Mois : septembre 2017

MEETING DE HONG-KONG : SARAH SJÖSTRÖM BALAIE TOUT SUR SON PASSAGE – Éric LAHMY

Éric LAHMY

Samedi 30 Septembre 2017

Sarah SJÖSTRÖM semble s’être entichée de la Coupe du monde. Dès le premier jour de la compétition qui se tient à Hong-Kong, nouvelle étape de la Coupe, la Suédoise a remporté 50 et 200 libre et 100 papillon, avec de grosses performances et sans adversaires à sa mesure alors qu’il y avait du beau monde. Katinka HOSSZU n’est pas venue tenter de la chatouiller sur aucune de ces deux distances. D’habitude, elle affectionne le 200 mètres, mais SJÖSTRÖM et son 1,86m représentent un trop gros morceau à avaler. Et les règlements de la Cup interdisent désormais l’Iron Lady de se prêter à son jeu favori qui est de tout nager. Il faut choisir dans quatre épreuves, point final !

Et sur 100 papillon, distance dont SJÖSTRÖM est à la fois la championne olympique et la recordwoman du monde, HOSSZU se serait bien sûr cassé les dents. Dans cette épreuve, le profil de course de la Suédoise correspondait très exactement à ce qui fait de cette grande fille toute simple une forteresse imprenable. Non seulement elle dynamitait la course d’entrée, laissant au virage de mi-course la Chinoise Yufei ZHANG à près d’un mètre (25s88 contre 26s35), mais elle en remettait une couche (et quelle couche) dans la seconde moitié, seule sous les trente secondes, largement d’ailleurs (29s44) ; ZHANG, l’une des meilleures spécialistes du monde, devenait, en face et par comparaison, aussi démunie qu’une nageuse de seconde zone.

Et pourtant elle-même précédait Ranomi KROMOWIDJOJO. Laquelle subissait encore la loi de SJÖSTRÖM sur 50 mètres libre !

HOSSZU RESTE HOSSZU, SHIELDS DEVANCE LE CLOS

HOSSZU, bien qu’éloignée de ses monopolisations passées, restait HOSSZU. C’est ainsi qu’en séries, sur 200 mètres quatre nages, elle se qualifiait avec un temps de 2’5s64, six secondes plus vite que la seconde meilleure qualifiée, Femke HEEMSKERK, 2’11s83, et alors qu’un temps de moins de 2’18s98 l’aurait amenée en finale.

Tom SHIELDS s’est qualifié brillamment pour la finale du 200 mètres papillon (1’52s11) où il rencontrait Chad LE CLOS, lequel s’y présentait directement, en fonction de résultats précédents (champion du monde à Budapest), selon le règlement (rétrograde et antisportif) de la FINA, et lui a infligé une défaite retentissante, en 1’49s62 contre 1’50s28. Pour ce faire, l’Américain avait décidé pour une stratégie d’attaque : même en petit bassin, un passage en 24s72 aux 50 mètres, cela s’appelle prendre des risques, et la plupart des participants, contraints de suivre un tel rythme, se seraient retournés sur le dos en appelant leur maman.

SHIELDS, lui, traçait sans faiblir. Devancé de deux coudées, Yuya YAJIMA, un Japonais doté d’une technique de papillon très originale, très « serpentée », longuement disséquée par Tony CARROLL dans le site SWIM SWAM du 7 juillet 2015 (https://swimswam.com/the-evolution-of-butterfly-is-yuyas-dolphin-diving-the-next-big-thing/ ), passait en 25s18, devant LE CLOS. Lequel revenait sur YAJIMA dans la sixième longueur. Le Japonais asphyxié terminait à la dérive, et LE CLOS, devancé d’une longueur, tentait de recoller sur l’Américain. Il lui manqua un mètre à l’arrivée.

Passages:

SHIELDS, 24s72 ; 52s51 (27s79) ; 1’20s88 (28s37) ; 1’49s62 (28s74).

LE CLOS, 25s44 ; 53s84 (28s40) ; 1’22s28 (28s44) ; 1’50s28 (28s).

YAJIMA, 25s18 ; 53s45 (28s47) ; 1’22s36 (28s91) ; 1’52s64 (30s28).

CUP: SARAH SJÖSTRÖM DEVANT KATINKA HOSSZU

Peu de temps avant la reprise, la FINA avait publié une nouvelle liste de prix. On augmente les ristournes aux nageurs. La FINA est une étonnante institution. Elle ne cesse de changer ses règles, sans trop se soucier du fait qu’elle les piétine. Elle avait trituré le programme, ses règles, pratiquement en même temps que l’annonce du début de la compétition 2017. Cette fois, nul ne va se plaindre de l’augmentation des prix. Le règlement précédent avait chamboulé sans préavis les règles précédentes, réduit le nombre d’épreuves disputées par meeting, ces messieurs de la FINA s’apercevant (enfin) que l’enflure de leur programme l’a rendu impraticable ; ces tripatouillages avaient provoqué l’ire de Katinka Hosszu et la naissance d’une association de nageurs pros.

Les trois premiers dames et messieurs se partageront désormais 600.000 dollars (511.000€) : 128.000€ aux premiers, 85.000 aux seconds, 42.000 aux troisièmes. Dans le passé, seuls les premiers du classement avaient accès au prix à hauteur de 100.000$ en 2016-17, Katinka Hosszú et Vladimir Morozov.

Les huit premiers de chaque sexe recevront des prix en argent (les 6 premiers jusqu’ici). La distribution de prix en argent atteindra 942.000$ (802.000€). Les premiers recevront 50.000$, les huitièmes 3000$ (2500€).

