QUAND KLIMENT KOLESNIKOV A REPONSE A TOUT

Vendredi 31 Août 2018

Le 12 août dernier, Kliment KOLESNIKOV a été reçu au siège de la rédaction de Sport-Express, le plus grand site et journal de sport de langue russe. Publié dans 31 villes de Russie et à l’extérieur (audience, 700.000 personnes par jour).

Cette interview, particulièrement intéressante, et que j’ai pompée sans vergogne, d’un nageur qui est non seulement en train de devenir l’un des meilleurs dossistes du monde, mais celui qui en raison de son jeune âge, 18 ans, pourrait bien avoir le plus beau potentiel d’avenir, me parait être un document digne d’intérêt…

Par ses exploits, KOLESNIKOV a dominé les championnats d’Europe de Glasgow. Il y a battu un record du monde du 50 dos, gagné le 50 dos et le 100 dos ainsi que participé au relais quatre nages vainqueur et ramené une médaille d’argent et une de bronze.

J’ai gardé tout ce que je pouvais de l’entretien, n’évinçant que des fragments qui concernaient ses études, non parce que je les trouvais sans intérêt, mais parce qu’ils utilisaient des sigles qui me les rendaient incompréhensibles. Je ne pouvais les traduire, cela pouvait être des parcours d’études ou des noms d’écoles.

D’un autre côté, j’ai gardé des questions qui nous paraitront absconses mais qui font à mon avis la part de différences entre sociétés et de préoccupations typiquement russes.

Il est assez intrigant, par exemple, au sujet de questions sur la foi, qu’il ne viendrait pas à l’esprit de poser aujourd’hui en France (encore que), de constater que l’ancien paradis socialiste et sa critique acerbe de la « religion opium du peuple » est bien loin derrière la Russie de Poutine. Le livre d’Alexandr POPOV Nager dans le vrai (Le Cherche Midi éditeur, adaptation française d’Alain Coltier) nous avait éclairés sur cette question également du retour en force d’un Dieu chrétien qui slave plus blanc que le blanc…

L’intervieweur lance ses questions sans plan préconçu, passant d’un sujet à l’autre, ce qui donne au texte un aspect décousu. Mais au bout du compte, il y a de la substance.

On note, à entendre KOLESNIKOV, qu’il est difficile aussi, là-bas, de conjuguer pratique de haut niveau et études, et que l’attraction de l’université américaine représente comme chez nous une tentation. On constate aussi que le système qui classifie les performances et leur attribue un rang (comme maître émérite des sports) a perduré. La sainte Russie a retrouvé la religion de Dieu, mais conservé la religion du sport !

Mais le plus frappant, pour ce qui concerne la natation, est cet aveu quand même surprenant de Kolesnikov, concernant sa crainte de la mer, de sa phobie du fond des eaux libres. Depuis les analyses psychologiques de Christine Lahana, on savait que la peur de l’eau était omniprésente dans l’enseignement de la natation, et les thèses d’Alain Vadepied qu’un champion pouvait avoir été enseigné sans que cette crainte primordiale n’ait été évacuée… Aujourd’hui, Kolesnikov en fait le simple aveu

Mais place à l’interview. La parole est à Kliment Kolesnikov. Eric Lahmy

 

Q : Vous ne vous êtes pas qualifié pour la demi-finale du 200 mètres dos, où vous auriez pu ajouter à votre collection de médailles… Quels étaient vos sentiments après un tel échec ?

KOLESNIKOV : Pour commencer, un ressentiment contre moi-même. Parce que j’ai réalisé que j’avais commis une erreur tactique. Une distraction qui a fait qu’en nageant, je n’ai pas vu Grigory Tarasevich qui, dans les derniers mètres, m’a viré des demi-finales (en prenant la place du 2e Russe).

Q : Vous n’aviez pas nagé au maximum de vos possibilités ?

KOLESNIKOV : Tous nos nageurs devaient nager au maximum de leurs possibilités, dès les premiers mètres de la course. La réglementation, c’est que deux nageurs pouvaient seulement représenter chaque pays en finale. Donc, de quatre au départ, quels que soient leurs temps, seuls les deux premiers étaient retenus. Et donc ce matin j’ai commis en erreur tactique. C’est dommage, parce que je sentais que je pouvais rivaliser avec Evgeny Rylov.

Mais on m’a rappelé que je ne pouvais me laisser aller à des états d’âme, car il y avait encore deux relais à disputer

L’AFFAIRE JULIA EFIMOVA, UNE QUESTION D’AVERSION PERSONNELLE

Q : Après votre record du monde, vous a-t-on donné le titre de maître émérite des sports ?

