COMMENT LA NATATION FRANÇAISE SE REMETTRA-T-ELLE DU PASTIS DES SÉLECTIONS ?

BIEN / MAL / JE NE SAIS PAS:

RAYER LES MENTIONS INUTILES

Éric LAHMY

C’est un article assez bizarre paru sur le site SwimSwam, signé Chris De Santis. Le titre est alléchant : qu’est-ce qui a « tué » la natation britannique. Vous lisez et vous vous apercevez qu’il n’y a rien de ce qui était annoncé. Ni le couteau, ni l’assassin… Seulement ce constat : La Grande-Bretagne, qui, en 2014, au sortir d’une saison où on l’avait vue marquer des points autant en championnats d’Europe qu’aux Commonwealth Games, connait en avril 2016 une sorte de régression. On n’en saura donc pas plus, dommage.

Pourtant, au détour de sa non-démonstration, De Santis rédige une phrase digne d’intriguer : “Alors que tant de conversations en cette saison olympique ont tourné autour des minima pour Rio, la Grande-Bretagne s’est détachée. Tandis que la France était en quelque sorte défendable pour ce qui est du niveau de ses minima, la Grande-Bretagne les a gravement surestimés. Dans plusieurs courses, les standards de Rio étaient beaucoup trop hors d’atteinte et démoralisèrent les nageurs. Quand une Chloé Tutton bat le record national de 1s5 sur 200 brasse, établit un temps qui lui aurait donné l’argent à Kazan, et doit ensuite gagner sa sélection sur tapis vert, quelque chose ne va plus. Si dans le passé, voici plusieurs olympiades, des problèmes de la natation britannique devaient être attribués à des minima trop faibles, le pendule s’est incliné trop loin de l’autre côté. »

Voilà qui est fort. Un journaliste britannique donne un blanc-seing aux minima de la natation française ! Il doit être le seul au monde – enfin de ceux que ce genre de choses intéresse, et je crois qu’il a vu le film français en VO sans sous-titres.

Mis à part, donc, le segment de phrase concernant les minima français, tout est vrai. Si une natation a été à peu près aussi follement irréaliste que la française pour ce qui est de ses critères de sélection, c’est bien la britannique. Avec des résultats peut-être destructifs pour leurs nageurs ?

Il y a quand même une différence. A leurs championnats de Glasgow, les Britanniques ont démontré qu’ils disposaient de jeunes d’avenir, la France non. Le constat est clair. A ce jour, nous avons peu de jeunes, peu de talents, peu d’avenir. Pour ce qui est du présent, les championnats de France de Montpellier montrent un visage à l’expression assez floue, un peu Jean qui rit (50m, 100m) et beaucoup Jean qui pleure (à peu près tout le reste, malgré de petits sourires de ci et de là).

Mais le fait du jour n’est pas l’état de la natation française. C’est sa gestion. Après avoir établi ses règles, la Fédération s’est assise dessus. L’affaire des minima a été désolante. Ce qui n’a pas tué Stravius (mais il s’en est fallu de peu) a plus ou moins massacré à peu près tous les autres !!

Comme on avait six qualifiés, plus les relayeurs, on s’est mis à tordre les critères puis à les jeter aux orties et, allant en sens contraire de ce qu’on avait annoncé à grands renforts de coups de menton, on a fini par ajouter la bagatelle de treize filles et garçons et rien ne dit qu’on ne sera pas à 30 nageurs français à Rio – quatre de moins que les Australiens !

Les entraîneurs que l’on a interrogés après la publication des sélections avaient l’air éberlués par ce tour de passe-passe.

L’impression générale a été qu’à la Fédération française de natation, on a vraiment eu peur de rien. Ce qui, en l’occurrence, dans l’esprit des gens, n’est pas un compliment…

Par exemple, Michel Chrétien, l’entraîneur de Jérémy Stravius à Amiens, a dû jouer serré pour amener son nageur à se qualifier : « En effet j’ai préparé Jeremy Stravius en fonction de ces minima. Le côté positif, cela a été de réaliser un temps très difficile. On a été obligés de mettre en place un modèle de nage différent afin d’y parvenir. L’inconvénient, c’est qu’on s’est préparé comme s’il s’agissait d’une haute compétition internationale avec un affutage de trois ou quatre semaines et on a perdu en temps d’entraînement dans notre cycle. »

Aujourd’hui, une chape de plomb a recouvert la sélection des équipes de France. Comment dénoncer cette farce, alors que treize à quinze nageurs ont été récupérés sur le tapis vert ? Les intéressés sont contents, bien sûr, on se met à leur place, ils iront à Rio. Ce ne sont pas leurs entraîneurs, leurs parents, leurs amis, qui vont faire grise mine !

