DUNCAN SCOTT, 47s90 AU CENT, SPRINTEUR PRÉCOCE D’ÉCOSSE

Éric LAHMY

Jeudi 20 Avril 2017

Adam Peaty en est le présent, il vient de l’administrer de magistrale façon sur 100 mètres brasse ; mais Duncan Scott est-il le champion britannique de l’avenir? De l’autre côté de la Manche, on jure que nager s’inscrit dans l’ADN de sa famille. Sa sœur aînée Alexandra est capitaine de l’équipe féminine de l’université de Dundee et secrétaire à la Sport Union Exec.

Son parcours est celui d’un précoce et d’un talent. 1,90m, et il lui reste quelque chose de gamin sur sa frimousse, Duncan aura 20 ans le 6 mai prochain. Son parcours commence à s’illuminer quand, en 2013, année de ses seize ans, il enlève huit médailles d’or aux championnats écossais. Son dernier coup d’éclat revient à s’introduire dans la finale olympique des Jeux de Rio, en août passé. Pour ce faire, il nage 48s01 en séries, record national. Ensuite, il élimine une poignée de nageur dont Clément Mignon et réussit le 7e temps général des demis. Il est le premier nageur britannique finaliste olympique sur 100 mètres depuis Robert McGregor en 1968. En finale, 5e, il égala ses 48s01 des séries. Toujours aux Jeux, de par la grâce de sa Majesté Adam Peaty, – lequel inflige une terrible punition dans son parcours de brasse  l’élite mondiale qui lui est opposée, collant 2s25 et 2s44 à, respectivement Jake Packard (Australie) –, le relais britannique va vivre sur cet incroyable avance. Duncan devient ainsi médaillé d’argent olympique en nageant 47s62 lancé, une seconde moins vite que les deux autres crawleurs du podium, Nathan Adrian, USA, 46s74, et Kyle Chalmers, Australie, 46s72.

Le revoici qui remet sur le métier son ouvrage. Dès les séries, dans la piscine cathédrale de Ponds Forge, à Sheffield, il a nagé plus vite qu’en finale l’an passé, 48s58 contre 48s66, s’étant qualifié dans le groupe d’âge des 18-21 ans. Il a fait plus que dominer la finale, il l’a incarnée. Il passe confortablement installé devant son second, Jack Thorpe, 23s14 contre 23s53. Puis ne cesse d’augmenter son avance, qu’il porte à une longueur : ses 47s90 battent le record et le font entrer dans un club restreint, celui des « moins de 48 secondes. »

 Il est intéressant de noter la prééminence de trois jeunes nageurs dans la grande finale des championnats, outre Scott, Jarvis Parkinson, 19 ans, 50s02, et Lewis Burras, de Southport, dans sa 17e année, 50s08.

Burras est basé à Dubai, dans les Emirats arabes où l’Hamilton Aquatics, entité créée par un coach d’élite créatif, Chris Tidey, offre une palette des plus larges d’enseignement aquatique, depuis les tout petits jusqu’aux champions dans seize institutions. Hamilton Aquatics, relié aux écoles de langue anglaise des Emirats, enseignement basé sur une approche riche de l’éducation des nageurs, s’est développée, et compte 600 nageurs à Dubai ; créée en 2013, son antenne de Doha, réunit aujourd’hui 150 compétiteurs et 1200 membres dans son programme « Apprendre à Nager ». Son nageur étoile reste le Serbe Velimir Stjepanovic, champion d’Europe du 200 mètres, mais le programme qui réunit des nageurs de vingt nationalités différentes, a formé des champions d’Afrique du Sud, d’Algérie, d’Argentine, d’Irlande, du Koweit, du Liban, de Lituanie, de Malte, du Mexique, de Nouvelle-Zélande, du Pakistan, du Portugal, de Syrie, de Tanzanie, de Tchéquie, de Tunisie, et bien entendu d’Ecosse et d’Angleterre ! Sous le slogan « believe, sacrifice, achieve » (croire, se sacrifier, réaliser), on peut dire que c’est une affaire qui tourne.

Gagnante du 200 papillon dames, Charlotte Atkinson, doit être une des rares individualités issues de l’île de Man, charmante lieu dit en mer d’Irlande, célèbre dans le passé pour ses contrebandiers et aujourd’hui aussi, dans une modernisation du concept, celle du paradis fiscal. Et dans les courses « dures », 400 quatre nages et 1500 libre, les vainqueurs respectifs, Max Litchfield et Daniel Jervis, sont un peu seuls.

MESSIEURS.-

100 libre : 1. Duncan SCOTT, Stirling, 47s90 ; 2. Jack THORPE, Edinburgh, 49s65; 3. Kieran McGUCKIN, Edinburgh, 49s68; 4. Calum JARVIS, Bath, 49s80.

1500 libre : 1. Daniel JERVIS, 14’51s48 ; 2. Timothy SHUTTLEWORTH, Loughborough, 15’7s92 ; 3. Stephen MILNE, Perth, 15’14s26 ; 4. Tobias ROBINSON, Loughborough, 15’18s05 ; 5. Samuel BUDD, Sheffield, 15’18s30.

400 4 nages : 1. Max LITCHFIELD, Sheffield, 4’10s63; 2. Mark SZARANEK, Edinburgh, 4’15s51.

DAMES.- 50 libre : 1. Anna Hopkin, EALING, 25s07; 2. Siobhan-Marie O’Connor, Bath, 25s28.

200 papillon : 1. Charlotte ATKINSON, Loughborough, 2’7s06 ; 2. Alys THOMAS, Swansea, 2’7s87.     

GRANDE-BRETAGNE : ADAM PEATY, UN BRASSEUR QUI N’EST PAS DE LA PETITE BIÈRE

Éric LAHMY

Jeudi 20 Avril 2017

Adam Peaty était attendu, et Adam Peaty a répondu à l’attente. Sur 50 mètres brasse, distance non olympique. Mais le garçon apparait tellement phénoménal qu’il rendrait cette course attractive. Pour les Anglais, avec en séries, 26s62, en finale 26s48, c’est une médaille d’or mondiale pratiquement assurée. Aux championnats nationaux, à Sheffield, il a totalement rassuré sur ses compétences !

Quand je le vois en action, je constate un fait qu’Alex Scott, de Swimming World, a décrit simplement, et que je ne peux mieux exprimer : « Peaty nage sur un rythme de nage que ses compétiteurs, simplement ne peuvent pas suivre, et il le fait sans perdre son efficacité. »

Il donnerait soixante coups de bras par minute au début d’un 100 mètres, 55 à la fin. Van den Burgh aussi, qui est sur le même registre. Mais le Sud-Africain sacrifie plus d’efficacité technique à ce tempo élevé.

Coaché par Melanie Marshall, Peaty nage 35 heures par semaines et ne croit pas être au sommet de sa carrière. Mais il est difficile d’imaginer qui pourra l’empêcher de gagne 50 et 100 brasse aux mondiaux de Budapest. Sur 50, l’Italien Nicolo’ Martinenghi, recordman du monde juniors, est celui qui l’approche le plus près cette saison, avec 26s97 ; la technique de l’Italien a quelque chose de plus « furieuse » quand Peaty reste très posé, maîtrisé, dans sa gestuelle. Le flegme britannique sans doute? Sur 100, le Chinois Zibei Yan en est à 58s92, soir à plus d’une seconde derrière Adam, lequel mène les débats avec 57s79 cette année.

James Guy, qui, l’an passé, avait gagné le 100 mètres papillon (en 52s15), a tenté sa chance sur la distance double, et a largement gagné en 1’55s91.

La natation britannique, comme plusieurs autres natations nationales, souffre de carences, c’est semble-t-il, inévitable avec un programme démesuré que propose la FINA, et qui ne permet pas de présenter suffisamment de talents pour couvrir toutes les épreuves. Le dos masculin et le papillon féminin, par exemple, ne présentent pas d’éléments extraordinaires.

En revanche, Jocelyn Uliette a largement amélioré ses temps – autour de six secondes – dans l’année, pour devenir championne 2017, en s’emparant du record national du 200 mètres brasse.

MESSIEURS.- 100 dos : 1. Chris WALKER-HEBBORN, Bath, 54s24; 2. Luke GREENBANK, Loughborough, 54s75.

