DOUBLÉ DE JEREMY STRAVIUS, CHARLOTTE BONNET AU SPRINT

Éric LAHMY

Samedi 2 Décembre 2017

Championnats de France 2017 en petit bassin de Montpellier. Troisième journée. Jeremy STRAVIUS (200 libre et 50 papillon) réussit un nouveau doublé de titres en une journée et Charlotte BONNET, sur 50 mètres, semble avoir marqué des progrès importants en vitesse en petit bassin ; elle en était à 24s75, la voici rendue à 24s15, qui devance deux sprinteuses patentées, WATTEL qui continue elle aussi de progresser en vitesse, et HENIQUE. SANTAMANS, soucis d’épaules, ne peut pas défendre son titre. Fantine LESAFFRE explose son record du 800 mètres et le met à parité avec son temps en grand bassin (8’42s98) pour s’emparer du titre devant Adeline FURST tandis qu’Aurélie MULLER paie son passage de deux à un seul entraînement par jour dans une année, disons semi-sabbatique. Mathilde CINI s’améliore d’une seconde sur 100 dos pour devancer clairement Pauline MAHIEU laquelle elle ne progresse que d’un centième de seconde. Loin de son top, GRANGFEON peine un peu à devancer sur 200 papillon VAN ROUWENDAAL.

MESSIEURS.- 200 libre : 1. Jeremy STRAVIUS, Amiens, 1’43s48; 2. Jordan POTHAIN, Alp’38, 1’44s10; 3. Jonathan ATSU, DTOEC, 1’45s01; 4. Roman FUCHS, Amiens, 1’45s18.

100 brasse : 1. Théo BUSSIERE, CN Marseille, 58s21 ; 2. Jean DENCAUSSE           , CN Marseille, 58s83 ; 3. Thibaut CAPITAINE, Cergy Pontoise, 58s94.

50 papillon : 1. Jeremy STRAVIUS, Amiens, 22s88; 2. Julien HENX, Talence et Luxembourg, 23s28; 3. Florian TRUCHOT, Orléans, 23s70.

400 4 nages : 1. Jeremy DESPLANCHES, Suisse, Nice, 4’5s55; 2. Emilien MATTENET, Charleville, 4’14s29 (record 17 ans); 3. Nicolas DORIANO, Marseille, 4’14s36.

DAMES.- 50 libre  : 1. Charlotte BONNET, Nice, 24s15 ; 2. Marie WATTEL, Montpellier, 24s52 ; 3. Mélanie HENIQUE, Marseille, 24s63.

800 libre : 1. Fantine LESAFFRE, Montpellier, 8’24s86 ; 2. Adeline FURST, Obernai, 8’30s49 ; 3. Alizée MOREL, CTOEC, 8’30s62.

100 dos : 1. Mathilde CINI, Valence, 57s94 ; 2. Pauline MAHIEU, Saint-André, 58s68.

200 brasse : 1. Fanny DEBERGHES, PTT Montpellier, 2’23s59.

200 papillon : 1. Lara GRANGEON, Calédoniens, 2’7s19 ; 2. Sharon VAN ROUWENDAAL, Pays-Bas, Montpellier, 2’7s87 ; 3. Gwladys LARZUL, TOEC, 2’12s58.


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2 comments:

  1. Josephn

    Les temps de nos championnats sont trop loin des standards mondiaux ! 3 secondes entre ce record de France 100 dos et le record du monde c’est un gouffre! 2 secondes sur 50m entre les records de Bonnet et les records du monde pas de quoi être rassuré !
    Sur les 4 nages et la brasse c’est pire! Ou sont les espoirs de notre natation ?

    1. Eric Lahmy *

      On est bien d’accord ! Cini et Bonnet, ça nage bien, c’est tenace, ça tente de progresser, mais ça n’atteint pas la mesure de la concurrence jusqu’ici. Je crois qu’on a parlé ici (moi-même, des lecteurs avertis comme vous, ou encore des techniciens interrogés) du non renouvellement de la natation française après une génération de grands nageurs. Donc on ne s’étonne pas. Ce qu’il y a aussi, c’est le peu de nageurs concernés, il n’y a pas un « bloc de progrès » basé sur la compétition comme sur 100 mètres libre messieurs depuis dix ans, avec Leveaux, Bernard, Gilot, Bousquet et tutti quanti. Non seulement nos espoirs ne sont pas nombreux mais on les perd facilement.
      Il faut ne plus les perdre, faire de l’artisanat, du cousu main. On aurait dû aller au secours de Pothain et de son coach au début de la saison passée plutôt que d’entendre dire après les championnats de France que son entraîneur est une brute alors qu’il n’était que piégé dans son dilemme.
      Après, Marseille a connu son « année horrible » et c’est comme pour la General Motors dans les années 1950. Quand Marseille s’enrhume, c’est toute la natation française qui éternue.
      Je crois qu’il faut repenser la situation des coaches dans la natation. Ce sont eux qui font le boulot, il est ingrat, très exigeant, il bouffe les enthousiasmes et Dieu sait qu’ils en ont. Il faut les aider, les encourager, les solidifier…
      Enfin, la natation française n’a jamais été complète, et on s’en sortait par de bons résultats dans une ou deux courses, quelquefois trois. On peut difficilement espérer mieux. Au jour d’aujourd’hui, il n’y a plus rien. On est présents dans zéro course.
      Mais il y a un mais. Il y a un petit potentiel derrière…

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