Mais je vous fiche mon billet qu’au fond d’eux-mêmes, ils se disent qu’ils n’ont pas mérité leurs places, que ce sont des manœuvres de couloir qui les ont réintégrés. La fierté en prend un coup. Dommage. Parce que ces jeunes gens n’ont pas démérité : les seuls à s’être plantés sont les supposés adultes que les malheurs de ce temps ont placés aux postes de responsables !

Les minima étaient durs, ce que beaucoup croient utiles, et autant d’autres croient nuisibles. Mais ils n’étaient pas seulement durs. Ils étaient mal pensés, irréalistes, et guère à même de monter une équipe de France cohérente.

Si on ne les avait pas placés, en début de saison, comme un épouvantail à moineaux, et si l’on s’était contenté de dire que l’on ne voulait rien de plus que les minima de la FINA, certes, d’aucune auraient regretté l’intransigeance des minima « à la Fauquet », mais… MAIS ON N’AURAIT PAS FAIT DE LA MOITIÉ DE L’ÉQUIPE DE FRANCE LES OBLIGÉS DE CES MESSIEURS DE LA FÉDÉRATION.

Cette démagogie est une double erreur dont on ignore si les effets vont tarder à se manifester.

La Fédération française de natation s’est décrédibilisée. Son président a joué son rôle dans la partition parce que, bombardé chef de délégation française à Rio grâce au travail de Claude Fauquet, il veut que les nageurs soient nombreux aux Jeux de Rio. Il a parfois montré un certain dépit de voir l’athlétisme déplacer un nombre très élevé de sélectionnés aux Jeux ou aux mondiaux, alors que seulement quelques nageurs faisaient l’équipe. [J’ai accompagné l’athlétisme comme journaliste dans plusieurs de ces compétitions, et je me souviens de collègues qui n’envoyaient plus leurs papiers que de l’infirmerie : une moitié des sélectionnés était blessée, l’autre éliminée en séries. Mais bon, ils étaient quarante athlètes aux Jeux.]  On ne lui a toujours pas dit, à Luyce, que c’est dans l’avion du retour des Jeux que devaient se faire les comparaisons?

JACQUES FAVRE MI-COMPLICE MI-VICTIME ?

Le Directeur technique ? S’est-il fait rouler dans la farine ou a-t-il manœuvré tout son monde? A Montpellier, et même après Montpellier, Jacques Favre paraissait croire à des minima intransigeants.

L’adresse qu’il a rédigée et qui accompagne sa liste de sélectionnés a quelque chose de presque schizophrène. Pendant qu’il permet à vingt-huit nageurs de passer, presque deux fois plus que ce que les minima autorisent, il signe en effet le 6 avril, un texte passablement chtarbé, genre harangue de l’Empereur sur le front des troupes, dans lequel on trouve cependant des phrases qui défendent l’intransigeance dont il s’est défait :

« A la sortie des championnats du monde de Kazan, nous avions choisi de relever de façon radicale notre niveau d’exigence en proposant des critères de sélection aux Jeux Olympiques très élevés. C’est la bonne décision, nous poursuivrons et durcirons ce modèle dans l’avenir… Les meilleurs nageuses et nageurs français se sont engagés depuis 7 mois pour répondre aux exigences que nous leur avions fixées afin de séparer froidement « le bon grain de l’ivraie ». Ils ont, la semaine dernière, véritablement inversé le niveau des championnats de France…Au regard des enjeux sportifs, nous nous devons de respecter les règles que nous nous étions fixées pour pouvoir choisir qui participera aux Jeux Olympiques parmi nos meilleurs athlètes. »

Cet exposé, manifestement, n’est pas celui du sélectionneur ! Favre Jacques, son signataire, ne sait pas que Jacques Favre, le DTN, n’a respecté ni les règles, ni le niveau d’exigence. Ces deux-là feraient mieux de se parler plus souvent! Ignorance, déni de réalité, dédoublement de personnalité ? Ou simplement paresse, Favre Jacques ayant écrit son poulet avant les tripotages d’après championnats et n’ayant pas pensé indispensable après coup de revoir son texte, en fonction des décisions de Jacques Favre ?  

