A Florent Manaudou la pole-position du sprint

2 août 2013

Barcelone, 15e championnats du monde

Florent Manaudou a fait honneur à sa réputation de champion olympique. Le Marseillais a dominé les séries du 50 mètres nage libre en 21’’72, devant Cielo et l’Ukrainien Govorov, mais la situation de Bousquet, quinzième, parait plus friable, avant les demi-finales.

.La Grande-Bretagne, un an après avoir raté ses Jeux olympiques à Londres, est en train de rater ses championnats du monde, championnats de la rédemption qui tarde à se montrer. La haute compétition étant ce qu’elle est, il a suffi que Jazmin Carlin qui devait tout casser en demi-fond long se plante comme elle s’était plantée avant les Jeux l’an dernier (où elle n’avait pas pu entrer dans l’équipe britannique), et que Jamieson, le médaillé d’argent du 200 mètres brasse, ressente un petit coup de moins bien (pour ce qui le concerne, réponse définitive à 19h35). Mais bon, il reste, aussi Francesca Halsall, même si, enfin, que représente le 50 mètres papillon ??? Beaucoup, répondra Mélanie Hénique qui a une telle révérence pour cette épreuve qu’elle s’en est payé deux, pour franchir les séries, une à l’économie qui lui a donné une seizième place ex-aequo, punie, et une autre à fond les manettes, six dixièmes plus vite ; Pour avoir paressé, lélève de Michel Chrétien et équipière de Stravius à Amiens a eu double peine et été contrainte de montrer son jeu ! Potentiellement, elle est d’ores et déjà quatrième. Ne pas refaire la même faute en demi…

Il y a des calculs qui s’avèrent gagnants, d’autres non. Les Australiens en ont fait l’amère expérience, qui ont été évincés de la finale de la grande course des nations, le quatre fois 200 mètres, où les Français et les amis d’outre-Quiévrain se sont invités. Les Belges ont passé l’Allemagne et la Grande-Bretagne, ont ferraillé avec la France et fini à deux secondes des Etats-Unis…

Evgueniy Korotichkine est en tête des séries du 100 mètres papillon devant Chad Le Clos, et Missy Franklin s’est bien amusée sur 200 mètres dos dames devant un groupe compact de suivantes où nous distinguerons l’inévitable Hosszu et Pellegrini…

 

MESSIEURS.- 50 METRES Séries.- 1  MANAUDOU Florent, FRANCE, 21.72; 2. CIELO FILHO Cesar, BRA, 21.76; 3. GOVOROV Andrii, UKR, 21.80; 4. ABOOD Matthew, AUS, 21.84; 5. ERVIN Anthony, USA, 21.87; 6. ADRIAN Nathan, USA, 21.88; 7. MOROZOV Vladimir, RUS, 21.95; 8. CHIERIGHINI Marcelo, BRA, 22.01; 8. TAKACS Krisztian, HUN, 22.01; 10. SHIOURA Shinri, JPN, 22.02; 11. MAGNUSSEN James, AUS, 22.04; 11. SCHOEMAN Roland, RSA, 22.04; 13. GRECHIN Andrey, RUS, 22.08; 14. BOVELL George Richard, TRI, 22.09; 15. BOUSQUET Frédérick, FRANCE, 22.11; 16. TRANDAFIR Norbert, ROU, 22.25.

MESSIEURS. 100 METRES PAPILLON (séries). – 1. KOROTYSHKIN Evgeny, RUS, 51.55 ; 2. LE CLOS Chad, RSA, 51.88 ; 3. CSEH Laszlo, HUN, 51.89 ; 4 LENDJER Ivan, SRB, 51.95; 5. RIVOLTA Matteo, ITA, 52.00 ; 6. TSURKIN Yauhen, BLR, 52.03; 7. DEIBLER Steffen, GER, 52.07; 8. SKVORTSOV Nikolay, RUS, 52.09; 9. CZERNIAK Konrad, POL, 52.12; 10. ROCK Michael, GBR, 52.13; 11. KORZENIOWSKI Pawel, POL, 52.16; 12. PEREIRA Thiago, BRA, 52.23; 13. LOCHTE Ryan, USA, 52.26; 14. GODSOE Eugene, USA, 52.38; 15. FUJII Takuro, JPN, 52.50; 16. HEINTZ Philip, GER, 52.52.