KOLESNIKOV : D’après les tableaux spéciaux publiés sur le sujet et certains calculs qui ont été effectués, ils devraient m’attribuer ce titre. De son côté, mon entraîneur devrait recevoir le titre d’entraîneur de Russie. Mais ce n’est pas un processus rapide. Je saurais ce qu’il en est lorsque la Fédération le déclarera.

Q : Qu’avez-vous ressenti quand vous avez battu le record du monde 50 mètres dos ?

KOLESNIKOV : Seulement de la joie. Parce qu’en fait, je ne voulais pas vraiment battre le record du monde. C’est pourquoi au début je n’ai pas bien compris ce qui se passait. C’est après cinq ou six secondes que j’ai réalisé ce qui s’était passé, et alors une joie m’a étreint.

Q : A l’entraînement, aviez-vous nagé à ce niveau de vitesse.

KOLESNIKOV : A l’entraînement, le temps est toujours plus lent, car vous vous préparez à la compétition en nageant longuement. La fatigue que donne l’entraînement, le travail qu’on vous demande d’accomplir fait que vous ne pouvez pas nager aux vitesses de compétition, qui ne s’atteignent, par définition, qu’en compétition.

Q : N’avez-vous pas rencontré, à Glasgow ou dans d’autres tournois, des attitudes « spéciales » envers l’équipe russe ?

KOLESNIKOV : Je n’ai ressenti aucune pression sur notre équipe, et il n’y en avait très probablement pas. Le sport se situe hors de la politique, croit-on, et lors des derniers championnats d’Europe, c’était vraiment le cas. Personne n’a essayé de nous manquer de respect d’une manière ou d’une autre, ou de faire pression sur nous. L’équipe nationale russe à Glasgow a bien mené sa compétition, nous avons participé au tournoi sans problème.

Q : Lors des tests de dopage, il n’ya pas eu d’incidents?

KOLESNIKOV : J’ai fait des tests antidopage à cinq reprises lors du Championnat d’Europe. Mais personne n’est venu à cinq heures du matin et n’a cherché à troubler l’entraînement. Pour tous les athlètes le traitement a été le même.

Q : Que pensez-vous des incidents comme lors des Olympiades de Rio, lorsque des rivales ont refusé de serrer la main de Julia Yefimova lors de la cérémonie de remise des prix?

KOLESNIKOV : Je crois que cette affaire est née d’une aversion personnelle. Cette humiliation de l’adversaire, c’est un comportement dégoûtant. On devrait avoir du respect pour l’adversaire, car il fait exactement le même travail que vous. Et votre aversion personnelle ne vaut pas la peine d’être montrée en public.

Q : Y a-t-il des athlètes à qui vous ressentez de tels sentiments?

KOLESNIKOV : J’ai de bonnes relations avec tout le monde. Et en termes de sport et au-delà du cercle sportif, de la communication. Quand je vois des incidents, je ne comprends pas comment cela est possible. 

A GLASGOW, LES ATHLETES SE SONT PLAINT DUNE NOURRITURE INSUFFISANTE ET LES FILLES DE LA SYNCHRO DE BOUFFER DU CHLORE

 Q : Yefimova s’est plaint de la nourriture à Glasgow…

KOLESNIKOV : Chaque pays a ses propres traditions alimentaires, mais la nourriture des championnats d’Europe était maigre. Si les entraîneurs pouvaient manger tranquillement, les nageurs, nous devions faire quelque chose ou aller au restaurant. Juste pour avoir la force de parcourir la distance !

Q : Avez-vous des habitudes alimentaires particulières?

KOLESNIKOV : Non, je n’ai pas de préférences, et je ne suis pas un gourmet. Mais j’exclus de la diète frites et fast foods.

Q : Tu dois surveiller le poids?

KOLESNIKOV : Oui bien sûr, surtout avant la compétition. Toute augmentation de poids ou vice versa, perte de poids, affecte les résultats. Même 500 grammes supplémentaires peuvent faire la différence.

Q : Les nageuses synchronisées de Glasgow se sont plaint de la présence de trop de chlore dans la piscine. Et vous avez eu des plaintes?

KOLESNIKOV : Beaucoup se sont plaints ; ils toussaient, avaient les larmes aux yeux en raison d’un excès d’eau de Javel. Mais j’ai eu de la chance, tout allait bien pour moi.

Q; – Beaucoup ont encore dit que la piscine pour les championnats d’Europe était trop compliquée.

KOLESNIKOV : Je n’y ai pas fait attention. Il me semblait qu’il y avait une piscine habituelle, les tribunes étaient constamment remplies, l’atmosphère des grandes compétitions se faisait sentir.

Q :  En regardant d’autres nageurs de la tribune?

KOLESNIKOV : – Nous sommes montés à la tribune avec l’équipe, avons encouragé nos gars lors des avant-dernière et dernière journées du programma alors que nous n’avions pas à nager le matin. La plupart des compétiteurs ne peuvent pas regarder les autres, car nous sommes très occupés.

 A L’AISE DANS TOUS LES STYLES, EN LIBRE ET EN QUATRE NAGES

 Q- A Glasgow, vous avez essayé de donner des interviews en anglais …

KOLESNIKOV : – Oui, après avoir nagé, mais c’était des questions standard – sur les sensations, sur le résultat. J’ai appris l’anglais à l’école primaire sous la supervision de ma grand-mère, je peux parler couramment, communiquer avec des jeunes d’autres pays. Bien sûr, il est difficile de parler l’anglais quand on ne pratique pas de façon courante.  

Q : Votre coach dans une interview avec « Sport Express » a dit que vous pouvez nager dans n’importe quel style et sur n’importe quelle distance. Pourquoi lors des Championnats d’Europe n’avez-vous pas nagé, par exemple, en papillon?

KOLESNIKOV : – En effet, je suis un athlète polyvalent à cet égard, car depuis mon plus jeune âge, j’ai commencé à nager de toutes les manières. Mes meilleures nages étaient le dos, le crawl et les quatre nages. Actuellement, je nage seulement en dos parce que, d’abord, c’est mon meilleur style, ensuite parce que le calendrier des compétitions ne me permettait pas d’ajouter une autre épreuve à mon programme de compétitions. Après les finales sur le dos, nager une autre course ne me convenait pas.

Q : Le programme était-il plus dense que d’habitude?

KOLESNIKOV : C’est juste que lors des Championnats d’Europe, le calendrier a été établi de cette manière. Aux Jeux Olympiques, ce sera différent. En fonction de ces différences, et du programme tel qu’il sera établi, je verrai sur quelles distances je nagerai. Cela revient à dire qu’il y aura des compétitions où, quand je voudrai nager les quatre nages, je ne pourrai pas disputer le 100 et el 200 mètres dos. J’aimerais, par exemple, voir comment je me comporterai sur un 200 mètres quatre nages.

Q : Donc, si dans une prochaine compétition, vous nagez en brasse, nous ne devrons pas nous montrer surpris ?

KOLESNIKOV : En fait, avec en plus la brasse et le papillon, la situation serait encore plus compliquée. Par conséquent, je ne pense pas que cela vaille la peine d’essayer. C’est dur pour moi. Mais vous devez travailler encore ces techniques, si vous voulez nager les quatre nages !

NAGER ET ETUDIER, CEST DIFFICILE SI LES PROFESSEURS N’Y METTENT PAS DU LEUR

Q : Vous ne savez pas encore sur quelles distances vous nagerez aux Jeux olympiques de Tokyo?

KOLESNIKOV : – Je veux me présenter en dos, sur 100 mètres, et si ça marche, sur 200 mètres, parce que je suis bon dans cette distance, je ne veux donc pas la retirer de ma liste. Je tenterai également de m’aligner sur 200 mètres quatre nages avec si possible de bons résultats sur la distance. Mais encore faudra-t-il regarder si les horaires de toutes ces compétitions conviennent à un tel programme.

Q Avez-vous suivi les courses de l’Américain Ryan Murphy, l’un des plus forts dossistes au monde?

KOLESNIKOV : Oui, j’ai regardé ses courses aux Jeux olympiques de Rio, où il a établi un record mondial au départ du relais. Murphy est un dossiste exceptionnel de notre époque. Je pense déjà à la façon d’aborder notre rencontre si, bien sûr, tout va bien se passer, l’an prochain aux Championnats du monde et en 2020 aux Jeux olympiques de Tokyo.

Q : En plus d’Evgeny Rylov, quelqu’un peut-il intervenir dans votre lutte?

KOLESNIKOV : Il y a beaucoup de bons éléments et d’ici un an, quelqu’un d’autre peut apparaître.

(Ici, des questions que je n’arrive pas à interpréter, qui concernent semble-t-il ses études. E.L.)

Q : Es-tu allé dans une école ordinaire?

KOLESNIKOV : Jusqu’en neuvième année, j’ai étudié au gymnase, mais j’ai finalement réalisé qu’ils demandaient les mêmes efforts à tout le monde de manière égale et que je n’étais pas pris en considération en tant qu’athlète. Et à cause de cela, c’est devenu difficile. J’ai affronté des compétitions plus sérieuses. Les formations que je suivais exigeaient plus de temps. J’ai donc déménagé dans une école ordinaire. Là, j’ai étudié et réussi l’examen.

Q : Avec votre rythme fou, avez-vous réussi à apprendre avec le reste des gars?

KOLESNIKOV : Il n’y avait aucun problème à étudier, en termes de réussite scolaire, aussi. Il y avait des jours où nous manquions l’école avec les garçons de mon groupe, mais les professeurs étaient d’accord avec ça. Ils comprenaient que nous étions tous sérieux au sujet de la natation et ils nous ont aidés dans nos études.

ENERGY STANDARD NOUS DONNE DES CONDITIONS ET LA POSSIBILITE DE CINQ DEPLACEMENTS PAR AN

 Q : Continuerez-vous à étudier dans le domaine du sport?

KOLESNIKOV : Oui, je veux associer ma future carrière au sport. Partir de ce domaine est plus facile qu’apprendre quelque chose d’autre. De plus, la charge de travail de mon entraînement ne me permettra pas d’aller dans une autre direction.

Q : Dans une interview, vous disiez être assez paresseux. A quoi cela s’applique-t-il? A l’entraînement ou aux problèmes liés à la vie e tous les jours ?

KOLESNIKOV : Je suis vraiment paresseux dans ma vie et dans mes études. Je reste au niveau des autres en ce qui concerne mes résultats académiques, mais en moi il y a un tel état de paresse à cet égard. Cependant, en natation, je suis très efficace. Je ne sais pas pourquoi cela se passe comme ça.

Q : Nous avons beaucoup d’athlètes qui s’entraînent à l’étranger. Voulez-vous essayer cette option dans le futur?

KOLESNIKOV : Je travaille avec le club « Energy Standard », qui fournit toutes les conditions pour la formation. Au cours de l’année, nous ne sommes pas en permanence à Moscou. Le club offre la possibilité de se rendre en stage à l’étranger au moins cinq fois par an.

Q : Avez-vous pensé à l’option d’étudier aux États-Unis? On y trouve probablement plus d’opportunités …

KOLESNIKOV : Dans l’équipe russe, de nombreuses personnes ont choisi d’étudier et de se former aux États-Unis. Les universités US nous suivent de près. J’avais de telles offres. On a réfléchi à ce sujet. Mais comme il reste deux ans avant les Jeux olympiques, je ne voudrais pas changer quelque chose dans mon mode de vie. De plus, cela peut être compliqué d’aller dans un autre pays, d’avoir un autre coach, de vivre dans une nouvelle société. Je vais me préparer pour Tokyo en Russie dans les conditions actuelles. C’est là que j’ai obtenu les résultats, effectué les progrès. Aussi – je ne changerai rien.

 FOI, CROIX, RITES ET TATOUAGES, OU LE RETOUR DE LA SAINTE RUSSIE DANS L’ANCIEN PARADIS SOCIALISTE

 Q : Vos parents sont des personnes religieuses. Et vous ?

KOLESNIKOV : Je vais à l’église le dimanche avec mes parents, comme tous les croyants.

Q : Pendant la compétition?

KOLESNIKOV : Non, bien sûr. Il en est qui, avant la compétition, dirigent leurs pensées pour obtenir de l’aide de Dieu. Des athlètes dans l’équipe nagent avec une croix.

Q : Anton Chupkov embrasse une croix avant de nager. Avez-vous déjà pensé à quelque chose comme ça?

KOLESNIKOV : Anton est un être apaisant et serviable. Je pense que c’est une question personnelle pour chaque personne, une façon d’exprimer ses émotions. Je préfère garder tout à l’intérieur.

Q : N’avez-vous pas pensé à développer certains « rites » mémorables, comme le balancement des mains chez Michael Phelps?

KOLESNIKOV : J’y ai pensé. Mais jusqu’à présent, je n’ai imaginé aucun rituel avant le départ. Je note seulement que dans le dos, je préfère plonger tête baissée. En fait, je suis totalement à l’aise en faisant ça. Les autres nageurs l’ont noté, ils m’en parlent et s’amusent à me parodier.

Q : Au championnat de Russie, vous avez nagé en ayant laissé pousser vos favoris. Est-ce que cela va attirer l’attention et allez-vous continuer à expérimenter des effets de look?

KOLESNIKOV :  En principe, tous les athlètes qui nagent rasent les poils sur tout le corps et l’épiderme, ce qui permet une meilleure sensibilité à l’eau et au glissement. Aux championnat de Russie, j’étais en très bonne forme… Dans les grandes compétitions internationales, bien sûr, je vais m’abstenir.

Q : Beaucoup de nageurs se font des tatouages. Envisagez-vous de les imiter?

– KOLESNIKOV : Je n’ai pas pensé aux tatouages. Je ne veux pas faire ça. Ce n’est pas que je ne les aime pas. Je ne veux tout simplement pas voir de peintures sur mon corps. Peut-être changerais-je d’avis, mais jusqu’à présent, je n’en veux pas.

 Q : Comment récupérez-vous et vous détendez-vous avec votre emploi du temps fou?

KOLESNIKOV : Il s’agit d’une formation complète et d’une expérience compétitive. Depuis des années que je nage, je suis habitué à un horaire serré. Je participe généralement à de nombreuses courses individuelles et de relais. Pour le reste, je dors souvent. Je nage la distance, je viens dans la chambre, je vais me reposer et m’endormir. Ensuite, je me lève et je vais à la partie soirée de la compétition, quand les demi-finales et les finales se passent.

Q : Beaucoup de nageurs écoutent de la musique avant d’aller nager. Comment vous préparez-vous?

KOLESNIKOV : Par habitude, j’aime le silence. Plus la situation est calme, plus je suis à l’aise. J’aime écouter de la musique, mais pas en période de compétition.

 J’AI PEUR DE LA MER ET LA PHOBIE DU LARGE

 Q : On sait que vous aimez le basketball. Seul le basketball NBA ou le russe?

KOLESNIKOV : Je ne suis pas particulièrement le basketball. J’aime plutôt jouer moi-même. Nous allons avec les copains, sur différents terrains. Si beaucoup de gens viennent, nous jouons au basket classique, sinon au 3×3. Je ne peux pas dire que je joue pour me distraire des pensées négatives ou même dans un but précis. J’aime simplement le jeu pour lui-même, je l’apprécie.

Q : Que fais-tu dans l’équipe de basket?

KOLESNIKOV : Nous ne jouonsà des postes ou avec des rôles précis. Je suis probablement un joueur universel. Comme en natation.

Q : Est-ce que vous « dunkez » ?

KOLESNIKOV : Oui. Je marque en dunk, et à trois points – je sais tout faire à pu près aussi bien.

Q : Comment préfères-tu passer tes vacances?

KOLESNIKOV : Jusqu’à récemment, lorsque l’été n’était pas si chargé en compétitions, j’aimais les vacances à la plage. Nous sommes allés à la mer, par exemple, en Italie. Mais maintenant, pour la troisième année de suite, en juin, juillet et début août, j’ai été occupé à disputer des tournois. Il reste très peu de temps. Je vais donc me reposer au chalet ou même je reste en ville. L’essentiel est d’oublier pendant quelques semaines ce qu’est une piscine et en général de nager, et de reprendre mes esprits avant de réattaquer une nouvelle préparation pour la saison qui vient.

Q : Certains athlètes en vacances ont peur de nager en mer, car ils ne voient pas le fond.

KOLESNIKOV : J’ai une terrible phobie à ce sujet. Je peux nager n’importe où, mais pas dans la mer! Ce n’est même pas si je vois le fond ou pas. Mais l’immense espace d’eau me fait peur.

Q : Autrement dit, en eau libre, vous ne pouvez pas performer sous aucune condition?

KOLESNIKOV : Eh bien, si j’étais entouré de beaucoup de monde, ce serait toujours possible. Mais seul, j’aurais même peur d’aller seulement vers le large.

Q : Préférez-vous vous reposer entre amis ou avec vos parents?

KOLESNIKOV : Je suis parti en vacances avec mes parents, car nous ne nous voyons pas souvent avec la famille pendant un an. Passer du temps en famille est très agréable. Mais j’ai beaucoup d’amis, pas seulement parmi les nageurs, mais aussi à l’école, par exemple.

Q : La natation a-t-elle une chance d’entrer dans le top 3 des sports en termes de popularité?

KOLESNIKOV : Souvent, j’ai réfléchi à cette question ces derniers temps. J’ai beaucoup de réflexions sur la façon de changer la nage pour amener un public à suivre cela. Maintenant, tout est éclipsé par le football. Une personne ordinaire ne restera pas sur la diffusion des compétitions de natation à moins de voir quelque chose d’excitant.


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