La FINA tente, me semble-t-il, d’augmenter l’attractivité de la Coupe du monde, collection de meetings en petit bassin étalés ou plutôt compressés à des dates aussi peu naturelles que possible (de l’indoor en été, par exemple, aberration), emmêlés sous forme de « bouquets ». En effet, ainsi triturée, la formule ne fait pas recette. Les augmentations de dotations font l’effet d’emplâtres sur une jambe de bois. Ce n’est pas les gains qu’il faut augmenter, c’est tout qu’il faut repenser.

Mais la FINA est incapable de se sortir du nœud gordien de ses créations, parce qu’elle n’a jamais répondu qu’à une logique mercantile. Sa façon d’embrasse son sport conduit à l’étouffer. Son programme est farci d’épreuves qui se suivent sans aucune cohérence. Son calendrier est un bazar. Les apprentis sorciers sont à bout de souffle. 

D’ailleurs, il faudrait que cette fichue World Cup disparaisse, et que soit rendue toute liberté aux différents organisateurs de meetings de s’aménager à leur façon, quitte à ce que l’international vienne y distribuer ses prix. La professionnalisation de la natation vue par la FINA est impraticable. Ce sport ne sera jamais professionnel comme le tennis, sauf bien entendu lorsqu’il attirera quinze mille spectateurs payants à chaque session.  Sortir la natation du cirque pour lui rendre son statut de sport éducatif majeur!

Cela n’empêchera pas, certes, HOSSZU, SJÖSTRÖM, MOROZOV et autre LE CLOS de ramasser leurs jackpots ! Avant Hong-Kong, les classements World Cup étaient les suivants : Femmes, 1. SJÖSTRÖM, 266 points ; 2. HOSSZU, 176pts ; 3. KROMOWIDJOJO et BELMONTE, 122pts.

Messieurs : 1. LE CLOS, 159pts ; 2. PRIGODA et MOROZOV, 93pts. ; 4. SHIELDS, 72pts.

 MESSIEURS.- 100 libre : 1. Vladimir MOROZOV, Russie, 45s91 (21s83 + 24s08) ; 2. Chad LE CLOS, Af. Sud, 46s10 (22s14 + 23s96) ; 3. Kenneth TO, Hong-Kong, 47s28.

400 libre : 1. Gabriele DETTI, Italie, 3’43s11 ; 2. Wojciech WOJDAK, Pologne, 3’43s23 ; 3. Ziao QIU, Chine, 3’43s87; 4. Filip ZABOROWSKI, Pologne, 3’43s89.

50 brasse : 1. Cameron van der BURGH, Af. Sud, 25s80 ; 2. Kirill PRIGODA, Russie, 26s16; 3. Ilya SHYMANOVICH, Russie, 26s23; 4. Renato PRONO, Paraguay, 26s53

100 dos : 1. Christian DIENER, Allemagne 51s44 ; 2. Radoslaw KAWECKI, Pologne, 51s58.

200 brasse : 1. Kirill PRIGODA, Russie, 2’4s02 ; 2. Ilya SHYMANOVICH, Biélorussie, 2’5s02; 3. Arno KAMMINGA, Pays-Bas, 2’5s28.

50 papillon : 1. Chad LE CLOS, Afrique du Sud, 22s52 ; 2. Tom SHIELDS, USA, 22s99.

100 4 nages : 1. Vladimir MOROZOV, Russie, 51s64 ; 2. Kenneth TO, Hong-Kong, 52s22 ; 3. Tom SHIELDS, USA, 52s85.          

400 4 nages : 1. Ayrton SWEENEY, Afrique du Sud, 4’7s76.

DAMES.- 50 libre : 1. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 23s42 ; 2. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 24s12 ; 3. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 24s56

200 libre : 1. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 1’51s77 ; 2. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 1’53s14 ; 3. Duo SHEN, Chine, 1’55s69.

800 libre : 1. BingJie LI, Chine, 8’27s89

50 dos : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 26s24; 2. Emily SEEBOHM, Australie, 26s32; 3. Hoi-Shun Stephanie AU, Hong-Kong, et Maaike DE WAARD, Pays-Bas, 26s95.

200 dos : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 2’3s14; 2. Emily SEEBOHM, Australie, 2’5s90.

100 brasse : 1. Alia ATKINSON, Jamaïque, 1’4s09 ; 2. Rikke PEDERSEN, Danemark, 1’5s28; 3. Kiera SMITH, Canada, 1’5s65.

100 papillon : 1. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 55s32; 2. Yufei ZHANG, Chine, 57s26.

200 4 nages : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 2’5s29; 2. Emily SEEBOHM, Australie, 2’7s54; 3. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 2’9s79.

AU F.I.N.A.L, L’EUROPE SE FAIT-ELLE TONDRE LA L.E.N. SUR LE DOS ?

Éric LAHMY

Mercredi 27 Septembre 2017

Battu à l’élection à la présidence de la Fédération Internationale de Natation, Paolo BARELLI, le président italien de la Ligue Européenne de Natation, se persuade que son combat contre les sombres magouilleurs internationaux qui ont fait de la gestion de ce sport le marigot qu’on sait est le bon.

La LEN a publié un texte, intitulé « L’Europe mérite plus », reprenant les critiques de Barelli à l’encontre de la FINA et, en l’occurrence, du traitement déloyal vis-à-vis de l’Europe.

« Les athlètes et les fédérations nationales de l’Europe ont replacé ce continent à la tête des autres continents en termes de médailles et de finalistes dans les six disciplines, lors des championnats du monde 2017. L’Europe a aussi accueilli quatre des cinq dernières éditions des championnats du monde, mais aucun effort ne parait suffisant pour lui valoir un traitement juste de la part de la FINA.

« Lors de la distribution des sièges dans les différents comités et commissions techniques de la FINA, l’Europe a reçu bien moins que la part correspondant à son poids dans le monde aquatique. Les Fédération européennes à succès, investissant beaucoup pour produire des athlètes de qualité pour le bénéfice du monde aquatique, ont été négligées tandis que des pays d’autres continents privés de résultats et de traditions peuvent envoyer par poignées des membres pour suivre à l’avenir les activités futures de la FINA.

