Madison casse les 2’10’’

11 juillet 2013

Aux Universiades, les Jeux universitaires, qui se tiennent à Kazan, capitale du Tatarstan, en Russie, de bonnes performances ont été établies, ainsi par l’Australienne Madison Wilson, rescapée d’une étrange mésaventure…

Obélix était tombé dans la marmite. C’est aussi ce qui est arrivé voici quelques années à l’Australienne Madison Wilson, nageuse du Queensland. Elle est tombée dans la marmite, lisez une piscine. L’ennui, c’est que la dite piscine était vide et que la gamine s’est fait des fractures multiples à un bras. On ne signala aucune fracture du bassin. Maintenant, elle a compris qu’il faut avant de plonger, vérifier la teneur en eau du bassin, et à Kazan, elle a nagé un 200 mètres dos. Elle y cassé les 2’10’’, en 2’9’’22, ce qui est la 10e performance mondiale de l’année. Les autres performances marquantes de Kazan : côté messieurs, Yashuhiro Koseki, Japon, 1’ juste au 100 mètres brasse, qui améliore son record personnel, Yaueny Tsurkhin, Biélorussie, 23’’28 au 50 mètres papillon, Les relais 4 fois 100m nage libre italien, 3’16’’64, japonais, 3’17’’97 et polonais, 3’18’’05 ; deux nageuses, la Biélorusse Aliaksandra Herasimenia, médaillée d’argent olympique en 2012 sur 50m et 100m, 25’’84, et la Canadienne Katerine Savard, 26’’05 au 50 mètres papillon, et les relais féminins quatre fois 100m de Russie, 3’38’’15, des Etats-Unis, 3’38’’60, du Canada, 3’39’’71, et d’Italie, 3’42’’81, toutes performances qui placent leurs auteurs dans les 10 premiers des bilans 2013.

Batailles à tous les étages

11 juillet 2013

Si Cloé Hache a fait un peu moins bien en finale qu’en demi, et si Marie Wattel a frôlé la médaille du 200 mètres papillon, la comportement général des Français aux championnats d’Europe juniors de Poznan est louable, meilleur qu’attendu, au cours d’une journée semée de finales passionnantes, très disputées.

FINALE. 1500 mètres garçons.- LE duel. Après les 200 mètres, jamais séparés de plus de deux ou trois dixièmes. Micka attend manifestement son heure. Il fonce et en 56’’49, en digne épigone de Sun Yang, enlève la couronne !

1. Jan MICKA (95) Tchèque, 15’13’’51; 100m: 59.30 59.30 200m: 1:59.90 1:00.60 300m: 3:00.99 1:01.09 400m: 4:02.37 1:01.38 500m: 5:03.66 1:01.29 600m: 6:04.75 1:01.09 700m: 7:06.04 1:01.29 800m: 8:07.64 1:01.60 900m: 9:08.58 1:00.94 1000m: 10:10.75 1:02.17 1100m: 11:12.70 1:01.95 1200m: 12:14.34 1:01.641300m: 13:15.04 1:00.70; 1400m: 14:17.02 1:01.98; 1500m: 15:13.51 56.49. 2. Pawel FURTEK (95) Pologne 15’13’’85; dernier 100 mètres, 57.29. 3. Caleb HUGHES (95) Grande Bretagne, 15’19’’63; 4. Wojciech WOJDAK (96) Pologne, 15’27’’06; 5. Joris BOUCHAUT (95) France 15’28’’35 ; 6. Maximilian BOCK (95) Allemagne 15’28’’79 ; 7. Mykhaylo ROMANCHUK (96) Ukraine 15’30’’12 ; 8. Joel KNIGHT (95) Grande-Bretagne, 15’30’’17.

 

A l’aller, mano a mano entre les Grecs Kontizas et Christou, 26’’59 contre 26’’60. Mais à s’asticoter ainsi, ils sont partis plus vite que leurs m

FINALE.- 100 mètres dos garçons. 1. Grigory TARASEVICH (95) Russie 55.08 (26’’96+28’’12); 2. Danas RAPSYS (95) Lithuanie 55’’44; 3. Simone SABBIONI (96) Italie, 55’’73; 4. Carl-Louis SCHWARZ (95) Allemagne, 55.83; 5. Apostolos CHRISTOU (96) Grèce, 55.87; 6. Michail KONTIZAS (95) Grèce, 56.14 791; 7. Miguel Duarte NASCIMENTO (95) Portugal 56.45; 8. David FOLDHAZI (95) Hongrie, 56’’74; 9. Nathan THEODORIS (95) Grande Bretagne, 56.86; 10. Luca MENCARINI (95) Italie, 56.89.

FINALE.- 200 mètres brasse garçons. 1. Mikhail DORINOV  (95) Russie 2:12.27 ; 2. Alexander PALATOV  (95) Russie 2:12.69; 3. Yannick LINDENBERG  (95) Allemagne, 2:13.92; 4. David HORVATH  (96) Hongrie, 2:14.11; 5. MaxPILGER  (96) Allemagne, 2:15.07; 6. Mantas AURUSKEVICIUS  (95) Lituanie 2:17.32; 7. Harry ACKLAND  (96) Grande-Bretagne, 2:17.43; 8. Quentin CALLAIS (96) France, 2:18.58 ; 9. Luca PFYFFER  (96) Suisse, 2:18.69 ; 10. Mateusz NACHTMAN  (95) Pologne, 2:20.69.

FINALE.- 100 mètres filles.- Cloé Hache, qui a battu son record personnel en demi, est encore dans le coup, au mur du virage, mais c’est pour connaître un coup de moins bien dans le retour. Elle a cependant tenté crânement sa chance, signe d’une belle combativité. Avec son temps du matin, elle était sur le podium, mais sans doute cet effort l’avait un peu diminuée.

1. Maria BAKLAKOVA (97) Russie, 54’’78 (26.61+28.17) ; 2. Fatima GALLARDO CARAPETO (97) Espagne, 55.76 ; 3. Julie-Marie MEYNEN (97) Luxembourg, 55.92 ; 4. Helen SCHOLTISSEK (97) Allemagne, 56.22 ;5. Nastja GOVEJSEK (97) Slovénie 56.31 ; 6. Harriet COOPER (97) Grande Bretagne, 56.34 ; Julie LEVISEN (97) Danemark, 56.34 ; 8. Cloe HACHE (97) France, 56.47 (26.74+29.73); 9. Nele KLEIN (98) Allemagne, 56.97 ; 10. Katie LATHAM (97) Grande Bretagne, 57.27.

FINALE 400 mètres filles.- Aux 300m, c’est l’égalité parfaite entre Kiss-Beck, Caponi une main derrière. L’Allemande conserve un peu plus de ressources : égalité d’allure quasi-parfaite, 2’5’’49, 2’7’’38.

