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Pandelela perd la tête

25 juillet 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Entre les séries et les demi-finales du plongeon de haut-vol à 10 mètres, Chen Ruolin a remis de l’ordre dans la hiérarchie. La Britannique Tonia Couch est passée de la huitième à la deuxième place, la Malaise Pandelela Pamg a perdu de sa superbe en même temps que 36pts sur son total, et notre Française, Laura Marino, a fait ce qu’il fallait pour appartenir à la finale qui aura lieu demain jeudi 25.

DAMES. Demi-finales des 10 mètres.- 1. CHEN Ruolin, Chine, 373, 65pts; 2. Tonia COUCH, Grande-Bretagne, 368,15pts ; 3. SI Ya Jie, Chine, 341,85pts; 4. Roseline FILION, Canada, 327,45pts; 5. Maria KURJO, Allemagne, 317,60pts; 6. Sarah BARROW, Grande-Bretagne, 316,05pts ; 7. Maria BETANCOURT, Venezuela, 314,65pts; 8. Pandelela Rinong PAMG, Malaisie, 314, 15pts ; 9. Victoria Lamp, USA, 312,25pts ; 10. Laura MARINO, France, 303,25pts ; 11. Iuliia PROKOPCHUK, Ukraine, 302,40pts ; 12. Alejandra OROZCO, Mexique, 300,10pts.

Des Asiates de haut-vol

24 juillet 2013

Barcelone, 15e championnats du monde

Le plongeon de haut-vol est asiatique. Ça, on le sait. Deux Chinoises, Si Yajie et Chen Ruolin, accompagnées par une Malaise, Pandelela Rinong Pamg, sont les meilleures qualifiées au tremplin de haut-vol féminin, et nous serions bien en peine de vous dire laquelle pourra l’emporter. Si Ya Jie, 15 ans, aspect infantile, 1,57m, 45kg. Toute gamine, mais qui écume déjà les grands prix FINA. De la graine de renouveau pour le meilleur plongeon du monde. On ne présente pas Chen Ruolin,plongeuse de l’année 2010 désignée par la FINA. Quant à Pandelela Rinong PAMG, 20 ans, elle est bronzée individuelle à la plate-forme à Londres (Jeux), et en plongeon synchronisé à Rome en 2009 (mondiaux) et ici même, à Barcelone. C’est une Bidayuh de Sarawak, branche du groupe ethnique des Dayaks, plus connus sous l’appellation de « chasseurs de têtes » jusqu’au milieu du 20e siècle ;  elle chasse actuellement des têtes chinoises ; mais que nul ne s’inquiète : conformément aux traditions de la FINA, il est exclu que la jeune fille, respecte celle de ses ancêtres de décapiter ses ennemies vaincues.

Pour le reste, on compte cinq Asiatiques sur les sept premières de ces préliminaires. Le plongeon avantage les gabarits petits et légers, et donc leur convient.

DAMES. Eliminatoires des 10 mètres.- 1. SI Yajie, Chine, 360,35pts; 2. Pandelela Rinong PAMG, Malaisie, 351,05pts ; 3. CHEN Ruolin, Chine, 350,60pts; 4. Iuliia PROKOPCHUK, Ukraine, 328,25pts; 5. Amelia COZAD, USA, 325,20pts ; 6. Mai NAKAGAWA, Japon, 321,65pts ; 7. Fuka TATSUMI, Japon, 320,50pts; 8. Tonia COUCH, Grande-Bretagne, 317,25pts ; 9. Maria BETANCOURT Venezuela, 309,30pts; 10. Sarah BARROW, Grande-Bretagne, 309pts; 11 Alejandra OROZCO, Mexico, 303,45pts; 12 KIM Jin Ok, Corée du Nord, 302,55pts ; 13. Roseline FILION, Canada, 301,85pts ; 14. Laura MARINO, FRANCE, 298,65pts; 15 Maria KURJO, Allemagne, 294,05pts; 16. Ganna KRASNOSHLYK, Ukraine, 290,25pts; 17 Brittany BROBEN, AUS, 285,65pts ; 18. Victoria LAMP, USA, 279,25pts; 19. Ekaterina PETUKHOVA, Russie, 278,75pts; 20 Villo KORMOS, Hongrie, 278,05pts; 21. Yulia TIMOSHININA, Russie, 271,20pts; 22. Carolina MURILLO URREA, Colombie, 269,95pts; 23 Kieu DUONG, Allemagne, 266,60pts; 24. CarolAnn WARE, Canada, 260,90pts.

