Le sport a-t-il un sens ?

+++Sport de Haut Niveau. La Performance Humaine à la Recherche du Sens, par François Bigrel, 98713.- Papeete, Tahiti, Polynésie Française, ST987@jeunesse-sports.gouv.fr

Par Éric LAHMY

13 janvier 2014

  « Ce que l’homme est, il l’est devenu à travers cette cause qu’il a faite sienne »  (Karl Jaspers)

 

Lors d’un séminaire sport de haut niveau organisé en juin 2009 en Polynésie française, et auquel participait Claude Fauquet, François Bigrel, agrégé d’EPS, fondateur et coordonnateur des « Rencontres d’Aquitaine », s’était interrogé sur le sens de la performance humaine. Un ouvrage (couplé avec un DVD) « La Performance Humaine à la Recherche du Sens » fut alors publié en janvier 2010 par les autorités Jeunesse et sport de Tahiti. Le sujet interpellait toujours deux ans plus tard l’ancien Directeur technique de la natation française devenu directeur adjoint de l’INSEP.
Le terme même de sens n’est pas privé d’ambiguïté. On peut questionner le sens de la vie  ou de telle activité humaine en se situant au niveau théologique ou anthropologique. Même si le sport des Grecs anciens représentait une expérience religieuse (leurs Jeux honoraient les Dieux) et si, dans certains pays (les USA pour ne citer qu’eux) la compétition commence par une prière, le sens invoqué par les sportifs modernes nous parait plutôt être d’ordre sociologique.

Dans sa réflexion, Bigrel semble n’avoir pas vu ou voulu tenir compte de cette duplicité, développant ses réflexions sans trop se préoccuper de l’acception du « sens » qu’il privilégie. Laisser traîner une équivoque peut se révéler fertile. Bigrel lance son projet par une définition large du mot : le sens, dit-il est le « contenu conceptuel et affectif présent dans un signe, dans un geste ou dans une existence. Par extension, la raison d’être, la justification d’une action ou d’une existence… Le but qui, investi d’une valeur confère en retour une signification au sujet qui la constitue. »

 ENTRAINEUR, MÉTIER IMPOSSIBLE

 François Bigrel, qui s’adresse alors essentiellement à des entraîneurs, compare leur action à celles du médecin et de l’homme politique, qu’il qualifie de « métiers impossibles. » Ces trois professions sont censées répondre à des exigences élevées, parfois irréalistes, face à des enjeux extrêmes, l’organisation de la vie collective, la performance, la mort.

Il n’est pas toujours facile de relier les questions que soulève le « sens » du sport à celles de la performance, mais l’enjeu tombe sous le sens si l’on écoute d’une oreille attentive les problématiques que soulèvent les responsables (quand ils sont éclairés).

Bigrel part ainsi à l’assaut des « représentations », ces habitudes de pensée qu’il compare à des vêtements d’idées, indispensables pour traduire le monde tel qu’il est en termes fonctionnels, mais qui, malheureusement, correspondent en foule à des erreurs, et font perdre un temps et une énergie énormes. Il donne l’exemple de la musculation, qui a été une source permanente de pièges de pensée, et de la musique, où le passage prétendument obligé par le solfège des apprentissages a fait de millions de musiciens potentiels de possibles « Mozart assassinés ». Bigrel milite pour un véritable strip-tease de ces vêtements d’idées préconçues, d’a priori stérilisants qui entravent la pensée, l’enferment dans des routines. On sait combien Fauquet se sera appliqué à effectuer une remise en cause – ou du moins un réexamen minutieux – de ces préjugés, dans chaque secteur de son action de DTN, qu’il s’agisse des minimas, de la détection des talents, des primes à la performance, du calendrier, de l’organisation des stages, des techniques de nage, de l’approche de la compétition, etc.