50 brasse : 1. Adam PEATY, Loughborough, 26s48; 2. Euan INGLIS, Edinburgh, 27s65; 3. Mark CAMPBELL, Aberdeen, 27s66; 4. L CLIFFORD-STEPHENSON, 27s86; 5. Charlie ATTWOOD, 27s90 (en série, 27s89).

200 papillon : 1. James GUY, 1’55s91; 2. Cameron BRODIE, Stirling, 1’57s46; 3. Duncan SCOTT, Stirling, 1’57s50.           

DAMES.- 800 libre : 1. Jazmin CARLIN, Bath, 8’30s56; 2. Holly HIBBOTT, Stockport, 8’31s78.  

100 dos : 1. Georgia DAVIES, Loughborough, 59s34; 2. Kathleen DAWSON, Stirling, 1’0s22; 3. Jessica FULLALOVE, Bath, 1’0s52; 4. Elizabeth SIMMONDS, Edinburgh, 1’0s58; 5. Chloe GOLDING, Manchester, 1’1s33. Target Tokyo: Kathryn GREENSLADE, 19 ans, Edinburgh, 1’1s35. Juniors: Cassie WILD, 17 ans, 1’1s25.

200 brasse : 1. Jocelyn ULIETT, Loughborough, 2’22s08; 2. Molly RENSHAW, Loughborough, 2’23s04; 3. Chloe TUTTON, 2’24s28; 4. Katie MATTS, Stockport, 2’25s51; 5. Abbie WOOD, 2’26s02.

50 papillon : 1. Charlotte ATKINSON, Loughborough, 26s81.

ADAM PEATY TOUJOURS SEUL ET UNIQUE SUR 100 MÈTRES BRASSE : 57s79

Éric LAHMY

Mercredi 19 Avril 2017

Je m’y étais laissé prendre une année passée. La première journée des championnats est tellement éblouissante que je me disais : ça y est, les Britanniques ont la première natation du monde.

Pourquoi ça ? Parce que le premier jour des championnats de Grande-Bretagne est dédié au 400 libre et au 100 brasse messieurs, au 200 libre et au 400 quatre nages dames, et que s’y trouvaient James Guy, Adam Peaty, Jazmin Carlin et Hannah Miley, à une ou deux autres individualités près les meilleurs éléments de la natation des îles.

En 2017, à l’issue de la première journée des compétitions qui se tiennent à la piscine du centre international sportif de Ponds Forge, à Sheffield, l’impression de qualité reste la même. L’an dernier, Adam Peaty avait nagé son 100 mètres brasse en 58s41, le voici rendu à 57s79. Il est vrai qu’entre-temps, il a nagé, en finale des Jeux olympiques, 57s13, il s’empêche, le Britannique reste le roi du 100 mètres brasse, où sa domination et l’impression de puissance qu’il dégage est unique (dans l’eau et hors de l’eau d’ailleurs).

James Guy n’en est pas là sur 400 mètres nage libre. Celui qui fut deuxième du championnat du monde du 400 mètres à Kazan, en 2015 (et vainqueur du 200 mètres) a exprimé son amertume après les Jeux olympiques de Rio où ses 4e place du 200 mètres et sixième place du 400 mètres lui déplurent souverainement. Il est reparti vers une nouvelle croisade sur ses deux distances de prédilection, et il est clair, vu les temps réalisés par les Sun Yang, Gabriele Detti, Mackenzie Horton et consorts, qu’il n’aura pas la tâche facile. Son 3’44s74 sur 400 mètres, en retrait de neuf dixièmes de seconde sur celui réussi l’année passée (3’43s84), lui donne une avance plus serrée qu’en 2016 sur Stephen Milne, tandis que sept nageurs « cassent » les 3’50s, assez remarquable exploit collectif…

Milne, champion britannique du 1500 mètres, à trois mètres du mur, n’était pas qualifié, mais trouva la ressource de toucher 4/100e avant le « quatre nageur »Max Litchfield qui, après une course courageuse, lui concéda un mètre fatidique dans la dernière longueur.

Côté féminin, Hannah Miley devança sur 400 mètres quatre nages Aimée Willmott, pratiquement dans les mêmes temps quen 2016. On prend les mêmes et on recommence.

 MESSIEURS.- 400 libre : 1. James GUY, Bath, 3’44s74; 2. Stephen MILNE, Perth, 3’46s16; 3. Max LITCHFIELD, Sheffield, 3’46s20; 4. Jay LELLIOTT, Bath, 3’47s48; 5. Nicholas GRAINGER, Sheffield, 3’47s86; 6. Timothy SHUTTLEWORTH, Loughborough, 3’48s53; 7. Daniel JERVIS, Swansea, 3’49s21; 8. Samuel BUDD, Sheffield, 3’50s69.

50 dos : 1. Chris WALKER-HEBBORN, Bath, 25s19

100 brasse : 1. Adam PEATY, Loughborough, 57s79; 2. Ross MURDOCH, Stirling, 1’; 3. James WILBY, Loughborouh, 1’0s05; 4. Craig BENSON, Stirling , 1’0s20 (en série, 1’0s16); 5. Charlie ATTWOOD, Bath, 1’0s50 (en série, 1’0s39). En série, Andrew WILLIS, Bath, 1’0s95.

DAMES.- 200 libre : 1. Eleanor FAULKNER, Sheffield, 1’57s88; 2. Kathleen GREENSLADE, Edinburgh, 1’59s39; 3. Jazmin CARLIN, Bath, 1’59s59: 4. Lucy HOPE, Edinburgh, 1’59s71.

50 brasse : 1. Imogen CLARK, Loughborough, 30s21; 2. Sarah VASEY, Loughborough, 30s30; 3. Corrie SCOTT, Edinburgh, 31s.

LA RUSSIE NE PAIERA PLUS POUR SES DOPÉS !

Mardi 18 Avril 2017

En faisant savoir qu’elle cessera désormais de payer les amendes des nageurs ayant été positifs à des contrôles anti-dopage, la Fédération russe de natation n’a-t-elle pas admis implicitement qu’elle couvrait les dopés ?

Certes, Vladimir Salnikov, l’ancien champion olympique de demi-fond devenu le président de la Fédération justifie la décision d’une toute autre manière : « dans la situation actuelle, nous perdons de l’argent parce que certains athlètes ne prennent pas le soin de respecter la législation antidopage, le passage des tests. » Ces négligences finissant par coûter cher  la fédération, celle-ci a décidé de responsabiliser les nageurs.

Quand ils devront payer, nul doute que les intéressés trouveront l’amende amère!

Il est bon de rappeler qu’entre 2009 et 2016, vingt-trois nageurs russes ont été contrôlés positifs, dont leur nageuse vedette Julia Efimova, convaincue de dopage à un anabolisant et à un produit nouveau, le meldonium, ou encore Morozov et Lobintsev, médaillés olympiques de relais en 2012 à Londres, pour ne citer qu’eux. Sept des 37 membres de l’équipe russe de natation étaient sous le coup d’une interdiction, avant qu’une manœuvre du CIO, relayée par la fédération internationale de natation ne permette à la cour arbitrale du sport de leur sauver opportunément la mise. Or faire appel d’un jugement coûte une petite fortune.

Actuellement, plusieurs nageurs russes, dont certains médaillés, sont écartés des compétitions. ainsi Vitalina Simonova et Yana Martynova, respectivement double et triplé médaillée des championnats  d’Europe

CHAMPIONNATS DU JAPON 2017 : HAGINO, SETO, IKEE, OHASHI, ET UN 200 METRES BRASSE DE FOUS FURIEUX

Eric LAHMY

Mardi 18 Avril 2017

Quatre titres de champion du Japon pour Kosouke Hagino qui a parfois donné l’impression d’être à la peine, ainsi sur 200 et 400 mètres libre où a dû pousser les feux pour l’emporter de justesse sans qu’on puisse savoir s’il est en difficulté ou s’il aime lanterner et se mettre en danger. Toujours est-il qu’il a été devancé sur 400 quatre nages, par Daya SETO, d’un centième. Il n’en reste pas moins le nageur vedette du Japon, et a gagné le 200 dos devant IRIE et le 200 quatre nages devant SETO.