Selon la formule qui revient à rechercher « à qui le crime profite », d’aucuns désignent le club de Marseille. Les Phocéens ont réalisé la bonne affaire, ils comptent dix nageurs (douze avec ceux qui l’utilisent comme pôle France) sur les vingt-huit (en attendant ceux qui pourraient être rajoutés après les Européens de Londres) de l’équipe de France. Et une brochette de qualifiés sur le tapis vert…

Le méfait parait d’ailleurs signé, quand s’ajoute le nom de Fred Bousquet sur la liste. Dans quel pays vit-on? Dès lors, Jacques Favre, issu du Cercle, mais manquant d’expérience, se serait-il laissé circonvenir ?

Tout désigne Marseille derrière l’étrange revirement en épingle à cheveux qui a surpris tout le monde après les championnats de France. Etrange ?

« Jamais ces dernières années les nageurs n’étaient partis des championnats de France sans savoir s’il étaient sélectionnés », m’assure un technicien. Je ne suis pas tout à fait sûr de cela, mais en réalité, le Comité directeur se serait bel et bien réuni à Montpellier après les championnats, et aurait désigné QUINZE nageurs pour Rio. Là-dessus, Favre, Luyce, etc., s’asseoient sur la liste, trois jours se passent, et à l’issue d’une agitation fiévreuse de concertations téléphoniques ou autres entre Favre, Luyce, et semble-t-il quelques Marseillais triés sur le volet, par une mystérieuse scissiparité, les quinze deviennent vingt-huit.

LES VAINQUEURS SONT LES REPÊCHÉS. ET LES VAINCUS, CEUX QUI ONT CRU AUX MINIMA

Si l’on ne trouvait que des vainqueurs dans ce scénario, tout irait pour le mieux dans la meilleure des Républiques bananières (en attendant, certes, de payer l’addition à Rio de Janeiro).

Mais voilà, Jacques Favre a joué avec le feu, et ce sont des nageurs qui se sont brûlés… Tous ceux qui ont été troublés par ces minima.

Michel Chrétien, l’un de ceux que j’ai interrogé, reste prudent dans ses formulations. On évoque Pauline Mahieu que tout le monde attendait et qui paraissait en confiance avant Montpellier. « On fonde beaucoup d’espoirs pour Pauline mais elle reste très jeune et il n’est pas impossible que dans un coin de sa tête, elle ne songeait pas, plutôt qu’à Rio, aux compétitions juniors, » dit ce sage entraîneur amiénois. Et qui sait en effet ? Dans quelques années, cette affaire prendra pour elle l’allure d’une simple anecdote, et non plus d’un traumatisme.

Michel Chrétien s’inscrit en faux sur le bruit selon lequel les minima olympiques ont été élaborés par le « collège des entraîneurs », « cellule de réflexion auprès du Directeur national du moment », et dont font partie tous les entraîneurs qui ont un nageur dans l’équipe nationale, Richard Martinez, Fabrice Pellerin, Romain Barnier et ses assistants à Marseille, Lionel Horter, etc. On a entendu dire que c’est là que les minima ont été forgés – d’aucuns désignent Romain Barnier comme leur auteur – et que les entraîneurs en ont eu vent à ce moment.

« Il n’en est rien, on nous a seulement dit qu’ils seraient très durs, mais ne savions rien d’autre et n’en avons appris la teneur exacte qu’en même temps que tout le monde. » Barnier, d’ailleurs, était contre le fait d’ajouter des minima français, et voulait en rester à ceux de la FINA. Mais même s’il n’y est pour rien, c’est bien ce scénario qui a prévalu !  

Les temps de passage de bien des nageurs qui ambitionnaient une place aux Jeux ont témoigné d’une stratégie très aventureuse, choisie en fonction de ces temps de qualification terriblement durs. A la poursuite des minima, Charlotte Bonnet est passée en 56s20 pour un temps final de1m56s32 sur 200 mètres. En 2015, elle avait nagé 56s69 au passage de son 1m56s16…

Sur 400 mètres, Coralie Balmy, est passée en 2m0s65 pour 4m5s38, alors qu’en 2015, elle avait viré en 2m2s66 pour 4m7s42. Sa nervosité initiale se voit dans la première moitié de course… Elle avait fini pratiquement aussi vite en étant en bien moindre forme en 2015. Pauline Mahieu 29s65 pour 1m2s49 au 100 mètres dos, contre 29s62 pour 1m1s34 en 2015. Or elle s’annonçait elle-même en forme, et a raté ses courses. Là, son cas ne prouve rien, mais l’idée que le stress des minima a joué ne doit pas être rejetée.

