Mois : mai 2017

UNE ÉQUIPE DE FRANCE FRAGILE COMME UN ESPOIR

Éric LAHMY

Lundi 29 Mai 2017

On se fascine un peu sur les noms des nageurs sélectionnés pour les mondiaux de Budapest, et c’est vrai qu’on ne risque pas de s’encombrer de médailles au retour.

Ces sélectionnés français, tels que les désignent les critères de qualification, sont :

Geoffroy MATHIEU, Stade Clermont Natation, 200 dos. 1’57s04, 11e mondial

Charlotte BONNET, Nice Olympique, 200 libre, 100 libre.

Aurélie MULLER, Sarreguemines, 1500 mètres.

Béryl GASTALDELLO, Marseille, 100 papillon, 100 dos.

Mehdy METELLA, Marseille, 100 libre, 100 papillon.

Jérémy STRAVIUS, Amiens, 50 dos.

Camille LACOURT, Marseille, 50 dos.

Mathilde CINI, Valence, 100 dos.

Mélanie HENIQUE, Amiens, 50 papillon.

 ***Geoffroy MATHIEU, auteur du coup d’éclat qu’on sait sur 200 dos, en 1’57s04, ne devrait pas, sur le papier, entrer en finale des championnats du monde. Devant lui, que du lourd : 1). Evgeny RYLOV, Russie, 1’53s81, 2). Jiayu XU, Chine, 1’55s03, 3). Kliment KOLESNIKOV, Russie, 1’55s49 (record du monde juniors), 4). GuangYuan LI, Chine, 1’55s53, 5). Jacob PEBLEY, USA (1), 1’55s56, 6). Ryan MURPHY (1), USA, 1’55s82, 7). Kosuke HAGINO, Japon, 1’56s39, 8). Matteo RESTIVO, Italie, 1’56s66, et 9). Joshua BEAVER, Australie, 1’56s95, ne  lâcheront rien, ce sont presque tous des vieux pros, renards de l’olympiade passée, et on ne peut espérer une défaillance collective dans ce groupe talentueux. Geoffroy, à Strasbourg, a épaté son monde et gagné deux secondes en une course, ce qui est magnifique, mais on ne peut espérer un progrès équivalent à sa prochaine sortie (on aimerait, car ce serait la source d’une possible médaille !).

Et puis il devra faire attention derrière lui, où se serre une phalange aussi compacte : Ryosule IRIE, Japon, un ancien recordman du monde, 1’57s06, Danas RAPSYS, Lituanie, 1’57s08, Adam TELEDGY, Hongrie, 1’57s08, Christian DIENER, Allemagne, 1’57s54, je ne vais pas tous les citer, vous les trouverez tous alignés et prêts à mordre dans le Swim World Rankings de Tyr, qu’accueille le site de Swim Swam – https://swimswam.com/ranking/2016-2017-lcm-men-200-back/ – j’en compte onze, à deux par nations, à une seconde ou moins,, et parfois beaucoup moins, de lui.

***Charlotte BONNET est superbement placée sur 200 mètres avec son temps de 1’55s80, troisième derrière Michelle COLEMAN, Suède, 1’55s64, et Emma McKEON, Australie, 1’55s68. Alors, médaillable ? La réponse est résolument normande : ni oui, ni non. N’ayant pas tendance à croire au Père Noël, je n’imagine pas aisément Charlotte devançant à Budapest Federica PELLEGRINI, l’Italienne, et Katie LEDECKY, l’Américaine, qui la suivent actuellement sur le bilan de l’année avec 1’55s94 et 1’56s26. Mais bon, PELLEGRINI a un an de plus qu’en 2016, et l’âge ne joue plus en sa faveur. De plus, en sport, le statut ne vous protège pas, et quand quelqu’un outrepasse la limite d’âge ou la tolérance de son organisme ou de son mental, cela se constate d’un seul coup, on l’a vu chez nous avec BOUSQUET, GILOT ou LACOURT qui ne se survit plus que sur 50 dos, en Australie avec Cate CAMPBELL, avec Emily SEEBOHM, aux USA avec Missy FRANKLIN, en Lituanie avec Ruta MEILUTYTE. L’Italienne n’est d’ailleurs pas sortie par la grande porte des Jeux, et on ne sait pas si sa persistance ne sera pas qualifiée d’entêtement en août prochain.

En revanche, sans pouvoir vous dire s’il y aura des surprises à Budapest, on peut craindre que les très jeunes Asiatiques, Rikako IKEE, Japon, 1’56s33, Duo SHEN et Yanhan AL, Chine, 1’56s71 et 1’56s72 ne montrent de nouveaux progrès (en fait, on trouve quatre Chinoises compactées, BingJie LI nageant 1’56s74 et Zixuan LIU 1’57s06, et je crois savoir qui va gagner sur quatre fois 200 à Budapest). Une bonne nouvelle pour la Niçoise, c’est que Sarah SJÖSTRÖM a laissé tomber le 200 mètres pour se concentrer sur ses courses fortes, 50 et 100 mètres papillon et crawl. Et Femke HEEMSKERK a un peu baissé la garde…

Ce qui parait sûr (pour autant qu’on puisse être sûr de quelque chose) c’est que BONNET, un modèle de perfectionnisme et de professionnalisme, va tout faire pour monter le plus haut dans cette course et qu’elle ne manque pas d’atouts à faire valoir. A suivre…

***Aurélie MULLER, avec 16’24s34 à Strasbourg, est 14e mondiale de la saison au 1500. C’est dire qu’elle n’a guère de chance de finale, d’autant que les deux Américaines ne se sont pas produites encore. De chic, je ne crois pas qu’elle nagera l’épreuve à Budapest, si cela peut contrarier le moins du monde ses chances en eau libre, son vrai domaine. C’est vrai aussi que les grands « fondeurs » disposent de capacités physiques et mentales hors-normes qui leur font tolérer des efforts qui nous laisseraient, vous et moi (surtout moi, d’ailleurs) hors de la route, les bras en croix et cul par-dessus tête !

***Béryl GASTALDELLO est 16e des listes sur 100 mètres dos. Son horizon le plus haut est donc celui d’une accession en demi-finales. Autant aux mondiaux de Kazan en 2015 qu’aux Jeux de Rio en 2016, pour des raisons que je ne peux élucider, Béryl ne s’est pas distinguée par sa capacité à se transcender à l’international. Elle est doublée sur la distance par ***CINI, qui est bien trop éloignée pour espérer passer en demi, sauf exploit bien entendu. Même situation de GASTALDELLO, par rapport à la grande compétition, sur 100 papillon, où elle réalise cependant à Strasbourg son record personnel (58s03, 15ème).

***Avec 48s23 sur 100 mètres libre, Mehdy METELLA, 6e mondial de la saison, ne s’est pas seulement imposé parmi le sprint français en raison de la régression générale due à la disparition d’une génération de surdoués. Le front a reculé, mais lui avance… Seules les deux têtes de séries, Duncan SCOTT, Grande-Bretagne, 47s90, et Duncan McEVOY, Australie, 47s91, sont hors de portée, même si autant Nathan ADRIAN, USA, 48s18, et Kyle CHALMERS, Australie, 48s20, – deux champions olympiques – sans oublier le Brésilien de l’année, Gabriel SILVA SANTOS, 48s11, ne peuvent être dédaignés. Beaucoup de monde derrière, mais METELLA a toutes ses chances d’aller en finale, et après, la course décidera.

Position également flatteuse du Guyanais de Marseille sur 100 papillon, 51s36, 3eme derrière Chad LE CLOS, Afrique du Sud, 51s29, et Zhuhao LI, Chine, 51s34. Ici encore, du beau monde, le champion olympique singapourien Joseph SCHOOLING en tête, qui a déclaré son intention, cette saison, de s’attaquer au record du monde, et les Américains, ne se sont pas exprimés, mais enfin METELLA est bien positionné.