1. Leonie Antonia BECK (97) Allemagne, 4’12’’87 (100m: 1:1.1 ; 200m: 2:5.35 ; 300m: 3:9.93 ). 2. Nikoletta KISS (97) Hongrie, 4:13.43 (100m: 1:1.16 200m: 2:5.49 300m: 3:9.93) ; 3. Linda CAPONI (98) Italie 4:13.86 ; 4. Antonia MASSONE (97) Allemagne, 4:14.37; 5. Valeria SALAMATINA (98) Russie, 4:15.88; 6. Ellena JONES (97) Grande-Bretagne, 4:17.02; 7. Polina VOLKODAVOVA (98) Russia, 4:18.33; 8. Alisia TETTAMANZI (97) Italie, 4:18.78.

FINALE.- 200 mètres dos filles.- 1. Sonnele OEZTUERK (98) Allemagne, 2:13.90; 2. Ugne MAZUTAITYTE (97) Lituanie, 2:14.28; 3. Laura RIEDEMANN (98) Allemagne, 2:14.61; 4. Megan BRIGGS (97) Grande Bretagne, 2:14.63; 5. Tereza GRUSOVA (98) Tchèque, 2:14.99; 6. Africa ZAMORANO SANZ (98) Espagne 2:15.22; 7. Lucie SVECENA (97) Tchèque, 2:17.70 ; 8. Agata MAGNER (97) Pologne 2:17.95; 9. Lucy HOPE 97 Grande Bretagne, 2:18.51.

FINALE.- 200 mètres papillon filles.  Wattel s’efforce de suivre le train, mais cède doucement du terrain dans la deuxième moitié et surtout encore dans le coup pour le bronze. Elle ne démérite pas. Elle est à une demi-seconde de son record perso, mais il n’aurait pas suffi pour le podium. Le 200m papillon n’est de toute façon pas sa meilleure chance ici.

1. Anastasia GUZHENKOVA 97 Russie 2:11.24 ; 2. Emma DAY 97 Grande-Bretagne, 2:12.14 ; 3. Dalma SEBESTYEN 97 Hongrie, 2:12.75; 4. Marie WATTEL 97 France, 2:13.72 ; 5. Melinda NOVOSZATH 98 Hongrie, 2:13.82 ; 6. Carmen RICO PEREZ 98 Espagne, 2:14.29 ; 7. Shauntelle AUSTIN 97 Grande-Bretagne, 2:15.51 ; 8. Elin PODEUS 97 Suède, 2:16.60 ; 9. Rosalie KAETHNER 97 Allemagne, 2:16.79 ; 10. Alena BENESOVA 98 Tchèque, 2:17.25.

FINALE.- 4 fois 100 mètres mixte.- 1. Russie 3:29.10 ; 2. Grande-Bretagne, 3:33.25; 3. Allemagne, 3:34.23; 4. Pologne, 3:34.43; 5. Danemark, 3:35.58; 6. France, 3:36.12 (COIFFARD Florian, 52.22,  JACOLIN Aurore, 57.46 ; COQUEREL Robin, 50.74 ; HACHE Cloe, 55.70).

« Savoir Nager », bataille pour la vie

Par Eric LAHMY

 Pour Valérie Fourneyron, ministre des sports, et Francis Luyce, président de la FFN,  la lutte contre les noyades en France passe par « Savoir Nager ». Une « croisade » dont ils ont lancé, l’édition 2013, ce matin à Paris.

Jeudi 11 juillet 2013

1238. c’est le chiffre du jour. Douze cents trente-huit morts par noyade, l’année écoulée en France. Quatre noyades par jour. Autant de morts évitables– au moins pour la plupart. Parce que si ces personnes avaient su nager !

Francis Luyce a annoncé ce triste bilan au bord de la piscine Roger Le Gall, (Paris 12e), ce 11 juillet au matin, en présence de Valérie Fourneyron, la ministre des sports. Tous deux étaient venus lancer « Savoir Nager » pour 2013. Depuis 2008, la Fédération, avec l’aide du Ministère des Sports, lance chaque été, cette opération de grande envergure dont les progrès, d’année en année, ne se démentent pas.

Le nombre de clubs et de pratiquants impliqués, qui nous ont été aimablement communiqués par M Jean-Jacques Beurrier, vice-président délégué de la FFN, ne cesse d’augmenter. On est passé de 62 clubs en 2008 à 102 en 2012, et de 1500 à 4200 enfants impliqués, pour un ensemble de 57.000 séances d’une demi-heure (par principe, chaque enfant doit bénéficier de quinze séances). En 2013, 111 clubs ont adhéré, annonçait Francis Luyce, qui se félicitait que 25 des 28 comités régionaux de la Fédération Française de Natation, qu’il préside, emboîtaient désormais le pas; et le président d’espérer que le mouvement s’amplifie.

Dans le petit bassin couvert de la piscine Roger Le Gall, Valérie Fourneyron et Francis Luyce ont assisté à une séance type, pendant laquelle une trentaine d’enfants de l’école de natation du Cercle des Nageurs de Paris et d’autres gamins plus ou moins adroits dans l’eau  ont fait montre de leurs jeunes (et fort diverses) aptitudes. On nageait, on passait sous les lignes d’eau pour domestiquer la crainte de l’apnée sous-marine. Certains aidaient leur flottaison en se tenant à des flotteurs de polystyrène expansé. Cela sentait à la fois le sérieux et la bonne humeur.

Après « Nager Grandeur Nature », campagne dirigée vers le plus grand nombre et impliquant une pratique natatoire en-dehors des piscines, après « Nager Forme Santé », opération orienté vers une clientèle d’adultes qui ne peuvent être qu’intéressés par la pratique du sport santé par excellence qu’est la natation, voici donc « Savoir Nager », qui vise des enfants de 7 à 12 ans et ambitionne de leur faire acquérir indépendance et sécurité dans l’élément liquide.

L’intérêt de la ministre  pour la natation remonte à fort longtemps. Si elle-même n’a pratiqué qu’une natation plaisir, Valérie Fourneyron a été bien entourée avec un mari et une belle-sœur nageurs de compétition de niveau international universitaire. Mais elle s’est aussi beaucoup impliquée, en tant qu’édile de Rouen, la natation ayant attiré son attention du temps où Stephan Caron régnait sur le sprint européen. Depuis, elle n’a plus jamais lâché prise ! C’est sans doute aussi parce que, derrière le Maire de Rouen, elle restait un médecin et un médecin du sport, donc une personne que sa profession a convaincu de l’importance du premier des sports santé.

L’an dernier, les 30 et 31 juillet, elle avait accompagné François Hollande à Londres. Elle assistera pendant deux jours, exactement à la même date, aux mondiaux de Barcelone. Et preuve d’un attachement qui ne s’inquiète pas trop des échos et des tam-tam, c’est la deuxième année qu’elle est venue lancer « Savoir Nager » dans une ambiance des plus discrètes. L’an dernier c’était à Dunkerque. Aujourd’hui dans la piscine du 12e arrondissement de Paris qui fut pendant plus d’un demi-siècle le siège du Cercle des Nageurs de Paris.