Ophélie Aspord perd avec panache la bataille navale

23 juillet 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Ce fut une course de dupes, quoiqu’on ne puisse dire qui fut dupé en l’espèce. Nous produirions pour notre part trois noms, ceux de la Hongroise Anna Olasz, de la Française Ophélie Aspord et de la Chinoise Yanqiao Fang. Mais certes il est beaucoup plus aisé d’émettre une telle hypothèse à tête reposée, en consultant les feuilles d’arrivée devant sa citronade, que de saisir la stratégie qui se joue, avec la tête dans la flotte, à moitié aveuglée par l’eau glauque du Port Vell de Barcelone, au milieu de la folie douce qui s’instaure à l’approche de l’arrivée d’un bras de fer de dix kilomètres nagé à fond les manettes, au milieu d’un banc serré d’autres bêtes de mer qui vos frôlent vos cognent, parfois vous boxent ou vous piétinent dans un battement de jambes qui oublie un instant sa fonction d’avancer pour celle de châtier l’impudent, l’importun, d’à côté, quand le corps n’est plus qu’une douleur qui se projette en avant à coup d’héroïsme, quand les poumons brûlent, quand les bras ne tournent plus que par une force d’habitude. Mais voilà : au trois quarts de la course, les trois jeunes femmes en question se trouvent, en compagnie de la Japonaise Kida et de la Canadienne Balasz à plus ou moins dix secondes de Kalliopi Araouzou, la Grecque qui mène alors la chasse à l’or. Dans ce quatrième quart de la course, les trois futures podiumisées, Okimoto, Cunha et Maurer, sont encore respectivement 3e, 4e, et 8e. Mais elles vont augmenter la cadence jusqu’à l’infernal. Toutes trois vont nager leurs derniers 2500 mètres peu ou prou UNE MINUTE PLUS VITE que le précédent, où elle n’ont pas particulièrement chômé. Or, dans cette phase terminale du parcours, Olasz, Aspord et Fang vont nager plus rapidement encore, leur revenant dessus, mais de trop loin. Et voilà. C’est comme cela que ce 10km conquis par DEUX Brésiliennes a éveillé les imaginations en direction de Rio et des Jeux 2012. Et sonné le glas d’autres ambitions et d’autres talents,  Les Italiennes Grimaldi, chargée d’or, d’argent, de bronze, dans toutes les courses de l’olympiade échue, 12e, Rachele Bruni, 23 ans, sextuple championne d’Europe, ici 31e, ou la championne olympique hongroise Eva Risztov, 9e.