« Il ne s’agit pas là seulement d’un manque d’appréciation, mais d’une mise en danger des succès futurs au niveau global. »

Selon Barelli, si l’on se réfère aux tables et aux statistiques présentées en annexe à son texte, « il est évident que la direction de la FINA ne respecte pas les principes de base d’une « bonne gouvernance », et ne respecte ni n’apprécie le fait que les athlètes ou les fédérations d’Europe méritent d’être traités de façon équitable. » Barelli, à travers la LEN, analysant les résultats des mondiaux 2017 à travers le poids politique de la LEN au sein de la FINA, ne peut que constater, dit-il, « une douloureusement claire image de cette bien triste situation. »

Les points-clés de la démonstration sont les suivants: l’Europe, dans son ensemble, a enlevé 46% des médailles, et placé 49% des finalistes ; ses nations représentent 55% de celles qui ont enlevé des médailles et 59% des finalistes ; en sens contraire, se plaint l’Europe à travers son président, l’Europe a obtenu 25% des sièges disponibles dans les comités et commissions de la FINA, moins que les Amériques, 26% de sièges à la FINA, qui ont « enlevé 28% des médailles et conquis 25% des places de finalistes ». L’Asie, elle, toujours selon les comptes de la LEN, dispose de 22% des sièges, contre 19% des médailles et 18% des finalistes ; l’Océanie a 11% des sièges, avec seulement 5% des médailles et 7% des finalistes ; l’Afrique a eu droit à 16% des sièges, ce qui peut paraître luxueux pour un continent qui a raflé 2% des médailles et compté moins de 1% des finalistes.

Les chiffres qui précèdent ne me paraissent pas particulièrement scandaleux. Je ne crois pas un seul instant que le nombre de dirigeants doive absolument coller exactement à celui des médaillés. Fallait-il, pour donner un exemple à peine caricatural, offrir des places dirigeantes au Zimbabwe après les médailles de Kirsty Coventry et les renvoyer à la maison dès que cette grande nageuse eut pris sa retraite ?

Mais, selon l’expression, le diable se cache dans les détails…

« Plusieurs fédérations nationales européennes qui ont enlevé des médailles autant à Budapest qu’à Rio ne disposent d’aucune place en comités ou commissions. La Suède, pays de la meilleure nageuse du monde, n’a pas un membre dans la commission de natation et un seul en tout (en plongeon). La Serbie, l’actuelle championne du monde de water-polo messieurs, invaincue depuis trois saisons, qui remporté en water-polo toutes les grandes rencontres, de 2014 à 2016, a perdu son siège en Comité de water-polo. La Grèce compte un membre dans le comité des athlètes, l’Ukraine (9 médailles), natation de pointe en synchro et en plongeon, n’a qu’un membre, en synchro. »

Ni la Belgique, ni la Lituanie, ni la Norvège, pays de grandes traditions aquatiques qui ont placé des finalistes à Budapest, ne disposent de sièges en comités ou en commissions. Et la lettre de la LEN d’ajouter : « il ne s’agit là que d’exemples. Plusieurs autres fédérations européennes n’ont été considérées de façon appropriée. »

LE DIRIGEANT FINA TYPE EST CELUI QUI N’A PAS DE NAGEURS. NORMAL : IL NE SERT PAS, IL SE SERT

Après avoir salué l’émergence de nations, sinon dans la pratique sportive, du moins dans l’activité dirigeante, et admis qu’il fallait bien encourager cette émergence, la LEN appuie là où ça fait mal : « certains points clé qui soulignent l’incohérence des décisions de la FINA dans l’allocation de telles positions. »

« En Europe, les fédérations qui ont le plus de membres dans la FINA sont la Hongrie et l’Espagne, avec 7 membres chacune – les USA dominent pour les Amériques, avec 23 membres ; l’Australie, pour l’Océanie, en compte 17.

« Au total, en Asie, 15 fédérations membres placent trente membres dans les comités et commissions de la FINA sans placer le moindre finaliste aux mondiaux de Budapest. Même situation en Afrique avec 13 fédérations membres, lesquelles envoient trente membres dans les comités et commissions, pour zéro finaliste dans les compétitions. Onze fédérations américaines placent 24 comitards et commissionnaires sans parvenir à une place de finaliste en compétition mondiale, tandis que seulement quatre nations européennes (7 membres) se trouvent dans cette situation.

« Quelques autres exemples soulignent le manque d’honnêteté dans la politique suivie par la FINA dans sa désignation de ses membres (ce qui est mis en cause n’est pas la valeur des personnes désignées, mais la façon dont les fédérations nationales sont traitées, sans tenir compte de leurs achèvements. L’Afrique du Sud a onze membres et deux médailles et sept finalistes ; l’Egypte a cinq membres, contre un seul finaliste et médaillé. Le Koweit, une fédération suspendue, dispose de quatre membres et n’a emmené aucun finaliste dans les compétitions. Argentine, quatre membres, zéro finaliste. Oman, trois membres, zéro finaliste. Inde, 3 membres, zéro finaliste. Arabie Séoudite, 3 membres, zéro finaliste. Uruguay, 3 membres, zéro finaliste. Nigéria, 3 membres, zéro finaliste.