Malia Metella s’était déplacée depuis Toulouse, où elle réside, pour tenir son rang de marraine de « Savoir Nager » 2013. La championne n’était pas venue sans une bonne nouvelle : celle que son « pays », la Guyane, s’était associée à l’opération. Valérie Fourneyron, elle, n’oubliant pas que l’intitulé de son ministère ajoute aux sports « la jeunesse, l’Education populaire et la Vie associative », a évoqué les « inégalités » dans la pratique de la natation, les enfants des familles les plus démunies ayant beaucoup moins accès à des entraînements et offert à la réflexion ce chiffre étonnant : 70% des enfants ne savent pas nager ! Sous cet angle aussi, « Savoir Nager » parait exemplaire : 15€ pour quinze séances d’une demi-heure de natation n’est pas cher payé.

Le sprint jeune habite en Russie

11 juillet 2013

Poznan, championnats d’Europe des jeunes.

Si le sprint français masculin des années 2000 a compté parmi les premiers du monde, et atteint la plus haute marche aux Jeux olympiques avec Alain Bernard en 2008 et le relais quatre fois 100m en 2012, sans compter des quantités daccessits, on peu se demander si la recette n’a pas été perdue. Tom Paco Pedroni, qui a participé dans le 100 mètres de la seconde journée des championnats d’Europe 2013, à Poznan, a pu se rendre compte du fossé qui le séparait, lui et sa 35e place en 52’’29, de ce qui se fait de mieux dans le Vieux Continent. Le Russe Evgueni Sedov a dominé les séries où il a paru représenter une classe à part. Seul concurrent à passer en moins de 24’’ aux 50 mètres, et à revenir en moins de 26’’, il laisse son second, le Hollandais Kyle Stolk à trois longueurs de coudes ! Et tous les deux, nés en 1996, devancent tous les nageurs nés en 1995. Si les petits poissons ne les mangent pas…

Sur 200 mètres quatre nages, Cyril Chatron a fait ce qu’on pouvait attendre de lui, à la fois au plan chrono (2’4’’88, contre 2’4’’26, temps d’engagement) et de par la place obtenue, 5e, qui lui assure une confortable qualification.

GARÇONS. – 100 mètres (séries): 1. Evgeny SEDOV (96) Russie 49’’73 (23’’95=25’’78) ; 2. Kyle STOLK (96) Pays Bas 50’’48 3. Iaroslav NIKULIN (95) Russie 50’’48; 4. Sebastian SZCZEPANSKI (95) Pologne, 50’’65; 5. Magnus WESTERMANN (95) Danemark, 50’’68; Jan HOLUB (96) Pologne, 50’’68; 7. Miguel Duarte NASCIMENTO (95) Portugal, 50’’83 ; 8. Jack SMITH (96) Grande Bretagne, 50’’84; …35. Tom PACO PEDRONI (95) France 52’’29 (24’’38+27’’91).

1500 mètres (série lente): 1. Maarten BRZOSKOWSKI (95) Pays-Bas, 15’43’’69 ; 2. PIIROINEN Eetu 95 Finland 15:44.95 ; 3. Sven Arnar SAEMUNDSSON (96) Croatie, 15’49’’85; 4. Brendan GIBBONS (95) Irlande, 15’52’’96 ;

200 mètres papillon: (séries): 1. Jerzy TWAROWSKI 95 Pologne, 2’0’’29 ; 2. Benjamin GRATZ (96) Hongrie, 2’0’’65 ; 3. Alexander KUDASHEV (95) Russie, 2’0’’72.

200 mètres quatre nages (séries) : 1. Semen MAKOVICH (95) Russie 2’1’’37 (25’’56, 30’’81, 35’’20, 29’’80); 2. Max LITCHFIELD 95 Grande Bretagne, 2’2’’48 ; 3. Andrey MASLOV (95) Russie 2’03’’08;  4. Mark SZARANEK (95) Grande Bretagne 2’4’’39 : 5. Cyril CHATRON (95) France, 2’4’’88 ; 6. Kacper CWIEK (95) Pologne, 2’5’’11… 24. Guillaume LAURE (96) France, 2’7 »93.

FILLES.- 400 mètres (séries) : 1. Antonia MASSONE (97) Allemagne, 4’15’’07 ; 2. Nikoletta KISS (97) Hongrie 4’15’’09; 3. Ellena JONES (97) Grande Bretagne, 4’15’’99.

200 mètres brasse : 1. Anastasiya MALYAVINA (97) Ukraine 2’30’’93 ; 2. Viktoriya SOLNTSEVA (98) Ukraine, 2:31.46 ; 3. Silvia GUERRA (97) Italie, 2’32’’24 ; 4. Polina KAZINA (97) Russie 2’32’’84… 32. Ambre LEDUC  (97) France, 2’43’’23.

CLOE HACHE DEVOILE SES BATTERIES

11 juillet 2013

Après une qualification facile en séries du 100 mètres, le matin de cette première journée de championnats d’Europe juniors qui se déroulent à Poznan, Cloé Hache a dévoilé ses batteries en demi-finales, et s’est qualifiée dans un temps de 55 »77. Seule la Russe Maria Baklakova a nagé plus vite (55’28). Belle progression pour la Compiénoise qui se présentait avec un temps d’engagement plus modeste de 56 »38, réussis à Toulouse, le 11 mai dernier. Le sociétaire du Beauvaisis Aquatic Club est passée ainsi de la 10e à la 6e place dans le bilan français de la saison. Marie Wattel, de son côté, s’est qualifiée sur 200 mètres papillon en restant à trois secondes des 2’13 »27 qui lui avaient donné la 2e place des championnats de France à Rennes. La Niçoise reste plus que jamais notre meilleur atout, mais s’est découverte une compagne en Hache.

GARÇONS.- Encore 5e aux 300 mètres, le Tchèque Micka remonte ses adversaires, n’est plus devance que par Wojdak au dernier virage et l’emporte. 400 mètres. FINALE.- 1. Jan MICKA (95) Tchèque, 3’50’’47; (50m: 27’’01 27’’01; 100m: 55’’48, 28’’47; 150m: 1’24’’48,  29’’; 200m: 1’54’’11, 29’’63; 250m: 2’23’’52, 29’’41; 300m: 2’53’’87, 30’’35, 350m: 3’23’’19, 29’’32; 400m: 3’50’’47, 27’’28). 2. Matthew JOHNSON (95) Grande-Bretagne, 3’51’’11; 3. Andrea Mitchell D’ARRIGO (95) Italie, 3’51’’74; 4. Wojciech WOJDAK (96) Pologne, 3’51’’80; 5. Max LITCHFIELD (95), Grande-Bretagne, 3’52’’10.

 100 mètres dos (demi-finales): 1. Grigory TARASEVICH (95) Russie, 54’’63 (26’’60+28’’03) ; 2. Danas RAPSYS (95) Lituanie 55’’32 ; 3. Simone SABBIONI (96) Italie, 55’’55 ; 4. Carl-Louis SCHWARZ (95), Allemagne, 55’’71 ; 5. Apostolos CHRISTOU (96) Grèce, 55’’95.