MESSIEURS. QUATRE FOIS 200 METRES (séries).- 1 Etats-Unis, 7:8.05; (MCLEAN Matt, 1:47.63); 2  Russie, 7:9.87, (IZOTOV Danila, 1:47.50); 3 Japon 7:9.98, (MATSUDA Takeshi, 1:47.92) ; 4. France, 7:10.66 (AGNEL Yannick, 1:47.65; BOURELLY Lorys, 1:48.04; MALLET Gregory, 1:48.37; STRAVIUS Jeremy, 1:46.60); 5. Belgique, 7:10.69, (SURGELOOSE Glenn, 1:48.57; VANLUCHENE Emmanuel, 1:48.18, DEKONINCK Dieter, 1:47.66 ; TIMMERS Pieter, 1:46.28) ; 6. Allemagne, 7:11.06 (COLUPAEV Dimitri, 1:48.48); 7. Grande Bretagne, 7:13. (GUY James, 1:48.08) ; 8. Chine, 7:13.37 (WANG Shun, 1:47.96). (Qualifiés).9. Australie, 7:13.52  (MCKEON David 1:49.27).

DAMES.- 200 METRES DOS.- (Séries).- 1. FRANKLIN Missy, USA, 2:7.57 ; 2. HOCKING Belinda, AUS, 2:7.64; 3. CALDWELL Hilary, CAN, 2:7.81; 4. USTINOVA Daria, RUS, 2:8.69; 5. HOSSZU Katinka, HUN, 2:8.93; 6. RUSSELL Sinead, CAN, 2:9.24; 7. ZEVINA Daryna, UKR, 2:9.31; 8. PELTON Elizabeth, USA, 2:9.56; 5. NAY Meagen, AUS, 2:10.62; 10. PELLEGRINI Federica, ITA, 2:10.65; 11. PRINSLOO Karin, RSA, 2:10.71; 12. VERRASZTO Evelin, HUN, 2:10.86; 13. AKASE Sayaka, JPN, 2:10.87; 14. OTSUKA Miyu, JPN, 2:11.69; 5. BAUMRTOVA Simona, CZE, 2:11.86; 16. BAI Anqi, CHN, 2:12.14.

DAMES.- 50 METRES PAPILLON.- séries.- 1. HALSALL Francesca, GBR, 25.69 ; 1. OTTESEN GRAY Jeanette, DEN, 25.69; 3. LU Ying, CHN, 25.82; 4. ELMSLIE Brittany, AUS, 26.03; 5. MAGNUSON Christine, USA, 26.12; 6. DEKKER Inge, NED, 26.15; 7. VOLLMER Dana, USA, 26.29; 8. KROMOWIDJOJO Ranomi, NED, 26.31; 8. DI PIETRO Silvia, ITA, 26.31; 10. BUYS Kimberly, BEL, 26.35; 11. BATCHELOR Sophia, NZL, 26.45; 11. OSMAN Farida, EGY, 26.45; 13. TAO Li, SIN, 26.48; 14. CHIMROVA Svetlana, RUS, 26.51; 15. MAINVILLE Sandrine, CAN, 26.52; 16. HENIQUE Mélanie, FRA, 26.54; 16. WENK Alexandra Nathalie, GER, 26.54.

Barrage: HÉNIQUE. FRANCE, 25’’94

 

 