En contrepoint, le texte de la LEN note : « Suède, 1 membre contre 4 médailles et 7 finalistes ; Ukraine, 1 membre contre 9 médailles, 22 finalistes ; Danemark, zéro membre, mais 1 médaille, 4 finalistes à Budapest, 2 médailles à Rio ; Pologne, 0 membre pour une médaille et six finalistes ; la Serbie, zéro membre contre une médaille en water-polo. »

LA FINA N’A PAS DE PROBLÈME : ELLE EST DEVENUE LE PROBLÈME

Que penser de ce brûlot ? Qu’il confirme un évident problème avec la FINA. Entendons-nous. L’institution internationale n’A pas de problème. Elle EST un problème. Elle est la catastrophe de ce sport. La politique de son directeur, Cornel Marculescu, le philistin en chef, qui ne voit dans son sport que l’argent qu’il peut rapporter sans aucun souci d’une quelconque authenticité sportive ; ses atermoiements honteux vis-à-vis du dopage institutionnel ; la manipulation aussi méprisable que scandaleuse de l’institution orchestrant la disparition de la limite d’âge (à 80 ans !) pour permettre au grigou présidentiel de se représenter ; la captation des leviers du pouvoir par une caste de suceurs qui se coopte, se perpétue ; tout cela, allié au temps, qui a permis à toute une vermine de s’incruster, a fait disparaître tout semblant de démocratie, et, forte de sa légalité olympique et des confortables sommes qu’elle lui procure, n’a que faire d’une authentique légitimité sportive ; tout cela, dis-je, mène à cette étrange arithmétique mise en lumière par Barelli.

Pour tenir la baraque, ces braves gens de la haute direction de la FINA sont en effet très occupés à ne coopter que des personnes » manipulables à plaisir. Ces personnes doivent être soit des paillassons, soit des politiques. Politiques, on les acoquine, elles mangent à l’auge collective. Paillassons, le seul fait de se rendre aux réunions de la FINA, de dormir dans les grands hôtels, de toucher les copieuses compensations quotidiennes, les fameux « per diem », suffit à leur bonheur : ces dirigeants-sic sont achetés à peu de frais. Regardez les nationalités des cooptés par la FINA. On y trouve des très riches (comme le Koweit, ou les dictatures pétrolières d’Oman et d’Arabie séoudite) ou des très pauvres. Dans les deux cas, des gens faciles à mener : quand ils sont trop riches pour être corrompus, ils ne pèsent rien sportivement, le savent, et sont trop contents d’être mis dans le coup. Ces zéros cherchent les honneurs qui consistent à se la jouer dirigeants. Issus de nations pauvres, ils réagissent de la même façon, sauf qu’ils se font acheter par les voyages et l’argent. Et comme ce ne sont pas leurs vertus dirigeantes, mais bien un mélange de flagornerie et d’égoïsme qui les a amenés là, ils vont servir admirablement les intérêts de la caste… A noter que nombre de ces dirigeants-sic ainsi cooptés viennent de nations autocrates.

La FINA adore les dictatures. Enfin, elle ne les déteste pas. Elle parle leur langage. Marculescu, qui a prospéré sous Ceaucescu, doit s’y trouver à son aise… Ceux qui ont vécu dans une dictature sont très dépolitisés ; ils ont le culte du chef, savent courber la tête devant un médiocre adossé à un pouvoir. Ils font de parfaits larbins du régime. De tout régime.

Ce dévoiement de l’organisme faîtier du sport n’est pas nouveau. Pendant 80 ans, de 1908 à 1988, la FINA a été menée par des présidents issus de grandes nations de natation : USA, France, Grande-Bretagne, Suède, Allemagne, Belgique, Argentine, Pays-Bas, Australie, Mexique, Yougoslavie ; depuis bientôt trente ans, ses présidents viennent de nations qui n’ont pas produit un seul grand nageur : Algérie, Uruguay. Deux présidents de la FINA aux personnalités plus ou moins sympathiques, mais dont on se demande bien ce qu’elles ont apporté à la natation de leurs pays…

On n’est pas sorti de l’auberge.

RETOUR SUR LES MONDIAUX JUNIORS : LA VALEUR N’ATTEND PAS…

Éric LAHMY

Dimanche 24 Septembre 2017

Les championnats du monde juniors qui se sont achevés le mois derniers à Indianapolis (23-28 août) ne sont pas une compétition qui signifie tout à fait ce que leur titre pourrait faire croire, car une partie non négligeable des élites de la natation est constituée de juniors. Ces rassemblements sont relativement récents. C’est le 6e du nom. Ils procèdent de la volonté délibérée des dirigeants de la FINA de couvrir au maximum le champ de ses possibles en termes de compétitions…

Cette extension du programme, qui parait ne jamais devoir cesser, précède généralement, dans l’histoire, le mouvement contraire de régression. La haute époque est suivie d’une basse époque. On a vu, avec la refonte, et la révision à la baisse des programmes de la Coupe du monde, la première manifestation des limites et des blocages que provoquent les ambitions démesurées de la FINA, une institution pour qui toujours plus est toujours mieux…

Que signifient des mondiaux juniors dans lesquels on trouve, une année après les Jeux, la championne olympique du 100 mètres (Penelope OLEKSIAK ), laquelle d’ailleurs, n’est engagée que dans des relais, vu qu’elle est devancée par ses consœurs canadiennes ? Difficile à dire.

UNE COMPÉTITION QUI EXISTE GÉNÈRE SA LOGIQUE

Qui dit qu’OLEKSIAK, après avoir atteint à 15 ans le sommet de sa carrière, ne se trouve pas déjà sur la pente descendante ? Pessimiste ? Certes, mais me permettrez-vous de vous raconter les aventures passées de Missy FRANKLIN et de Ruta MEILUTYTE ? Ce qui nous fait espérer qu’elle ne sera pas brûlée prématurément, c’est que les entraîneurs l’ont mise plus ou moins au repos cette saison, et donc qu’ils ont compris que pour durer, il faudra se ménager. Il semble d’ailleurs que les Canadiens ont assimilé beaucoup de choses que d’autres ont du mal à digérer… et qu’on pourrait s’inspirer d’eux pour la gestion dans le temps d’une carrière de nageurs.