200 mètres brasse (demi-finales): 1. Mikhail DORINOV (95) Russia 2’13’’54 ; 2. Alexander PALATOV (95) Russie 2’14’’36; 3. Yannick LINDENBERG (95) Allemagne, 2’14’’80; 4. David HORVATH (96) Hongrie, 2’15’’20; 5. Max PILGER (96) Allemagne, 2’16’’20; 6. Harry ACKLAND (96) Grande-Bretagne, 2’17’’13; 7. Mantas AURUSKEVICIUS (95) Lituanie, 2’17’’26 ; 8. Quentin CALLAIS (96) France, 2’17’’47 (31’’63, 35’’14, 35’’45, 35’’25) ; 9. Luca PFYFFER (96) Suisse, 2’17’’53 ; 10. Mateusz NACHTMAN (95) Pologne 2’17’’71.

50 mètres papillon (demi-finales): 1. Evgeny SEDOV (96) Russie, 23’’99; 2. Daniel Steen ANDERSEN (95) Danemark, 24’’10; 3. Jonas BERGMANN (95) Danemark, 24’’17; 4. Francesco GIORDANO (95) Italie 24’’31; 5. Sascha SUBARSKY (96) Autriche, 24’’47; 6. Mateusz CHABA (96) Pologne, 24’’65; 7. Jacob SEVERINSEN (95) Danemark, 24’’69; 8. Alexandre HALDEMANN (95) Suisse, 24’’70.

FINALE. 1. Evgeny SEDOV (96) Russie, 23.85; 2. Jonas BERGMANN (95) Allemagne, 24’’06; 3. Daniel Steen ANDERSEN (95) Danemark, 24’’25; 4. Sascha SUBARSKY (96) Autriche, 24’’36; 5. Francesco GIORDANO (95) Italie, 24’’45 ; 6. Mateusz CHABA (96) Pologne, 24’’64 ; 7. Deividas MARGEVICIUS (95) Lituanie, 24’’81; 8. Fedir BOLYCHEV (95) Ukraine, 24’’86.

FILLES. 100 mètres (demi-finales): 1. Maria BAKLAKOVA (97) Russie, 55’’28 (26’’80+ 28’’48) ; 2. Cloé HACHE (97) France, 55’’77 (26’’58+29’’19). 3. Helen SCHOLTISSEK (97) Allemagne, 56’’14; 4. Fatima GALLARDO CARAPETO (97) Espagne, 56’’15; 5. Julie-Marie MEYNEN (97) Luxembourg, 56’’17… 18. Aurore JACOLIN (97) France, 57’’78, 27’’97+29’’81).

800 mètres FINALE. 1. Leonie Antonia BECK (97) Allemagne, 8’33’’08; 2. Alisia TETTAMANZI (97) Italie, 8’41’’73 ; 3. Nikoletta KISS (97) Hongrie, 8’43’’07; 4. Jimena PEREZ BLANCO (97) Espagne, 8’44’’23.

200 mètres dos (demi-finales): 1. Daria USTINOVA K (98) Russie, 2’10’’62 ; 2. Sonnele OEZTUERK (98) Allemagne, 2’13’’25 ; 3. Ugne MAZUTAITYTE (97) Lituanie, 2’15’’02.

50 mètres brasse (demi-finales) : 1. Viktoriya SOLNTSEVA (98) Ukraine, 31’’09 ; 2. Arianna CASTIGLIONI (97) Italie, 31’’73; 3. Margarethe HUMMEL (97) Allemagne, 31’’84; 4. Marlene HUETHER (98) Allemagne, 31’’99; … 15. Chloe CAZIER (98) France 33’’18.

50 mètres brasse FINALE.- 1. Viktoriya SOLNTSEVA (98) Ukraine, 30’’83; 2. Marlene HUETHER (98) Allemagne, 31’’61; 3. Margarethe HUMMEL (97) Allemagne, 31’’65; 4. Arianna CASTIGLIONI (97) Italie, 31’’66; 5. Dominika SZTANDERA (97) Pologne, 32’’32; 6. Anastasiya MALYAVINA (97) Ukraine, 32’’38; 7. Sophie HANSSON (98) Suède, 32’’50.

200 mètres papillon (demi-finales).- 1. Dalma SEBESTYEN (97) Hongrie, 2’13’’15; 2. Emma DAY (97) Grande-Bretagne, 2’13’’39 ; 3. Anastasia GUZHENKOVA (97) Russie, 2’13’’83 ; 4. Melinda NOVOSZATH (98) Hongrie, 2’14’’30; 5. Carmen RICO PEREZ (98) Espagne, 2’14’’86 ; 6. Rosalie KAETHNER (97) Allemagne, 2’14’’94 ; 7. Marie WATTEL (97) France, 2’16’’13; 8. Elin PODEUS (97) Suède, 2’16’’29; 9. Shauntelle AUSTIN (97) Grande-Bretagne 2’16’’46 ; 10. Alena BENESOVA (98) Tchèque 2’17’’14; 11. WISHAUPT Camille 98 France 2’18’’27.

POZNAN : séries sans surprises

10 juillet 2013

Cloé Hache termine 9e du 100 mètres en séries. Sur 100 mètres brasse, Chloé Cazier est 12e à l’issue  des séries du 100 mètres brasse, ce qui est exactement sa place sur les listes de départ, et reste intéressant, car, née en 1998, elle est 4e dans cette année d’âge. Les relais libre garçons et filles se qualifient, tandis que Marie Wattel ne s’emploie pas pour finir 11e des séries du 200 papillon.

GARÇONS.-

400 mètres libre (séries): 1. Jan MICKA (95), Tchèque, 3’54’’03; 2. Max LITCHFIELD (95) Grande Bretagne, 3’54’’13; 3. Andrea Mitchell D’ARRIGO (95) Italie, 3’54’’14; 4. Matthew JOHNSON (95) Great Britain 3’54’’24; 5. Wojciech WOJDAK (96) Pologne, 3’54’’36; 6. Marc CALZADA MUNOZ (95) Espagne, 3’54’’40; 7. Poul ZELLMANN (95) Allemagne, 3’55’’01; 8. Caleb HUGHES (95) Grande Bretagne, 3’55’’56; 16. Joris BOUCHAUT (95) France, 3’57’’68.

 100 mètres dos (séries) : 1. Grigory TARASEVICH (95) Russie 55’’57; 2. Simone SABBIONI (96) Italy 55’’73 ; 3. Luca MENCARINI (95) Italie, 56’’22 ; 4. Danas RAPSYS (95) Lituanie, 56’’40 ; 5. Axel PETTERSSON (95) Suède, 56’’47 ; 6. Apostolos CHRISTOU (96) Grèce, 56’’65 ; 7. Carl-Louis SCHWARZ (95) Allemagne, 56’’72 ; 8. Michail KONTIZAS (95) Grèce, 56’’90 22 ex-aequo, Nans ROCH 96 France 58.18. En barrage,1. ROCH, France, 1’0’’60.