Ledecky joue, Friis s’amuse beaucoup moins

2 août 2013

Barcelone, 15e championnats du monde

Tout à coup, en fin de matinée, dans sa série du 800 mètres qui l’opposait à la plus Française des Néerlandaise, la Niçoise de Fabrice Pellerin, Lotte Friis, série que la Friis en question emmenait gaillardement, bien décidée à ne pas s’en laisser compter par la terreur américaine de la nage libre féminine, la terreur (nous l’appellerons Katie Ledecky si vous le voulez bien) lança une attaque inattendue. Elles étaient au 200m, passage en 2’3’’71 pour Friis, 2’4’’09 pour Ledecky, ça nageait 31’’8 par longueur de bassin, et Ledecky se mit à appuyer comme si elle avait un train à prendre, 30’’20, se trouva un mètre devant Friis. Celle-ci recolle et vire à nouveau en tête pas tant parce qu’elle accélère, mais parce que Katie se rendort (31’’71). Mais ça lui redémange, l’Américaine, elle colle un 30’’53 qui remet Friis à un mètre. Laquelle Friis remonte, 31’’55 contre 32’’16 à Ledecky qui parait presque l’attendre, style « vous d’abord je n’en ferai rien ». Et le jeu qui reprend après le virage, accélération de Ledecky, 30’’73, Friis est à un mètre cinquante, elle revient encore aux 500 mètres, mais le cœur (ou les bras, ou les jambes) n’y est plus, la terreur des bassins rajoute un supplément de vitesse avant les 600 mètres et prend le large.

On ne sait ce que Ledecky cherchait dans ces variations de rythme, sans doute à jouer, comme le suggéraient les commentateurs de la 2, et comme il reste permis de le faire quand on a 16 ans et un talent qui dépasse l’entendement. Mais elle avait retrouvé là une assez ancienne stratégie de course, sinon inventée, du moins portée à son degré de perfection par l’Australien Murray Rose (1939-2012). Vieille histoire, mais qui vaut d’être contée. Rose, entre 1958 et 1964, aux Etats-Unis, ne partait jamais dans une course sans avoir décidé d’une stratégie. Cet énorme champion, qui améliora dans sa carrière les records mondiaux de 17’’3 sur 400m et de plus d’une minute sur 1500m, détestait nager vite ! (Enfin, c’est ce qu’il prétendait). Et l’un de ses trucs était le changement de rythme. En variant par exemple de deux secondes sa vitesse par 100 mètres, il prétendait parvenir à déconcentrer son adversaire. Celui-ci, invariablement, perdait le fil de sa nage en essayant de déchiffrer ce que faisait Rose. Après un ou deux démarrages suivis de ralentissements, l’adversaire étant passé de l’inquiétude à la sérénité, il décidait qu’il ne voulait plus jouer, et c’est là qu’il passait d’adversaire à victime car Rose plaçait un autre démarrage, non suivi cette fois d’un ralentissement ! En jouant ainsi sur les nerfs et la concentration de deux adversaires, John Konrads et Tsuyoshi Yamanaka qui détenaient les records du monde et lui prenaient  a priori respectivement 5’’4 et 4’’7 sur 400 mètres, il les atomisa aux Jeux de Rome, et les devança respectivement de 3’’5 et 3’’1. Rose trouva au moins un émule dans l’Américain Roy Saari, dont les changements de rythme étaient affolants. Lors des sélections US pour les Jeux olympiques de Tokyo, en 1964, Saari battit le record du monde du 1500 mètres, en alternant des 100m en 1’4’’3 (le 4e ) et 1’14’’2 (le suivant).

Ce genre de fantaisies n’a pas vraiment fait d’émules, et je soupçonne que Murray Rose se le permettait parce qu’il s’était donné, en amont, une condition physique extraordinaire, qui était chez lui un mode de vie, une seconde nature, et que son coach, Peter Daland, s’amusait autant que lui de ses foucades. [A 72 ans, peu de temps avant d’être emporté par une leucémie foudroyante, Rose nageait encore des séries de 100 mètres en 1’10’’!] De ce fait, il dominait. Il pouvait gagner sans cela.

C’est aussi ce qu’on pourrait dire de Katie Ledecky ! Mais son talent nous a rendu ce matin une série de 800 mètres bigrement intéressante.