Doit-on ignorer ces mondiaux en raison de ce qui précède ? Non, peut-être pas, ne serait-ce d’ailleurs, que parce qu’une compétition qui existe génère sa logique : elle prend sa place ; ou encore, sans aucune ironie, que parce qu’une fille comme OLEKSIAK y nage. Mais on peut se permettre de ne pas leur donner d’importance excessive. Les enseignements qu’on y trouvera sont limités et contradictoires parce qu’à l’âge où s’épanouissent les cadors des championnats juniors, nombre d’entre eux se distinguent déjà dans les championnats seniors. C’est d’autant plus vrai pour les filles, qui sont « adultes » deux ans environ avant les garçons.

Le phénomène d’école s’est souvent manifesté dans l’histoire de la natation. Que signifie-t-il ? Qu’une natation ayant atteint un niveau, ses élites s’y retrouvent à plusieurs, très près les uns des autres.

Le haut niveau est une affaire de petit nombre. Dans le sport actuel, avec sa densité de performances toujours croissante, et une limitation à deux du nombre de nageurs par pays et par épreuve, quand deux nageurs d’une nation parviennent en finale ou montent sur un podium, le plein est fait. Donc l’image d’une école est un peu excessive…

On a pu quand même évoquer cette notion d’école à travers l’histoire de la natation française, et parler d’une école du sprint (qui était plutôt un suivi de sprinteurs) entre Alex Jany (années ’40), Aldo Eminente (années ’50), Alain Gottvalles (années ’60), Gilles Vigne, Michel Rousseau et René Ecuyer (années (‘70), Stephan Caron (années ‘90), Fred Bousquet, Alain Bernard, Fabien Gilot, Mehdy Metella et consorts, (années 2000). Il s’agissait là, en fait, d’une tradition, basée sur les compétences accumulées de coaches… Plus récemment, une « école » de brasse a existé, dont il ne reste plus rien.

PHÉNOMENES D’ÉCOLES OU EFFET D’OPTIQUE

Je ne sais si ce phénomène d’école, de groupe, n’est pas un effet d’optique, mais les doublés aux mondiaux juniors d’Indianapolis  ne sont pas rares. Les Américains, coutumiers tout au long de l’histoire du sport, de ces exploits collectifs, en réalisent plusieurs à Indianapolis, ce qui est naturel pour un pays de plus de 300 millions d’habitants, riche d’une tradition et d’une implantation inégalée dans le monde scolaire et universitaire.

Sur 100 mètres, WILLENBRING et KRUEGER, USA, finissent très près l’un de l’autre, 3e et 4e en 49s17 et 49s35 ; le demi-fond US voit, derrière Andrew ABRUZZO, triple vainqueur sur 400, 800 et 1500, différents nageurs US l’accompagner sur ces podiums : Trey FREEMAN, 3e sur 400 mètres, Michael BRINEGAR, 3e sur 800 mètres et 2e sur 1500 mètres.

De la même façon, Daniel ROY, 2’10s77, et Reece WHITLEY, 2’10s82 font un et deux pour les USA sur 200 mètres brasse.

La Hongrie place pour sa part Marton BARTA, 2e en 4’15s65, et Balasz HOLLO, 3e en 4’16s78 sur 400 quatre nages, ce qui n’étonnera pas ceux qui connaissent les grandes réussites magyares sur la discipline depuis des décennies. La Hongrie a été relancée, semble-t-il, par la récente organisation de championnats du monde à domicile, et peut-être aussi par l’audience importante du sport depuis les exploits de Katinka HOSSZU. Avec deux titres en papillon, sur 100 et 200, et une médaille sur 50 papillon, Kristof MILAK suit pour sa part les traces d’un autre nageur phénomène de la décennie passée, Laszlo CSEH. La grande surprise de ces championnats du monde juniors pourrait bien être le double succès hongrois dans les relais de nage libre masculins, quatre fois 100 et 4 fois 200 mètres. Les Magyars n’ont pas souvent, dans le passé, obtenu une densité qui leur a permis de briller en relais, et n’avaient pas produit un seul sprinteur d’audience mondiale depuis 1964 !

MAGYARS VAINQUEURS SUR 4 FOIS 100 : HONGROIS RÊVER !

Leur triomphe sur quatre fois 100 est d’autant plus extraordinaire qu’il a été réalisé par un seul sprinter plus ou moins « pur » de nage libre, Nandor NEMETH, appuyé, il est vrai, par leur crack du papillon Kristof MILAK, auteur d’un remarquable 49s08 au départ (et donc en fait un futur grand nageur potentiel de libre), et par Richard MARTON, un de leurs meilleurs éléments sur 200 mètres ainsi que par leur « quatre nageur » BARTA.

Equipe assez improvisée de talents divers qui a culbuté les formations polonaise, australienne et des USA. Des USA qui auraient été bien inspirés d’inclure dans leur relais Michael ANDREWS. Le record personnel de 2015 (50s21) du plus jeune professionnel du monde aurait presque permis à sa formation d’enlever le relais. Avec 21s75 au 50 mètres, je serais étonné qu’il ne puisse nager moins de 49 secondes, voire, lancé, 48 secondes, sur la distance classique, alors que le 4e américain du relais a nagé lancé plus de 50 secondes !

L’Italie, elle, ajoute à son jeune brasseur Nicolo MARTINENGHI, espoir de la spécialité et recordman du monde junior, Alessandro PINZUTTI, lequel l’accompagne sur le podium sur 50 mètres : autre doublé, qui a dû faire son effet dans son pays. Là encore, on saisit qu’un grand champion peut provoquer une aspiration vers le haut.