Plus que jamais, la grande spécialité du Japon est son 200 mètres brasse masculin. Entre les finales A et B et les séries, on compte vingt-deux nageurs qui réalisent 850 points ou plus à la table de cotation !

Il y a même quelque chose d’insolite dans cette spécialisation : seulement deux nageurs en font autant sur 100 mètres brasse. Ippei WATANABE, le nouveau recordman du monde, est 2e de la finale, derrière Yasuhiro KOSEKI, le vainqueur en 2’7s18, comme d’ailleurs sur 100 mètres où seul KOSEKI bat la minute. En fait KOSEKI gagne également le 50 mètres et fait donc la passe de trois.

Sur 200 papillon, où Masato SAKAI a devancé Daya SETO, le record du monde junior a été amélioré deux fois par Nao HOROMURA.

Côté dames, la jeune Rikako IKEE ne cesse de progresser, qui a gagné cinq courses : 50, 100 et 200 libre, 50 et 100 papillon, et battu le record mondial junior du 50 papillon. Un autre record mondial junior a été amélioré, sur 200 papillon, par Suzuka HASEGAWA, tandis que Yui OHASHI double 200 et 400 quatre nages, et pulvérise de trois secondes le record du Japon de la course la plus longue.

MESSIEURS.-

50 libre : 1. Shinri SHIOURA et Katsumi NAKAMURA, 21s97; 3. Syunichi NAKAO, 22s03

100 libre : 1. Katsumi NAKAMURA, 48s26; 2. Shinri SHIOURA, 48s80 ; 3. Katsuhiro MATSUMOTO, 49s02; 4. Junya KOGA, 49s51.

200 libre: 1. Kosuke HAGINO, 1’47s29; 2. Naito EHARA, 1’47s57; 3. Katsuhiro MATSUMOTO, 1’47s59; 4. Tsubasa AMAI, 1’48s21.

400 libre : 1. Kosuke HAGINO, 3’47s30; 2. Naito EHARA, 3’47s74; 3. Tsubasa AMAI, 3’48s99; 4. Yosuke MIYAMOTO, 3’50s26; 5. Syuhei SUYAMA, 3’52s10.

800 libre: 1. Naito EHARA, 7’54s16; 2. Syogo TAKEDA, 7’56s86; 3. Ryuta OSAKI, 7’57s12.

1500 libre : 1. Kouhei YAMAMOTO, 15’3s90; 2. Syogo TAKEDA, 15’6s13; 3. Shingo NAKAYA, 15’12s15; 4. Taketomo TANI, 15’18s89; 5. Atsuya YOSHIDA, 15’19s28.

50 dos: 1. Junya KOGA, 24s67; 2. Junya HASEGAWA, 24s78

100 dos: 1. Ryosuke IRIE, 53s46; 2. Masaki KANEKO, 53s80; 3. Takeshi KAWAMOTO, 54s10; 4. Junya HASEGAWA, 54s30. En séries, Syunya NISHIMURA, 54s52

200 dos : 1. Kosouke HAGINO, 1’56s39; 2. Ryosuke IRIE, 1’57s06; 3. Masaki KANEKO, 1’57s16.

50 brasse : 1. Yasuhiro KOSEKI, 27s23 (record du Japon, ancien, 27s30); 2. Masaki NIIYAMA, 27s59 ; 3. Kouichirou OKAZAKI, 27s66 ; 4. Yoshiki YAMANAKA, 27s86.

100 brasse : 1. Yasuhiro KOSEKI, 59s26; 2. Ippei WATANABE, 1’0s11.

200 brasse : 1. Yasuhiro KOSEKI, 2’7s18; 2. Ippei WATANABE, 2’7s60; 3. Kasuki KOHINATA, 2’9s98; 4. Yukihiro TAKAHASHI, 2’10s55; 5. Maoru MOURI, 2’10s74 (en série, 2’10s50); 7. Rintarou OHKUBO, 2’11s08 (en séries, 2’10s30); 7. Hayato WATANABE, 2’11s45; 8. Ryuya MURA, 2’11s91 (en série, 2’10s77). Finale B: 1. Hiromasa FUJIMORI, 2’11s48; 2. Kazuki WATANABE, 2’12s00 (en série, 2’11s68); 3. Takaaki OHKAWA, 2’12s01 (en série, 2’11s77); 4. Kasuki HAYASHI, 2’12s30; 5. Kohei GOTOU, 2’13s91 (en série, 2’12s87). En séries: 11. Ikeshita TAKAKOSHI, 2’12s29; …13. Naoto OHSAWA, 2’12s81; 14. Yuu HANAGURUMA, 2’12s87 17. Kosouke ISHII, 2’13s02; 18. Hiroyuki KATOU, 2’13s17; 19. Ikuma OHSAKI, 2’13s36; 20. Kaede HIRAKAWA, 2’13s96; 21. Daichi INAGAKI et Ippei MIYAMOTO, 2’14s07.

50 papillon : 1. Junya HASEGAWA, 23s50; 2. Syunichi NAKAO, 23s64: 3. Takeshi KAWAMOTO, 23s67.

100 papillon : 1. Yuuki KOBORI, 51s98; 2. Nao HOROMURA, 52s15; 3. Masato SAKAI, 52s44; 4. Daya SETO, 62s51; 5. Masayuki UMEMOTO, 52s58. En série, Takaya YASUE, 52s32:Yuuma WADA, 52s45.

200 papillon : 1. Masato SAKAI, 1’53s71; 2. Daya SETO, 1’54s28; 3. Nao HOROMURA, 1’55s37 (record du monde junior); 4. Yuyya YAJIMA, 1’55s86 (en série, 1’55s61); 5. Mayasuki UMEMOTO, 1’56s05 (en série, 1’55s45); 6. Yuusuke MIYOSHI, 1’56s86 (en série, 1’56s81) ; 7. Syun WATARAI, 1’57s41; 8. Masafumi OHSAKA, 1’57s46 (en série, 1’56s56). Finale B: 1. Takumi TERADA, 1’57s40; 2. Kouhei FUKASAWA, 1’57s57.   En série, Nao HOROMURA, 1’55s44 (record du monde junior) ; Yuuya SAKAMOTO, 1’57s68.

200 4 nages : 1. Kosouke HAGINO, 1’56s01; 2. Daya SETO, 1’57s58; 3. Takeharu FUJIMORI, 1’58s45; 4. Keita SUNAMA, 1’59s04; 5. Ippei WATANABE, 2’0s23. (en série, 2’0s07).

400 4 nages : 1. Daya SETO, 4’10s44; 2. Kosouke HAGINO, 4’10s45; 3. Takeharu FUJIMORI, 4’11s26. En série, Keita SUNAMA, 4’17s34.

 DAMES.- 50 libre : 1. Rikako IKEE, 24s57.

100 libre : 1. Rikako IKEE, 53s83; 2. 2. Tomomi AOKI, 54s83; 3. Chihiro IGARASHI, 54s98.

200 libre : 1. Rikako IKEE, 1’57s07; 2. Chihiro IGARASHI, 1’57s67; 3. Tomomi AOKI, 1’58s33; 4. Aya TAKANO, 1’58s82.

400 libre : 1. Chihiro IGARASHI, 4’8s28.

800 libre : 1. Yukimi MORIYAMA, 8’32s10.

1500 libre : 1. Yukimi MORIYAMA, 16’20s00.

50 dos : 1. Emi MORONUKI, 27s98; 2. Miyuki TAKEMURA, 28s15, 3. Natsumi SAKAI, 28s37; 4. Noriko INADA, 28s46.

100 dos : 1. Anna KONISHI, 1’0s72; 2. Miyuki TAKEMURA, 1’0s73; 3. Natsumi SAKAI, 1’0s74 (en série, 1’0s74); 4. Emi MORONUKI, 1’0s97; 5. Masumi TAKABA, 1’1s11; 6. Miki TAKAHASHI, 1’1s17; 7. Sayaka AKASE, 1’1s19; 8. Rena NISHIWAKI, 1’1s31 (en série, 1’1s25). Finale B: 1. Rio SHIRAI, 1’1s18.

200 dos : 1. Natsumi SAKAI, 2’10s14 ; 2. Sayaka AKASE, 2’10s22; 3. Yuui OHHASHI, 2’10s39; 4. Mayuko GOTOU, 2’10s86. Finale B: Miki TAKAHASHI, 2’10s78. En série: Rumi TERAMOTO, 2’10s61.