***Camille LACOURT, 24s60, se situe 4e du 50 dos. Le devancent Jiayu XU, Chine, 24s42, Evgeny RYLOV, Russie, 24s52 et Junya KOGA, Japon, 24s53. Jérémy STRAVIUS, lui, est 6e avec 24s73, mais il n’est pas sûr qu’il nagera à Budapest, étant de plus en plus intéressé par son projet de reconversion amiénois dans un ensemble restaurant, piste de karting et terrain de bulle football (ou, au choix, bubble football, bubble soccer, bubble bump).

***Mélanie HENIQUE, 50 papillon, est 5e ex-aequo de l’année (avec Ying LU, Chine), avec 25s85, derrière Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 24s96, Rikako IKEE, Japon, 25s51 (record du monde junior), Kimberley BUYS, Belgique, 25s78, Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 25s84

(1). Les Américains ne seront sélectionnés qu’à leurs championnats nationaux, où ils sont susceptibles de nager plus vite. Il est très possible que ce seront ces deux hommes, nettement détachés…

LAURENT GUIVARC’H, RICHARD MARTINEZ, PHILIPPE DUMOULIN, CANDIDATS AU POSTE DE DIRECTEUR TECHNIQUE NATIONAL

Éric LAHMY

Lundi 29 Mai 2017

Alors que les championnats de France venaient d’accoucher, dans la douloureuse euphorie que provoquent toutes les parturitions, des neuf sélectionnés pour les mondiaux de Budapest, maigre, mais rien moins qu’inattendu butin, quelques couloirs bruissaient au sujet des quatre candidatures au poste de prochain Directeur technique national de la natation française – Richard MARTINEZ, 59 ans, actuellement entraîneur à Font-Romeu, Laurent GUIVARC’H, 37 ans, actuel DTN par intérim, et Philippe DUMOULIN, ancien DTN adjoint de Claude FAUQUET, aujourd’hui rattaché à la fédération française de volley-ball.

Il se pourrait qu’un quatrième candidat, sous toutes réserves, soit le cycliste Florian ROUSSEAU [ancien champion multi-médaillé, ex-responsable du pôle France Sprint à l’INSEP et depuis 2016 directeur adjoint de la mission d’optimisation de la performance, (où il semble que Jacques FAVRE, le DTN sur le départ ait fait acte de candidature)]. On parle encore au Ministère d’un « responsable du sport en entreprise » dont le nom ne nous a pas été communiqué.

Les candidats passent cette semaine leur « grand oral » au ministère. Le choix final (délicat) devra être fait par Gilles SEZIONALE, a priori sur une « short-list » qu’établira le ministère.

Pourquoi choix délicat ? Parce qu’outre Florian ROUSSEAU dont la carrière est impressionnante, entre l’entraîneur de Font-Romeu, l’ancien directeur adjoint de la natation et l’actuel titulaire, par intérim, du poste, je crois que chacun d’eux dispose de grandes qualités pour le poste, en fonction de son équation personnelle. MARTINEZ, fort de sa technicité d’entraîneur à succès et de sa grande expérience, qui a formé Oussama MELLOULI, entraîné Pierre ROGER, Camille LACOURT, Lara GRANGEON, Ophélie ETIENNE ; GUIVARC’H et DUMOULIN en raison de profils d’administrateurs à idées (aux yeux des observateurs), mais dans des étapes très différentes de leurs parcours.

Bien entendu, loin de nous l’idée de vouloir créer un « dream team », mais on peut imaginer ces trois fortes compétences associées à la Direction technique avec des missions respectives. Les résultats des championnats de France de Strasbourg, le week-end passé, qui rappellent la « belle » époque des débuts de la DTN de FAUQUET, où l’on repartait de pas très haut, nous donnent à penser que ce ne sera pas le travail qui manquera rue Scandicci et dans le petit monde de la natation.

ABSENT A STRASBOURG, LOGAN FONTAINE ATTEND MARC-ANTOINE OLIVIER, VAINQUEUR DU 1500, À GRAVELINES

Éric LAHMY

Lundi 29 Mai 2017

Pendant que trois nageurs étiquetés eau libre disputaient ( et l’un d’eux, Marc-Antoine OLIVIER, l’emportait) la finale du 1500 mètres des championnats de France à Schiltigheim, banlieue de Strasbourg, quelques-uns de nos « super » marathoniens avaient préféré ne pas se présenter aux courses « en piscine ». Parmi eux, Logan FONTAINE.

Logan est ce jeune et infatigable mammifère aquatique concocté à Rouen par Eric BOISSIÈRE, lequel est fort d’une certaine continuité à ce sujet puisqu’il a « sorti » auparavant Damien CATTIN-VIDAL, Marc Antoine OLIVIER et David AUBRY. FONTAINE aurait très bien passé pour un des favoris de ce 1500 mètres. Il avait nagé 15’11s37 le 16 décembre dernier à Amsterdam, performance qui lui donnait le troisième temps français de la saison, derrière Damien JOLY, 15’7s23 et Joris BOUCHAUT, 15’10s10.

Le 28 avril, OLIVIER n’avait pu, à Amiens, faire mieux que 15’12s91. Logan se présentait donc au départ avec une seconde d’avance sur celui qui est devenu le champion de France.

Damien JOLY s’est un peu planté et OLIVIER est passé…

…S’il a préféré faire l’impasse sur Strasbourg, Logan, c’est que le jeune Viking part ce lundi en compagnie de BOISSIÈRE pour Gravelines où se tiennent cette fin de semaine (1er-4 juin) les championnats d’eau libre qualificatifs pour les mondiaux de Budapest.

« A Gravelines, sur 10 kilomètres, l’épreuve olympique et donc la plus prisée, cela sera très probablement un match à trois entre lui, AUBRY et OLIVIER, et on a parlé, Logan et moi, de sa participation ou non à Strasbourg, explique BOISSIÈRE. Il ne se croyait pas en mesure de réussir le minimum de quinze minutes une seconde. Trop dur pour sa forme actuelle. Or d’autres, comme MULLER, AUBRY et OLIVIER ont choisi de présenter les championnats en piscine. Mais bon, je ne déteste pas me différencier. On verra bien ce que ça donne…

Et puis il ne faut pas oublier que s’il a en face de lui des professionnels, qui ne font que nager, il est, lui, un étudiant, qui va passer un bac S. Son projet est d’obtenir une licence en informatique dans un cursus aménagé en accord avec la faculté de Rouen, avec qui j’entretiens de bonnes relations. Etudier et nager, c’est possible, mais on n’a pas les mêmes possibilités de se reposer et on est contraint d’y aller plus doucement, même si je ne lâche rien à l’entraînement…

Par ailleurs, à son programme, il y a, outre les mondiaux de Budapest, les championnats d’Europe juniors (il est encore junior pendant deux ans) : ils se tiennent à Marseille et on tient à y être aussi pour ça. Nous sortons d’un stage à Catane, en Sicile et Logan tient une forme ascendante. Son registre est important, et en voici un exemple. J’aime bien qu’il finisse ses séances par des courses un peu enlevées, rythmées, rapides. L’avant-dernier jeudi, on avait fait une séance un peu longue l’après-midi, la piscine ayant été bloquée le matin par des travaux. Il m’a nagé quinze fois cent mètres qu’il a descendus entre 1’8s et 1’1s ; je lui ai dit d’y aller à fond dans son dernier cent, et ça a donné 54s7 départ dans l’eau. A priori, il est engagé sur 10 et 5 kilomètres à Gravelines, et s’il n’est toujours pas qualifié, il s’alignera sur 25 kilomètres.(1) Ce n’est pas quelque chose qui lui fait peur… »

(1). 10km le 1er juin, 5 km le 3 juin, 25km le 4 juin.