 ATTENTION AUX CONTRESENS

 La difficulté, on l’aura compris, reste de démêler la représentation fallacieuse de l’intention vertueuse, rien ne ressemblant plus à la première que la seconde. Dire qu’on est victime d’une représentation fausse est une chose, le démontrer en est une autre…

…Bigrel note la complexité de la situation de compétition, qui lui donne ses caractères : imprévisible, singulière, ouverte ; elle représente une situation qui ne se reproduira plus (« contingente », dit-il, et « irréductiblement spécifique »). Ces caractéristiques, soutient Bigrel, font de la compétition une productrice de sens.

C’est là que l’auteur se voit contraint de poser une question fondamentale : le sens préexiste-t-il quelque part et s’agit-il de le trouver ? Ou bien le sens n’existe-t-il pas et doit-il être inventé ? Philosophiquement, la question nous paraissait avoir été réglée depuis un siècle par Husserl, et importée en France, depuis soixante cinq ans par Sartre, avec son « existence précède l’essence », mais Bigrel doit douter que ses auditeurs aient lu l’introduction de « L’Être et le Néant » ou ruminé les « Ideen », car le conférencier se sent contraint d’enfoncer le clou. On ne peut lui donner tort d’insister, car poser les questions qu’il pose sans s’être assuré que la donne a bien été comprise, c’est risquer d’aller percuter un mur de confusions. Il serait assez farce de s’interroger sur le sens et d’enfiler les contresens comme autant de perles. « Le sens, expose-t-il donc, ne préexiste pas. Il doit être inventé. »

Pas de sens qui tombe du ciel, prêt à porter, il revient donc à l’homme de s’en inventer un, sur mesure. Fort de cette certitude, Bigrel se sent à même de se positionner philosophiquement vis-à-vis de la performance. Le sportif serait « cet être humain en ‘’expansion d’être’’ dont l’organisation et la capacité d’action augmentent et se renforcent grâce à des occurrences qui le déstabilisent. » La poursuite de la performance, comme celle de tant d’autres activités humaines, emprunte la forme d’un tricotage d’habitudes et d’innovations, « un système toujours entre le cristal et la fumée. » Dans l’entraînement et la compétition, « le sujet et son cerveau questionnent l’environnement, l’habitent peu à peu et finalement le maîtrisent… » C’est dans ce travail habité d’essais et d’erreurs, ces répétitions incessantes qui lui permettent d’affiner son projet et d’atteindre son ‘’intention’’ initiale que, selon Bigrel, se fonde le sens : « ce tâtonnement fait d’essais et d’erreurs et de temps passé à agir est essentiel à l’émergence d’un sens incarné par l’acteur. »

Cela revient à confirmer dans le champ de la performance « la qualité auto-transcendantale de l’existence humaine [qui] fait de l’homme un être qui va au-delà de lui-même, » telle que la désigne l’anthropologie.

On ne saurait trop dire si la démonstration est convaincante, ou, pour reprendre ses termes si elle est cristal ou fumée. Mais Bigrel est plein de bonne volonté, et on lui en saura gré. Dans sa conclusion, il se fait le champion de la créativité et de la dimension artistique du sport. Son essai s’achève sur un éloge de la diversité, une prise en compte de notre exotisme généralisé, du caractère exceptionnel de chacun de nous. Voilà un appel libérateur et humaniste qu’on n’aurait pas le cœur de dédaigner. Bigrel nous incite aussi à distinguer le pouvoir de l’autorité, et débouche sur une exhortation éthique de l’entraîneur. Le pouvoir est la maladie de l’autorité, pourrait-on dire. Le pouvoir cherche à assujettir, quand l’autorité aimante les adhésions. De tout ce qui précède, on soupçonnera que le sens ne se situe pas dans le sport, mais bel et bien dans l’homme !