50 brasse : 1. Satomi SUZUKI, 30s66 (record du Japon).

100 brasse : 1. Reona AOKI, 1’6s77; 2. Satomi SUZUKI, 1’6s91 (en série, 1’6s65); 3. Kanako WATANABE, 1’7s09; 4. Miho TERAMURA, 1’7s65.

200 brasse : 1. Reona AOKI, 2’23s24; 2. Satomi SUZUKI, 2’25s27; 3. Sakiko SHIMIZU, 2’26s.

50 papillon : 1. Rikako IKEE, 25s51 (record du monde junior).

100 papillon : 1. Rikako IKEE, 57s39.

200 papillon : 1. Suzuka HASEGAWA, 2’6s29 (record du monde junior) ; 2. Hiroko MAKINO, 2’7s15.

200 4 nages :1. Yuui OHASHI, 2’9s96 ; 2. Runa IMAI, 2’11s51; 3. Miho TERAMURA, 2’11s58; 4. Sakiko SHIMIZU, 2’12s42; 5. Rika OOMOTO, 2’13s02.

400 4 nages : 1. Yuui OHASHI, 4’31s42 (record du Japon, ancien 4’34s46) ; 2. Sakiko SHIMIZU, 4’37s52 ; 3. Miho TAKAHASHI, 4’39s26 ; 4. Wakaba TSUYUUSHI, 4’39s67.

EQUIPE JAPONAISE AUX MONDIAUX DE BUDAPEST

MESSIEURS – Katsumi Nakamura, Shinri Shioura, Ryosuke Irie, Kosuke Hagino, Yasuhiro Koseki, Ippei Watanabe, Masato Sakai, Daiya Seto, Yuki Kobori

DAMES – Rikako Ikee, Chihiro Igarashi, Reona Aoki, Satomi Suzuki, Suzuka Hasegawa, Hiroko Makino, Yui Ohashi, Runa Imai, Sakiko Shimizu

ENTRAINEUR CHEF: Norimasa Hirai.

YUI OHASHI, UNE COVER-GIRL JAPONAISE FRÔLANT L’ANOREXIE AU SOMMET DU 400 QUATRE NAGES MONDIAL

Éric LAHMY

Mardi 18 Avril 2017

Yui Ohashi, la gagnante des deux courses de quatre nages des championnats du Japon, est la grande inconnue de l’équipe nippone sélectionnée pour Budapest. Elle n’avait pu se qualifier pour les Jeux de Rio, malgré une place de podium, où elle apparaissait d’une demi-tête plus grande que ses compatriotes. Les Japonaises ne sont pas riches en gabarit, et elle mesure 1,74m. Elle est aussi extrêmement fine, et on se demande comment ses bras de mannequin frôlant l’anorexie peuvent la porter aussi rapidement sur l’eau. Lors de sa première année à l’université Tohyo, souffrant d’anémie, elle se fractura une rotule en heurtant une table de cuisine à la cafeteria.

Vu de France, il est assez difficile de savoir qui se cache derrière Yui Ohashi. D’une Américaine ou une Australienne qui aurait réussi ses performances, on saurait tout de ses sponsors, de sa famille, de ses débuts dans le sport, de ses premiers entraînements, de son parcours de club en club, de ses préférences alimentaires et autres détails factuels à défaut d’être croustillants. Mais allez gratter quelques infos sur la dernière coqueluche de la natation japonaise ! Comme son nom l’indique, le Soleil Levant se donne à ceux qui se lèvent (très) tôt !!

Elle est née le 18 octobre 1995, m’apprend telle source australienne. Quant à ses photos, elles trahissent une jeune fille au visage racé, au regard distancié, proprement ravissante.

SON COACH, NORIMASA HIRAI, EST LE GÉNIE DE LA NATATION JAPONAISE

Dans Kyodo News, une agence nippone qui arrose l’Asie de ses infos, le journaliste Shintaro Kano nous en donne plus. Il nous apprend pour commencer que Yui est l’élève du coach le plus réputé du Japon, Norimasa Hirai, entraîneur chef de l’équipe japonaise, indiscutable génie des eaux qui doit sa réputation à ses élèves vedettes : Kosuke Kitajima et Kosuke Hagino.  Autant dire que, depuis vingt ans, le meilleur nageur du Japon est chez lui !

Ohashi pourrait bien être sa prochaine championne olympique. La fille, Kano (pour nous, un vrai Kano de sauvetage) nous la présente comme ayant 21 ans,  merci bien. Son temps n’est pas seulement le record du Japon. C’est le record du Japon battu de trois secondes – 4’31s42 contre 4’34s66. Des choses qui ne se font plus beaucoup, ces derniers temps.

L’ancien record appartenait à Sakiko Shimizu depuis les séries des Jeux, où elle termina bonne dernière de la finale olympique avec 4’38s06. Shimizu l’avait précédée aux championnats du Japon 2016, et sur le podium, le visage mélancolique d’Ohashi, au côté de ceux, rayonnant de Shimizu et satisfait de Miho Takahashi, dénonçait laquelle des trois jeunes femmes ne partirait pas à Rio de Janeiro.

Un an plus tard, c’est Ohashi qui triomphe, et de belle façon : les deux « voyageuses » de 2016 ont fini six et huit secondes derrière elle.

SA NON-SÉLECTION OLYMPIQUE A RIO CONSTITUE LE TOURNANT DE SA CARRIÈRE

Ce que vaut ce nouveau record ? S’il reste à distance respectueuse de l’impressionnant monolithe de Katinka Hosszu, 4’26s36 en finale olympique de Rio, il soutient la comparaison avec les temps réalisés par les médaillées d’argent et de bronze de Rio – Maya Di Rado, 4’31s15 et Mireia Belmonte, 4’32s39.

Mais en 2017, Hosszu semble souffrir d’un petit coup de moins bien après ses exploits à répétition des saisons passée, et n’apparait qu’en 5e position sur les bilans mondiaux à neuf secondes de son record. Ohashi mène le monde, de la tête et des épaules, et sa seconde, Mireia Belmonte, pointe à 4’35s01.

A 20 ans, abordant sa quatrième année d’études à l’Université de Tohyo (créée voici deux siècles et haut lieu des études de philosophie), évincée de l’équipe olympique, Yui décida qu’elle n’en resterait pas là. « Je ne pouvais pas laisser tomber. Les championnats 2016, où je suis sortie médaillée, mais pas qualifiée, ont été un virage. J’ai passé l’année à m’assurer de ma qualification (pour Budapest). En février, je suis partie à Sierra Nevada, en Espagne, et je me suis entraînée pendant cinq semaines en altitude. Mes temps, là-bas, étaient bons, et je me préparais avec la détermination d’aller aux championnats du monde. Je me suis donnée à fond, et je crois que c’est ce qui m’a conduite au record. »

Elle poussa énormément sur son style faible, le papillon. Puis, retour d’Espagne, elle s’imposa à l’open Konami de Tokyo, un rendez-vous classique du début de saison, mais son exploit, 4’35s35, à 0s7 du record japonais, passa quelque peu inaperçu, au regard des performances dans d’autres courses des stars japonaises, Rikako Ikee, Daya Seto, Yasuhiro Koseki et Masato Sakai, sans parler du tout nouveau recordman du monde du 200 mètres brasse Ippei Watanabe.

A LA FOIS FORTE ET FRAGILE

Mais, aussi peu remarqué fut-il, ce résultat arma sa confiance… « Avant le Konami, raconte Norimasa Hirai, je lui annonçais qu’elle pouvait nager 4’35s, et elle ne me crut pas. Après la course, je revins vers elle et lui dit, désormais, de me croire quand je lui disais quelque chose. Aux championnats, je lui prédisais un possible 4’31s et c’est ce qu’elle a fait. » Pourtant, elle-même tablait sur un plus modeste 4’33s.

Kosouke Hagino, pour sa part, présente cette jeune fille comme une partenaire d’entraînement opportune : « j’ai depuis toujours dû m’entraîner seul pour les quatre nages, donc elle est bienvenue. »

Préparée prudemment, parce qu’à la fois forte et fragile, Yui accède brutalement à un statut supérieur. Hirai s’efforce de la protéger d’attentes excessives. Le Japon ne cesse de songer que les prochains Jeux olympiques se tiendront à Tokyo, avec tout ce que cela représente en termes d’enjeux émotionnels collectifs. « Le chemin ne sera pas aisé, insiste le coach désireux de dégonfler la bulle d’enthousiasme médiatique… Je pense qu’aux mondiaux de Budapest, elle saura se qualifier pour nager en finale et leur en donner pour leur argent. Après…Il lui faudra encore s’améliorer nettement en papillon et en dos, sans s’interdire de grappiller une seconde ou deux en brasse, voire en crawl. Alors seulement elle sera forte et on pourra attendre d’elle qu’elle rapporte une médaille, » dit-il.

La seule idée que cette cover-girl à la silhouette famélique pourrait surplomber sur un podium les tarzanesques Hosszu et Belmonte a quelque chose de réjouissant !

CHAMPIONNATS DE CHINE: A QINGDAO DÉBUTE LA POURSUITE DES USA

CHAMPIONNATS DE CHINE: A QINGDAO DÉBUTE LA POURSUITE DES USA

Éric LAHMY

Dimanche 16 Avril 2017

Qingdao. C’est le nom de la ville. Forte de ses treize mille millions de pèlerins, la Chine regorge de charmante petites cités de neuf millions d’habitants ! Qingdao, à mi-chemin entre Pékin et Shanghai, sous-préfecture de la province de Shandong, trois fois plus de citoyens que Paris. Qingdao, son port, son pont de 41 kilomètres (le plus long pont de mer du monde), son aéroport, son université… Et pour ce qui nous concerne, sa piscine, ses championnats de Chine 2017…

Les championnats ? Ils viennent de se terminer. J’ai préféré laisser courir plutôt que de distiller pendant une semaine les infos, un peu confuses, à se prendre les pieds entre les séries, les demies et les finales, qui nous venaient de l’Empire du Milieu.

Et comme disait je ne sais plus qui : IL Y A DU LOURD. Pendant qu’on regardait ailleurs, les Chinois seraient devenus la première natation du monde ou presque que cela ne m’étonnerait pas. Ce n’est pas encore sûr. Il faut encore passer par le rite suprême de la compétition internationale, en l’occurrence les mondiaux de Budapest… Et puis, de l’autre côté de l’Océan Pacifique, si vous ne confondez pas le plateau de Mesa avec le mont Denali (ex-McKinley), vous saurez que le shérif aux cinquante étoiles n’a toujours pas dégainé.

XU JIAYU À UN DIXIÈME DU RECORD DU MONDE DU 100 DOS

Mais sur pas mal de courses, on ne sait pas trop comment ça va tourner entre les deux géants et les prédateurs de moindre envergure qui vont essayer de piquer ici ou là, dans la course aux médailles. Le succès emblématique chinois, à Qingdao, celui qui éveille les suspicions, cela a été la course de XU Jiayu sur 100 mètres dos. Il a arrêté les chronos à 51s86, c’est-à-dire à un centième du record du monde, établi par Ryan Murphy en finale des Jeux olympiques de Rio.

Car ça fait mal. Le Murphy en question avait, rappelons-le, devancé, aux Jeux, XU Jiayu lui-même. Et les 52s31 du Chinois amélioraient le record de Chine. Xu reste bien peu connu chez nous, on sait seulement qu’il aura 22 ans le août prochain, qu’il mesure 1,84m, est particulièrement léger (pas trop de muscule, semble-t-il), que sa mère, une nageuse de papillon, l’a mis à quatre ans dans l’eau, qu’on n’a pas réussi depuis à l’en sortir, et qu’il étudie on ne sait trop quoi à l’université de Shanghai… A part ça il est affecté d’une charmante binette et d’un sourire qui lui vaudra peut-être, s’il continue à tracer comme ça dans l’eau, autant de « followers » (huit millions) sur son blog que son compatriote Ning Zetao. Bien entendu, il détient tous les records chinois sur 50, 100 et 200 dos. Xu a insisté sur le caractère imprévisible du record, sur son étonnement d’avoir nagé en moins de 52 secondes, et sur le fait qu’il ne veut pas trop penser à de possibles exploits, refusant d’ajouter trop de pression sur ses épaules… Le garçon est réfléchi !

QUAND SUN YANG MARABOUTE MACKENZIE HORTON

Sur 400 mètres, un Sun Yang vindicatif ne s’en cache pas, il prépare un chien (bouilli ?) de sa chienne à Mackenzie Horton, qui s’est permis de le battre sur la distance, puis de lui battre froid aux Jeux olympiques de Rio . Il pourrait avoir le portrait de l’Australien  dans sa chambre et s’exercerait à lui lancer des fléchettes que cela ne m’étonnerait pas. C’est le genre de préparation mentale qui en vaut une autre. Je crois que Michael Wenden torturait pendant des mois une photo de Schollander avant les Jeux de Mexico, qu’un autre Michael, Phelps, allait rarement au combat sans être plus ou moins remonté vis-à-vis de l’adversaire, à l’exception de Ian Crocker. A Qingdao, ça a marché. Sun a nagé deux secondes plus vite qu’Horton sur 400 cette année.

Maintenant, ce genre de scénario, on ne sait jamais quelles surprises il recèle. Tenez, par exemple, à Budapest, SUN et Horton se cannibalisent dans l’eau et c’est DETTI qui gagne ! Que dites-vous ? Pothain ? Okay, c’est Pothain qui gagne !

Sun s’est assuré deux autres places de choix dans le programme, sur 200 et 800 mètres, et ne peut échapper au rôle de favori dans ces courses. Il s’est permis de remporter le 100 mètres, en l’absence de Ning Zetao, autre enfant gâté de la natation chinoise, écarté par sa fédération pour avoir signé des contrats non autorisés…

POUR TAN HAYANG, UN RECORD DU MONDE JUNIOR PEUT EN CACHER UN AUTRE

Le troisième homme fort de la natation chinoise, issu des championnats, est Tan Hayang, qui vient d’effacer en 2’8s71 le record du monde junior du 200 mètres brasse. Encore éloigné de deux secondes du record du monde – battu avec 2’6s67 ce 29 janvier à Tokyo par Ippei Watanabe – Tan pourrait être plus fort que sa performance ne le suggère. A Qingdao, il a de façon assez manifeste produit une course d’attente jusqu’aux cent mètres. Tan a également amélioré le record mondial junior du 200 mètres quatre nages, dans une course où il a fini derrière Wang Shun. Wang Shun est une autre individualité de relief : fort de ses 1’56s16, il approche de 0s15 le meilleur temps mondial de l’année (1’56s01) de Kosuke Hagino, lequel, rappelons le, est le champion olympique en exercice. La Chine s’est découvert un sprinteur en brasse de haute volée, avec Yan Zibei, lequel a survolé les demi-finales du 100 brasse en 58s92 avant de s’assurer le titre en finale, à six centièmes de Adam Peaty, 58s86 cette saison. Si l’on ajoute les 51s34 de Li Zuhao en papillon, il ne reste qu’un bon crawleur à la Chine pour damer le pion au reste du monde.

LES SALADES DE NING ZETAO

Or, on l’a dit plus haut, le bon crawleur sur 100 mètres ne nagera pas à Budapest.

Ning Zetao, champion du monde 2015 à Kazan, sauvé de justesse de la noyade en 2016 à Rio,  a été renvoyé de l’équipe nationale en direction de l’équipe de la marine, à laquelle il appartient. D’après un communiqué de la fédération chinoise, Ning Zetao a signé un contrat de commandite sans le consentement de l’équipe, a refusé de se plier aux exigences de compétitions assignées à l’équipe et a même snobé même une course de qualification d’un relais (quatre fois 200 mètres), ce qui conduisit à l’absence du dit relais aux Jeux de Rio. Ning Zetao oppose à cette présentation des faits la sienne propre : il se serait retiré de l’équipe nationale pour des raisons de santé. Ne cherchez pas à comprendre, c’est du chinois !

Quoiqu’il en soit, ce qui frappe dans l’équipe qui s’est révélée à Qingdao, c’est sa jeunesse. Pas mal de juniors, un grand renouvellement, une vague montante.

Cela se voit ainsi chez les filles où il y a pas mal de jeunesse si l’on ôte YE Shiwen, une « vieille » de vingt-et-un ans, double championne olympique à Londres, survivante d’une longue époque glaciaire où elle se fit copieusement insulter en anglais et traiter de dopée vu qu’elle nageait trop vite (ah ! bien oui, les excès de vitesse existent en natation : vitesse illimitée pour les anglo-saxons, encadrée à 60 à l’heure pour les autres) ; toujours là, YE, survivante, vaillante, gagnante du 200 mètres quatre nages (et 3e du 200 dos).

LI BINGJIE NAGE 4’2s AU 400 ET FAIT LA TÊTE !

Sur 400 mètres, Li Bingjie, une presque bébé nageuse de15 ans, très différemment de Katie Ledecky, toute de finesse et de glisse, nage assez près de la valeur de l’américaine, ce qui est un compliment. Ce qui étonne le plus, c’est de voir la déception naître sur le visage de cette petite merveille du demi-fond à l’apparition de son temps, après son 400 mètres. Visait-elle les quatre minutes ? Elle gagne aussi le 800 et termine 2e du 200, deux centièmes derrière AI Yanhan, une autre 15 ans qui était déjà aux Jeux olympiques, dans le relais quatre fois 200 de Rio, elle…

Si l’on ajoute une très bonne tenue des nageuses de toutes les spécialités et un relais quatre fois 200 mètres, justement, digne des plus hauts honneurs, car d’une valeur supérieure d’au moins trois secondes à celui qui termina 4e à Rio en 7’47s96, on se dit que la longue marche des Chinois vers les honneurs est près d’aboutir. Le relais quatre nages féminin est inchangé depuis Rio (4e), avec une possibilité de remplacement en papillon, mais plus solide que l’an passé. Maintenant, le plus compliqué parce que le plus aléatoire approche : réussir ses courses, le jour dit.

MESSIEURS.- 50 libre :  1. YU Hexin, 22s46; 2. LIN Yongqing, 22s52; 3. BAN Bao, 22s55.

100 libre : 1. SUN Yang, 49s27 (en qualification, 49s13) ; 2. YU Hexin, 49s36; 3.LIN Yongqing, 49s45; 4. CAO Jiwen, 49s47.

200 libre : 1. SUN Yang, 1’44s91; 2. WANG Shun, 1’46s57; 3. JI Xinjie, 1’47s98.

400 libre : 1. SUN Yang 3’42.16.

800 libre : 1. SUN Yang, 7’48s33; 2. QIU Zhao, 7’52s59; 3. GAO Xuelei, 7’56s73.

100 dos : 1. XU Yayu, 51s86 (record d’Asie, ancien, Ryosuke IRIE, 52s24); 2. LI Guangyang, 53s61; 3. Hu Yixuan, 54s51.

200 dos : XU Jiayu, 1’54s03; 2. LI GuangYuan, 1’55s53; 3. SHI Yi, 1’58s65.

50 brasse : 1. YAN Zibei, 27s34; 2. ZHANG Zhihao, 27s54; 3. HE Zilog, 27s55.

100 brasse : 1. YAN Zibei, 59s28; 2. LI Xiang, 59s84 ; 3. WANG Lizhao, 59.98. En demi-finales, YAN Zibei  58s92 (record).

200 brasse: 1. TAN Haiyang, 2’8s71 (record du monde juniors, ancien Anton CHUPCOV, RUSSIE, 2’9s64 ; record de Chine, ancien Mao Feilian, 2’9s54). 2. MAO Feilian, 2’10s21 ; 3. YAN Zibei, 2’10s42. Passages de TAN : 29s30,33s42, 32s86, 33s13.

50 papillon : 1. LI Zhuhao 23s36 (record); 2. SHI Yang 23s67 ; 3. ZHOU Jiawei, 23s91.

100 papillon: 1. LI Zuhao, 51s63 (51s34); 2. Zhang Qibin, 52s27; 3. ZHOU Jiawei, 52s60.

200 papillon : 1. LI Zuhao, 1’55s09 (record mondial junior, ancien 1’55s52 par lui-même); 2. WANG Zhou, 1’57s10; 3. YU Yingbao, 1’57s27.

200 4 nages : 1. WANG Shun, 1’56s16; 2.TAN Haiyang, 1’57s54 (record du monde junior, ancient record, Michael ANDREWS, 1’59s13- Michael PHELPS avait nagé à 17 ans 1’55s94); 3. MAO Feilian, 1’59s87.

DAMES.- 100 libre: 1.  ZHU Menghui, 53s42; 2. ZHANG Yufei, 54s09; 3. AI Yanhan (54s41).

200 libre : 1. AI Yanhan,15 ans, 1’56s72; 1. LI Bingjie, 15 ans, 1’56s74; 3. SHEN Duo, 1’56s79; 4. LIU Zixuan, 1’57s06.

400 libre: 1. LI Bingjie,  4.2s52. (59s, 2’0s67, 3’1s91).

800 libre : 1. LI Bingjie, 8’20s89 ; 2. ZHANG Yuhan, 8’24s18; 3. BI Wenxing, 8’24s77.

1500 libre : 1. HOU Yawen, 16’13s37; 2. CHEN Yegi, 16’19s80; 3. XIN Xin, 16’27s54.

50 dos: 1. FU Yuanhui, 27s36 ; 2. WANG Sueer, 27s55; 3. LIU Xang, 27s56

100 dos : 1. FU Yuanhui, 58s72; 2. CHEN Jie, 59s43; 3. WANG Xueer, 1’0s13

200 dos : 1. CHEN Jie, 2’9s29 ; 2. LIU Yaxin, 2’9s69 ; 3. YEShiwen 2’10s55 En demis, YUAN Mingjie 2’11s52, XU Huiyi 2’11s55.

100 brasse : 1. SHI Jinglin, 1’6s94; 2. VIANN Zhang,  1’8s05; 3. LIU Xiaoyu, 1’8s49.

200 brasse : 1. SHI Jinglin, 2.24s52; 2. ZHENG Muyan, 2.26s37.

50 papillon : 1. LU Ying 25s85 2. ZHANG Yufei, 26s09, LIN Xintong, 26s52 (en qualifications, 26s39.

100 papillon : 1. ZHANG Yufei, 57s63; 2. LU Ying, 57s983. ZHOU Yilin 58s34.

200 papillon : 1. ZHOU Yilin, 2’7s36; 2. LI Shuang, 2’9s14.            

200 4 nages : 1.  YE Shiwen, 2.11s66; 2ZHANG Sishi 2.12s82 ; 3. ZHANG Jiaqi 2.12s87. En demi-finales WANG Xinya, 2’13s05  ZHOU Min 2’13s47.

ARENA A MESA : KATIE LEDECKY TRIPLE EN LIBRE AVEC LE 800 METRES

Eric LAHMY

Dimanche 16 Avril 2017

Katie LEDECKY a gagné le 800 mètres, dernière course féminine du meeting Arena de Mesa, qui s’est achevé ce samedi soir,  dans le temps de 8’15s44, à onze secondes de son record mondial. Que voulez-vous, elle ne peut battre de record du monde à chaque sortie, et pour un retour au grand bassin, je trouve ça très impressionnant.

Ledecky a amélioré la meilleure performance mondiale de l’année, ce qui est la moindre des choses vu l’envergure de la donzelle. Ce week-end, donc, elle a gagné le 200, 1’56s31 le 400, 4’1s01, et le 800, 8’15s44 fini 2e du 400 quatre nages, 4’38s16, et 4e du 100 mètres, 54s78… Ses temps sur 400 et 800 sont loin d’être ses meilleures productions, mais ils lui auraient suffi pour être championne olympique sur les deux distances à Rio…

Dans son 800 mètres, elle n’a laissé aucune chance à Leah Smith, révélation des trials olympiques 2016 et médaillée olympique, qui, malgré ses efforts, n’a pu finir à moins de douze secondes, laissant une moyenne de 1s5 d’avance supplémentaires à Ledecky à chaque aller retour de bassin.

A part ça les nageurs américains ont un air pâlichon, en comparaison avec les gros meetings qu’ont constitué les championnats nationaux de Russie, de Chine et du Japon. Chase Kalisz a fait fort, qui s’est attribué 200 papillon et 200 quatre nages, à trente-neuf minutes de distance, chaque fois largement et devant de grosses pointures, Tom Shields et Josh Prenot respectivement.

A noter aussi le 100 dos en 59s43 d’Alexandra Margaret « Ali » DeLoof, qui devance en Mie Nielsen une championne d’Europe en titre et finaliste olympique (5e) de Rio, et Kelsi Worrell qui « double » en papillon, victoires sur 100 et 200 mètres. Bon 100 brasse pour Katie Meili, à 0s7 du temps qui en fit une médaillée de bronze olympique…

MESSIEURS.- 1500 libre : 1. Marcelo ACOSTA, San Salvador, 15’24s19. 100 dos  54s83 : 1. Matt GREVERS, 54s15; 2. Jacob PEBLEY, 54s54; 3. Arkady VYATCHANIN, Serbie, 54s95. 100 brasse   1’1s14 . 1. Kevin CORDES, 1’0s78; 2. Josh PRENOT, 1’1s40. 200 papillon : 1. Chase KALISZ, 1’55s82 ; 2. Tom SHIELDS, 1’59s09. 200 4 nages : 1. Chase KALISZ, 1’57s71 ; 2. Joshua PRENOT, 1’59s18; 3. Bradlee ASHBY, NZL, 2’1s73.

DAMES.- 800 libre : 1. Katie LEDECKY, 8’15s44; 2. Leah SMITH, 8’27s55; 3. Sierra SCHMIDT, 8’45s45. 100 dos : 1. Ali DELOOF, 59s43; 2. Mie NIELSEN, DEN, 1’0s49; 3. Simone MANUEL, 1’1s15; 4. Claire ADAMS, 1’1s52. 100 brasse : 1. Katie MEILI, 1’6s37; 2. Molly HANNIS, 1’6s94. 200 papillon : 1. Kelsi WORRELL, 2’9s04. 200 4 nages : 1. Madisyn COX, 2’11s14; 2. Melanie MARGALIS, 2’11s20; 3. Mary-Sophie HARVEY, CAN, 2’14s57. En séries, Ella EASTIN, 2’14s04.

MESA ARENA, C’EST LENTEMENT LE MATIN ET PAS TROP VITE LE SOIR, MALGRÉ QUELQUES ÉCLAIRS : NATHAN ADRIAN, SIMONE MANUEL, CHASE KALISZ, ET LA SOMPTUEUSE KATIE LEDECKY

ÉRIC LAHMY

Samedi 15 Avril 2017

En plein dans ce que les coaches appellent le “hard labour”, trop loin de l’épreuve fatidique des sélections mondiales pour baisser la garde en termes de kilométrage accompli dans l’eau et les séances au sol, et trop près pour s’octroyer le moindre soupçon d’affutage, les nageurs américains ont manifestement choisi de snober ce meeting Arena de Mesa, dans le Sonora, Arizona, de la façon la plus éclatante qui soit : en y participant, pour y réaliser des performances assez éloignées de leur meilleure valeur…

Bon, c’est un classique, je ne vais pas faire semblant de découvrir ça, et chacun des participants ne réalise de performances qu’en fonction des paramètres compliqués liés à sa valeur foncière, à sa capacité d’encaisser, et un petit peu quand même aussi au plus ou moins faible ralentissement de ce qu’il a pu produire à l’entraînement sous la férule du sado-maso de service au bord du bassin (le coach).

Je dirais que le talent du spectateur de natation, dans de telles circonstances, consiste un peu comme pour la partie immergée du mythique iceberg, la face cachée de la Lune, ou les charmes, glorieusement suggérés sous le tissu, d’Iris Mittenaere (l’actuelle miss Univers, made in France, cocorico), à  imaginer, deviner, supputer, soupeser, évaluer, ce qu’on ne nous montre pas en fonction de ce qu’on veut bien nous laisser voir !

VINGT-DEUX, VOILA LIUKKONEN

Dans ce contexte, les valeurs sont parfois chamboulées, parfois respectées. Il est des promesses soyez-en certains, qui ne seront pas tenues. Ayant égaré à ma naissance la boule de cristal qui m’avait été déposée dans mon berceau comme pour chacun de nous tous, j’ai un mal fou à assurer en termes de prédictions. Mais on peut évoquer du possible, à défaut du probable et plus encore du certain.

Nathan Adrian a ainsi assuré sa prééminence sur 100 mètres, mais le lendemain n’a pu venir à bout du Finlandais Ari-Pekka Liukkonen, lequel, deux années et demie après avoir fait selon une mode très actuelle connaître le secret de son fonctionnement génésique par un « coming out » qui a dû être ressenti comme une fin de non recevoir par les demoiselles qui cerclaient autour de cette polaire araignée (2,08m!), Ari-Pekka, donc, s’est permis de brûler la politesse au « king » du sprint US en nageant moins de vingt-deux secondes.

JOSH PRENOT BOIT LE KALISZ JUSQU’HALLALI

Sur 200 mètres dos, en l’absence de Ryan Murphy, à peine issu des NCAA, Jacob Pebley, 5e de la distance aux Jeux olympique de Rio, l’an passé, n’a laissé aucune chance à l’ex-russe et improbable apatride Vyatchanin, ex-recordman du monde en petit bassin qu’il a laissé à plus d’une longueur. Sur 400 mètres quatre nages, Chase Kalisz, bronzé des mondiaux de Kazan et argenté des jeux olympiques de Rio, s’est tout de suite remis à la compétition après les NCAA, en partie parce que, dit-il, il préfère le grand bassin au petit… Il a laissé Josh Prenot, qui n’est pourtant pas le premier venu, à sept secondes sept ! Lui-même était content de son temps, à quatre secondes de son record, établi lors de sa formidable bagarre, à Rio, contre Daya Seto. Voilà qui est très correct dans les circonstances.

Toujours dans les valeurs sûres, côté dames, Simone Manuel a ajouté une victoire sur 50 mètres en 24s66 à celle obtenue sur 100 mètres en 53s66 la veille. C’était quarante minutes après la finale du 200 mètres où, après avoir mené, elle dut laisser les endurantes de service Katie Ledecky et Leah Smith prendre les choses en main.

Ledecky creusait une avance confortable. Pourtant, moins d’une demi-heure plus tôt, elle avait disputé le 400 mètres quatre nages où, piégée par une compétence en brasse aussi peu ledeckienne que possible (elle se fit reprendre plus de cinq secondes dans le style grenouille par Mary-Sophie Harvey, future gagnante), même un dernier cent mètres en-dessous de la minute fut insuffisant à récupérer un tel déficit…

MESSIEURS.- 50 libre : 1. Ari-Pekka LIUKKONEN, 21s94; 2. Nathan ADRIAN, 22s25. 200 libre : 1. Dylan CARTER, 1’48s45. 200 dos : 1. Jacob PEBLEY, 1’56s88 ; 2. Arkady VYATCHANIN, 1’58s61. 400 4 nages : 1. Chase KALISZ, 4’11s01 ; 2. Josh PRENOT, 4’17s72.

 DAMES.- 50 libre : 1. Simone MANUEL, 24s66; 2. Madison KENNEDY, 24s99; 3. Lia NEAL, 25s14. 200 libre  : 1. Katie LEDECKY, 1’56s31 ; 2. Leah SMITH, 1’58s47; 3. Simone MANUEL, 1’58s98. 200 dos : 1. Eva MERRELL, 2’11s63; 2. Erin VOSS, 2’12s01. 400 4 nages : 1. Mary-Sophie HARVEY, 4’38s05; 2. Katie LEDECKY, 4’38s16; 3. Madisyn COX, 4’40s37; 4. Melanie MARGALIS, 4’40s47; 5. Ella EASTIN, 4’41s19.

 

CHAMPIONNATS DE RUSSIE AVEC DU CLASSIQUE: MOROZOV, EFIMOVA ET DES RELAIS

Éric LAHMY

Samedi 15Avril 2017

Voici deux jours, l’e.revue (américaine) SwimSwam posait la question : le relais quatre nages russe peut-il battre les Américains aux mondiaux de Budapest ? Bien entendu, les Français peuvent prendre l’anecdote à la légère. Lancée par les Américains, on imagine un ton plus tragique, ou, à tout le moins, un peu émotionnel…

Certes, c’est le genre d’alerte un peu facile, vu que les Russes viennent de disputer leurs championnats nationaux, et ont qualifié leur équipe pour la Hongrie, et que les Américains font mumuse dans les meetings.