LE JOUR DES FILLES À SCHILTIGHEIM: GASTALDELLO, CINI ET HENIQUE IRONT À BUDAPEST: HONGROIS RÊVER!

Éric LAHMY

Dimanche 28 Mai 2017

100 mètres dos dames. Une épreuve qui piétine un peu ces dernières saisons… Béryl GASTALDELLO est championne de France 2016, en 1’0s26 (devant Camille GHEORGHIU), et 2015, 1’0s54 (devant Mathilde CINI) ; elle a été 3e en 2014 derrière Cloé CREDEVILLE (disparue des radars) et Mathilde CINI.

Autant dire qu’elle part favorite, Béryl, d’autant que son 100 libre, derrière Charlotte BONNET, signifie une assez bonne forme, bien meilleure que cet hiver aux NCAA, semble-t-il. Mais Mathilde CINI, qui a nagé 1’0s97 cette saison, peut représenter une menace. Et il y a Camille GHEORGHIU, gagnante du 200 dos ici, qui manque certes un peu de vitesse pour l’exercice et dont on se demande si elle ne pourrait pas réussir le doublé.

GHEORGHIU, Antiboise de Montpellier, fille de rameurs d’aviron, est non seulement une des plus jolies choses que l’on puisse voir évoluer dans l’eau, mais aussi une agréable twitteuse. Elle roule pour Jaked (publicité non payée, NDLR) et le fait savoir, fait passer telle réflexion philosophique de Claude Onesta : « qu’est-ce qui fait que dans un vestiaire sportif on ne se tue pas », ou annonce de Stéphane Lecat qui « échange les gens qui lui font perdre son temps contre les gens qui lui font perdre la notion du temps » (où classe-t-il un descendeur de fleuve sur 80 kilomètres ?).

De vrais sujets de dissertations métaphysiques. [GHEORGHIU partage il est vrai le nom d’un écrivain roumain dont « La 25e heure » m’avait traumatisé dans ma jeunesse, j’espère qu’elle est moins terrifiante, Camille]. En 2016 comme en 2015, elle a été championne de France, en 2’12s14 (2016) 2’12s38 (2015), mais sur 100 dos, elle a subi l’an passé la loi de GASTALDELLO, 1’0s26 contre 1’0s74… Cette année, apparait la jeune EGOROVA, 1’3s11 en séries.

Mais cette fois encore, pas de doublé pour GHEORGHIU, qui ne monte même pas sur le podium. C’est GASTALDELLO tout du long. En tête aux 50 mètres, sans trop se presser quand même, d’ailleurs elle termine aussi fort qu’elle a commencé, c’est bien mené. CINI se bat bien dans son retour, se rapproche même un peu, et ces deux filles, 1’0s17 et 1’0s57, effacent le minimum « mondial », 1’0s61. Vous l’attendiez, celui là ? Une année à bosser et regarder un ciel de piscine en nageant ventre à l’air, et un billet d’avion aller-retour Budapest ! On aimerait les féliciter.

 200 BRASSE MESSIEURS, 400 LIBRE DAMES, LES « BONJOUR » DE JEREMY DESPLANCHES ET DE SHARON VAN ROUWENDAAL

Sur 200 brasse messieurs, le Suisse Jeremy DESPLANCHES, qui tient la forme de sa vie, se qualifie en tête, et derrière, une spécialité qui donnait beaucoup d’espoirs les années passées s’est comme désertée de talents. L’an passé, William DEBOURGES (2’12s85), déjà champion de France en 2013, Thibault CAPITAINE (2’12s88) et Thomas DAHLIA (2’13s13) s’étaient battus jusqu’au bout, pour une qualification olympique qui leur échappait, et Jean DENCAUSSE n’avait pas navigué bien loin. Quentin COTON, 6e de cette finale en 2’14s77, un an plus tard, sort premier des séries. DEBOURGES, 26 ans, a dû tirer sa révérence, Thomas DAHLIA, depuis des années aux USA, s’est fiancé à Kelsi WORRELL et entre dans la vie active. Thibault CAPITAINE a lui aussi tiré un trait sur sa carrière de grenouille des bassins. Reste DENCAUSSE, meilleur performeur français en 2016, mais déchirure d’un adducteur vite réparée, il se fait sortir de la finale en 2’19s05, avant d’être sauvé par une disqualification. Des jeunes (relativement) comme Thomas BOURSAC LORTET, 18 ans, rejeton, si je ne m’abuse, d’une championne de France du 100 libre, et Antoine MARC, Mulhousien de 17 ans, certes, rajeunissent les cadres, mais déjà, avant la finale, il y a un arrière-goût d’inachevé.

Finale : DESPLANCHES mène l’affaire tambour battant, après que COTON ait fait jeu égal pendant 50 mètres. A l’arrivée, il signe un honnête 2’11s83, COTON est loin, et derrière, ce n’est pas terrible. A oublier…

 LES QUATRE CENT COUPS DE ROUWENDAAL OU COMMENT SHARON A ANOBLI LA FINALE B

La meilleure nageuse française de 400 actuelle n’est pas là. Je vous fiche mon billet que si Charlotte BONNET se présente au départ de la course, elle nage 4’11s sans préparation, 4’7s avec un peu de spécifique. A l’issue des séries, une Russe et une Néerlandaise de Montpellier, EGOROVA et VAN ROUWENDAAL, mènent les débats. ROUWENDAAL a été médaillée des championnats d’Europe sur la distance, c’est dire les ressources de la championne olympique des 10 kilomètres de Rio. Malheureusement pour elle, une seule nageuse étrangère, la mieux disant dans les séries, est acceptée en finale (on se demande un peu le pourquoi de ce malthusianisme à la française). Et EGOROVA, meilleur temps en séries, est retenue, VAN ROUWENDAAL se présente en finale B. Et nage plus vite (4’11s37) que la championne de France, Alizée MOREL, 4’13s04.

 Le 50 libre, qui pendant les années BOUSQUET, LEVEAUX, BERNARD et MANAUDOU, a été un des grands moments des championnats, s’est rétréci à la taille d’un épiphénomène. Trois Marseillais, dont l’Algérien Oussama SAHNOUN, deux Amiénois en finale du sprint. Derrière SAHNOUN, mieux disant des séries en 22s22, on note Clément MIGNON, 22s31 et Florian TRUCHOT (PTT Orléans, coach universitaire Vincent HUREL), étudiant en géologie, une pierre dans le jardin des « grands ». Maxime GROUSSET, déjà finaliste sur 100 (6e) et 50 papillon (4e), est ce Calédonien qui a effacé quelques performances 16 et 17 ans d’Agnel et Gilot, que CHRETIEN mitonne à Amiens et qui fait valoir ses droits. Et à l’arrivée, il n’y a plus de quoi se gargariser. SAHNOUNE, un bon sprinteur, certes, finit moins vite qu’en séries, et devance MIGNON, cela fait deux Marseillais sur le podium (ça, on connait). GROUSSET termine 3e et Jérémy STRAVIUS… La fin d’une époque, la fin d’une génération, se marque ici aussi.

L’équipe de Franc est à reconstruire, disait, je crois, en milieu de semaine le DTN GUIVARC’H.

Pour finir, Mélanie HENIQUE a réussi le minimum sur 50 papillon dames, 25s85 contre 25s91. GASTALDELLO, qui avait passé celui du 100 dos, a raté celui-là en 26s02 ; devançant Marie WATTEL, 26s32, et Anna SANTAMANS, 26s74.