Sur 200 mètres brasse, Fanny Deberghes, 1m10s87 (et surtout 33s36) pour 2m28s67. Elle nage d’abord pour 2:25s avant que le ciel ne lui tombe sur la tête. Paquit, qui ne songe sans doute pas au minima, ou pas de la même façon, équilibre sa course, passe en 34s27 et 1m12s01 pour gagner en 2m28s65. A poursuivre les deux lièvres du titre et des minima, Fanny perd tout. Sur 200 mètres papillon, Jordan Coelho passe en 25s62 et 55s03 pour 1m56s49. L’année d’avant, 25s95 et 55s82 pour 1m56s47. Il passe donc 0s8 plus vite pour tout reperdre ensuite.

Sur 400 mètres, Pothain va passer en 53s87 et 1m51s32 pour un temps de 3m47s77. On peut voir dans cette entame ultra-rapide une objurgation à tout tenter pour atteindre ces irritants minima. Ce n’est pas absolument sûr, car Pothain a l’habitude de partir vite. En 2015, il est passé en 1m53s10 pour un temps final de 3m49s66, en 2014 en 1m54s3 pour finir en 2 minutes : 3m54s36…

JORIS BOUCHAUT NOYÉ DANS LA SOUPE AUX MINIMA

L’une des victimes les moins contestables de la soupe aux minima est Joris Bouchaut. Joris, perle du demi-fond antillais, entraîné à Toulouse, est d’une espèce rare, un doué besogneux. Il faut, pour le demi-fond, disposer d’un physique et d’un mental. Joris a les deux. Il y a les experts du 50 mètres, Bouchaut en aligne trente d’une seule pièce sans sourciller.

C’est aussi un pratiquant fidèle de l’égalité d’allure, voire de la course en accélération. Le garçon parait disposer d’un chronomètre incorporé.  Il nage dans le seuil (ce passage physiologique, à la fois mythique et bien réel, entre l’aérobie et l’anaérobie) et « gère » avec talent. Il faut pour cela de l’intelligence, du sang froid et une connaissance approfondie de ses potentiels.

Un entraîneur, aujourd’hui retraité, qui le connaît bien, m’affirme qu’il était contraint de le secouer pour qu’il ne parte quand même pas trop lentement… En 2014, il a dominé le bilan national du quinze cents mètres en 15m8s après être passé en 7m36s dans les basques de Damien Joly qu’il a écoeuré ensuite par son gros finish, nageant ses trois tiers de courses en respectivement 5m5s, 5m2s et 5m1s !!

Ces derniers mois, Joris, dans ce domaine, a atteint sa perfection. On croirait que ce garçon a avalé un pendule. En novembre dernier, en petit bassin, à Angers, il a battu son record du 1500 mètres avec 14m35s08, et nagé toutes ses fractions de 100 mètres du 200 au 1400 entre 58s35 et 59s13…

…Quand il arrive à Montpellier pour disputer ses chances olympiques, Bouchaut sait cependant qu’il ne pourra pas atteindre les temps exigés s’il ne tente pas autre chose. Les minima insensés sont sous les 15 minutes. Joris se sent donc contraint à l’exploit. La mort ou la victoire… Il va donc faire comme beaucoup d’autres nageurs: nager contre nature…

…Son entame à Montpellier se situe au croisement de l’héroïque et du suicidaire. Je ne vous ferai grâce d’aucun centième, 57s90 au 100m, 1m57s94 au 200m, 2m58s19, 3m58s76, 4m59s27, 6m0s81, 7m2s39, 8m4s34, 9m6s19, 10m7s72, 11m9s40, 12m12s42, 13m16s07, 14m20s08, 15m22s38. Pendant trois ou quatre cents mètres, Bouchaut s’est mis au niveau des minima (que même Joly n’atteindra pas).