Le même phénomène se retrouve à plusieurs exemplaires dans les courses féminines. Dès le 50 mètres libre, Rikako IKEE, la star montante du Japon, se voit accompagner de OUCHI sur le podium. Sur 100, IKEE est 2e, OUCHI 6e. au 100 papillon, IKEE l’emporte et une autre compatriote, Suzuka HASEGAWA, finit 3e. Au 400 mètres quatre nages, Miku KOJIMA, autre Japonaise, qui a également gagné le 200 quatre nages, triomphe en 4’39s14, sous la menace d’Anna SASAKI, Japon.

Les doublés ne sont pas rares par ailleurs : deux Américaines dans l’ordre sur 200 dos, Regan SMITH, 2’7s45, et Alexandra SUMNER, 2’9s04 ; deux Américaines dans l’ordre sur 200 brasse, Zoe Elizabeth BARTEL, 2’25s68; 2. Ella NELSON, 2’27s04.

LE FORMIDABLE COLLECTIF DES CANADIENNES

Le phénomène de ces journées d’Indianapolis, c’est les Canadiennes. Mais c’est un phénomène plutôt collectif. D’un côté, en effet, elles ne gagnent que deux courses, par Taylor RUCK, laquelle doit forcer les feux pour devancer d’une demi-phalange la petite merveille hongroise Ajna KEZSELY, et par Jade HANNAH, laquelle concède l’ex-aequo à Natsumi SAKAI sur 50 dos, tandis que leur championne olympique Penelope OLEKSIAK n’est même pas engagée dans ses courses de prédilection, 100 crawl et 100 papillon. Ailleurs, les Canadiennes doivent admettre la victoire. Ainsi Taylor RUCK, 59s23, et Jade HANNAH, 59s62, devancée par d’étatsunienne Regan SMITH, 59s11, record du monde junior et peut-être la grande performance féminine de ces journées (SMITH, également gagnante sur 200 dos avec un très beau 2’7s45, nage au départ d’un relais quatre nages 58s95).

Pas vraiment dominatrices dans les courses individuelles, placées toutes ensembles dans les relais, les Canadiennes brillent de mille feux.

Les Français ont enlevé deux médailles : celle de Maxime GROUSSET, (néo-calédonien entraîné par Michel CHRÉTIEN à Amiens), 2e sur 50 mètres messieurs ; celle de Cyrielle DUHAMEL, 3e sur 200 quatre nages (et 4e sur 400 quatre nages). Cyrielle, des Pélicans de Béthune, est une récidiviste (médaille européenne juniors sur 400 quatre nages). Une façon de « sauver l’honneur » ?

 

MESSIEURS.- 50 libre : 1. Michael ANDREW, USA, 21s75 (record junior) ; 2. Maxime GROUSSET, France, 22s25; 3. Leonardo DEPLANO, Italie, 22s31.

100 libre : 1. Ivan GIREV, Russie, 48s33 ; 2. Nandor NEMETH, Hongrie, 48s95; 3. Matthew WILLENBRING, USA, 49s17; 4. Daniel KRUEGER, USA, 49s35; 5. Jordan BRUNT, Australie, 49s42; 6. Breno CORREIA, Brésil, 49s44 (demi-finales, 49s33); 7. Maxime GROUSSET, France, 49s95 (demi-finales, 49s77).

200 libre : 1. Ivan GIREV, Russie, 1’46s40; 2. Nandor NEMETH, Hongrie, 1’46s79; 3. Elijah WINNINGTON, Australie, 1’46s81; 4. Patrick CALLAN, USA, 1’47s61.

400 libre : 1. Andrew ABRUZZO, USA, 3’49s19; 2. Balasz HOLLO, Hongrie, 3’49s97; 3. Trey FREEMAN III, USA, 3’50s14; 4. Antoni KAUZYNSKI, Pologne, 3’51s08; 5. Jarryd BAXTER, Afrique du Sud, 3’51s28; 6. Jacob VINCENT, Australie, 3’51s39; 7. Francisco Jose AREVALO RUBIO, Espagne, 3’51s67.

800 libre : 1. Andrew ABRUZZO, USA, 7’54s58; 2. David LAKATOS, Hongrie, 7’56s81; 3. Michael BRINEGAR, USA, 7’57s22.

1500 libre : 1. Andrew ABRUZZO, USA, 15’6s48; 2. Michael BRINEGAR, USA, 15’9s00; 3. Iaroslav POTAPOV, Russie, 15’9s18; 4. David LAKATOS, Hongrie, 15’18s07; 5. Markos GIL CORBACHO, Espagne, 15’20s14.

50 dos : 1. Michael ANDREW, USA, 24s63, record du monde junior, ancien, 24s67 en séries ; 2. Hugo GONZALEZ, Espagne, 25s30 ; 3. Kasper STOKOWSKI, Pologne, 25s38.

100 dos : 1. Hugo GONZALEZ, Espagne, 54s27 ; 2. Connor FERGUSON, Irlande, 54s51 ; 3. Daniel MARTIN, Roumanie, 55s55

200 dos : 1. Hugo GONZALEZ, Espagne, 1’56s69 ; 2. Carson FOSTER, USA, 1’57s87 ; 3. Nikita TRETYAKOV, Russie, 1’58s72.

50 brasse : 1. Nicolo’ MARTINENGHI, Italie, 27s10 (en demi-finales, 27s02) ; 2. Alessandro PINZUTI, Italie, 27s19 ; 3. Michael ANDREW, USA, 27s39 ; 4. Reece WHITLEY, USA, 27s71.

100 brasse : 1. Nicolo MARTINENGHI, Italie, 59s58 (en ½  finale, 59s01, record junior) ; 2. Reece WHITLEY, USA, 1’0s08 ; 3.Michael ANDREW, USA, 1’0s37 (en ½ finale, 1’0s33).