SCHILTIGHEIM: MARC-ANTOINE OLIVIER, VAINQUEUR DU 1500 DEVANT JORIS BOUCHAUT, TARDIF SPRINTEUR, JOLY 3eme.

Éric LAHMY

Dimanche 28 Mai 2017

On a toujours tort de trop dire qu’untel est favori d’une course. C’est ainsi. Malgré des signes un peu inquiétants depuis quelques jours, Damien JOLY, recordman de France, finaliste olympique, c’était couru, il allait gagner ce 1500 mètres, et la question était de savoir s’il passerait le minimum, 15’1s97, sans parler des quinze minutes, voire des 14’50s, pour quoi pas ? Eh ! Bien, l’affirmer, c’était avoir tout faux, et quant au minimum, c’est râpé. La France n’aura pas de représentant sur 1500 mètres aux mondiaux à Budapest, tel est l’intransigeant verdict du chronomètre. Et c’est Marc-Antoine OLIVIER qui a gagné.

Marc-Antoine est médaillé olympique à Rio. Sur 10 kilomètres. Il vient donc de l’eau libre. L’eau libre ? C’est que le 1500 mètres est à la fois un creuset et le lieu de rencontre, le point de rendez-vous de la natation de piscine et de l’eau libre.

Ce qui est arrivé a son ironie. L’eau libre, depuis quelques années, était apparue comme une voie de la facilité pour les nageurs de bassin « limités », et à la fois une ligne de fuite et une carte à jouer pour les coaches toujours à la recherche de moyens d’expression et d’affirmation pour leurs nageurs (et peut-être aussi marre du chlore en vase clos). C’est ainsi que des techniciens de haute volée comme Éric BOISSIÈRE, peut-être le meilleur formateur de sprinteurs en activité avec Michel CHRÉTIEN, ou encore Philippe LUCAS, répondaient à l’appel du large, et allaient savourer l’aventure des descentes de rivière et des traversées lacustres. Stéphane LECAT, ex-monstre sacré de la discipline, réinvestissait l’or conquis à travers la planète dans cette épopée, devenait patron de l’eau libre. Sharon VAN ROUWENDAAL, championne d’Europe 2014 et olympique 2016, Aurélie MULLER, championne du monde 2015, Marc-Antoine OLIVIER, bronzé olympique de Rio, signifiaient la vitalité de l’eau libre française.

Il y a quelques années, je retrouvais aux Vikings de Rouen, alors présidés par François AUGUEL, en compagnie d’un groupe d’amis réunis par Catherine GROJEAN et Eric BOISSIERE, un tout jeune Marc-Antoine et un indissociable copain à lui, David AUBRY. Tellement inséparables que Marc LAZZARO, l’ex-champion de France du 400 mètres, les avait appelés, lors d’un stage  « Tic et Tac ». Ils avaient co-gagné la « bourse de la vocation », une petite aide locale à leurs généreux efforts. Aujourd’hui, ils ont bien grandi, et ils étaient tous deux au départ de ce 1500 mètres. A l’arrivée, ils n’étaient séparés que de 34 secondes ! OLIVIER n’a pas attendu son copain, il a tracé avec JOLY, lequel n’a pas pu suivre très longtemps. Un qui a peut-être raté une occasion, c’est Joris BOUCHAUT, qui aime bien nager derrière, et ayant récupéré OLIVIER à mi-chemin, l’a laissé filer une deuxième fois. Les chronos nous disent qu’il a borné son effort par un 100 mètres tonitruant, en 55s61 (un finish à la SUN YANG) contre 57s45 pour OLIVIER, mais c’est sûr, il était parti de trop loin !

JOLY, 3e, nos nageurs de long qui s’étaient fait remarquer à Rio ont un peu raté leur saison, n’est-ce pas POTHAIN ? Parmi les finalistes, Clément BATTÉ, 17 ans, de Bolbec, vainqueur d’un 5 kilomètres de la Confédération Méditerranéenne de Natation (COMEN), palliait en quelque sorte l’absence de Logan FONTAINE, autre formidable jeune marathonien aquatique concocté par BOISSIÈRE…

MESSIEURS.- 1500 libre : 1. Marc-Antoine OLIVIER, Denain, 15’5s08 ; 2. Joris BOUCHAUT, Toulouse, 15’5s67 ; 3. Damien JOLY, Montpellier Métropole, 15’9s92 ; 4. Mathis CASTERA, Toulouse, 15’21s71 ; 5. Clément BATTÉ, Vallée de Seine, 15’30s38 ; 6. Théo CACHEUX, Mulhouse, 15’34s13 ; 7. Igor DUPUIS, Mulhouse, 15‘38s09 ; 8. David AUBRY, Montpellier Métropole, 15’39s05. Nicolas D’ORIANO, Marseille, 15’39s32 en séries, forfait pour la finale.

MEHDY METELLA, 51s36 SUR 100 PAPILLON, EST DEVENU UN HOMME SEUL

Éric LAHMY

Samedi 27 Mai 2017

On s’était dit que Mehdy METELLA, en l’absence de Jeremy STRAVIUS, n’aurait d’autre adversaire que le chrono. Ainsi fut fait, il n’était guère besoin d’être un grand prophète pour l’annoncer.

Dès les séries, METELLA donc, assure en 51s95 sa qualification sur sa distance préférée. Exploit qui ne va pas sans une certaine humiliation, derrière. Il met son suivant, Paul LEMAIRE, 53s74, à 1 seconde 79, la distance chronométrique qui sépare alors LEMAIRE du quinzième des dites séries, Arthur CACHOT.

Ce faisant, METELLA opte pour un comportement intéressant, car il démontre (ou tout du moins nous fait soupçonner) un double calcul : un, se débarrasser dès les séries de l’inquiétude du minimum mondial, 52s08, qu’il a dépassé d’ailleurs de fort peu ; ensuite de tester sa capacité de nager vite deux fois de suite dans la même journée, capacité dont il aura fort besoin à Budapest. Je ne sais s’il a nagé dans cet esprit, mais c’est une bonne chose…

Derrière METELLA, Paul LEMAIRE alias « Le Poulpe », vainqueur de 200 mètres papillon, fait un peu mieux que ses 53s74 des qualifications en finale pour arracher l’argent, en 53s28, derrière un METELLA qui amène son temps à 51s36, un bon chrono de finaliste olympique ou mondial (lui-même avait nagé 51s58 aux Jeux, pour la 6e place). LEMAIRE devance Nans ROCH. A 25 ans, LEMAIRE n’est pas à proprement un jeune, même s’il est « neuf » au plan international. Benjamin de la finale, Pierre HENRY ARRENOUS, déjà 4e du 200 papillon en 2’1s69,  sacré l’an dernier à Montpellier chez les juniors sur 100 mètres papillon (vainqueur de la finale B en 54’53), nage cette fois en 53s89.

A suivre, dans un plus lointain avenir, Serguei COMTE ? A 17 ans, ce jeune élément de Bron nage 54s69, puis 54s84 en finale B contre 55s84 en finale C l’an passé.

AURÉLIE MULLER ÉQUILIBRE SON 800 AU DIXIEME PRES

Le 800 dames avait l’attrait que lui conférait la présence de la championne du monde des 10 kilomètres, Aurélie MULLER. Julie BERTHIER, engagée à 8’41s72, devançait tout le monde sur le papier, mais Aurélie, qui était passée en 8’44s34 dans son 1500 mètres, valait mieux que son temps, 8’44s87, des séries. Finalement, après avoir mené tout du long, sa grande égalité d’allure, 4’18s et 4’18s, lui donnait une victoire confortable.