 

DAMES.- 800 METRES.- (séries).- 1. LEDECKY Katie, USA, 8’20’’65 ; (par 50m : 29.29, 31.50 (1:00.79), 31.47, 31.83 (2:4.09), 30.20, 31.77 (3:6.06), 30.53, 32.16 (4:8.75), 30.73, 32.32 (5:11.80), 31.62, 31.09 (6:14.51), 31.74, 31.34 (7:17.59), 31.62, 31.44) ; 2. BOYLE Lauren, NZL 8:21.00; (par 50m : 29.27, 31.21 (1:0.48), 31.33, 31.27 (2:3.08), 31.23, 31.43 (3:5.74), 31.39, 31.55 (4:8.68) 31.43, 31.48 (5:11.59), 31.61, 31.57 (6:14.77), 31.62, 31.71 (7:18.10), 31.67, 31.23) ; 3. FRIIS Lotte, DAN, 8:23’’; (par 50m : 29.46, 31.06 (1:0.52), 31.76, 31.43 (2:3.71), 31.26, 30.97, (3:05.94), 31.30, 31.53 (4:08.77) 31.79, 31.52 (5:11.84), 31.98, 31.71, (6:15.53), 31.88, 32.01 (7:19.42), 32.09, 31.49) ; 4. BELMONTE GARCIA Mireia, ESP, 8:25.03 ; 5. KAPAS Boglarka, HUN, 8:25.26 ; 6. DE MEMME Martina, ITA, 8:26.95 ; 7. PINTO Andreina, VEN, 8:27.03; 8. SUTTON Chloe, USA, 8:27.41 (qualifiées); 9. CARLIN Jazmin, GBR, 8:27.48.

Pellegrini, la surprise et les relais

2 août 2013

Barcelone, 15e championnats du monde

Si la performance (médaille d’argent) de l’Italienne Federica Pellegrini, ce 31 juillet, sur 200 mètres individuel, a étonné, c’est, d’abord, elle-même: “je suis stupéfaite. Je voulais nager mais n’attendai rien de spécial. Je suis surprise, incrédule et heureuse,” a-t-elle déclaré

Elle voulait nager ce 200 mètres, chose qui n’était pas prévue, et le coach Philippe Lucas, qui n’y songeait pas, n’y a vu aucun inconvénient. On sent d’ailleurs une confiance réciproque entre l’entraîneur et sa dernière ondine vedette, il semble très satisfait du professionnalisme, du sérieux, du courage et de l’application de la championne italienne : “je ne pouvais pas l’empêcher de nager, a-t-il expliqué aux journalistes italiens. Federica était très bien physiquement grâce au travail effectué avec Matteo Giunta. Elle est très solide dans sa tête. Autrement, elle n’aurait pas pu nager comme ça, sans entraînement spécifique. Nager le 200 mètres lui est naturel. Les tactiques sont secondaires. L’important c’est de travailler. Puis tout est possible. Je me trouve très bien avec elle, le staff et la Fédération italienne.”

 “Je ne m’attendais pas à retrouver les podiums aussi tôt après les désillusions de Londres, a dit encore Federica. Ça a été une année de transition, où j’ai changé de méthodes d’entraînement et de préparation physique et nagé en dos. J’ai décidé de nager avec Philippe (Lucas), Matteo (Giunta) et Filippo (Magnini). Cette médaille est des plus belles, et je me la dédie à moi-même. Je pense la mériter après les polémiques suite aux Olympiades. C’est surtout une médaille significative. Elle me transmet la confiance pour l’avenir. Elle consolide mes choix et me dit que j’ai encore des marges d’améliorations significatives.”  Pellegrini a 25 ans ce 5 août.

Pellegrini, 1’55’’14 dans sa course, contre 1’58’’95 et 1’58’’73 lancée en série puis en finale du relais quatre fois 200m illustre le cas des nageurs qui parviennent à beaucoup mieux réussir leur course individuelle qu’en relais. Le cas le plus remarquable noté aux championnats du monde de Barcelone est celui de  l’Américain Feigen, 48’’23 lancé en finale du relais le 28 juillet où il perd un mètre trente sur Stravius, une valeur de 48’’93 au start, réalise 48’’86 au start en séries, puis 48’’07 en demi, le 31 juillet, et 47’’82, 2e de la finale le 1er août. Autant dire que le Feigen individuel devance le Feigen relayeur de deux mètres trente! D’autres fois les différences de temps sont anecdotiques, comme dans les cas de Magnussen et d’Adrian, qui nagent un peu, mais à peine, plus vite dans la course individuelle que dans le départ du relais, Quelques fois, c’est le contraire qui se passe, et c’est alors le cas de Fabien Gilot, transcendé par le relais, un ton en-dessous quoiqu’excellent dans la course au titre.