DAMES.- EAU LIBRE. 10 KILOMETRES.- 1. Poliana OKIMOTO CINTRA (Brésil), 1h58’19’’2 ; 2. Ana Marcela CUNHA (Brésil), 1h58’19’’5 ; 3.  Angela Alexandra MAURER, Allemagne, 1h58’20’’2 ; 4 Kalliopi ARAOUZOU (Grèce), 1h58’21’’3 ; 5. Anna OLASZ (Hongrie), 1h58’22’’4 ; 6. Ophélie ASPORD (FRANCE),  1h58’23’’2 ; 7. Yanqiao FANG (Chine), 1h58’23’’2; 8. Rebecca Wilke MANN (USA), 1h58’23’’4; 9.  Eva RISZTOV (Hongrie), 1h58’23’’4 ; 10. Christine Elizabeth JENNINGS (USA), 1h58’23’’6 ; 11. Elizaveta GORSHKOVA (Russie),  1h58’24’’3 ; 12. Martina GRIMALDI (Italie), 1h58’24’’9 ; 13. Yumi KIDA (Japon), 1h58’25’’8 ; 14. Keri-Anne PAYNE (GBR),  1h58’25’’8 ; 15. Svenja Theresa ZIHSLER (Allemagne),  1h58’25’’8 ; 16. Yurema REQUENA JUAREZ (Espagne),  1h58’26’’4 ; 17 Erika VILLAECIJA GARCIA (Espagne),  1h58’27’’8 ; 18. Olga BERESNYEVA (Ukraine, 1h58’27’’9 ; 19.  Zsofia BALAZS (Canada), 1h58’28’’5 ; 20. Melissa GORMAN (Australie), 1h58’30’’9 ; 21. Marianna LYMPERTA (Grèce), 1h58’33’’ ; 22. Lizeth RUEDA SANTOS (Mexique), 1h58’36’’6 ; 23. Cara BAKER (Nouvelle-Zélande),  1h58’38’’5 ; 24. Vicenia NAVARRO (Vénézuela), 1h58’38’’5 ; 25. Célia BARROT (France), 1h58’41’’8.

Les filles dansent, les notes ronronnent

23 juillet 2013

Barcelone, 15e championnats du monde.

Le tiercé est bien dans l’ordre, Russie, Chine, Espagne. Parions qu’aucune tête ne dépassera en finale, à l’arrivée. Si l’on en croit les notes, les Françaises sont mieux techniquement qu’artistiquement.

DUO (préliminaires).- 1. Russie (48,570+48,660) 97,230 (Svetlana KOLESNICHENKO et Svetlana ROMASHINA); 2. Chine (47,610+47,470) 95,080 (JIANG Tingting et JIANG Wenwen); 3. Espagne (47,060+47,210) 94.270 (Ona CARBONELL BALLESTEROS et Margalida CRESPI JAUME) ; 4. Ukraine (46,300+46,230) 92,530 (Lolita ANANASOVA, Anna VOLOSHYNA); 5. Japon (45,630+45,840) 91,470 (Yumi ADACHI Yukiko INUI) ; 6. Italie (44,870+44,760) 89,630 (Linda CERRUTI et Costanza FERRO) ; 7. Canada (44,140+44,480) 88,620 (Emilia KOPCIK Stephanie LECLAIR) ; 8. Grèce (43,890+44,120) 88,010 (Evangelia PLATANIOTI et Despoina SOLOMOU; 9 Grande-Bretagne (43,560+44,120) 87,680 (Olivia FEDERICI Jenna RANDALL) ; 10. France (43,570+43,710)  87,280 (Laura AUGE Margaux CHRETIEN) ; 11 R.P. Corée (42,740+3,100) 85,840 (KIM Jong Hui et RI Ji Hyang ; 12. Suisse (41,680+41,690) 83,370 (Pamela FISCHER et Anja NYFFELER).

He Zi contre Cagnotto, ou le plongeon comme tragédie antique

23 juillet 2013

Barcelone, 15e championnats du monde

L’épreuve du tremplin à 1 mètre dames, remportée hier par la Chinoise He ZI devant l’Italienne Tania Cagnotto, restera sans doute l’une des plus âprement disputées de ces mondiaux de Barcelone, et mériterait d’entrer dans la mémoire de plongeon. L’ensemble des concurrentes avaient choisi les mêmes plongeons, qui se présentaient, pour He, dans cette disposition : quatre sauts carpés, 403B (saut périlleux et demi retourné), 203B (périlleux demi arrière), 303B (périlleux et demi renversé) 105B (double périlleux et demi avant), et un saut libre : 5333D ou périlleux et demi renversé avec une vrille et demie (seule des finalistes, Gobor avait opté pour un double périlleux et demi renversé (305) en lieu du 303, ce qui lui offrait donc un coefficient légèrement supérieur, et aussi, contrepartie inévitable, une opportunité supplémentaire de se rater…). « C’est un choix dans lequel toutes se retrouvent parce que les filles optent pour les plongeons dont le compromis entre le coefficient de difficulté et le risque d’échec leur parait le plus favorable, » nous expliquait à ce sujet la jeune entraîneur nationale Audrey Labeau. En l’occurrence, ces demoiselles ressemblaient à des parieuses, qui, course après course, misaient sur les mêmes chevaux. Et le plongeon à une course d’obstacle dans laquelle chacune déciderait où tenter l’oxer, où le vertical, où la rivière.