200 mètres brasse (séries) :1. Mikhail DORINO (95) Russie, 2’12’’58; 2. Alexander PALATOV (95) Russie, 2’13’’07 ; 3. Ilya KHOMENKO (95) Russie, 2’13’’56; 4. Alexander OSIPENKO (95) Russie, 2’15’’93; 5. David HORVATH (96) Hungrie, 2’16’’77; 6. Yannick LINDENBERG (95) Allemagne, 2’16’’86; 7. Max PILGER (96) Allemagne, 2’17’’23;  8. Harry ACKLAND (96) Grande Bretagne, 2’17’’31 ; 9. Taras BOYCHUK (96), Ukraine, 2:17.64 ; 10. Konrad STEPIEN (96) Pologne, 2’17’’81 ; 11. Anton ADAMENIA (96) Belarus, 2’17’’85 ; …12. Quentin CALLAIS 96 France 2:18.56.

 50 mètres papillon (séries) : 1. Evgeny SEDOV (96) Russie, 23’’71; 2. Jonas BERGMANN (95) Allemagne, 24’’26 ; 3. Daniel Steen ANDERSEN (95) Danemark, 24’’33; 4. Sascha SUBARSKY (96) Autriche, 24’’36; 5. Francesco GIORDANO (95) Italie, 24’’53; 6. Deividas MARGEVICIUS (95) Lituanie, 24’’74; 7. Jacob SEVERINSEN (95) Danemark, 24’’83 ; 8. Mark SZARANEK (95) Grande Bretagne, 24’’84 ; 9. Fedir BOLYCHEV (95) Ukraine, 24’’91 ; 10. Alexander KUDASHEV (95) Russie, 24’’97 ; 11. Dominik CIEZKOWSKI (96) Pologne, 24’’99.

4 fois 100 mètres (séries) : 1. Pologne, 3’22’’78 ( Jan HOLUB, 50’’35, Maciej FALACINSKI, 51’’32; Kacper LOPACINSKI, 51.68,  Sebastian SZCZEPANSKI , 49.43) ; 2. Danemark, 3’23’’17, (Magnus WESTERMANN, 50.44);  3. Allemagne, 3’24’’13 (Damian WIERLING 50’’67) 4. Russie, 3’24’’59; 5. Suède, 3’25’’60; 6. Italie, Italie, 3’25’’68; 7. Espagne, 3’25’’97; 8. France, 3’26’’52 (Robin COQUEREL Robin, 51’’99, Guillaume LAURE, 52’’24 ; Florian COIFFARD, 51’’69, Tom PACO PEDRONI, 50’’60).  

FILLES.- 100 mètres libre (séries). 1. Maria BAKLAKOVA (97) Russie 55’’48; 2. Fatima GALLARDO CARAPETO (97) Espagne, 55’’66; 3. Nastja GOVEJSEK (97) Slovénie, 55’’81 ; 4. Julie-Marie MEYNEN (97) Luxembourg, 55’’99 ; 5. Helen SCHOLTISSEK (97) Allemagne, 56’’30; 6. Harriet COOPER (97) Grande Bretagne, 56’’57; 7. Daria USTINOVA S (98) Russie, 56’’98; 8. Julie LEVISEN (97) Danemark, 57’’ ;9. Cloé HACHE (97) France, 57’’04 ; 10. Nele KLEIN (98) Allemagne, 57’’15; 11. Giorgia BIONDANI (97) Italie, 57’’16; 12. Katie LATHAM (97) Grande Bretagne, 57.40; 13. Anna-Stephanie DIETTERLE (97) Allemagne, 57.42; 14. Amy DE LANGEN (97) Pays-Bas, 57.43 ; 15. Barbora MISENDOVA (98) Slovaquie 57.49 ; 16. Aurore JACOLIN (97) France, 57.56.

200 mètres dos (séries): 1. Daria USTINOVA K (98) Russie, 2’13’’29 ; 2. Sonnele OEZTUERK (98) Allemagne, 2’13’’43 ; 3. Ugne MAZUTAITYTE (97) Lituanie, 2’14’’08 ; 4. Megan BRIGGS (97) Grande-Bretagne, 2’14’’32 ; 5. Lucy HOPE (97) Grande-Bretagne, 2’15’’67 ; 6. Lucy MCKENZIE (97) Grande-Bretagne, 2’15’’79 ; 7. Katsiaryna PAULIUKEVICH (98) Biélorussie, 2’16’’10 ; 8. Francesca VIVERIT (97) Italie, 2’16’’32.

 100 mètres brasse (séries): 1. Arianna CASTIGLIONI (97) Italie, 31’’72 ; 2. Marlene HUETHER (98) Allemagne, 32’’20; 3. Margarethe HUMMEL (97) Allemagne, 32’’23; Dominika SZTANDERA (97) Pologne, 32’’23 ; 5. Viktoriya SOLNTSEVA (98) Ukraine, 32’’25 ; 6. Sophie HANSSON (98) Suède, 32’’43 ; 7. Anastasiya MALYAVINA (97) Ukraine, 32’’55 ; 8. Silvia GUERRA (97) Italie, 32’’58 ; 9. Silja KAENSAEKOSKI (97) Finlande 32’’78 ; 10. Polina KAZINA (97) Russie, 32’’85; 11. Tjasa PINTAR (97) Slovénie, 32’’86;12. Chloé CAZIER (98) France, 32’’95.

 200 mètres papillon (séries): 1. Dalma SEBESTYEN (97) Hongrie, 2:13.52 ; 2. Emma DAY (97) Grande-Bretagne, 2’13’’92 ; 3. Melinda NOVOSZATH (98) Hongrie, 2’14’’18; 4. Ade JUHASZ (Hongrie), 2’14’’36; 5. Lisa Katharina HOEPINK (98) Allemagne, 2’14’’70 ; 6. Fanni ILLES (97) Hongrie, 2’15’’; 7. Shauntelle AUSTIN (97) Grande Bretagne, 2’16’’12 ; 8. Anastasia GUZHENKOVA (97) Russie, 2’16’’25 ; 9. Carmen RICO PEREZ (98) Espagne, 2’16’’67 ; 10. Rosalie KAETHNER (97) Allemagne 2’16’’91 ;11. Marie WATTEL (97) France 2’17’’07.

 400 mètres quatre nages (séries) : 1. Jimena PEREZ BLANCO (97) Espagne, 4’49’’49, 2. Adel FARKAS (98) Hongrie, 4’49’’74; 3. Amber KEEGAN (97) Grande-Bretagne, 4’52’’76; 4. Emily SIEBRECHT (97) Allemagne, 4’53’’34; 5. Alejandra NULA FERNANDEZ (97) Espagne, 4’56’’08; 6. Zsanett KOVACS (97) Hongrie, 4’56’’55; 7. Alina KENDZIOR (98) Russie, 4’56’’64; 8. Africa ZAMORANO SANZ (98) Espagne, 4’57’’20.

4 fois 100 mètres (series): 1. Russie, 3’45’’98 ; Daria USTINOVA, 56’’53 ; Valeria SALAMATINA, 57’’21 ; Daria KARTASHOVA, 56.75 ; Rozaliya NASRETDINOVA, 55’’49) ; 2. Grande-Bretagne, 3’48’’78 Harriet COOPER, 56.66); 3. Espagne, 3’50’’12 ; 4. Slovénie, 3’50’’13; 5. Pologne, 3’50’’86; 6. Allemagne, 7. France, 3’52’’92 (VIGUIER +0,70 28.15 58.76 Marine SCHWARTZ, 59’’18 ; Manon Aurore JACOLIN, 57’64 ; Anais ARLANDIS, 57’’34 ; 8. Danemark, 3’55’’18.