Pour ce fameux quatre nages, Rylov, 53s13 en dos, Kypcov, 59s36 en brasse, Kuimov, 51s97 en papillon et Morozov, 48s28 en crawl, dépassent certes le quatuor US 2017 dont on ne peut pas dire qu’il soit formé avant les sélections nationales, qui auront lieu sur le tard, excellente occasion d’alimenter le suspense. La nouvelle pour les Russes est l’arrivée d’un bon nageur de papillon. L’an dernier ils ont terminé 4e aux Jeux olympiques à 3s3 des US, lesquels avaient été mis en danger par le 100 brasse hors classe de Peaty pour la Grande-Bretagne. Il avait fallu toute le classe conjuguée de Phelps en papillon, puis de Adrian en crawl pour recoller et rendre l’avantage aux Cinquante Etats.

Mais il y a mieux : MOROZOV a pris la tête du 50 mètres en 2017 avec un temps de21s44 et colle à Nathan Adrian sur 100 mètres, 48s28 contre 48s18, quoique derrière l’Australien Cameron McEvoy, 47s91 .

L’un des grands mystères de la natation russe est l’incapacité de réussir au meilleur niveau. Manque de chance, âme slave peu propice à l’expression athlétique ou autre « explications », le relais russe a été régulièrement en-dessous des attentes. La façon dont son 4 fois 100 mètres s’est fait dépouiller par les Français, à Kazan, chez lui, aux mondiaux 2015, après avoir perdu aux Europe de Berlin, d’une seconde, face aux mêmes Français, illustre cette malchance, ce manque de réussite endémique à un niveau exceptionnel. Même chose en 2013, aux mondiaux de Barcelone, où les Russes avaient été précédés de 0s26 par les Français et 0s02 par les Américains…

Hormis les relais, les Russes seront servis par les mêmes individualités que ces dernières années, Morozov en sprint, Julie Efimova en brasse ; Rylov qui a enlevé tous les titres en dos messieurs, Daria K. Ustinova qui est haut placée sur 200 dos et Chimrova en papillon…

MESSIEURS.- 50 libre : 1. Evgeny SEDOV, 21s74 ; 2. Vladimir MOROZOV, 21s76 (en demi-finale, 21s44, record russe). 100 libre : 1. Vladimir MOROZOV, 48s28 ; 2. Alexandr IZOTOV, 48s53 ; 3. Nikita Danila KOROLEV, 49s16 ; 4. Alexandr POPKOV, 49s35; 5. Nikita LOBINTSOV, 49s39. 200 libre: 1. Mikhail DOVGALYUK, 1’46s89; 2. Aleksandr KRASNYH, 1’47s14; 3. Danila IZOTOV, 1’47s16; 4. Nikita LOBINTSOV, 1’47s81. 400 libre: 1. Aleksandr KRASNYKH 3’45s79; 2. Ernest MAKSUMOV, 3’49S97; 3. Viacheslav ANDRUCHENKO, 3’50s21; 4. Aleksandr FEDOROV, 3’50s83. 800 libre: 1. Aleksandr KRANNYKH, 7’54s49. 1500 libre: 1. Ilya DRUZHININE, 15’3s76; 2. Iaroslav POTAPOV, 15’19s64..

50 dos: 1. Eugene RYLOV, 24s52; 2. Grigory TARASEVICH, 24s83. 100 dos: 1. Eugene RYLOV, 53s13; 2. Gregory TARASEVICH, 53s54; 3. Andrei SHABASOV, 53s77; 4. Clement KOLESNIKOV, 54s03; 5. Roman LARIN, 54s67; 6. Mark NIKOLAEV, 54s72. 200 dos : Eugene RYLOV, 1’53s81 ; Kliment KOLESNIKOV, 1’55s49. 

50 brasse : 1. Kiril PRIGODA, 27s12 Zanko VSEVOLOD, 27s44. 100 brasse:1. Anton KUPCOV, 59s36. 200 brasse: 1. Anton KUPCOV, 2’8s03; 2. Ilya HOMENKO, 2’8s09; 3. Kiril PRIGODA, 2’9s02; 4. Mihail DORINOV, 2’9s08; 5. Rustam GADIR, 2’9s18; 6. Viatcheslas SINKEVICH, 2’12s24. Finale B: 1. Evgeny SOMOV, 2’13s90.

50 papillon: 1. Oleg KOSTIN, 23s27; 2. Evgeny SEDOV, 23s56; 3. Andre ZHILKIN, 23s58; 4. Aleksandr POPKOV, 23s65. 100 papillon: 1. Egor KUIMOV, 51s97; 2. Aleksandr POPKOV, 52s18; 3. Eugene KOPTELOV, 52s24; 4. Daniel PAKHOMOV, 52s37; 5.  Viatcheslav PRUDNIKOV, 52s61; 6. Aleksandr SADOLNIKOV, 52s66. 200 papillon: 1. Daniel PAKHOMOV, 1’56s30; 2. Alexandr PRIBYTOK, 1’57s16; 3. Alexandr KUDASHEV, 1’57s21.

200 quatre nages : 1. Aleksandr OSIPENKO, 2’0s89 ; 2. Ivan TROFIMOV, 2’0s95. 400 quatre nages: 1. Aleksandr OSIPENKO, 4’16s88

DAMES.- 50 libre: 1. Rosalia NASRETDINOVA, 25s02 ; 2. Natalia LOVTSOVA, 25s09. 100 libre: 1. Rosalia NASRETDINOVA, 54s86; 2/Victoria ANDREEVA, 55s01; 3. Arina OPONYSHEVA, 55s02; 4. Maria KAMENEVA, 55s03. En demi-finale, Veronica POPOVA, 54s65 (et 6e en finale).  200 libre : 1. Veronika POPOVA, 1’57s72; 2. Victoria ANDREEVA, 1’58s48; 3. Anastasia GUZHENKOVA, 1’58s84; 4. Arina OPONYSHEVA, 1’59s06; 5. Daria MULLAKAEVA, 1’59s16. 400 libre: 1. Veronica POPOVA, 4’7s59; 2. Anna EGOROVA, 4’10s47; 3. Arina OPONYSHEVA, 4’12s52. 1500 libre : 1. Anastasia KIRPICHNIKOVA, 16’30s08.

50 dos : 1. Anastasia FESIKOVA, 27s93; 2. Daria K USTINOVA, 28s34.Polina EGOROVA, 27s93. 100 dos: 1. Polina EGOROVA, 1’0s21 (en demi-finale, 59s95); 2. Daria K. USTINOVA, 1’0s29; 3. Maria KAMENEVA, 1’0s32; 4. Anastasia FESIKOVA, 1’0s58; 5. Polina LAPSHYNA, 1’1s10; 6. Irinia PRIKHODKO, 1’1s12; 7. Daria VASKINA, 15 ans, 1’1s52. 200 dos: 1. Daria K USTINOVA, 2’7s23; 2. Polina EGOROVA, 2’10s45; 3. Irina PRIKHODKO, 2’10s49.

100 brasse: 1. Julia EFIMOVA, 1’5s90; 2. Natalia IVANEEVA, 1’7s39;… 5. Maria LIKOSOVA, 16 ans, 1’9s73;… 8. Margarita DRYAMINA, 15 ans, 1’10s44. 200 brasse: 1. Julia EFIMOVA, 2’21s35; Maria TEMNIKOVA, 2’24s80; Sophia ANDREEVA, 2’26s82.

50 papillon : 1. Svetlana CHIMROVA, 26s02 ; 2. Natalia LOVTSOVA, 26s71. 100 papillon : 1. Svetlana CHIMROVA, 57s17 (57s42 en demi). 200 papillon : 1. Svetlana CHIMROVA, 2’8s74.

200 quatre nages : 1. Viktorya ANDREEVA, 2’11s75 ; 2. Julia EFIMOVA, 2’12s53. 400 quatre nages : 1. Irina KRIGONOROVA, 4’45s43.

4 fois 200 libre: 1. Sverdlovsk, 8’0s83 (Daria K. USTINOVA, 1’58s33)