DISPARITION D’ERIC GASTALDELLO

Dimanche 15 Mai 2016

On apprend la mort, ce dimanche 15 mai au matin, d’Eric Gastaldello. Eric, 51 ans, avait été victime, fin juin 2013, à la fin d’un repas entre amis, d’un accident vasculaire cérébral. Depuis, il ne s’était jamais remis, hantant des services spécialisés d’hôpitaux où ses parents, Amélie et Lucien, et sa femme, Véronique (Jardin), se relayaient, partagés pendant trente-trois mois douloureux entre des phases d’espoir en raison de progrès en trompe l’œil et de désespérance. Ces derniers mois, toutes chances qu’il reprenne connaissance avaient disparu. Eric était condamné à une vie végétative…

Eric, né le 14 septembre 1964 à Miramas, dans les Bouches-du-Rhône, était une figure connue de la natation. Comme nageur, il avait participé aux championnats d’Europe 1983 de Rome. Il avait été champion de France, deux fois sélectionné, et avait nagé pour le Racing Club de France, l’USB Longwy et Istres, où il entraîna ensuite avec la passion communicative et l’intensité chaleureuse qui le caractérisait. Nous avions rapporté à l’époque les circonstances de son accident fatal. Il s’apprêtait à assister aux mondiaux de Barcelone en compagnie d’un groupe d’amis qui partageaient son enthousiasme pour la natation.

Eric fait partie d’une belle famille de nageurs et de dirigeants très appréciés sur trois générations. Sa mère Amélie (née Mirkovitch), a été plusieurs fois championne et recordwoman de brasse, son père, Lucien, fut un gymnaste, puis un dirigeant qui joua un rôle important dans l’évolution de sa profession de maître- nageur, son épouse Véronique (Jardin-Gastaldello) l’une des championnes les plus capées de l’histoire de la natation française, leurs enfants, Béryl, internationale et pluri-championne de France, et Marvin.

L’une des plus belles anecdotes, que m’a rappelée Catherine Grojean, le concernant, date de sa petite enfance. Sa mère Amélie était en train de disputer une course, et Eric la voyant s’approcher du mur au virage, se jeta à l’eau d’enthousiasme, dans ses bras. Amélie Gastaldello le souleva calmement, le posa sur la plage et reprit son mouvement pour, si mes souvenirs sont bons, gagner la course. Il est possible que son virage de brasse n’ait pas été tout à fait correct, mais j’imagine que le juge de virage étant plié de rire n’a pas vu de faute – ni eu le désir d’analyser !

Mes plus sincères condoléances à Véronique, Béryl, Marvin, Lucien et Amélie. E.L.


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