Camille LACOURT a remporté son affrontement avec Jérémy STRAVIUS sur 50 mètres dos. Dans cette course non-olympique, nous aurons donc deux chances de finale, voire de podium, car tous deux ont surpassé le minimum. Camille LACOURT avait enlevé le titre à Kazan, en 24s23, devant Matt GREVERS, 24s60. Et la médaille de bronze s’était jouée en 24s69 (Ben TREFFERS)…

UNE CHARLOTTE BONNET DES GRANDS JOURS

Le 100 mètres dames clôturait la soirée… Dès les séries, le matin, Charlotte BONNET imprime sa marque sur la course et nous fait savoir qu’il n’y aura pas de match. Avec 54s71, elle passe un rien plus vite que GASTALDELLO au virage, 26s28 contre 26s31, mais lui dévore presque une seconde, soit un mètre cinquante dans le retour.

En finale, BONNET fait beaucoup mieux. Son 53s65 lui aurait donné la 5e place, il y a deux ans, aux mondiaux de Kazan. Mais depuis Kazan, de l’eau a coulé sous les ponts et le même temps ne l’aurait pas emmenée en finale des Jeux de Rio.

BONNET a nagé aussi un bon 200 mètres à Schiltigheim, on l’a vu, un truc de finale mondiale. Bien sûr, la disparition des exigences chronométriques en séries et en demi-finales aux championnats de France (des minima à tous les étages), voulues dans le temps par Claude FAUQUET et abandonnées par ses successeurs, cet abandon d’un principe intransigeant fait que tout un processus garantissant la compétitivité dans les grands matches des Français(es) a disparu.

BONNET, par exemple, devra nager moins de 1’57s en séries, au plus mal 1’56s, soit au niveau de son record, en demi-finales, et elle devra refaire le plein de « kérosène » (repos et alimentation) dans l’attente de la finale, à Budapest.

Il s’agit en l’occurrence de créer un phénomène de surcompensation, lequel, en fait, pour les efforts type 200 mètres, soit deux minutes, n’a pas le temps de se mettre en place dans le laps de temps imparti par la compétition mondiale. La récupération, principalement des réserves de glycogène, demande trois jours, nous disent les experts.

LE QUATRE FOIS 100 METRES À 0s22 DE BUDAPEST : UN RELAIS QUI A DE QUOI RÂLER !!

Si  sur 200 mètres, son temps final de 1’55s80 lui offre un relatif confort en championnats du monde, il ne faut pas rêver: elle s’est contentée de 1’58s45 en séries, à Schiltigheim, pour se qualifier confortablement pour la finale, devant Margaux FABRE, 2’0s16. A Budapest, ce ne sera pas la même chanson. Ce temps l’aurait placée en 20e position des séries olympiques de Rio, et l’aurait éliminée dès avant les demi-finales. Il n’est pas sûr qu’aux mondiaux, après deux efforts l’un très près de son maximum, le suivant à son maximum, BONNET pourrait reproduire une course sous les 1’56s. Même souci sur 100 : elle se qualifie trop facilement, ici, en finale, pour qu’on puisse tirer des plans sur la comète à Budapest. Cette réflexion vaut d’ailleurs pour tous nos qualifiés : on a vu comment, à Rio de Janeiro, Jordan POTHAIN et Damien JOLY, s’étaient arrachés pour se qualifier, et nager toutes griffes dehors, mais moins vite, dans leurs finales sur 400 et 1500 respectivement.

Aujourd’hui, la natation française fabrique des nageurs de séries. Pour le titre, on repassera.

Les temps des quatre premières de ce 100, à l’addition, est de 3’38s57. C’est à 0s22 de la qualification du relais qui correspond. Ne trouvez-vous pas cela… intéressant ?

JEREMY STRAVIUS PLUS VITE QUE LE CHAMPION DE FRANCE SUR 200 METRES

Drôle de 200 mètres brasse dames français : il dispose d’une densité assez bonne, mais loin du bon niveau mondial. Fanny DEBERGHES semble en forme, sur son résultat du 100 mètres, qu’elle a gagné (elle a aussi frôlé la victoire sur 50 brasse, de six centièmes)… L’année précédente, Camille DAUBA, forte d’un temps de 2’27s91 réalisé à Amiens, passait pour la favorite, mais c’était Laura PAQUIT, qu’on n’attendait guère trop, qui l’avait emporté. PAQUIT, donc, avait causé une surprise en remportant le titre (2’28s65) devant les favorites DAUBA et DEBERGHES.

Etudiante de langues étrangères appliquées, PAQUIT n’a pas la sienne, de langue, dans sa poche, et s’était plaint de sa situation, une fois le titre assuré : elle n’avait pas été sélectionnée (mais elle n’avait pas fait le temps) pour les championnats d’Europe des jeunes, et ne recevait pas les mêmes aides régionales que, par exemple, la judokate Fanny-Estelle POSVITE, autre Poitevine. Mais POSVITE, doublure, en quelque sorte, de Gévrise EMANE dans les 70 kilos, est championne d’Europe et 3e mondiale 2015, et appartient à un niveau de compétition très au-dessus de celui de PAQUIT.

Quoiqu’il en soit, fautes d’aides espérées dans sa région et dans son club, Laura quitta Limoges le club pour signer à Lyon, mais tout en restant à Limoges, la ville, continuant d’ailleurs à nager au pôle de Limoges, situation un peu emberlificotée qui est désormais l’une des caractéristiques de notre natation…

Ici, à Schiltigheim, DAUBA s’imposa en séries, mais une fois de plus, ne sut pas gagner la finale (émotive, cette jeune fille, ou malchanceuse). Fanny DEBERGHES la devançait. Le 200 brasse avait été gagné en 2’28s65 l’an passé, en 2’28s78 cette année, autant dire que l’épreuve piétine.

Le relais quatre fois 200 mètres voyait Jérémy STRAVIUS réussir un temps de 1’47s34 au start, qui contraignit les Toulousains à une difficile course-poursuite derrière des Amiénois. Pour Toulouse, Jonathan ATSU, qui avait gagné la course individuelle en 1’48s15, terminait en 1’47s73. Même en intégrant ce temps de STRAVIUS, le relais quatre fois 200 n’eut pas été qualifié au temps… Dommage pour ces jeunes gens.

MESSIEURS.- 50 dos (minimum, 24s93) : 1. Camille LACOURT, Marseille, 24s60 ; 2. Jérémy STRAVIUS, Amiens, 24s73 ; 3. Benjamin STASIULIS, Marseille, 25s42

100 papillon (minimum, 52s08) 1. Mehdy METELLA, Marseille, 51s36 ; 2. Paul LEMAIRE, Toulouse, 53s28 ; 3. Nans ROCH, Antibes, 53s52.

Relais 4 fois 200 mètres : 1. Toulouse, 7’18s49 ; 2. Amiens, 7’19s11 ; 3. Toulouse 2, 7’29s52.

DAMES.- 100 libre : 1. Charlotte BONNET, Nice, 53s65 ; 2. Béryl GASTALDELLO, Marseille, 54s55 ; 3. Marie WATTEL, Montpellier Métropole, 55s13 ; 4. Margaux FABRE, Aqualove Montpellier, 55s24 ; 5. Anna SANTAMANS, Marseille, 55s38.

800 libre : 1. Aurélie MULLER, Sarreguemines, 8’36s56 ; 2. Anna EGOROVA, Montpellier Métropole, 8’40s35 ; 3. Fantine LESAFFRE, Montpellier Métropole, 8’42s98.

200 brasse : 1. Fanny DEBERGHES, PTT Montpellier, 2’28s78 ; 2. Camille DAUBA, Sarreguemines, 2’29s46; 3. Laure PAQUIT, Lyon, pôle Limoges, 2’31s53; 4. Solène GALLEGO, DTOEC, 2’32s09.