200 brasse : 1. Daniel ROY, USA, 2’10s77; 2. Reece WHITLEY, USA, 2’10s82; 3. Zacchary STUBBLETY COOK, Australie, 2’10s90; 4. Nicolo MARTINENGHI, Italie, 2’11s53; 5. Yu HANAGURUMA, Japon, 2’12s28; 6. Ikuma OSAKI, Japon, 2’12s38 (en série, 2’12s17); 7. Valentin BAYER, Autriche, 2’12s62; 8. Filip CHRAPAVY, Rép. Tchèque, 2’13s49 (en série, 2’13s32). En series, Denis PETRASHOV, Kirghizstan, 2’13s97; Wassili KUHN, Allemagne, 2’14s05; Evgenii SOMOV, Russie, 2’14s23.   

50 papillon : 1. Michael ANDREW, USA, 23s22 (record junior, ancient 23s27 en ½ finales); 2. Andrei MINAKOV, Russie, 23s53; 3. Kristof MILAK, Hongrie, 23s72.

100 papillon : 1. Kristof MILAK, Hongrie, 51s08; 2. Egor KUIMOV, Russie, 51s16; 3. Andrei MINAKOV, Russie, 51s84.

200 papillon : 1. Kristof MILAK, Hongrie, 1’53s87; 2. Yuya SAKAMOTO, Japon, 1’57s05; 3. Antani IVANOV, Bulgarie, 1’57s54        

200 4 nages : 1. Johannes HINTZE, Allemagne, 1’59s03 (record junior); 2. Kieran SMITH, USA, 1’59s56; 3. Marton BARTA, Hongrie, 2’0s14.

400 4 nages : 1. Hugo GONZALEZ, Espagne, 4’14s65; 2. Marton BARTA, Hongrie, 4’15s65; 3. Balasz HOLLO, Hongrie, 4’16s78; 4. Kieran SMITH, USA, 4’17s63.

4 fois 100 libre: 1. Hongrie, 3’17s99 (Kristoff MILAK, 49s08; Marton BARTA, 50s58; Richard MARTON, 50s09; Nandor NEMETH, 48s24) ; 2. Pologne, 3’18s53; 3. Australie, 3’18s55; 4. USA, 3’18s68.

4 fois 200 libre: 1. Hongrie, 7’10s95 (record junior) ; 2. USA, 7’10s96; 3. Russie, 7’11s39; 4. Australie, 7’15s18; 5. Espagne, 7’15s76. Meilleurs starts: Ivan GIREV, Russie, 1’46s62, Patrick CALLAN, USA, 1’47s33. Meilleurs lances: Elijah WINNINGTON, Australie, 1’46s25 ; Nandor NEMETH, Hongrie, 1’46s52 ; Martin MALYUTIN, Russie, 1’46s68

4 fois 100 4 nages : 1. USA, 3’36s15 [Drew KIBLER, 55s47 ; Reece WHITLEY, 1’54s79 (59s32); Codie BYBEE, 2’47s47 (52s68); Matthew WILLENBRING, 3’36s15 (48s68); 2. Russie, 3’36s30; 3. Italie, 3’36s44… 6. France, 3’41s89 [K-Ryls MIATTI, 56s95 ; Tanguy LESPARRE, 1’59s00 (1’2s05); Serguei COMTE, 2’53s14 (54s14); Maxime GROUSSET, 48s75].

Meilleurs temps individuels : dos, Tomas CECCON, Italie, 55s06 ; Kaçper STOKOWSKI, Pologne, 55s09 ; brasse, Nicolo’ MARTINENGHI, Italie, 59s10 ; papillon, Egor KUIMOV, Russie, 51s17 ; crawl, Ivan GIREV, Russie, 48s27 ; Matthew WILLENBRING, USA, 48s68 ; Bartosz PISZCZOROVICZ, Pologne, 48s71 ; Maxime GROUSSET, France, 48s75]

 

DAMES. – 50 libre : 1. Rikako IKEE, Japon, 24s59 ; 2. Grace ARIOLA, USA, 24s82 ; 3. Sayuki OUCHI, Japon, 25s07; 4. Barbora SEEMANOVA, Rép. Tchéque, 25s08.

100 libre : 1. Freya Ann-Alexandra ANDERSON, GBR, 53s88; 2. Rikako IKEE, Japon, 54s16 (en ½ finale, 54s06); 3. Kayla SANCHEZ, Canada, 54s54; 4. Rebecca SMITH, Canada, 54s63 ; 5. Barbora SEEMANOVA, Rép. Tchèque, 54s78 ; 6. Sayuki OUCHI, Japon, 54s91.

200 libre : 1. Taylor RUCK, Canada, 1’57s08 ; 2. Ajna KESELY, Hongrie, 1’57s10; 3. Irina KRIVONOGOVA, Russie, 1’58s51; 4. Isabel Marie GOSE, Allemagne, 1’59s65

400 libre : 1. Ajna KESELY, Hongrie, 4’6s72 ; 2. Delfina PIGNATELLO, Argentine, 4’8s33 ; 3. Anastasiia KIRPICHNIKOVA, Russie, 4’8s73; 4. Waka KOBORI, Japon, 4’9s59.

800 libre : 1. Delfina PIGNATELLO, Argentine, 8’25s22; 2. Ajna KESELY, Hongrie, 8’30s62; 3. Agueda Beatriz CONS GESTIDO, Espagne, 8’30s85; 4. Anastasiia KIRPICHNIKOVA, Russie,8’31s12; 5. Giulia SALIN, Italie, 8’32s11.

1500 libre : 1. Delfina PIGNATELLO, Argentine, 15’59s51; 2. Ajna KESELY, Hongrie, 16’15s68; 3. Agueda Beatriz CONS GESTIDO, Espagne, 16’17s84

50 dos : 1. Natsumi SAKAI, Japon, et Jade HANNAH, Canada, 27s93; 3. Grace ARIOLA, USA, 28s11; 4. Regan SMITH, USA, 28s12; 5. Anna India MAINE, GBR, 28s40; 6. Cassie WILD, GBR, 28s42. En series, Polina EGOROVA, Russie, 28s45.