 DES NAINS JUCHÉS SUR LES ÉPAULES DES GÉANTS

Dans notre société, cependant, il me semble que l’approche technicienne et dynamique de l’entraînement représente un danger sous-jacent plus pernicieux que l’excès de pouvoir qu’entend conjurer Bigrel. Pour Viktor Frankl, ce psychiatre germano américain (peu connu en France) qui a dédié son œuvre à la recherche du sens de la vie, « approcher l’être humain en termes de techniques implique nécessairement qu’on les manipule et les approcher en termes de dynamique implique qu’on les réifie, qu’on transforme les êtres humains en objets. » L’action de ce que serait un entraîneur de natation authentique, par rapport à celle de ceux que je nommai non sans une certaine colère dans les années 1970 des « contremaîtres de bassin » (race, heureusement, en voie de disparition) vient de ce que le contremaître de bassin ne voit dans ses nageurs que des objets d’expériences techniques et dynamiques et l’entraîneur authentique vit leur relation comme une rencontre d’êtres humains.

La technique n’en est pas moins indispensable. C’est à travers elle que le sport peut se saisir dans le flux d’un progrès de l’homme, qui s’appréhende dans le phénomène du record, et l’image des nains juchés sur les épaules des géants est parfaitement explicite du sport actuel. Qu’une nageuse presque « médiocre » de douze ans puisse en 2014 nager un 400 mètres nage libre plus vite que Tarzan Weissmuller quatre-vingt-dix ans plus tôt peut être considéré comme une conquête collective de ces auto-transcendances individuelles, par le biais d’une foule d’acquisitions techniques. Aucun animal n’effectue de tels progrès et l’espadon, recordman de vitesse, n’a sans doute pas évolué d‘un iota, sous cet angle, depuis cent mille ans ! Le sens de ce progrès de l’homme est celui d’une maîtrise à la fois de la gestuelle et de l’élément, par une meilleure compréhension  de l’enjeu que représente le fait de nager.

Mais bien entendu, il ne s’agit pas que de ça. L’affaire qui nous concerne est manifestement une question morale, liée à certaines exigences, « liberté de vouloir, volonté de sens, et sens de la vie. La liberté humaine ne consiste pas à se libérer des conditions, mais elle est liberté d’adopter une attitude en face de toutes les conditions qui pourraient la confronter. » Toujours d’après Frankl, survivant de quatre camps d’extermination, « l’humour et l’héroïsme nous rappellent à la capacité humaine de détachement de soi. On s’élève du somatique et du psychique au mental. La dimension spirituelle du sens ne l’est pas dans son acception religieuse. Elle témoigne seulement de notre humanité. »

JEANNE D’ARC ET TEDDY RINER

Il convient de ne pas se tromper. Si l’homme n’est pas qu’un animal, il n’en reste pas moins aussi, un animal. A ce sujet, lorsque Bigrel, au détour de sa démonstration, dénonce le point de vue du commentateur selon qui le champion de judo Teddy Riner, pour l’emporter aux Jeux olympiques, a « réveillé la bête qui est en lui », je peux comprendre son dépit. Mais si j’examine de près cette assertion a priori choquante, je conclus que Bigrel a tout à fait raison de la dénoncer, et tout à fait tort. Raison parce que Riner est un talent du judo, que le déchaînement qu’il opère sur un tatami pour mettre ippon l’armoire normande qui lui fait face, est parfaitement maîtrisé, et répond à des choix « guerriers » qui, simples ou compliqués, correspondent à des opérations mentales ou à des réflexes conditionnés par une longue pratique qu’aucune « bête » ne pourrait maîtriser, suivant la logique d’un sport codifié de façon trop précise et complexe pour qu’une animalité, aussi éveillée soit-elle, puisse la respecter. D’une certaine façon, quand Mike Tyson, au milieu d’un combat de boxe, déchira l’oreille d’Evander Holyfield d’un coup de dents, il avait éveillé la bête qui dormait en lui, parce que son acte de sauvagerie échappait aux règles de ce qu’il était censé faire dans un ring et retrouvait la férocité du fauve. Mais si Bigrel a tout de même tort de s’insurger contre cette métaphore appliquée à notre champion de judo, c’est parce qu’un geste technique aussi affiné, gorgé de signification et d’humanité, qu’une prise de judo, un saut à la perche et toute une kyrielle de gestes athlétiques, n’est jamais complètement débarrassée d’une dimension animale.