NATATION MONDIALE: PATRONS LES USA

1er août 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Un titre sur quatre fois 200 mètres dames, une possibilité de doublé sur 200 mètres dos à l’issue des demi-finales, les Américains tiennent bien la maison natation.

Camille Muffat, en abandonnant toute prétention sur le 100 mètres individuel où elle n’aurait pas atteint la finale, pour se concentrer sur le relais, a fait le bon choix. Même moins bien que l’an passé, elle a joué son rôle au départ du relais quatre fois 200 mètres, et les trois filles qui suivaient connaissaient leur partition. Ce fut un régal de suivre Charlotte Bonnet en train de tenir la dragée haute à l’Américaine Vreeland et résister à l’Australienne Palmer; voilà une nouvelle confirmation du talent de la jeune Niçoise. Mylène Lazare, qu’on prenait pour le chaînon faible de ce quatuor, a fait de son mieux et laissé les chances de médaille intactes, et Coralie Balmy, parfaite équipière, se fendit d’un de ces relais dont elle a le secret. Bronze!

MESSIEURS 200 METRES DOS (demi-finales).- 1. CLARY Tyler, USA, 1:55.16; 2. LOCHTE Ryan USA, 1:55.88; 3. IRIE Ryosuke JPN, 1:56.14 ; 3. KAWECKI Radoslaw, POL, 1:56.14 ; 4. HAGINO Kosuke, JPN, 1:56.24; 6. XU Jiayu, CHN, 1:56.42; 7. MCNALLY Craig GBR, 1:56.97; 8 BERNEK Peter, HUN, 1:57.37;

DAMES.- RELAIS QUATRE FOIS 200 METRES FINALE.-1. USA, 7:45.14 (LEDECKY Katie 1:56.32, VREELAND Shannon 1:56.97, BISPO Karlee 1:57.58, FRANKLIN Missy 1:54.27); 2 Australie, 7:47.08 (BARRATT Bronte, 1:57.04, PALMER Kylie, 1:56.29, ELMSLIE Brittany, 1:56.42, COUTTS Alicia, 1:57.33); 3. FRANCE, 7:48.43 (MUFFAT Camille, 1:56.45, BONNET Charlotte, 1:56.81; LAZARE Mylène, 1:59.15, BALMY Coralie, 1:56.02); 4. Chine, 7:49.79 (YE Shiwen, 1:57.17, SHAO Yiwen, 1:57.54, GUO Junjun, 1:58.02; QIU Yuhan, 1:57.06) ; 5 Espagne, 7:53.20 (COSTA SCHMID Melanie 1:56.50, CASTRO ORTEGA Patricia, 1:59.06, BELMONTE GARCIA Mireia, 1:58.56, GOMEZ CORTES Beatriz, 1:59.08) ; 6. Canada, 7:55.48 (CHEVERTON Samantha, 1:59.23, ROJASJARDIN Barbara, 1:58.19, MACLEAN Brittany, 1:58.03, KING Savannah, 2:0.03;) 7 Italie, 7:57.91 (MIZZAU Alice 1:59.84, DE MEMME Martina, 1:58.60, CARLI Diletta, 2:0.74, PELLEGRINI Federica, 1:58.73) ; 8. Japon, 7:58.15 (IGARASHI Chihiro, 1:58.41, UEDA Haruka 1:59.55, MIYAMOTO Yasuko, 1:59.81, TAKANO Aya, 2:0.38).

Pedersen (record) contre Efimova, il y a du duel dans l’air

1er août 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Toute la brasse, depuis un siècle, a consisté à évoluer à la limite des règlements.