Bouchaut, le 4 mars précédent, avait nagé 15m7s79, passant en 58s97 au 100 mètres, 5m1s96 et 10m4s76 course équilibrée en 7m32s78 plus 7m35s01. Il a liquidé ses derniers deux cents en 1m59s43. A Montpellier, détruit par la course aux minima, il finit sept secondes moins vite en 2:6s31, derrière Nicolas D’Oriano, qui ne l’a jamais devancé jusqu’alors et qui est récupéré pour les Jeux olympiques…

Bien entendu, quand la FFN tente de recoller les morceaux dans les jours qui suivent les championnats, Bouchaut part au vide-ordures, victime collatérale des errances venues d’en haut…

Je ne sais combien la natation française, à Montpellier, a compté de Joris Bouchaut, mais j’avoue avoir de la compassion pour eux. Pas parce qu’ils n’ont pas été sélectionnés. Mais parce qu’on les a trompés, et ça m’ennuie un peu.

Je ne sais pas quelles jolies phrases Favre pourrait faire les concernant… Un mot d’excuse, peut-être, suffira ?

…Par amitié, trouvez-moi la morale de cette histoire, moi je n’en ai pas !

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5 comments:

  1. Marc

    Est il moral en qualité de responsable d’être exigeant et de ne pas être exigeant avec ses propres exigences ?
    Les résultats des Jeux de Rio seront du même tonneau que ceux des championnats du monde de Kazan avec Agnel en plus et les 50m en moins, c’est après que nous subirons la morale de l’histoire mais l’histoire sera oubliée…

    1. admin *

      Jacques Favre, au cours d’un entretien, avait (fort justement d’ailleurs) déclaré que son rôle ne se réduisait pas à établir des minima ; heureusement qu’il fait autre chose, car les minima, il n’a pas su les établir, ni les faire respecter, ceci découlant de cela. C’est bien dommage, parce qu’il est intelligent et a d’autres qualités qui auraient dû le propulser bien au-delà de ses deux prédécesseurs immédiats, l’un en dessous, l’autre à côté de sa tâche. Mais en attendant, ouh, ça craint !
      Maintenant qu’il a pris le risque de sélectionner les remplaçants des relais (Gilot, Meynard, Mallet) ce qui a permis à Paul Leccia de triompher en photo au côté des douze au lieu de six ou sept sur le site du Cercle, bras cassés ou pas, il devra les faire nager, c’est obligatoire au vu des règlements, ou bien les relais sont éliminés, et il va falloir brûler des cierges à la Bonne Mère (prévoir un budget bougies) pour que les dits relais aillent en finale. Maintenant, d’autres pays se sont fait blouser à faire nager des remplaçants, donc heureusement on n’est pas les seuls à hasarder des coups… (1). Rappelons que le quatre fois 200 a fait 11e à Kazan.

      (1). Quand j’accompagnais André Coret, président de la Fédération française (et européenne) d’haltérophilie dans les compétitions internationales, si un haltérophile français tirait, Coret disait : « maintenant on va prier Notre Dame des Melons », les « melons » étant les zéros que prenaient les athlètes quand ils manquaient l’essai. Chaque fois qu’un étranger faisait un « melon », le Français montait d’une place. Bon, ça n’a pas l’air très sportif, mais en fait c’était bon enfant, Coret aimait la plaisanterie.

  2. o

    Petite rectification, voire explication, Chris deSantis n’est pas britannique, mais americain (des USA). Il entraine maintenant au Danemark (there is something rotten etc …) et etait a Georgia Tech auparavent. Ce fut aussi un grand animateur de floswimming.com

    1. admin *

      Oui d’ailleurs c’est plutôt un observateur : entraîneur, journaliste, bloggueur, etc. Là il analysait la natation britannique sous l’angle de ces minima. Avec la France et le Japon, un des pays dont les minima sont extrêmement élevés. Totalement irréalistes ou démoralisants selon lui ce que je veux bien croire. Depuis des années, il y a eu une sorte de surenchère avec les minima. En France ils n’étaient même pas logiques : 48s13 au 100, c’était le temps atteint par les 3 premiers à Kazan, c’est dire aux nageurs « on ne veut pas de vous ». Il a fallu que notre équipe de nageurs de 100 mètres soit la meilleure du monde pour que Stravius, Mignon et Manaudou y arrivent. Alors qu’ils étaient fermes mais corrects dans les relais si je me souviens.

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