L’erreur aurait été bien entendu de réduire le combat de Riner, homme à la fois raffiné, intelligent et pétri d’humanité, à un éveil de la bête, comme dans d’autres champs de l’activité humaine, les réductionnistes ont interprété l’amour comme une simple sublimation du sexe, ou analysé la conscience comme une intervention du surmoi freudien. Mais il n’en est pas moins vrai que les interdits du surmoi se connectent à la conscience ou que l’amour intègre la sexualité. Si l’homme n’est ni ange ni bête, il opère à divers niveaux qu’il intègre dans sa personnalité, et résume en lui toute l’évolution qui le précède, phénomène que la biologie a résumé sous l’assertion selon laquelle « l’ontogénèse résume (ou récapitule) la phylogénèse. » L’homme, en étant devenu un homme, ne cesse pas d’être un animal.

Continuons dans cette direction, car l’enjeu, vis-à-vis du sens, n’est pas mince. Diverses interprétations peuvent être données d’un même phénomène. Analysant le cas célèbre de Jeanne D’Arc, Viktor Frankl avait bien cerné cette problématique : « il ne fait aucun doute que d’un point de vue psychiatrique, la sainte aurait été reconnue schizophrène, et aussi longtemps que nous nous confinons dans le champ de la psychiatrie, Jeanne D’Arc ne sera rien d’autre qu’une schizophrène. Ce qu’elle est au-delà de la schizophrénie ne pourra être perçu depuis la dimension psychiatrique. Mais dès que nous la suivrons dans la dimension de l’esprit, de la pensée, et que nous analysons son importance théologique et historique, il devient clair que Jeanne D’Arc est plus qu’une schizophrène. L’un n’empêche pas l’autre et en sens inverse, le fait qu’elle était une sainte ne change rien au fait qu’elle était schizophrène. »

Pour en revenir à Teddy Riner, la différence entre le judoka et la bête, c’est que même s’il est possible d’enseigner o soto gari ou de-ashi-garai à un orang-outang, vous seriez très étonné de voir ce cousin éloigné de l’homo faber disputer une rencontre de judo en respectant les codes de ce sport. Montrez m’en un et je l’inviterai volontiers à venir boire un verre à la maison !

Il est un point sur lequel Bigrel n’a pas voulu insister, celui de la pluridisciplinarité : aujourd’hui, le dialogue de l’entraîneur et de l’athlète est remplacé par un fonctionnement plus collectif. La formidable progression des performances sportives rend l’entraîneur incapable de répondre à nombre d’aspects de la problématique du haut niveau. Même un entraîneur de natation aussi farouchement indépendant que Philippe Lucas délègue certaines responsabilités et fait appel à des spécialistes dans le domaine, par exemple, de la musculation. Nous avons par ailleurs dans d’autres articles de Galaxie Natation évoqué les différents apports, extérieurs au duo fatidique, médecin, kiné, psychologue.

LA GREVE DE KNYSNA, DÉFAITE DU SENS

 Le sport a donc suivi l’air du temps, et s’est engouffré dans l’ère du spécialiste. Phénomène qui se paie, parfois cher. Dans un travail d’équipes, le spécialiste est indispensable. Il représente à la fois un bien et un mal nécessaires. Ce que nous devons déplorer, n’est pas que les hommes se spécialisent, mais que les spécialistes se mettent à généraliser. Mais pour ce qui concerne l’équipe de France de natation, les choses ont eu l’air de bien se passer.