KAZAN : relais dames en finale

10 juillet 2013

Première journée de natation aux Universiades à Kazan : sur 400 mètres, Simon Guérin, 3’54’’38, 4e de la 4e série, échoue pour la finale avec le douzième temps. Il est devancé par Yamamoto (5e série), Japon, 3’50’’83. Ryan Napoleon (5e), Australie, 3’51’’16, Fumiya Idaka (3e), Japon, 3’52’’40, Jacob Ritter (3e), 3’52’’50, Alex Wold (5e), USA, 3’52’’76. Evgueni Kulikov (4e), Russie, 3’53’’34, Eric William Edlin (4e), Canada, 3’53’’35, George O’Brien, Canada(4e), 3’53’’46 tous qualifiés. Ainsi que par, Francis Thomas Despond (4e), Canada, 3’53’’62, Lucca Biaggi (3e), Italie, 3’53’’84, Andrew Megan (2e), Irlande, 3’54’’11.

Le relais quatre fois 100 mètres dames français, 6e (3’45’’45), s’est assuré une place en finale ; côté masculin, les 3’21’’69 lui ont valu la 9e place. En séries du 50m papillon, Anna SANTAMANS, 27’’01, a fini 10e et sur 100 dos, Benjamin STASIULIS, 9e avec 55’’32.

Dans la 2e demi-finale du 100m brasse, messieurs, le Japonais Yashuhiro Koseki l’a emporté en1’0’’03. L’autre demi revient à l’Américain Mihail Alexandrov, 1’0’’57.

Jeunes.- (1) Massy sans Sports-études

Par Eric LAHMY

10 juillet 2013

 

Les trois premiers clubs français en benjamins, sur le podium des Trophées Lucien-Zins, sont Massy, Saint-Germain-en-Laye et le Lagardère Paris Racing. Trois expériences. Aujourd’hui, l’ES Massy, ou comment avoir des jeunes en l’absence d’aménagements scolaires…

 

 

Si l’on regarde le sport sous l’angle de la starisation et des médias, il n’est rien de plus que la réunion d’une poignée de jeunes gens qui poursuivent des succès de prestige, championnats de France, d’Europe, du monde, Jeux olympiques. Un tel facteur joue un rôle fondamental dans le fonctionnement… de l’information. Ce comportement, mal maîtrisé, peut figer la chaîne médiatique. Je me souviens d’une époque, au journal L’Equipe, où, pour obtenir la place qu’elle espérait dans sa rubrique de tennis, la responsable n’avait qu’à prononcer le mot magique en conférence de rédaction. Ce mot, c’était : « Noah. » Immédiatement, on lui a allouait les six colonnes, ou la page entière, ce qu’elle demandait. Noah pouvait n’avoir rien fait depuis six mois, ou encore moins que ça, on estimait que tout ce qui le concernait, depuis ses problèmes de couple jusqu’au panaris qu’il s’était donné à un pied, c’était bon. Marie-José Pérec  avait pas couru une course depuis six ans qu’elle faisait encore courir la presse (à peine moins vite qu’elle) à ses trousses. Laure Manaudou se trainait manifestement, à la veille des Jeux de Londres, mais on ouvrait « huit colonnes » sur elle comme si l’on devait s’attendre à monts et merveilles aux Jeux où, comme s’y attendaient tous ceux qui l’avaient vu se noyer dans les meetings, elle termina 22e du 100 mètres dos et 30e du 200 mètres dos.

La starisation est peut-être même un mal nécessaire. Les exploits de nos champions créent les vocations à venir. Combien de glorieux sportifs, se souvenant du déclenchement de leur désir, racontent avoir suivi un aîné qui avait réussi un exploit. Combien de petites filles se sont prises pour Laure Manaudou ou ont souhaité lui emboîter le pas. Agnel a été prénommé par ses parents qui étaient des fans de Noah, la différence étant qu’il a changé de sport à l’heure du choix !

La Fédération française de natation compte près de 300.000 licenciés, dont près de 30.000 nageurs classés. Si l’on admet que le nombre de nageurs visibles au plan médiatique représente peu ou prou une dizaine d’unités, on peut donc dire que 0,03 pour cent de l’iceberg natation française est émergé…

… et donc que 99,97% se situe en-dessous du seuil de visibilité.

Une part énorme de cette population se constituée de jeunes. Il s’agit donc du vivier des générations futures : galaxie très éloignée des télescopes, méconnue, que celle de la natation des sans-grades du sport. Méconnu, mais dont la valeur humaine est incroyablement dense et riche, nourrie de passion et d’amour du sport, du plein air. Une jeunesse qui se construit, et se donne un socle de condition physique, de santé, pour l’avenir, et qui échappe aux mirages du désœuvrement, de la rue.

Dirigeant la manœuvre de cet univers foisonnant, on trouve un nombre élevé de maîtres-nageurs, d’enseignants bénévoles, de techniciens auto créés, de parents, d’édiles municipaux, etc. convaincus des bienfaits du sport et des vertus de la compétition, mus par l’enthousiasme débordant de ceux qui ont la passion de la jeunesse et le goût chevillé au corps de transmettre, et qui poussent à la roue. Même parmi ces inconnus par excellence, passent de bouche à oreilles, chuchotés dans les conversations informelles, les noms de certains d’entre eux, comme de légendes urbaines : ils ont existé depuis toujours, les Jacques Latour, l’homme qui avait créé Gilbert Bozon, le recordman du monde de dos des années 1950, Jean-Louis Le Charpentier, qui préparait les gros poissons du Cercle des Nageurs de Marseille quand ils n’étaient que des alevins, Alexandre Mouttet, Germain de Miras, autre maître de nage qui forma Alain Gottvalles, le recordman du monde du 100m de 1964, et Michel Rousseau, le champion et recordman d’Europe 1970. Marc Leferme, le Dunkerquois qui forma Francis Luyce, ou encore aujourd’hui Eric Boissière, qui, à Rouen, suscita l’éclosion d’une moitié du sprint français des années 2000.

Formateur, c’est une passion de l’excellence, mais sans chercher la lumière. Formateur, c’est une école d’humilité. Cela aboutit, au mieux, chaque année, aux Trophées Lucien Zins, aux championnats cadets et minimes.