Dans ce jeu de poker, tel qu’il se joua en l’occurrence, He Zi commença par mener, 61,20pts à 57,60 pour Cagnotto et la 2e Chinoise, Wang, ex-aequo. Au 2e plongeon, les Chinoises exploitèrent leur périlleux demi arrière, assez catastrophique pour Wang qui recula à la 7e place et perdit là son option pour le titre. Cagnotto, elle, misa sur le 105B, ou double périlleux avant et les 0,3pts de difficulté en plus qu’il apportait, adossé à une exécution léchée, lui donna l’avantage. He suivait avec un périlleux et demi renversé (303B) tandis que l’Italienne proposait  le périlleux demi-arrière: deux belles exécutions, légèrement à l’avantage de l’Italienne, mais le coefficient rapportait plus à la Chinoise. Cagnotto menait encore, 184,70pts à 182,30pts.

Quatrième plongeon, difficultés équivalentes pour les jeunes femmes, 2,6, double périlleux et demi avant pour He, périlleux et demi renversé avec une vrille et demi pour Tania. Deux choses se passèrent là : primo He Zi fit bien moins bien que Cagnotto quelques minutes avant sur le même exercice ; secundo, Cagnotto sortit un joli plongeon et conforta son avance, mais sans se mettre à l’abri d’une surprise. La vigilance, le sang-froid, étaient plus que jamais indispensables…

Et ce qui devait arriver arriva. Dans un de ces moments où l’événement balaie tout et fige deux vies en destins, He, portée par l’enjeu et un coefficient favorable, sortit le meilleur plongeon de la soirée, et en tout cas le mieux noté. A l’issue d’une empoignade incroyable de densité, la petite et gracile Chinoise, six ans après son titre mondial acquis en 2007 à Melbourne, arrachait d’un minuscule dixième de point le titre à la Transalpine. Il s’agissait, affirmaient les augures, de la marge la plus petite par laquelle un titre de plongeon n’avait jamais été attribué de mémoire d’homme – ou de femme. « Un dixième de point, notait Bernard Pierre, qui, après presqu’un demi-siècle passé dans les piscines, suivait les compétitions depuis son poste de télévision, c’est une différence d’un demi-point sur un juge » Ou l’équivalent d’une épaisseur de maillot dans un sprint ! Autant dire rien. De tels impondérables, où une certaine forme de cruauté n’est pas absente, font la grandeur du sport, qui confine alors à une tragédie. « La Cagnotto », qui avait manqué le bronze olympique de deux dixièmes de point, et ne fut jamais championne du monde malgré une carrière gigantesque dans la durée et remarquable de par sa qualité, avait perdu, avait raté, à vingt-huit ans, et quatorze saisons après son entrée dans la lice, les cérémonies de ce qui aurait pu être son propre couronnement. E.L.

DAMES.- Tremplin de 1 mètre. FINALE.- 1. HE Zi, Chine, 307,10pts ; 2. Tania CAGNOTTO, Italie, 307,00pts; 3. Han WANG, Chine, 297,75pts; 4. Dolores MONZON HERNANDEZ, Mexique, 272,40pts; 5. Pamela WARE, Canada, 265,10pts; 6. Tina PUNZEL, Allemagne, 264,50pts; 7. Daria GOVOR, Russie, 256,45pts; 8. Uschi FREITAG, Pays-Bas, 254,60pts.