Une menace autrement redoutable plane sur le sport et ses significations, et elle est liée à l’invasion de valeurs qui ne sont pas siennes. On a beaucoup parlé de la grande plongée du football français et les suites de la grève de Knysna, pendant la Coupe du monde 2010. Mais qui a fait le lien entre cette lamentable affaire et tout un ensemble de choix qui l’ont précédée ? Dans les années 1980, toute une stratégie avait été mise en place dans les zones difficiles, dans laquelle le sport devait ‘’récupérer’ une jeunesse volatile. Comme celle-ci n’était pas près de se soumettre aux règles du sport, on la laissa définir ses codes, et ceci sous la garde de « grands frères », bien souvent les trublions les plus actifs! Les valeurs éducatives s’étiolent, le lien social se défait, quand les conventions du sport ne fonctionnent pas. Depuis un siècle, la coutume voulait qu’on s’essuyât les pieds (et les esprits) en entrant sur le terrain. Les lois de la rue, en pénétrant sur le stade, piétinèrent ses valeurs séculaires. Le nouveau paradigme n’avait plus qu’à faire des petits. L’atmosphère du foot atteignit un paroxysme tel qu’entre autres, en Seine-Saint-Denis, les arbitres, conspués et menacés à chaque week-end, décidèrent de faire grève.

 LIBÉRATEUR ET CRÉATEUR DE TENSIONS

 Quand le sport parvient à imposer ses valeurs à ses pratiquants, il répond en revanche assez bien à cet impératif de la psychologie qui veut qu’ « être un être humain signifie toujours d’être dirigé, et de pointer vers quelque chose ou quelqu’un autre que soi-même. » Ce n’est pas d’un mince intérêt. L’épanouissement de la personnalité se réalise à travers un travail important. Des expériences dites « de pointe » offrent ce sentiment d’accomplissement que nous recherchons tous plus ou moins. Un sentiment de bonheur peut être atteint par d’autres stimulants. La musique, la drogue, l’alcool, un accomplissement personnel, etc. Malgré un renversement récent, et un retour des tensions, le monde moderne évolue vers une réduction des tensions. Ce qui peut se percevoir comme un progrès produit pourtant des effets contraires au développement de la personnalité : un affaiblissement du sens de la vie, qu’on appelle aussi le vide existentiel. En effet, une certaine tension est nécessaire à l’obtention d’un sentiment d’accomplissement. L’affaiblissement des tensions dans une société provoque ces manifestations de vide existentiel. Un tel vide, de telles frustrations, se traduisent par un sentiment d’ennui général. Le 15 mars, huit semaines avant l’explosion de mai 1968, le journaliste du « Monde » Pierre Viansson-Ponté avait titré : « la France s’ennuie. »

Il est frappant de constater que, pendant les guerres, ou les périodes de tensions, les problèmes psychologiques s’effacent. Sur le campus de Berkeley, lorsque les agitations étudiantes commencèrent, on nota un effondrement des admissions d’étudiants dans le département psychiatrique de l’Université. Pendant des mois, à travers la libre parole véhiculée par mai 1968, les étudiants rencontrèrent un sens dans leur vie

Nous sommes-nous éloignés du sport ? Point du tout. L’anthropologie a reconnu dans le sport une façon de redonner cette tension nécessaire à la santé mentale de l’homme. 

« Une saine création de tension, écrit ainsi Viktor Frankl dans The Will To Meaning, me semble être une fonction des sports, qui permettent aux gens d’exprimer leurs besoins de tension en s’imposant délibérément une demande qui leur est épargnée par une société privée de contraintes et d’exigences. Le sport réintroduit dans cette société un équivalent séculaire, substitut de l’ascétisme médiéval. »

Le sens du sport pourrait bien se nicher là, semble-t-il, tel un idéal à notre portée. Et s’il est vrai que « les idéaux sont l’étoffe de notre survie », il n’est peut-être guère besoin d’aller le chercher beaucoup plus loin.

+++Sport de Haut Niveau. La Performance Humaine à la Recherche du Sens, par François Bigrel, 98713.- Papeete, Tahiti, Polynésie Française, ST987@jeunesse-sports.gouv.fr

 

 

 

 

 

 

 

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