CERTAINES PRECISIONS AU SUJET DE JEAN DENCAUSSE

Suite à l’article sur le come-back deJean Dencausse, son père Bruno nous a envoyé certaines précisions concernant le champion de France d’hiver de brasse à Angers. D’abord paru en commentaire, je le donne aujourd’hui en article… E.L.

BRUNO DENCAUSSE 

 Jeudi 24 novembre 2016

Je te remercie pour l’enthousiasme avec lequel tu salues le retour de Jean sur des chronos qui lui redonnent ce beau sourire et cette lueur dans le regard qui ne trompent pas ….

Je tiens à réagir sur deux points très importants :

« Marseille n’a pas pris Jean à Toulouse », c’est moi qui ai initié cette rencontre entre lui, Romain Barnier et Julien Jacquier, c’est ensuite Jean, et lui seul, dans un deuxième temps qui a décidé d’intégrer ce groupe de travail.
Je me souviens d’ailleurs des tous premiers mots de Romain lorsqu’il nous a accueillis, il nous a exprimé le grand intérêt qu’il portait sur sa trajectoire atypique de snowboarder-nageur mais qu’en aucun cas, pour le profond respect qu’il avait pour les Dauphins et pour Lucien Lacoste, il ne se serait jamais permis de nous contacter ….
D’autre part, ils ne lui ont jamais promis qu’une « révolution basée sur sa technique » lui assurerait un bond au niveau de ses performances.
Les choses se sont passées différemment. Sur sa première saison au Cercle, Jean a explosé ses chronos lors des championnats de France 25 mètres à Montpellier. Il gagne son premier titre en toutes catégories sur le 200 brasse dans le chrono que tu soulignes plus haut, il est vice champion de France derrière Giacomo en 58″32 sur 100m.
Ensuite il se perd un peu dans son double projet, valider un BAC S en candidat libre, présenter le concours de Kedges business school (il a depuis intégré cette école sur un cursus Bachelor) tout en évoluant dans un groupe de travail aussi exigeant à 17 ans. C’est vraiment extrêmement compliqué et Jean, s’il a bien obtenu son Bac avec mention, sportivement, a été dans le dur toute sa saison sous la pression des exigences du CNED.

La saison dernière, année olympique, il avait très clairement affiché ses ambitions, ça tenait peut être du miracle, vus les minimas concoctés, mais lui rêvait de partir à Rio.
C’est en plein accord avec Julien Jacquier son entraîneur, qu’il a lui même décidé de relever ce challenge de l’apprentissage d’une toute nouvelle brasse qui pourrait peut-être lui faire franchir un palier déterminant.
À Marseille, rien n’est imposé, la règle c’est l’échange et toujours dans un profond respect du nageur. La mise en danger fait partie du haut niveau.
La suite, nous la connaissons, il n’y aura pas de SAMBA, Jean a traversé une longue période de doutes, il s’est remis à flirter avec des chronos qu’il réalisait en minimes …
Il a dû puiser au plus profond de lui-même les ressources nécessaires pour continuer à s’entraîner toujours plus dur afin de retrouver le plaisir de la glisse dans sa nage de prédilection. Dans le même temps il a toujours continué sa progression dans les 3 autres nages.
Une chose est certaine aujourd’hui, il est sorti grandi de cette épreuve, comme un athlète qui récupère d’une grave blessure, il s’est reconstruit et a beaucoup appris sur lui même aussi.
Et n’est ce pas là, ce que cherche tout sportif de haut niveau ?
Alors bien évidemment, avec du recul on peut toujours se demander si le timing était le bon, si ce challenge n’aurait pas pu être relevé la saison suivante ….
Tu as souligné l’âge de Jean, il a 19 ans aujourd’hui, il a su retrouver dans son groupe le chemin lumineux de la victoire. L’erreur est humaine, ils ont tenté ensemble un pari ambitieux. Il n’a pas vu Rio, Tokyo se profile, l’empire du soleil…
Il a 4 ans pour travailler sur de solides bases. Maintenant, il n’aura pour ces jeux là que 22 ans au mois d’août, et sera encore très jeune…

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