; 4. Mireia BELMONTE, 4’42.58

Passages de Hosszu, 1’2.37, 2’11.51, 3’31.54, soit 1’2.37 en papillon, 1’9.14 en dos, 1’20.03 en brasse, 1’2.79 en crawl.

SARAH SJÖSTRÖM FERA COURT A MALMÖ

50 ET 100 DOS, CRAWL, PAPILLON, MAIS PRIVEE DE 200!

Sarah SJÖSTRÖM nagera ce week-end (samedi et dimanche) au Grand Prix de Suède à Malmö. La championne du monde des 50 et 100 papillon nagera ces épreuves mais aussi les 50 et 100 dos et crawl, et sera immanquablement la vedette de ces journées. On trouvera parmi les engagés Louise HANSON (libre, dos, quatre nages), Magdalena KURAS (sprint), Simon SJODIN (quatre nages), Christopher CARLSEN (sprint) et Erik PERSSON (brasse), mais ni Jennie JOHANSSON, ni Michelle COLEMAN, qui constituent la première moitié du relais quatre nages recordman d’Europe et médaillé d’argent en 3’55.24 aux championnats du monde de Kazan, ainsi que du 4 fois 100 mètres 4e à Kazan, s’entraînent et concourent en Australie pour ainsi dire à l’année. COLEMAN a récemment « claqué » (à Miami) un 1’56.07 (record personnel, ancien, 1’56.71 en avril 2015) sur 200 mètres libre. COLEMAN est aussi (surtout?) une excellente dossiste, mais chacun sait qu’entre le dos et le crawl, les affinités ne manquent pas (n’est-ce pas Laure MANAUDOU, Missy FRANKLIN, Federica PELLEGRINI ?).

A signaler aussi la présence d’une forte équipe nationale israëlienne.