MESSIEURS.- Tremplin Synchro (qualifications).- 1. QIN Kai et HE Chong, Chine, 454,32pts ; 2. Evgeny KUZNETSOV et Ilia ZAKHAROV, Russie, 445,32pts; 3. Patrick HAUSDING et Stephan FECK, Allemagne, 427,68pts; 4. Illya KVASHA et Oleksiy PRYGOROV, Ukraine, 421,81pts ; 5. Michael HIXON et Troy DUMAIS, USA, 406,98pts ; 6. Jahir OCAMPO et Rommel PACHECO, Mexique, 404,97pts ;  7. Chris MEARS et Nicholas ROBINSON-BAKER, Grande-Bretagne, 388,82pts ; 8 ex-aequo. Stefanos HERNANDEZ PAPAROUNAS et Michail Nektarios FAFALIS, Grèce, et OOI Tze Liang et AZMAN Ahmad Amsyar, Malaisie, 382,97pts.

La technique aussi est russe

22 juillet 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Natation synchronisée.

EQUIPE, TECHNIQUE (finale).- Russie, 96.600 (48.200 48.400) (Vlada CHIGIREVA, Daria KOROBOVA, Alexandra PATSKEVICH, Elena PROKOFYEVA, Alla SHISHKINA, Maria SHUROCHKINA, Anzhelika TIMANINA, Alexandra ZUEVA); 2. Espagne, 94,400pts (47,100+47,300); 3. Ukraine, 93,300pts (46,600+46,700); 4. Japon, 92,200pts (45,900+46,300); 5. Canada, 90,300pts (45+45,300); 6. Italie, 89,900pts (44,800+45,100); 7. FRANCE, 87,200pts (43,300+43,900)-(Marie ANNEQUIN, Laura AUGE, Maeva CHARBONNIER, Margaux CHRETIEN, May JOUVENEZ , Chloé KAUTZMANN, Lauriane PONTAT, Lisa RICHAUD) ; 8. Grèce, 86,400pts (46,400+46).

Solide comme Chen

22 juillet 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde de natation

On peut avoir vingt ans et une bonne partie de son avenir derrière soi. Prenez la Chinoise Ruolin Chen qui a conquis ce soir avec sa compatriote Huxia Liu le titre du dix mètres synchronisé féminin, ici à Barcelone. On lui souhaite un futur constellé de podiums, mais voilà. A cet âge, elle a atteint le chiffre respectable de neuf médailles d’or, toutes mémorables: celles de cette même épreuve du 10 mètres synchronisé aux Jeux olympiques de 2008 et de 2012, ainsi qu’aux mondiaux 2011, à Shanghai, 2009 à Rome, et 2007 à Melborne, et celles des 10 mètres (solo) en 2008, 2011 et 2012. Chen a eu pour partenaires de duos Jia Tong (2007), Wang Xin (2008 et 2009), puis Wang Hao (2011 et 2012). Liu, la numéro quatre, a été à la hater de l’enjeu. Les deux filles prirent dès le premier exercice une avance confortable de six points et arrondirent saut après saut, sans la moindre bavure cette pelote initiale pour l’emporter de 24,87pts, qui représentait à quelques dixièmes près la différence séparant les secondes des sixièmes. Voilà qui s’appelle rendre copie propre.

DAMES.- 10 METRES SYNCHRO (Finale).- Ruolin Chen et Huixia Liu, 356,28pts ; 2. Megan Benfeito et Roseline Filion, Canada, 331,41pts ; 3. Pandelela Rinong Pamg et Mun Ye Leong, Malaisie, 331,14pts ; 4. Emily Boyd et Lara Tarvit, Australie, 309,78pts ; 5. Tonia Couch et Sarah Barrow, Grande-Bretagne, 309,72pts ; 6.Paola Espinoza et Alejandra Orozco, Mexique, 306,39pts ; 7. Cheyenne Cosineau et Samantha Bromberg, USA, 301,74pts ; 8. Yulia Timoshinina et Ekaterina Pethukova, Russie, 298,32pts