Une magnifique brasse, très longue, avec une action du corps ondulante, glissement quasi-sous-marin, souplesse de dauphin, (adieu définitif à la brasse carrée de papa, mais avec des emprunts quand même, comme un souvenir, une idée qui reste), repositionnement, c’est posé, comme tranquille, un effort terrible mais tellement technique, d’aspect tellement et faussement simple que ça a l’air sans effort alors que cela demande une précision dans le mouvement quasi-chirurgicale et un gros travail musculaire. Ça, c’est la brasse de la Danoise Rikke Moller Pedersen, la nouvelle recordwoman du monde

Mais la réponse de la Russe Efimova ne tarde pas. Efimova nage plus court et surtout vers la fin elle patine un peu. Cependant, à l’arrivée, cela donne moins de 2’20’’ aussi. L’effort de Pedersen parait plus abouti, plus facile mais c’est peut-être une illusion. Alors, Pedersen devant Efimova…

DAMES 200 METRES BRASSE. (Demi-finale). 1 PEDERSEN Rikke Moller, DEN, 2:19.11 (31’’80, 35.47 35.62 36.22) RECORD DU MONDE) ; 2. EFIMOVA Yuliya, RUS, 2:19.85 (32’’52, 35.07 35.80 36.46) ; 3 GARCIA URZAINQUI Marina, ESP, 2:22.88 ; 4 LAWRENCE Micah USA 2:23.23 ; 5 KANETO Rie JPN 2:23.28 ; 6 FOSTER Sally AUS, 2:24.14; 7. SOLNCEVA Viktoriya UKR 2:24.19 ; 8. MCCABE Martha CAN, 2:24.68.

Lochte, trois nages plus une font quatre

1er août 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Lochte très souple en qualifications en gardait sous le pied. Sa nage relâchée est impressionnante. Il domine cette course plus qu’on ne l’imaginait, avec Hagino, l’omniprésent Japonais. Comment battre un nageur qui est le meilleur du gang sur trois des quatre nages et domine suffisamment la quatrième pour ne pas s’en laisser compter dans ce parcours aussi ? La réponse est : pas possible. A l’addition, Lochte gagne facile avec une longueur et demie d’avance, ce qui n’est plus très fréquent dans la natation de 2013 où les valeurs sont très serrées. Hagino encore deuxième, il y a du Poulidor chez ce nageur au style magnifique.

MESSIEURS. 200 METRES QUATRE NAGES.- Finale.- 1. LOCHTE Ryan USA 1:54.98 ; 2. HAGINO Kosuke JPN 1:56.29 ; 3. PEREIRA Thiago BRA  1:56.30; 4. WANG Shun CHN 1:56.86; 5. CSEH Laszlo HUN 1:57.70; 6. TRANTER Daniel, AUS, 1:57.88; 7. SETO Daiya JPN  1:58.45; 8 S.JODIN Simon SWE 1:59.79.

 

Sjostrom est insatiable, Campbell reste zen

1er août 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Là, on voit mal comment Missy Franklin va se sortir des pièges d’une finale qui ne lui tend pas les bras. Elle gagne la première demi-finale, mais elle est moins sprinteuse que Campbell, qui atteint des vitesses incroyables en conservant une impression de relâchement. Puis l’Aussie a l’air de se dire qu’on n’est pas en finale, et elle laisse Sjostrom, qui en veut plus qu’elle à ce stade, l’emporter, en gardant son mystère. Kromowidjojo et sa fréquence courte sont seulement 3e. Sur sa réputation, ses antécédents, l’impression de confiance qu’elle dégage et ses meetings du début de l’été, on a du mal à le croire, mais la reine du sprint des Jeux de Londres semble un peu en difficulté. La finale sera suédoise ou australienne, ou du moins tout porte à le croire.

 

DAMES 100 METRES LIBRE Demi-finales.- 1. SJOSTROM Sarah, SWE, 52.87; 2. CAMPBELL Cate, AUS, 53.09; 3. KROMOWIDJOJO Ranomi, NED, 53.29; 4. HEEMSKERK Femke, NED, 53.68; 5. FRANKLIN Missy, USA, 53.78; 6. STEFFEN Britta, GER, 53.85; 7. VREELAND Shannon, USA, 53.99; 8. TANG Yi, CHN, 54.09.