SCHILTIGHEIM. PRESENTATION DE LA JOURNEE DE SAMEDI 28: METELLA ET CHARLOTTE BONNET EN SITUATION DE DOUBLER

Vendredi 26 Mai 2017

SAMEDI 27 MAI, épreuve n°27

800 libre DAMES

MINIMUM : 8’33s73

Record de France : 8’18s80, Laure MANAUDOU, 31 mars 2007.

Championne de France : 8’28s63, Coralie BALMY, Montpellier.

Leaders mondiaux 2017 : 1. Katie LEDECKY, USA, 8’15s44 ; 2. Bingjie LI, CHN, 8’20s89; 3.Ariarne TITMUS, AUS, 8’20sz08.

Françaises 2017: 82. Alizée MOREL, 8’45s62; 83. Adeline FURST, 8’45s68.

***Françaises très éloignées du niveau mondial, ou de l’excellence internationale. Et aucune nageuse d’exception qui pointe à l’horizon pour l’instant. Si Sharon Van ROUWENDAAL est au départ, elle emmènera ce joli monde, elle qui a réussi 8’40s81. Et Aurélie MULLER, déjà gagnante u 1500 mètres avec une qualification mondiale, pourrait revenir à ses anciennes amours !

 

SAMEDI 27 MAI, épreuve n° 28

100 papillon MESSIEURS

MINIMUM : 52s08.

Record de France : 51s24 Mehdy METELLA, CNM, 8 août 2015

Champion de France: Jeremy STRAVIUS, Amiens, 51s65.

Leaders mondiaux 2017 :1. Chad Le Clos, RSA, 51s29; 2. Zhuhao LI, CHN, 51s34; 3. James GUY, GBR, 51s52.

Français 2017: 21. Mehdy METELLA, 52s34; 97. Jordan COEHLO, 53s60.

***Mehdy METELLA, si STRAVIUS est absent ou n’est pas au mieux de sa forme, n’aura pas d’adversaire hormis le chrono. Le minimum, 52s08, ne doit pas représenter une tâche insurmontable pour un garçon qui a réussi 51s24, mais il lui faut impérativement améliorer son temps de la saison… Sa forme sur 100 libre est une bonne indication, même si le crawl n’est pas le papillon.

 

SAMEDI 27 MAI, épreuve n° 29

200 brasse DAMES

MINIMUM : 2’25s91.

Record de France : 2’25s19, Sophie DE RONCHI TURBAN, Massy, 24 avril 2009.

Championne de France : Laura PAQUIT, Limoges, 2’28s65.

Leaders mondiaux 2017  : 1. Julia EFIMOVA, RUS, 2’21s35; 2. Jocelyn ULYETT, GBR, 2’22s08; 3. Molly RENSHAW,GBR, 2’23s04

Français en 2017: 46. Camille DAUBA, 2’27s91; Fanny DEBERGHES, 2’30s70.

***Faiblesse endémique de la brasse française. La densité est assez bonne, mais c’est en-dessous de 2’25s que se situe un bon niveau mondial. Fanny Deberghes semble en forme, sur on résultat du 100 mètres…

 

SAMEDI 27 MAI, épreuve n° 30

50 dos MESSIEURS

MINIMUM : 24s93

Record de France : 24s07 Camille LACOURT, CNM, 12 août 2010.

Champion de France : Camille LACOURT, Marseille, 24s96.

Leaders mondiaux 2017 : 1. Jiayu XU, CHN, 24s42 ; 2. Evgeny RYLOV, RUS, 24s52; 3. Junya KOGA, JPN, 24s53.

Français 2017: 24. Camille LACOURT, 25s37; 32. Jeremy STRAVIUS, 25s48.

***A priori un enjeu pour la natation française à Budapest, puisque Camille LACOURT a prolongé sa carrier d’une année pour tenter sa chance sur la longueur de basin. Les adversaires ne manqueront pas, mais si le Marseillais parvient à retrouver son niveau le plus élevé, ses chances de médaille, voire même de victoire à Budapest, sont réelles. STRAVIUS, son ex-aequo champion du monde 2011 sur 100 mètres do, s’il est en train de retrouver comme il l’a annoncé la forme, devrait pouvoir le titiller d’assez près pour le repousser dans ses retranchements. Et comme in vient de rater sa qualification sur 100 mètres (de dix centièmes), il devrait être très remonté… Il n’est pas de meilleur allié qu’un adversaire à son niveau pour monter dans la hiérarchie – à condition toutefois qu’il ne vous batte pas. STASIULIS, 25s53, est très près.

 

SAMEDI 27 MAI, épreuve n° 31

100 libre DAMES

MINIMUM : 54s50.

Record de France: 53s49 Malia METELLA, DTOEC, 24 avril 2009

Championne de France : Charlotte BONNET, Nice, 53s93.

Leaders mondiaux 2017 : 1. Sarah SJÖSTRÖM, SWE, 52s54; 2. Cate CAMPBELL, AUS, 52s78; 3. Bronte CAMPBELL, AUS, 52s85.

Françaises 2017 : 17. Charlotte BONNET, 53s97; 70.Anouchka MARTIN, 55s45.

***Charlotte BONNET ambitionne toujours une grande percée mais, si elle reste solide au poste, elle ne progresse plus. Mais sait-on jamais ? Cela dit, 14e sur le papier à deux ondines par nation, elle est éloignée de la finale qui se jouerait autour de 53s5… Au-dessus de son record personnel qui pourrait être en danger ici, vu qu’elle a gagné quelques dixièmes sur 200 et est dotée d’une impressionnante régularité. Disputera-t-elle seulement la course individuelle à Budapest… Le 100 avait atteint un certain niveau, en France, en 2015, avec la percée de Béryl GASTALDELLO, dont la première année au Texas avait été particulièrement riche, dans une situation émotionnelle très perturbée par la mort de Camille MUFFAT et le drame d’Eric Gastaldello, son père. Aujourd’hui, Béryl a nagé un peu au-dessous de sa valeur passée dans les compétitions universitaires, aux USA. Mais à Schiltigheim, elle a montré un beau sursaut. Par ailleurs, les aléas de carrières de Marie WATTEL, Cloé HACHE et Anna SANTAMANS ont fait perdre de son lustre au 100 mètres, mais il semble qu’on ait retrouvé Wattel et Santamans à u n bon niveau, et on ne sait trop ce qui va sortir de la confrontation. Cela devrait quand même aller bien plus vite que depuis le début de saison !

 

SAMEDI 27 MAI, épreuve n° 32

QUATRE FOIS 200 METRES LIBRE MESSIEURS

CHAMPIONNATS DE FRANCE: STARS DU JOUR : MEHDY METELLA, JEREMY DESPLANCHES ET BERYL GASTALDELLO DÉLIVRENT À MINIMA ! Éric LAHMY

Éric LAHMY

Vendredi 26 Mai 2017

Non seulement Mehdy Metella a dominé finalement le 100 mètres de ces championnats de France 2017, ce qui n’étonnera guère vu ses performances récentes, mais il arrache un minimum pas si facile (48s58) que Stravius, 2e, manque pour sa part e dix centièmes. Avec 48s23, Mehdy peut jouer l’un des premiers rôles aux mondiaux de Budapest, se comparer aux meilleurs. Face à un Stravius déterminé, la lutte a été sévère d’entrée. Metella était chronométré en 23s37, Stravius en 23s45 Mais l’Amiénois cédait. Clément Mignon, qui avait attiré l’attention avec un temps de 49s03 en séries avec un passage en 24s02, ce qui témoignait d’une forte régularité, était tout près de rééditer son temps en finale, mais c’était loin de suffire. Il passait en 23s82 et perdait dans le retour un peu plus que les deux dixièmes gagnés sur son temps des séries…

Metella, on se souvient, avait nagé 48s08, son record personnel, au start, au départ du relais français médaillé d’argent de Rio, et avait emmené le relais en tête, devant Caeleb Dressel (48s10) avant que Michael Phelps ne fasse sombrer les espoirs français avec un 47s12 lancé (contre 48s20 à Fabien Gilot.