100 dos : 1. Regan SMITH, USA, 59s11, record du monde junior; 2. Taylor RUCK, Canada, 59s23; 3. Jade HANNAH, Canada, 59s62; 4. Polina EGOROVA, Russie, 59s75; 5. Natsumi SAIKAI, Japon, 59s91; 6. Grace ARIOLA, USA, 1’0s58 (en ½ finale, 1’0s39); 7. Cassie WILD, GBR, 1’0s73 (en ½ finale, 1’0s58); 8. Anna India MAINE, GBR, 1’1s44 (en ½ finale, 1’0s71). En ½ finale, Anastasia ADVEEVA, Russie, 1’1s21.

200 dos : 1. Regan SMITH, USA, 2’7s45; 2. Alexandra SUMNER, USA, 2’9s04; 3. Natsumi SAKAI, Japon, 2’9s34 ; 4. Polina EGOROVA, Russie, 2’10s04 ; 5. Anastasia ADVEEVA, Russie, 2’10s11 ; 5. Jade HANNAH, Canada, 2’10s44

50 brasse : 1. Emily WEISS, USA, 30s78 ; 2. Faith KNELSON, Canada, 30s91; 3. Mona McSHARRY, Irlande, 30s97.

100 brasse : 1. Mona McSHARRY, Irlande, 1’7s10; 2. Faith KNELSON, Canada, 1’7s47; 3. Zoe Elizabeth BARTEL, USA, 1’7s63

200 brasse : 1. Zoe Elizabeth BARTEL, USA, 2’25s68; 2. Ella NELSON, USA, 2’27s04.

50 papillon : 1. Rikako IKEE, Japon, 25s46 (record junior).

100 papillon : 1. Rikako IKEE, Japon, 57s25; 2. Rebecca SMITH, Canada, 58s07; 3. Suzuka HASEGAWA, Japon, 58s60.

200 papillon : 1. Emily Louise LARGE, GBR, 2’7s74; 2. Suzuka HASEGAWA, Japon, 2’8s29    

200 4 nages : 1. Miku KOJIMA, Japon, 2’12s42; 2. Kayla SANCHEZ, Canada, 2’12s64 ; 3. Cyrielle DUHAMEL, France, 2’13s31 [28s81, 1’2s60 (33s79), 1’41s39 (38s79), 31s92]

400 4 nages : 1. Miku KOJIMA, Japon, 4’39s14 ; 2. Anna SASAKI, Japon, 4’40s99 ; 3. Anja CREVAR, Serbie, 4’42s24 ; 4. Cyrielle DUHAMEL, France, 4’43s56 [1’4s87, 2’16s82 (1’11s95), 3’38s07 (1’21s25), 1’5s49].

4 fois 100 libre: 1. CANADA, 3’36s19 (record junior) (Taylor RUCK, 53s63; Penelope OLEKSIAK, 53s70, Rebecca SMITH, 54s65, Kayla SANCHEZ, 54s21); 2. USA, 3’39s69; 3. Japon, 3’40s59 (Rikako IKEE, 53s35 lancé); 4. Russie, 3’41s56; 5. Australie, 3’43s57.

4 fois 200 libre: 1. CANADA, 7’51s47 (record junior) (Kayla SANCHEZ, 1’59s01, Penny OLEKSIAK, 1’55s86, Rebecca SMITH, 1’58s66, Taylor RUCK, 1’56s94); 2. Russie, 7’57s33; 3. Japon, 8’2s09 (Rikako IKEE, 1’56s54 lancée); 4. USA, 8’2s40; Hongrie, 8’3s70.

4 fois 100m 4 nages: 1. CANADA, 3’58s38 [Jade HANNAH, 1’0s68; Faith KNELSON, 1’7s86 ; Penny OLEKSIAK, 56s91 ; Taylor RUCK, 52s93]; 2. USA, 3’59s19 ; 3. JAPON, 3’59s97.

Meilleurs temps individuels : dos, Regan SMITH, USA, 59s11; brasse, Zoe Elizabeth BARTHEL, USA, 1’7s17 : papillon, Penny OLEKSIAK, Canada, 56s91 ; Ikako RIKEE, Japon, 56s94 ; crawl, Taylor RUCK, Canada, 52s93 ; Freya Ann Alexandra ANDERSON, GBR, 52s99.

 – Au départ du relais mixte gagné par le Canada, Regan SMITH, USA, a nagé le 100 dos en 58s95, devançant Taylor RUCK, Canada, 59s27.

GEORGES PECHERAUD, (1925-2017)

Eric LAHMY

Vendredi 1er septembre 2017

Georges Pécheraud, l’un des grands dirigeants de la natation, s’est éteint ce matin. Il était, à quatre-vingt-douze ans (il était né le 1er juillet 1925), le grand ancien de ce sport. Sa carrière s’étendait sur plus de soixante-dix ans et fut très active. Il fut le fondateur du Club des Nageurs de Paris, qu’il présida pendant plus d’un demi-siècle, et l’une des chevilles ouvrières de la FFN ainsi que de la ligue de l’Île-de-France, occupant plusieurs postes de responsabilité. Actif et bienveillant, il fut un candidat malheureux à l’élection à la présidence de la Fédération française de natation, mais il ne semblait n’avoir retiré aucune amertume de cet échec. Auparavant, il avait été l’un des membres influents du comité directeur de la présidence d’André Soret, auprès de Georges Ronsin, P. Broustine, Yves Moreau et J. Chastagner, entre autres. Devenu président honoraire de la Fédération, il n’avait rien perdu de ses qualités intellectuelles et occupait encore jusqu’à son décès, des suites d’une infection, le poste de trésorier de l’amicale des internationaux de natation.