Magnussen reprend la main

1er août 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Morozov est champion du monde du 75 mètres, puis il reçoit le « grand piano » sur le dos et coule. Il tourne toujours des bras aussi vite, semble-t-il, mais de mouliner ils ne prennent plus autant d’eau, il s’enraye ou plutôt il patine. Nathan Adrian, le champion olympique US, vire en seconde position. Adrian semble avoir course gagnée, mais là, Magnussen et Feigen remontent déjà, cela se joue comme toujours à rien du tout. Au milieu des lignes d’eau, c’est Magnussen qui a le dernier mot, puis, assis sur la ligne d’eau, fait des doubles biceps à la Arnold Schwarzenegger.

Magnussen a battu les deux Américains, Feigen et Adrian. En fait, il en a battu quatre. Qui sont les deux autres ?

Le premier, c’est Vladimir Morozov. C’est le bûcheron de la finale, un multi-sportif, qui a bâti ses bases dans la mère patrie, avec du basket, du volley, de l’haltérophilie et de la danse de salon ! Il s’est installé à Torrance, près de Long Beach, en Californie, à 14 ans, avec sa mère. Il songeait nager dans l’équipe US mais les formalités, trop longues, de son changement de nationalité, l’ont découragé. Une lettre de présentation de son Université de Californie du Sud (USC), lui a permis de s’aligner aux championnats de Russie. Là, depuis, il règne sur leur sprint. 47’’93 aux championnats de Russie en avril, et une énorme performance aux Jeux Universitaires à Kazan, l’équipe nationale s’étant présentée au mieux de sa forme, sur ordre du gouvernement. C’est peut-être là, avec ce gros 100m en 47’’62, qu’il est apparu comme un possible vainqueur à Barcelone tout en perdant ses meilleures chances. Morozov a fait jouer crânement, en finale, sa vitesse fabuleuse, mais a laissé tout son kérosène dans cette folie aquatique… Bon, ses chances sont intactes sur 50 mètres.

La quatrième « Américain », Marcello Chierighini, a beau être brésilien, il fait ses armes en Université US. Né en janvier 1991, 1,93m, il nage à Auburn, parmi les  »Tigers » chers à Romain Barnier ; il valait 48’’17 lancé à Londres en 2012, maintenant 48’’11 au start, (et 48’’28 en finale).

On se demande,si Fabien Gilot va améliorer sa meilleure place individuelle dans un mondial, 5e en 2011 à Shanghai ? Le Français a depuis quelques années fait évoluer sa technique, à l’imitation de Bousquet, retour bras tendu. Non, il est finalement 6e. Le gamin de la finale, Cameron McEvoy, 48’’07 aux Australiens, records 16,17,18 ans ne cesse de progresser. Il a battu un record de Ian Thorpe des 16 ans, et son registre impressionne, il fait des temps depuis 50m jusqu’à 400. Il a battu Magnussen sur 200 mètres aux championnats du Nouveau Queensland. Le voilà, à Barcelone, sous les 48’’ !

Nathan Adrian, le Champion olympique du 100m aux Jeux de Londres, en 2012, où il a devancé d’1/100e le champion du monde 2011 James Magnussen, grand favori, 47’’52 contre 47’’53. James Magnussen, énorme battant, a repris sa couronne. Il a surtout bien équilibré sa course. On peut passer cinquième au mur du virage et gagner. Il le prouve. Feigen, le Hawaien qui était l’an passé dans le relais quatre fois 100 mètres médaillé d’argent aux Jeux, est toujours abonné à l’argent. Dans le relais, où il s’est fait une nouvelle fois voler l’or par Stravius. Dans la course individuelle, derrière Magnussen le kangourou boxeur, qui, battu lui-même d’un doigt à Londres, a rendu la politesse et gagné d’une main.

MESSIEURS. 100 METRES (Finale).-1. MAGNUSSEN James, AUS, 47.71 (22’’80) ; 2. FEIGEN James, USA, 47.82 (22.91) ; 3. ADRIAN Nathan, USA, 47.84 (22.38) ;4. McEVOY Cameron, AUS, 47.88 (22.64) ; 5. MOROZOV Vladimir, RUS, 48.01 (21.94) ; 6. CHIERIGHINI Marcelo, BRA, 48.28 (22.73) ; 7. GILOT Fabien, France, 48.33 (22.96) ; 8. DOTTO Luca, ITA, 48.58 (23.32).