Outre ses chances personnelles, Metella renforçait les chances d’un relais quatre fois 100 mètres qui ne parait pas avoir réalisé les minima à l’addition, puisque les temps des quatre leaders, mis bout à bout, donnent 3’15s70, et que le temps mis en place rue Scandicci est de 3’15s19. Bien entendu, il est clair que ces quatre hommes (avec ou sans leur remplaçant Lorys Bourelly) valent autour de 3’13s6, en formation, compte tenu des trois départs lancés. Certes pas de quoi grimper aux rideaux, mais c’est une performance de finale garantie, à condition, certes, de ne pas s’amuser à faire nager les remplaçants en séries sous prétexte et reposer Mehdy et de ne pas fatiguer Jérémie…

Si le vainqueur du 200 mètres quatre nages, Jeremy Desplanches, a battu son record national, il convient de spécifier qu’il s’agit du record de Suisse. Desplanches détenait le précédent record avec 1’58s31, et voilà qu’il l’amène à 1’57s40. Ce temps est plus que correct, puisqu’il correspond à une cinquième place en finale olympique (à Rio). Jeremy, qui nage à Nice, avait été demi-finaliste à Rio après un temps de 1’59s67 en séries, mais n’avait pu aller plus loin (dernier qualifié pour la finale à Rio, 1’58s85).

Béryl Gastaldello, pour sa part, n’a guère laissé de doute sur l’identité de la gagnante du 100 mètres papillon : en 58s03, elle arrachait sa qualification pour les mondiaux de Budapest, dont le minimum était accroché à 58s15, laissant Marie Wattel (59s31) une bonne longueur derrière elle. Wattel avait pourtant fait fort en séries, avec 58s66 (passage en 27s25). Mais en finale, Wattel, qui n’avait peut-être pas tout à fait récupéré de son effort du matin, était plus lente (27s63) au virage que Gastaldello qui touchait le mur des cinquante avec un mètre d’avance, en 26s95. L’étudiante de Texas continuait de prendre du champ sur l’étudiante de Loughborough ! Au bout du compte, nos deux meilleures papillonneuses sont des étudiantes anglo-saxonnes !

Une étudiante française, eh ! bien oui, monta, elle, sur le podium du 200 dos, il s’agit de Camille Gheorghiu, déjà gagnante en 2015 (2’12s38, derrière Evelin Verraszto, Hongrie) et en 2016 (2’12s14) ; ici, Camille, qui nage sous al direction de Franck Esposito à Antibes avec le pôle France mais pour le club Montpellier Métropole se contentait d’un temps de 2’12s74, et n’accédait pas au « sésame » mondial, accroché à 2’10s68. Camille, étudiante en sciences e la vie (biologie) aimerait devenir kinésithérapeute.

Théo Bussières (autre universitaire) a remporté le 50 brasse en 27s92, tout comme il avait gagné la distance double en 1’0s62, et a donc produit de bons championnats….

MESSIEURS.- 100 libre (minimum, 48s58) : 1. Mehdy METELLA, Marseille, 48s23 ; 2. Jérémy STRAVIUS, Amiens, 48s68 ; 3. Clément MIGNON, Marseille, 49s09 (49s03 en séries) ; 4. Nosy PELAGIE, Bron, 49s76 ; 5. Lorys BOURELLY, D. Toulouse OEC, 49s80 (49s75 en séries) ; 6. Maxime GROUSSET, 18 ans, Amiens, 49s96. En séries, Oussama SAHNOUN, Algérie, Marseille, 49s08

50 brasse (minimum, 27s20) : 1. Théo BUSSIERES, Marseille, 27s92 ; 2. Wassim ELLOUMI, Tunisie, Millau, 28s67 ; 3. Thomas BOURSAC CERVERA LORTET, Vanves, 28s79 ; 4. Tanguy LESPARRE, Cannes, 28s83 ;… 6. Mateo GIRARDET, Mulhouse, 29s05 (meilleure performance française 16 ans)

200 quatre nages (minimum, 1’59s77) : 1. Jérémy DESPLANCHES, Olympic Nice, 1’57s40 ; 2. Théo BERRY, Angers, 2’2s44; 3. Guillaume LAURE, Antibes, 2’2s52. Finale B: Taki M’RABET, Tunisie, SFOC, 2’2s67.

DAMES.- 200 dos (minimum, 2’10s68) : 1. Camille GHEORGHIU, Montpellier Métropole, 2’12s74 ;

  1. Sharon VAN ROUWENDAAL, Pays-Bas, Montpellier Métropole, 2’13s22 ; 3. Mathilde CINI, Valence, 2’14s15

100 papillon (minimum, 58s15): 1. Béryl GASTALDELLO, Marseille, 58s03 ; 2. Marie WATTEL (Montpellier Métropole), 59s61 (en séries, 58s66).

4 fois 200 libre : 1. D Toulouse OEC, 8’10s68 (au départ, Assia Touati, 2’1s21) ; 2. Montpellier Métropole, 8’17s95 ; 3. CN Brest, 8’23s50

SCHILTIGHEIM, 3è journée : CHARLOTTE BONNET TOUTE SEULE : 1’55s80 AU 200

Éric LAHMY

Jeudi 25 Mai 2017

Schiltigheim nous a concocté une troisième après-midi de finales sans grande saveur, ni bien consistante, ni délicieuse, mais pour finir, une Charlotte au dessert a quelque peu relevé l’ordinaire et en tout cas sauvé l’affaire !

En effet, Charlotte Bonnet a répondu à ceux qui désespéraient de la voir progresser comme à ceux qui la voyaient tenir les grands rôles.

Son record personnel, 1’56s16, datait maintenant de deux années, puisqu’il avait été réussi au meeting 2015 de Canet-en-Roussillon. Manifestement, Charlotte était « scotchée », à un niveau certes honorable…  Voici qu’elle fait mieux ! 1’55s80…

Ma correspondante G. Necker, qui tient à jour ses bilans, avait collationné dix performances de l’intéressée, de 2013 à 2017, qui tournaient entre 1’56s16 et 1’56s73. Donc la régularité a toujours été au rendez-vous, aux environs de la huitième mondiale à deux nageuses par nation. On se souvient d’ailleurs que Charlotte a terminé huitième de la course des Jeux de Rio en 1’56s29 après s’y être qualifiée en 1’56s26 (séries) et 1’56s38 (demi-finales).

L’une de ses dix perfs optimales date d’ailleurs de 2013. Bonnet, après avoir signé un temps de 1’56s82 en séries, avait réalisé 1’56s63 en demi, avant de se défaire un peu en finale. Ses finales personnelles, aux mondiaux, se situent d’ailleurs souvent en qualifications : manque de marge !

Deux originalités distinguent sa course de Schiltigheim. La plus évidente, c’est qu’elle est passée enfin sous les 1’56s. Loin de nous l’idée de succomber au fétichisme des chiffres. Ses 1’55s80 ne la font que modestement changer de statut, et cela même s’il est vrai que la Niçoise se situe à une hauteur désormais où les progrès se tassent, ou les duels sont, façon de dire, au couteau, ou un dixième peut faire une différence. Aujourd’hui, en-dehors de Katie Ledecky et Sarah Sjöström, personne ne révolutionne ses temps sur la distance.

