MIRACLE À LA FFN : LES SIX QUALIFIÉS SE RETROUVENT A VINGT-HUIT !

Six nageurs avaient réussis les minima olympiques à Montpellier. Ils sont 28 à disposer d’un billet pour Rio. Ce miracle, authentifié par le Saint-Père Francis Luyce, a été réalisé par l’apôtre Jacques Favre devant une assemblée cardinale. Six jours plus tôt, on aurait pu croire à un poisson d’avril. Mais là… On est prié d’applaudir !

Par Germaine NECKER

7 avril 2016

La FFN s’était mise dans la panade la plus totale avec des temps de qualification très durs, certes très utiles et même indispensables à la quête légitime de médailles, voire de places en finale.

Annoncés en début de saison les critères avaient été pris avec un extrême sérieux par les nageurs, nageuses et entraîneurs ainsi que par leur entourage. Résultat, avec seulement 6 qualifiés directs au sortir des championnats de France, « ils » sont obligés d’augmenter la liste des qualifiés en faisant appel aux critères qui étaient prévus pour compléter la sélection directe.

La sélection se fait donc au pourcentage le plus proche du temps demandé, version fédérale du jeu de cour d’école « au plus près du mur » que les moins de 50 ans n’ont pas connu. Et, pour les nécessités des relais ayant des chances de médailles chez les hommes en préservant si possible les meilleurs dans la réalisation des programmes individuels.

Et là, quand tu commences avec ces paramètres, ce n’est jamais très simple de s’en sortir sans polémique, quand on constate le très faible niveau international de certains athlètes retenus pour ce rendez-vous olympique.

De plus, comment justifier la politique fédérale et de la DTN avec 6 qualifiés seulement après 6 jours de compétitions à Montpellier? Et justifier également la liste des dirigeants élus (ou des familles d’élus) invités, hors les un ou deux qui sont directement en fonction utile au sein de l’équipe, et qui n’auront pas besoin eux de réaliser le moindre minimum ?

Comment justifier aussi le niveau d’encadrement technique indispensable au fonctionnement d’un collectif élite lors d’un événement majeur et dont le nombre d’accréditations possibles est directement lié au nombre d’athlètes engagés ? A ce niveau par exemple il est indispensable que les meilleurs bénéficient de leur entraîneur habituel.

Comment faire face à la pression des élus par ailleurs aussi électeurs, du CNOSF, du ministère, du public et des journalistes dans un sport devenu populaire ? Claude Fauquet faisait face à ces aléas avec conviction, panache et bravade. Aujourd’hui…

Francis Luyce, Président de la Fédération Française de Natation et Chef de Mission du CNOSF à Rio de Janeiro (eh ! oui) ne peut pas arriver sur place avec une petite équipe ! Au passage j’aimerais que l’on m’explique à quels critères d’excellence nos élus se soumettent ! Il serait sûr et certain de ramener des médailles, idéalement l’or dont l’éclat rejaillirait sur lui, qu’il s’y prendrait autrement.

Mais il y a la glorieuse incertitude du sport et l’or, l’argent et le bronze olympiques sont moins faciles à obtenir que les suffrages d’une élection fédérale. Il faut alors jouer aussi le nombre et prier le bon Dieu, ou le Christ Rédempteur du Corcovado, que la vraie élite s’en sortira malgré tout. Il a du y avoir du sport dans les couloirs fédéraux entre les défenseurs d’une ligne d’excellence et celle plus ouverte à satisfaire le plus grand nombre possible.

Les athlètes et leurs entraîneurs n’ont pas démérité, loin s’en faut, mais ont subi les effets de ces critères très difficiles. La fête nationale de la natation française a été gâchée à Montpellier dans une atmosphère tendue à l’extrême. Quand on voit au final la liste des qualifiés, on peut regretter quelques vraies joies partagées dans le bassin à l’arrivée des courses.

Quoi qu’il en soit, haut les cœurs pour se préparer aux échéances internationales à venir. De tout cœur avec vous.

Allez, les Bleus ??

0 comments:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *