QUAND FORBES CARLILE POUSSAIT LES NAGEURS A SE CHAUFFER

Dans un article paru après la disparition de Forbes Carlile, (que j’ai salué également), le New York Times raconte l’entraîneur australien et son côté créatif. http://www.nytimes.com/2016/08/03/sports/olympics/forbes-carlile-olympic-swimming-coach-for-australia-dies-at-95.html?_r=1

L’homme qui forma Shane Gould et Jenny Turrall, qui régnèrent sur le demi-fond dans les années 1970, était toujours à la recherche du truc qui ferait avancer ses élèves.

« Dans les premières années d’entraîneur, plusieurs autres entraîneurs pensaient que les bains chauds ou les douches avant une course affaibliraient leurs nageurs. Carlile mit cette théorie à l’épreuve et découvrit qu’après huit minutes sous une douche la plus chaude qu’il puisse supporter, ses temps s’amélioraient de 1,5%. Il persuada alors seize nageurs potentiels olympiques de nager avec et sans une douche chaude, et découvrit que pour treize d’entre eux, ils nageaient un pour cent plus vite après avoir été soumis à une douche. Un pour cent, sur cent mètres, c’était six dixièmes de différence. De ses quatre élèves qui allèrent aux Jeux de Londres, trois améliorèrent leurs temps. »

J’imagine qu’aujourd’hui, la méthode a été abandonnée. En revanche, on utilise le froid pour aider à la récupération (et je crois que l’idée est venue d’Australie – encore qu’il y a 40 ans, j’avais entendu parler de Japonais qui s’enfermaient dans des frigos géants pendant une minute ou deux pour soigner leurs rhumatismes. Conclusion provisoire (et fragile je l’avoue): chaud ou froid, un choc thermique semble aider un nageur à progresser.

A croire que les tièdes n’ont qu’un avenir sportif limité. Eric Lahmy.


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