Le relais de tous les dangers

1er août 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Les Chinoises mènent le bal dans ces séries du relais quatre fois 200 mètres, mais leur forme, jusqu’ici, n’a rien d’impressionnant. La bagarre devrait se circonscrire entre Américaines (qui se sont qualifiées avec une équipe B, à l’exception de Jordana Mattern, 4e de leurs championnats d’Indianapolis) et Australiennes, sans Palmer ni Barratt (qui, il est vrai, n’a plus sa forme d’avril dernier). Les Françaises ont pris le risque de se présenter en l’absence de Camille Muffat. L’an dernier, aux Jeux, la Niçoise, en grande forme, avait pour ainsi dire qualifié le relais par un parcours très énergique en séries, puis en finale, fait la différence qui signifiait médaille de bronze pour les Françaises. Cette fois, c’est sans la chef de file qu’elles se sont qualifiées. Après le parcours d’Isabelle Mabboux, les Françaises étaient virtuellement hors de la finale (9’), affront qu’un bon parcours de Coralie Balmy leur a évité.

DAMES. RELAIS QUATRE FOIS 200 METRES (séries).- 1. Chine, 7:52.50 (YE Shiwen 1:57.43, SHAO Yiwen 1:57.69; GUO Junjun 1:58.26, ZHANG Wenqing, 1:59.12); 2 Australie, 7:52.69 (ELMSLIE Brittany, 1:57.70, MCKEON Emma 1:58.24 MATSUO Ami 1:58.61, COUTTS Alicia1:58.14); 3. USA 7:53.03 (CHENAULT Chelsea 1:58.95, BISPO Karlee 1:57.74, DIRADO Madeline 1:58.48, MATTERN Jordan 1:57.86); 4.Espagne, 7:54.90; 5. France, 7:56.38, (BONNET Charlotte 1:58.31, LAZARE Mylene 1:59.81, MABBOUX Isabelle  2:1.14, BALMY Coralie, 1:57.12) ; 6. Canada, 7:56.64 ;  7. Japon, 7:56.86 ; 8. Italie, 7:57.41.

Le chant de Koch sera-t-il aussi beau ce soir ?

1er août 2013

Barcelone, 15emes championnats du monde

Le niveau est équivalent à celui des Jeux olympiques. Cela pourrait être un effet de la professionnalisation de la natation, un pro fonctionnant moins qu’un amateur en fonction des considération sportives qu’encadre le rythme de l’Olympiade, et étant plus sensible à des intérêts liés à sa propre carrière, voire à la date d’expiration de ses contrats. Le gros succès de ces séries est celui de Marco Koch, le champion d’Allemagne de la distance, indéboulonnable depuis 2008. L’Allemand, aux Jeux olympiques, était 11e des séries et 13e des demi-finales. La densité des performances est telle qu’en ne gagnant guère plus de 1’’22, ce Koch est devenu un produit d’exportation digne de l’industrie allemande. Mais Koch, d’avoir chanté le matin n’est assuré de rien. Il faudra réitérer en demi-finales.

En revanche, Jamieson, le médaillé d’argent des Jeux de Londres, a été méconnaissable, seulement quatrième de la quatrième série, il a évité l’élimination de fort peu. S’est-il un peu trop économisé, ou a-t-il perdu sa forme, excellente aux championnats britanniques ? A voir.

MESSIEURS 200 METRES BRASSE.- (Séries).- 1. KOCH Marco, GER, 2:9.39 ; 2. WILLIS Andrew, GBR, 2:9.91; 3. GYURTA Daniel, HUN, 2:9.94; 4. MATTSSON Matti, FIN, 2:10.16; 5. YAMAGUCHI Akihiro, JPN, 2:10.17 ; 6. TATEISHI Ryo, JPN, 2:10.41 ; 7. TITENIS Giedrius, LTU, 2:10.70 ; 8. SINKEVICH Viatcheslav, RUS, 2:10.82 ;  6. CARNOL Laurent, LUX, 2:10.94 ; 10. KLOBUCNIK Tomas, SVK, 2:11. 11. CORDES Kevin, USA, 2:11.40 ;