Souvent, cependant, il s’agit moins d’un choix d’enthousiasme que d’une abdication raisonné. Je resterai formateur parce que je n’ai pas les moyens,budget,  temps d’ouverture du bassin ou horaires scolaires aménagés, d’offrir aux jeunes les conditions d’un succès majeur. Parfois même, c’est un crève-cœur de voir son meilleur élément attiré par un autre club qui lui offre un logement, une voiture, de l’argent. « A Reims, se souvient Jacky Batot, président du club, j’avais d’excellentes conditions, mais j’ai perdu Christophe Deneuville et Eric Rebourg, recrutés par des clubs qui leur ont fait miroiter quelques avantages. »

Selon Jacky Brochen, qui a entraîné à Clichy, dans les équipes de France et de Suisse, et s’est posé depuis à Caen, « entraîner les jeunes et les champions, c’est une sérieuse différence. D’abord, les jeunes doivent intégrer complètement leur vie scolaire. Ils s’entraînent beaucoup moins. Mais cela ne veut pas dire qu’ils ne nagent pas long, il ne faut pas les casser. Faire dans l’anaérobique, c’est à terme, leur filer une carrosserie de Rolls et un moteur de deux-chevaux. »

Comment se motive un jeune ?  Brochen s’en inquiétait. Comment nourrir les désirs d’un jeune pour un sport contraignant en l’absence de rétribution tangible ? Dans les compétitions, la plupart n’atteignent pas les podiums, encore moins les médailles. Comment peuvent-ils avoir envie de continuer en dehors de ces signes de succès ? Un ami psychiatre l’a rassuré : « ceci est un point de vue d’adulte, mais un jeune fonctionne de façon différente. Il ‘’renvoie’’ la récompense. Si l’adulte lui exprime sa satisfaction, le félicite sur le bord du bassin après la course, l’encourage, cela suffira à son bonheur. Ce n’est que plus tard, adolescent, qu’il prendra conscience de ce que LUI a envie de faire. »

Le sortir de l’enfance est l’époque où les entraîneurs de jeunes proposent aux enfants des récompenses sous forme de bonbons, voire même d’un simple sourire, d’un mot qui valide son effort.   

D’autres écueils peuvent apparaitre plus tard, soutient encore Brochen. Le gamin qui progressait vite peut voir son évolution bloquée en juniors ou en seniors. « Les risques sont plus élevés pour les éléments féminins. Certaines très jeunes filles, légères et longilignes, prennent du poids en se formant et deviennent moins aptes à nager vite. Elles sont plus fortes, mais ont tendance à s’enfoncer, et certaines n’avancent plus. » Alors la lassitude

Pour Brochen, il vaut mieux faire nager plus long. « Si vous mettez un jeune sur un 100 mètres, il pourra être tenté, de se battre, de nager n’importe comment. Sur 200 mètres, il sera contraint de place sa nage. » [On le verra, tout le monde ne s’aligne pas sur une telle analyse.]

Le mois dernier, les Trophées Lucien Zins, véritables championnats de France des benjamins, ont distribués leur moisson de récompenses. Les trois premiers clubs au classement ont été, dans l’ordre, Massy, Saint-Germain-en-Laye et le Lagardère Paris Racing.

L’ES Massy est apparu dans le paysage il y a maintenant près de quarante ans, quand Michel Scelles se pose un peu par accident à Massy. Scelles, un Normand de souche, fils d’un entraîneur de jockeys, et lui-même devenu le plus jeune chef d’équipe de la sidérurgie lorraine. dans le bassin de Longwy, avant de passer son maître-nageur-sauveteur, par passion sportive, quand la ville se dote d’une piscine. Après une dizaine d’années à développer le rugby local, une série de hasards l’emmènent au bord du bassin. L’ex fondeur est fondu d’entraînement. Il fonce, quitte à se mettre l’opinion à dos. Crée une section sport-études «sauvage», instaure les premières séances de musculation et deux entraînements quotidiens. «J’arrivais tous les jours à 5 heures du matin. Je passais le balai pendant que les nageurs tournaient. Le dimanche, l’équipe rentrait par l’infirmerie, en douce. De nombreuses lettres de protestations arrivaient en mairie parce que nous gênions le public. Devant les résultats, on m’a soutenu…» En 1979, Massy est devenu le deuxième club français et Jean-Gilles Porte, élève de Scelles, «casse» les 16’ au 1500m libre.

Scelles est remarqué, il devient entraîneur national, quitte Massy pour l’INSEP. A sa suite, un jeune coach au regard clair, Michel Courtois, va officier. « La grande différence avec l’époque, c’est le professionnalisme, raconte Michel, aujourd’hui à la retraite, La natation s’arrêtait au bac. On travaillait différemment. Maintenant, on fignole tout : récupération, alimentation, psychologie. Et il faut des budgets très importants. »

Aujourd’hui, au bord des bassins, Nicolas Miquelestorema, qui fut champion de France et obtint plusieurs médailles nationales entre 2005 et 2007. Comment entraîne-t-on les jeunes ?

     « Il faut énormément de disponibilité sur les bassins, explique-t-il. On assure  la continuité sur les groupes. On compte 1000 adhérents avec les bébés nageurs et l’aquagym. La grande difficulté, c’est l’école. Sur Massy, il n’y a aucune entente avec l’éducation nationale. Et sans aménagements dans l’emploi du temps scolaire… »

     Massy avait organisé des « aménagements scolaires » dans les années 1983-1985, témoigne Michel Courtois. Mais « les nageurs ne jouaient pas le jeu. » Alors, reprend Nicolas, « ça va jusqu’à quinze ans. A partir du lycée, on est limités. Comme beaucoup de clubs d’Île-de-France. Bon, on a un projet, mais cela représente tant de paperasse ! »

Et l’entraînement ? « On leur inculque une nage propre, depuis l’école de natation. Sur ce plan, nous sommes beaucoup complimentés, nos nageurs ont une bonne technique. Et nous, nous basons notre évolution d’entraîneurs sur l’expérience et le partage. Je travaille avec Didier Franck, un homme ouvert sur les nouveautés, même s’il appartient à l’ancienne école. Moi, je m’appuie sur mon cursus de nageur de haut niveau et des formations. Et sur l’observation des autres. On avance à petits pas. J‘essaie de progresser au quotidien…

     L’entraînement des benjamins, dont je m’occupe, prend énormément de temps, il faut surveiller la technique de nage, avoir l’œil constamment ouvert. On respecte les étapes. Il faut savoir marcher avant de courir. Donc, développer les bons automatismes.

     Les benjamins s’entraînent six fois par semaine, de 18 à 20 heures. Ils font un peu de préparation physique généralisée, des étirements, on fait du retour au calme. Les minimes ont la possibilité d’en faire plus. Quant à la compétition, elle reste un plaisir. On valorise l’ambiance. On n’en fait pas trop. Elle est coûteuse, chaque fois qu’un nageur plonge, ça coûte 9€. Pas donné. Un récent week-end, le Comité de l’Île-de-France a empoché 25.000€. Après, beaucoup de nageurs arrêtent. Les études, tout le monde ne peut pas faire de compétitions. »

Un Pavé dans l’Eau Glacée

Par Eric LAHMY

9 juillet 2013

Les bains glacés de récupération, très en vogue dans le haut niveau, natation comprise, ne servent à rien, affirment des chercheurs de l’Université de Portsmouth. Débat…

C’est devenu sinon une torture incontournable, sinon un rituel désagréable pour nombre de ‘’haut niveau’’. Le bain glacé à 9 ou 12°, c’est selon, dans lequel ils doivent se tremper, après l’entraînement, censé hâter la récupération. En France, cette coutume ‘’inventée’’, semble-t-il, en Australie, aurait été importée sans frais de douanes, ‘’récupérée’’, le mot convient, sur l’Internet, par les ‘’espions’’ de la cellule de veille olympique du temps de Fabien Canu, selon ce que celui-ci avait déclaré pendant les Jeux olympiques au New York Times.