Par rapport à l’adversité, c’est comme si Bonnet était passée de la huitième à la septième place. Cela fait plaisir, c’est la bonne direction, mais cela ne va pas loin…

UN DÉPART RAPIDE

La deuxième originalité de la course de Charlotte est la façon dont elle a été nagée, avec passages en 26s71, 55s64, 1’25s78, pour un temps de 1’55s80; soit 26s71, 28s93, 30s14, 30s02. Elle est passée en 55s64 pour finir en 1’0s16, très loin de l’équilibre de course. Il y a longtemps, me semble-t-il, qu’elle ne s’était pas essayée à ce jeu du départ résolument ultra-rapide… Dans son précédent « top-10 » courses, elle n’était jamais passée plus vite que 56s20, et n’avait jamais terminé moins vite que 1’0s31. Son précédent record, 1’56s16, était un assez bon exemple d’équilibre de course, avec passage en 56s69, retour en 59s47. Son record au premier 50 d’un 200m, 26s95, datait de la finale olympique de Rio, où elle s’efforça de s’accrocher au rythme des meilleures. A Strasbourg, aujourd’hui, elle passe en 26s71…

L’exploit de Charlotte Bonnet pourrait bien avoir qualifié (ou pas) le relais quatre fois 200 mètres féminin pour les mondiaux : en effet, elle a souscrit à l’exigence spécifiée dans le règlement qui précise qu’ « un nageur est sélectionné à titre individuel sur l’épreuve constitutive dudit relais ». A l’addition, son temps et ceux de ses trois suivantes donne 7’55s73. Le minimum demandé est de 7’54s93. Avec les prises de relais, cette addition des temps de 7’55s73 donne un potentiel de 7’53s6. Il manque seulement à ce relais une quatrième solide… A suivre…

Tout le reste de la journée s’est situé très en dessous de la qualification pour Budapest. On a eu droit à des championnats intéressants, mouvementés, à défaut d’être relevés. Ainsi deux nageurs d’eau libre, Marc-Olivier Antoine et David Aubry, sont montés sur le podium des 800 mètres au détriment des spécialistes. Sur 100 dos, Thomas Avetand s’étant qualifié en séries avec un temps de 54s78, Benjamin Stasiulis trouva l’énergie pour le battre, mais en « seulement » 54s79. Avetand, faut-il dire, contre-performait un peu (55s20), tandis que Geoffroy Mathieu, le vainqueur du 200 dos, ne pouvait enlever que la finale de consolation, après une promenade en séries à presque deux secondes de son potentiel !

Paul Lemaire devançait Jordan Coelho à la touche sur 200 papillon. Il y a eu comme ça des tas de petits coups d’Etat, de changements de régime, de chamboulements, l’apparition de nouveaux noms… Cela va-t-il donner un tonus à cette natation entre eux rives ? On le souhaite.

MESSIEURS. –  800 libre (minimum, 7’51s19) : 1. Marc-Olivier ANTOINE, Denain, 7’55s61 ; 2. Joris BOUCHAUT, D Toulouse OEC, 7’56s90 ; 3. David AUBRY, Montpellier Métropole, 7’57s67

100 dos (minimum, 53s99) : 1. Benjamin STASIULIS, Marseille, 54s79 ; 2. Thomas AVETAND, Amiens, 55s20 (en séries, 54s78) ; 3. Paul-Gabriel BEDEL, Marseille, 55s41 (en séries, 55s17) ; 4. Maxence ORANGE, Nantes, 55s77 ; 5. Oleg GARASYMOVYTCH, Avignon, 55s81 ; 6. Thibault DELECLUZE, Gravelines, 55s83. Finale B : 1. Geoffroy MATHIEU, Clermont, 55s56.

200 papillon (minimum 1’56s72) : 1. Paul LEMAIRE, D Toulouse OEC, 1’58s05 ; 2. Jordan COEHLO,  Vanves, 1’58s07 ; 3. Matthias MARSAU, D Toulouse OEC, 1’59s17.

DAMES.- 200 libre  (minimum, 1’57s74): 1. Charlotte BONNET, Nice, 1’55s80 (26s71, 55s64, 1’25s78, 1’55s80); 2. Margaux FABRE, A.S. Montpellier, 1’58s70; 3. Alizée MORAL (D Toulouse OEC, 1’59s93; 4. Manon VIGUIER, Nice, 2’1s30.

50 brasse  (minimum, 30s94): 1. Solène GALLEGO, D. Toulouse OEC, 31s74; 2. Fanny DEBERGHES, PTT Montpellier, 31s80

200 quatre nages (minimum, 2’13s01): 1. Fantine LESAFFRE, Montpellier Métropole, 2’13s58 ; 2. Cyrielle DUHAMEL, Béthune, 2’14s82.

2EME JOURNEE DES CHAMPIONNATS : AURELIE MULLER, SEULE, A VISE JUSTE

2EME JOURNEE DES CHAMPIONNATS : AURELIE MULLER, SEULE, A VISE JUSTE

Eric LAHMY

Mercredi 24 Mai 2017

Aurélie Muller vise juste. Au bout de son 1500 mètres, nagé seule, se qualifier pour les mondiaux par une marge d’une demi-seconde ! Elle peut donc doubler 10 kilomètres et 1500 mètres (et bien sûr nager si ça lui chante 5 et 25 kilomètres).

Sur 200, on s’est convaincu qu’il y a un problème Pothain aux championnats de France. L’héritier d’Agnel et Stravius s’est fait subtiliser l’héritage, et c’est ATSU qui a réalisé ce forfait. Les temps additionnés des quatre premiers est moins sinistre que sur le papier, mais reste en-dessous des minima.
Minima contre lesquels on a beaucoup lutté en vain, parfois de fort peu, cette après-midi. Béryl Gastaldello sur 50 dos, Lara GRANGEON sur 200 papillon et même Théo BUSSIERES en progrès sur 100 brasse, n’ont pas été très éloignés…

MESSIEURS.- 200 libre (minimum mondial, 1’47s15) : 1. Jonathan ATSU, DTOEC, 1’48s15 ; 2. Jordan POTHAIN, Alp’38, 1’48s66; 3. Lorys BOURELLY, DTOEC, 1’48s83; 4. Clément MIGNON, Marseille, 1’49s30 (en séries, 1’49s04) ; 5. Alexandre DERACHE, Amiens, 1’50s18 (en séries, 1’50s07).

100 m brasse (minimum mondial 1’0s26) : 1. Théo BUSSIERE, Marseille, 1’0s62 ; 2. Quentin COTON, Antibes, 1’1s80 ; 3. Wassim ELLOUMI, Tunisie et Millau, 1’1s94 ; 4. Tanguy LESPARRE, Cannes, 1’2s11.

400 4 nages (minimum mondial 4’17s88) : 1. Jérémy DESPLANCHES, Nice, 4’13s11

DAMES.- 1500 mètres  (minimum mondial, 16’25s04) : 1. Aurélie MULLER, Sarreguemines, 16’24s34 ; 2. Julie BERTHIER, Mulhouse, 16’48s65 ; 3. Coralie CODEVELLE, Sarcelles, 16’52s49 ; 4. Océane CASSIGNOL, Montpellier Métropole, 16’58s49.

50 dos (minimum, 28s01) : 1. Béryl GASTALDELLO (Marseille), 28s21.

200 papillon  (minimum, 2’9s35): 1. Lara GRANGEON, Calédonie, 2’9s35 ; 2. Sharon Van Rouwendaal, Pays-Bas, Montpellier, 2’12s31 ; 3. Solweig PICAULT, Canet, 2’13s96 ; 4. Gwladys LARZUL, DTOEC, 2’14s93.