Pourtant, Matthieu Rosset y était presque

22 juillet 2013

Barcelone, 15e championnats du monde de natation

Basé sur six sauts, un concours de plongeon est autant une affaire de nerfs et de régularité que de virtuosité pure. Mathieu Rosset a pu s’en apercevoir aujourd’hui dans la finale du tremplin hommes. De la régularité, il en montra dans les deux premiers tiers de l’épreuve, et elle paya au point où il mena. Clés de cette domination, son saut initial, un double saut périlleux et demi groupé, et le quatrième, un double périlleux renversé et demi groupé. Après, que se passa-t-il ? Fut-il pris par un vertige en se voyant devant, comme fasciné par cette étrange « peur de gagner », y laissant sa concentration, ou la fatigue lui joua-t-elle un mauvais tour ? Un double périlleux et demi arrière mal maîtrisé le repoussa très loin du podium, en 7eme position, et son 5335D terminal (périlleux et demi renversé avec deux vrilles et demie) qui l’avait si bien servi en qualification, et fut ici un peu moins bien payé, ne lui permit de reprendre qu’une place. C’est dans ces derniers exercices que le Chinois Li se montra phénoménal de maîtrise. Sa remontée pourrait être comparée à un sprint dévastateur. Un double périlleux et demi carpé et un triple périlleux et demi avant groupé lui assurèrent le titre, sans contestation.

Li Shixin, Chine, 460,95pts; 2. Illia Kvasha, Ukraine, 434,30pts ; 3. Alejandro Chavez, Mexique, 431,55pts ; 4. Sun Zhiyi, 425,05pts ; 5. Constantin Blaha, Autriche, 411,75pts ; 6. Mathieu Rosset, France, 409,45pts ; 7. Rommel Pacheco, Mexique, 399,65pts ; 8. Martin Wolfram, Allemagne, 398,05pts.

Cattin-Vidal, un Viking en bonne compagnie

22 juillet 2013

Barcelone, 15e championnats du monde

Georges Verriest, qui fut sélectionneur de l’équipe de France de football de 1959 à 1964, aimait raconter qu’au cours de la Coupe du Monde 1934, à laquelle il participait en 1934, le sélectionneur George Kimpton lui confia le marquage de Matthias Sindelar, le Messi de l’époque, qu’on surnommait le Mozart du football. Afin de bien lui faire saisir qu’une telle tâche ne souffrait aucune distraction, il eut cette phrase désormais célèbre : « Si Sindelarl va aux toilettes, tu vas aux toilettes avec lui ».

Nous ne savons pas si Eric Boissière avait intimé à son jeune nageur Damien Cattin-Vidal d’en faire autant avec l’homme qui prendrait la tête du 10 kilomètres en eau libre des championnats du monde de Barcelone, tout à l’heure, mais il est sûr que si, vers le septième kilomètre, Richard Weinberger, le Canadien qui avait pris crânement la tête des opérations, avait ressenti un besoin pressant, il n’aurait pas manqué de compagnie avec Damien, tant le Viking de Rouen lui collait sérieusement au train. Le nageur du Saskatchewan, dont le palmarès s’honore d’une médaille de bronze olympique remportée l’an passé à Londres, après avoir attendu au chaud dans le peloton, avait surgi les profondeurs tel un marlin au milieu d’un banc de sardines pour lancer un sprint d’un peu moins de 3km.

Sa Majesté Oussama Mellouli en personne n’avait pas dédaigné de lancer l’affaire, dès le départ, et menait à la première bouée, aux 2500 mètres, de cette nage puissante qui signale en lui l’un des nageurs les plus doués de sa génération,sorte de Phelps de la distance. Aucun des ténors ne suivait, Lurz, 31e, Weinberger, 45e, le futur vainqueur pointaient entre 15 et 20 secondes derrière. Cattin-Vidal à 18’’3. Seul un petit groupe comptant le Britannique Burnett, le Chinois Zu, dont le patronyme est en soi une invite à l’accélération, et le Néo-Zélandais Radford, tentaient de serrer vaille que vaille le colosse de La Marsa, banlieue de Tunis, qui étirait les 196 centimètres de sa carcasse dans les eaux chaudes et plates du Moll de la Fusta de Barcelone. Disons-le tout net, seul Mellouli put soutenir ce train initial de Mellouli ; tous ses compagnons d’échappée sombrèrent, repris par la meute, et Zu abandonna. Mais les prudents s’organisaient, revenaient, se montraient entreprenants, et Mellouli,qui n’avait repris l’entraînement sérieux assez tard en saison, après avoir songé à la retraite, changé d’avis après deux mois de vacances et remis la tête dans le guidon seulement en février (ce qui ne s’était guère vu deux jours plus tôt dans le 500 mètres, dut partager, Rhys Mainstone Hodson et Richard Weinberger menèrent à chacun son tour, surveillés comme autant de Mathias Sindelar par des Georges Verriest par notre Cattin Vidal et le Britannique Jack Burnett. Mais chaque course a sa logique, et aucun de ces quatre n’était destiné à l’emporter. Le Grec Spyridon Giannotis, le vainqueur de l’épreuve en 2011 et, donc, tenant du titre mondial, après une course parfaite d’attentisme, lança un sprint terrifiant  d’efficacité à 400 mètres du but. Lurz passait Mellouli qui brûlait la politesse à Cattin-Vidal pour l’un des podiums les plus « vieux » de l’histoire, 33 ans, 34 ans et 29 ans… Mais le jeune Viking avait passé la journée en vraiment bonne compagnie.

10KM EAU LIBRE.- 1. Spyridon Giannotis, Grèce, 1h49’11’’18 ; 2. Thomas Peter Lurtz, Allemagne, 1h49’14’’5 ; 3. Oussama Mellouli, Tunisie, 1h49’19’’2 ; 4. Damien Cattin-Vidal, 1h49’19’’9 ; 6. Ferry Weertmann, 1h49’20’’3 ; 7. Allan Do Carmo, Brésil, 1h49’26’’2; 8. Chad Ho, Afrique du Sud.

Svetlana Romashina la joue solo

22 juillet 2013

Barcelone, 15e championnats du monde

Svetlana Romashina s’apprête à faire tomber son 13e titre mondial en natation synchronisée. Cela tombe bien, elle n’est pas superstitieuse. La Chinoise, seconde, est aussi une bonne routière, déjà distinguée aux Jeux de Pékin, puis à Londres, mais elle n’a jamais atteint un podium en solo. Ona Carbonell Ballestero elle aussi s’est surtout fait remarquer sur l’une ou l’autre des formations de groupe, et, depuis 2010, en duo. Depuis 1998 et l’arrivée de Sedakova, les Russes ont enlevé tous les soli mondiaux, à l’exception des trois titres (record absolu) remportés par la Française Virginie Dedieu.

SOLO Préliminaires.- 1…Svetlana ROMASHINA, Russie, 95,280pts (47,400+47,880); 2. Xuechen HUANG, Chine, 95,280pts (47,400+47,880) ; 3. Ona CARBONELL, Espagne, 94,260pts (46,990+47,270) ; 4. Lolita ANANASOVA, Ukraine, 91,990pts (45,880+46,110) ; 5. Yukiko INUI, Japon, 91,570pts (45,700+45,870) ; 6. Chloe ISAAC, Canada, 90,700pts (45,160+45,740) ; 7. Despoina SOLOMOU, Grèce, 89,680pts (44,710+44,970) ;  8. Linda CERRUTI, Italie, 88,580pts (43,970+44,610);… 10. Estel-Anais HUBAUD, France, 84,960pts (42,370+42,590 ; …14. Pamela FISCHER, Suisse, 82,840pts (41,120+41,720).