Le plus frappant, dans l’histoire, c’est que la ‘’technique’’ ait été entérinée, semble-t-il, de confiance, sans qu’on cherche à en savoir plus, et appliquée sans barguigner sur nos champions en général et nos nageurs en particulier. La ‘’bassine’’ est devenue un must du retour au calme sportif !!

Or dès novembre 2012, une étude menée par une équipe de scientifiques de l’Université de Portsmouth, Angleterre, a conclu que les immersions en eau froide n’étaient ni plus ni moins efficaces que les classiques exercices de récupération en terme de réhabilitation de l’athlète.

Publiée dans la revue European Journal of Sport Science, l’étude en question a divisé 40 athlètes en quatre groupes. Après une heure et demie de course, trois d’entre eux plongeaient dans la dite bassine, un groupe pendant  douze minutes en eau froide, un autre en eau tiède, un troisième deux minutes en eau froide, et un quatrième s’astreignait à deux minutes de classique « retour au calme ».

La performance musculaire des cobayes fut mesurée avant l’exercice puis à plusieurs reprises après l’exercice, puis après douze heures, un jour, deux, puis cinq jours.

Conclusion ? Aucune différence n’a pu être constatée entre ces groupes en termes de perception de douleur physique d’après effort  chez les athlètes, ni en termes de marqueurs biochimiques de dommages dans les cellules musculaires. En outre, « ces bains posent certains risques potentiellement sérieux pour la santé ; s’ils n’en retirent aucun bénéfice, ils feraient mieux d’arrêter cela », a déclaré sur le site de l’Université le responsable de l’étude, le Dr Jo Corbett, qui a ajouté : « les études qui ont montré les ‘’effets’’ de ces techniques comparaient des athlètes qui prenaient ces bains froids à des athlètes qui n’effectuaient aucun retour au calme. » Autant dire que cela biaisait les résultats. « Les bains glacés, qui ont existé en thérapeutique depuis l’Antiquité, ont connu un engouement récent en raison de leur utilisation par les sportifs pour récupérer après l’entraînement, mais nos résultats montrent que cela ne fonctionne pas. Il est clair, au vu de cette étude, que l’immersion aquatique, par les traditionnels bains glacés, assis ou debout, n’améliore en rien les temps de récupération en comparaison avec les techniques classiques de retour à la normale. En fait, la recherche pointe de plus en plus en direction des possibles menaces que les immersions en eau glacée font planer sur la santé de ceux qui les utilisent. » Interrogé en novembre 2012 par notre confrère Inside the Games, Corbett n’a pas écarté l’idée que les immersions en eau froide pourraient avoir un léger effet bénéfique en termes de récupération dans certaines limites, et ne prétend pas que l’étude de Portsmouth aura le dernier mot en la matière. Mais « les mécanismes de l’action par laquelle l’immersion en eau froide pouvait affecter positivement la récupération » étaient loin d’être clairement établis. « En outre, a-t-il ajouté, il y a une large fourchette de variations dans la façon dont l’immersion peut être pratiquée en termes de température, de durée, de fréquence, de temps entre la fin de l’exercice et l’instant où elle est pratiquée, de profondeur de l’immersion et de position du corps dans l’immersion. Tous ces paramètres vont influencer les réponses physiologiques. Les immersions en eau froide sont utilisées dans le but de récupérer mais récupérer de quoi – cela peut être par exemple une blessure d’impact, un dommage excentrique de muscles ou une hyperthermie. »
L’info a intrigué Christophe Cozzolino, responsable dans l’équipe de France des problèmes liés à la récupération : « nous avons pourtant des études qui montrent qu’il y a un effet sur la récupération ; maintenant, si vous me dites que ça fait nager plus vite, je vous réponds : non. »

Le docteur Jean-Pierre Cervetti, qui fut médecin fédérai pendant trente ans, connait bien la question : « je la connais d’autant mieux que, venant du rugby, j‘avais utilisé le froid pour la récupération des joueurs ; les effets nous paraissent indéniables pour récupérer des coups ou de la fatigue. Même si ce n’est que psychologique, c’est énorme.  Aux Jeux de Pékin, en 2008, c’était déjà assez utilisé, les Australiens et les Polonais utilisaient des cuvettes de refroidissement après les séances de leurs nageurs ; Mais on ne dispose d’aucune donnée concernant un effet réel sur le plan physiologique. Pour résumer, je dirais qu’il n’y a pas de consensus, et plusieurs protocoles existent, selon la température, 9° ou 12°, temps plus ou moins long. S’ajoute le froid sec, où, à l’INSEP, on utilise un caisson qui descend à moins 110°. On sait l’effet que cela a sur les rhumatismes. »

Médecin fédéral, Jean-Loup Bouchard croit aussi que la cryothérapie est très efficace dans les sports traumatiques. « Et puis se posent plusieurs questions sur la façon de l’employer. Quelle technique, quelle température, quelles parties du corps immerger, combien de temps dure ce bain froid, à quel moment l’utiliser. Cela est intéressant après un entraînement très lactique, car il y a une action anti-oxydante ; cela est plus utile quand la température extérieure est chaude. Comme en natation, c’est le train avant qui travaille le plus, j‘ai suggéré de tremper le nageur jusqu’au cou, mais je n’ai pas été suivi. Nous Français, nous utilisons un bain à 10°, mais les Canadiens ont effectué des biopsies et estiment qu’entre 10 et 14°, on obtient le même effet. Aux Jeux de Londres, le basketteur Tony Parker baignait ses mollets. Les skieurs se refusent à ces bains, pourtant leurs jambes très puissantes s’y prêtent. »

Enfin, existe l’argument financier : la petite bassine après le grand bassin, ce n’est pas donné… Guillaume Benoist, entraîneur de Saint-Germain-en-Laye, deuxième club français en benjamins, explique que « le club a abandonné la technique. Un matériel de refroidissement coûte la bagatelle de 10.000€ et les protocoles sont très stricts. Mal le faire en payant ce prix ne valait pas la peine. »

 

BALD [Katherine Ann « Kathy »]

Natation. (Etobicoke, 19 décembre 1963-). Canada. Médaillée aux Jeux du Commonwealth 1982 à Brisbane, en Australie, elle enlève le 100 mètres brasse en 1’11’’89 devant son équipière Ann Ottenbrite, 1’11’’99, et finit 2e du 200 mètres brasse loin derrière Ottenbrite, 2’36’’06 contre 2’32’’07, Katherine Richardson, 2’36’’45, complétant un triplé canadien. Aux Jeux Panaméricains de Caracas, Venezuela, en 1983, elle inverse les rôles avec Ottenbrite, enlève le 200 mètres brasse (2’35’’53), est seconde sur 100 mètres brasse (1’11’’98) derrière sa compatriote (1’10’’63), ajoute une étonnante 3e place au 100 mètres libre (57’’76) et enlève l’argent du 4 fois 100 mètres avec l’équipe du Canada.