TRIALS US A OMAHA : FINALEMENT MURPHY A EU CHAUD, MAIS CHAUD DEVANT

Éric LAHMY

Mercredi 29 Juin 2016

Il ne faut pas croire que Ryan Murphy a dominé le 100 dos des trials, mais il l’a gagné. Le dominateur a été David Plummer, qui a réussi 52s12 en demi-finale, meilleure performance absolue. Mais Plummer avait dû s’employer à fond car en finale, il a légèrement contre-performé, et égalé le temps de Murphy en demi, 52s28. Lequel Murphy n’a eu qu’à retrancher la misère de deux centièmes pour sortir vainqueur de l’aventure.

Peut-être trouverez-vous que j’oublie l’information première, c’est-à-dire la non reconduction de Matt Grevers, le champion olympique en titre. Mais enfin, déjà l’an passé, 3e des mondiaux, il avait été bousculé par Murphy. Celui-ci avait nagé au départ d’une de ces plaisanteries de la FINA, le relais de genre, et en avait profité pour péter une performance telle qu’il avait ravi la place de Grevers en finale du relais quatre fois 100 mètres quatre nages. Grevers n’avait nagé qu’en séries, et Murphy avait réussi un moins bon temps en finale comme quoi…

Avec ces deux Américains entre les pattes, l’Australien Mitchell Larkin aura peut-être des soucis à se faire à Rio. Lacourt et lui ont perdu un fier compétiteur en Grevers, mais ils n’ont pas gagné au change… La finale prit l’allure initiale d’un match à quatre entre Murphy, Plummer ; Grevers et Pebley, qui, tous, avaient affiché des ambitions ultimes, et le résultat fut incertain jusqu’au bout. Devancé de 0s04, 25s23 contre 25s19 à la culbute, Murphy l’emporta d’un doigt et d’un bras devant Grevers que Pebley suivait de très près.

LILY KING SUR L’ÉLAN DE SON TRIOMPHE DES NCAA

Autre universitaire issue d’un triomphe aux  NCAA, Lily King nage à part, qui domine en séries, puis (1’5s94) en demi-finales. Les autres finalistes à l’exception de Katie Meili s’effondrèrent plus ou moins, à preuve que Breeja Larson, 4e de cette finale, avait fini 9e des demi avec 1’7s62 et n’était entrée dans la course qu’en raison de la défection de Melanie Margalis.

Même l’expérimentée Hardy, toujours recordwoman synthétique des USA depuis 2009, laissa une seconde entre sa demi et sa finale. Outre King et Meili, toutes réalisèrent, soit en série, soit en demi, une meilleure performance qu’en finale, preuve qu’elles durent s’employer à fond pour se qualifier.

Meili, tellement normale avec ses 60kf pour 1,70m, passait à travers tout ça et accompagnera vraisemblablement King à Rio. A 25 ans, la championne panaméricaine couronnait ses deuxièmes trials olympiques.

Quant à Sarah Haase, 2e de King aux NCAA cet hiver, a giclé hors de la finale.

MESSIEURS.- 100 m dos : 1.  Ryan Murphy, 52s26; 2. David Plummer, 52s28 (en demi-finale, 52s12); 3. Matt Grevers, 52s76 (en demi-finale, 52s64); 4. Jacob Pebley, 52s95; 5. Michael Taylor, 54s04 (en série, 53s77): 6. John Shebat, 54s20; 7. Sean Lehane (en demi-finale 54s08) et Jack Taylor (en demi-finale, 54s63), 54s72.

DAMES.- 100 m brasse : 1. Lily King, 1’5s20; 2. Katie Meili, 1’6s07; 3. Molly Hannis, 1’6s65 (demi-finale, 1’6s24); 4. Breeja Larson, 1’7s53 (série, 1’7s37); 5. Andee Cottrell, 1’7s59 (demi-finale, 1’7s44, série: 1’7s21); 6. Jessica Hardy, 1’7s73 (demi-finale, 1’6s73, série, 1’7s16). En demi-finale, Sarah Haase, 1’7s15 (1’7s07 en série); Melanie Margalis, 1’7s49; Miranda Tucker, 1’7s60. En série, Micah Lawrence, 1’7s35


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14 comments:

  1. Aigues

    Lily King + Kelsi Worrell, c’est une très bonne nouvelle pour leur relais 4×4 nages qui était très loin du compte à Kazan.

    1. Eric Lahmy *

      Oui, voilà déjà une moitié de relais de qualité et l’autre moitié qui arrive risque d’être robuste. Mais à Kazan, on sait que le sysème (ou plutôt le non-système) de sélection opéré par USA swimming était terriblement contre-productif. C’était les nageurs en forme de l’année précédente. Je me demande dans quelle mesure il ny a pas là une sorte de « condescendance » américaine vis-à-vis des mondiaux ou plutôt d’inadaptation au programme pléthorique de compétitions érigé par la FINA. D’un côté ils ont raison, il n’y a que les Jeux qui comptent. De l’autre, je crois qu’ils auraient aisément qualifié une meilleure équipe pour Kazan.

    2. Aigues

      Peut-on encore dire que seuls les JO comptent à l’époque de Katinka Hosszu? Dans pas mal de sports les grands évènements de faible fréquence perdent de l’influence et de l’importance par rapport à ceux qui payent plus régulièrement. Pourquoi pas en natation?

      D’accord pour leur relais, le temps de Smoliga en dos est bon, et même si la nage libre ne devrait pas leur fournir de relayeuse en 51.8 départ lancé, ça sera solide.

      1. Eric Lahmy *

        Je ne sais pas ce qu’on peut dire, Aigues. A quel sport pensez-vous quand vous désignez ceux dont « les grands événements de faible fréquence perdent de l’influence et de l’importance par rapport à ceux qui paient plus régulièrement ? » Pouvez-vous me préciser aussi quels sont ceux qui « payent plus régulièrement » et donc si je comprends bien conservent ou améliorent leur influence, leur poids ?
        Je pense cependant que la natation des USA est consciente du fait que, médiatiquement, une minute de Jeux olympiques vaut trois heures des autres championnats. Et on ne peut pas lui donner tort. Pour l’instant on n’a pas le dernier mot de l’histoire. C’est aux Jeux olympiques que tous les grands de la natation ont gravé leurs noms dans l’imaginaire. C’est aux Jeux olympiques de 1980, où ils étaient absents (boycottage de l’URSS par les USA) que c’est produite la première fêlure dans la suprématie de la natation US. Ajoutez le dopage forcené et à nos yeux criminels des pays communistes, RDA et URSS en tête de gondole, et le passage de trois à deux nageurs par nation.
        Pour l’actualité, regardez comment les USA ont tellement négligé que c’en est du sabotage leur présence aux mondiaux de Kazan ? (Peut-être en paient-ils les pots cassés ici parce qu’ils n’ont pas permis à leurs top-nageurs de faire une forte année 2015, nécessaire à une forte année 2016. Mais ceci est une autre question). Ils savent que s’ils avaient gagné vingt-huit médailles d’OR à Kazan, cela aurait fait deux lignes dans la revue de Kalamazoo, Michigan… Mais à Rio !!!…
        Dans leur relais quatre nages, pour le libre, l’abeille Weitzeil ne manquera pas de piquant. Les Aussies risquent d’avoir du mal ?

    3. Aigues

      Pour les autres sports, je pensais aux exemples suivants :

      – En football, la Coupe du Monde qui perd du poids médiatique au profit des compétitions « domestiques ». Pour preuve: depuis peu, on peut gagner le ballon d’or en ratant complètement sa CDM (ce serait comme être nageur de l’année 2016 sans faire de podium aux JO).

      – En rugby, des joueurs de l’hémisphère sud abandonnent sciemment la possibilité d’une carrière en équipe nationale en allant jouer en europe (les all-blacks ne sélectionnant que des joueurs jouant en NZ, l’Australie fait quasiment pareil).

      Evidemment ce sont des sports très médiatisés et très différent de la natation, dont les spectateurs et les acteurs se comportent forcément différemment. Mais si les nageurs préparent très spécifiquement pour les JO avec un pic de forme planifié depuis 4ans, ils entretiennent un cercle vicieux, puisqu’ils rendent eux-mêmes les compétitions intermédiaires moins interessantes/spectaculaires. Quand les USA « zappent » les mondiaux 2015, ils ne peuvent pas se plaindre que les mondiaux 2017 puisse paraître comme un non-évènement. Rient n’interdit de créer l’évènement plus souvent.

      Est-il impossible d’imaginer une natation dans laquelle la coupe du monde de la FINA serait un vrai objectif pour la majorité des meilleurs nageurs, par exemple?

      1. Eric Lahmy *

        Je ne sais pas si vos exemples peuvent être utilisés pour penser le problème de la natation. D’abord le football et le rugby sont des Jeux, non des sports, si vous saisissez la différence avec des activités ludiques et essentiellement spectaculaires. Le football est le phénomène spectaculaire par excellence, et le rugby, qui a fait le pari du professionnalisme, avait quand même quelques atouts, il suffisait de voir les stades combles du tournoi des Cinq Nations, au 20e siècle.
        La natation est au départ (et pour l’instant à l’arrivée) un sport de participation, pas de spectacle. Le phénomène de la natation n’est pas vingt-deux joueurs sur le terrain et trente mille qui regardent, c’est mille nageurs qui nagent et quelques parents et amis qui regardent ou ne regardent pas.
        Je comprends votre opinion sur le ballon d’or, mais il est vrai que la Coupe du monde quadri-annuelle ne se trouve pas en face de petits championnats, mais d’énormes rencontres d’entités réunissant des centaines de milliers de fans, des clubs véritables phénomènes de passions collectives, dont les matches sont d’énormes messes, j’ai assisté à des rencontres de Naples, de la Fiorentina et de Barcelone, dans le stade, ça dépasse tout entendement, c’est les Jeux olympiques !
        Or ce ne sont que des interclubs !!!!
        A côté, la Coupe du monde de natation, c’est la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf, ce n’est pas rien, mais ce n’est pas grand’ chose, c’est incomparable.
        Mais la natation a ses huit jours de célébrité, et ce sont les Jeux olympiques.
        Pour en finir avec le Ballon d’or, j’ai toujours trouvé irritant autour de moi d’entendre dire oui mais celui-là il n’a pas gagné la Coupe de ceci ou le championnat de cela. Quelquefois, je leur disais, il ne s’agit pas du ballon d’or de la meilleure équipe mais du meilleur joueur. Ils me disaient, c’est indissociable, je répondais c’est dissociable. Allez savoir.
        En natation, non. A la FINA, ils ont réintroduit en fraude un facteur collectif en ajoutant des points plein pot aux participants aux relais, c’est absolument irrationnel. Si je me souviens, Lochte a été sacré meilleur nageur des Jeux parce qu’il entrait dans des relais alors que Sun Yang avait réussi le doublé 400-1500 avec le record du monde du 1500 et le record du monde tissu du 400. Avec leurs calculs à la noix, Lochte passait devant.
        Je suis d’accord avec vous, les USA se sont conduits maladroitement par rapport à Kazan, parce qu’il aurait dû être un marchepied pour les Jeux. Mais les mondiaux 2017 seront un non-événement parce que le rythme idéal Jeux et mondiaux c’est les années paires. Et la FINA a farci le calendrier d’épreuves qui se concurrencent et se bouffent les une les autres pare que l’attention du public pour la natation est limitée et ne peut être ainsi sollicitée. Et je crois que les Américains sont les premiers à réagir à ça. C’est comme leur refus des 50 mètres de spécialités (le Canada suit). Ils le justifient en disant : ce n’est pas aux Jeux olympiques. En fait, ce n’est même pas de la natation…
        Je me souviens avoir expliqué dans mon livre sur la natation synchronisée, Ballets Nautiques, qu’en 1984, suite à la formidable audience télévisée olympique à Los Angeles, les ballets US se sont crus arrivés et reconnus enfin, ils avaient des sponsors qui payaient, ils ont agrandi leurs locaux, augmenté leur personnel. Et en 1985, ils ont vu que tout le monde s’en foutait, de leurs parties de jambes en l’air, et en plus Tracie Ruiz, la seule qui pouvait vendre son sport, était partie, les télés ne sont pas venues à leurs championnats, et les sponsors sont partis, et ils ont rétréci leu personnel et leurs locaux. Et nous on a eu le génie absolu de la synchro en France pendant les dix dernières années du 2e Millénaire et vous savez quoi, personne ne connaissait son nom…
        …La Coupe du monde pourrait être un objectif pour les meilleurs nageurs du monde à tellement de conditions que ce n’est pas possible aujourd’hui. Et que la FINA ne conduise pas une politique de marchands…

    4. Aigues

      Oui la comparaison est très hasardeuse, mais je n’avais pas mieux. Moi-même j’ai été élevé aux grands « jeux » collectifs: les stades pleins et les débats interminables sur le ballon d’or, je connais bien. Pour revenir sur ce dernier, il y a à peu près autant de critères d’attribution acceptables que de votants, et en consultant les résultats, il y a certains choix qui relèvent du pur copinage. A mes yeux, ce trophée est peu intéressant, la performance d’un joueur doit être évaluée à la lumière du rôle que l’équipe lui a demandé de tenir, à la consigne que son entraineur lui a donné, or nous n’avons pas ces informations – je préfèrerais qu’on se cantonne à la limite à des « ballons d’or d’honneur » donnés en fin de carrière. Reste que France Football, puis la FIFA, et les joueurs ont réussi à en faire un véritable enjeu, à l’intégrer au spectacle. Des joueurs de 20ans affirment aujourd’hui « vouloir être ballon d’or un jour », d’autres, confirmés, affirment mériter la récompense cette année. Cela créé du spectacle, on regarde la remise du trophée (enfin, pas moi), on guette les réactions des « perdants »… avec son élection de « nageur des championnats/jeu » basée sur un critère qui se veut objectif (mais complètement bidon, vous le faites remarquer) la FINA ne créé pas vraiment l’évènement. Enfin bref, le ballon d’or, c’est simplement un exemple pour montrer une tendance que je crois déceler.

      On est à l’époque de l’information rapide, je ne crois pas que la natation doive se cantonner à ses 8 jours de gloires partagés avec 50 autres sports. C’est quand même un sport majeur, bien répandu dans le globe, extrêmement riche historiquement. Moi j’ai pris du plaisir ne serait-ce qu’à consulter les résultats des trials australiens ou américains sans même voir les courses, Mais il faut se donner la peine de communiquer sur ces évènements aussi, et prendre la peine de leur donner une crédibilité (la coupe du monde à Dubai ou à Singapour ça rapporte sans doute plus à court terme, mais en terme d’image de marque, ça va être difficile de se donner autant de style que les étapes du grand chelem de tennis, qui n’ont pas lieu « n’importe où »).

      Tenez, la grande soeur Campbell vient de faire un 24.04 dans un meeting mineur. Moi ça me plaît. Les spectateurs en ont pour leur argent. Je suis d’accord sur le fait que je préfère voir plus d’évènements de qualité plutôt que de surcharger l’évènement principal.

      1. Eric Lahmy *

        Je crois qu’il y a un temps très néfaste dans la vie d’un sport. C’est quand il VEUT se médiatiser. La médiatisation d’un sport n’est pas une affaire de volonté, c’est une affaire qui échappe aux dirigeants sportifs, qui est incontrôlable. Je ne puis donner assez d’exemples, j’y passerais ma vie.
        Il y a une trentaine d’années, dans un cocktail, j’ai un peu sympathisé avec une attachée de presse d’une petite fédération, peut-être du badminton. Elle n’en pouvait plus, m’appelait au secours. « Que dois-je faire ? Les dirigeants me disent que je suis mauvaise, que je ne fais pas parler du sport. » Je ne sais plus quels tuyaux je lui ai donné, en fait je n’en savais trop rien, mais pour finir je lui ai dit : « vous voulez être une bonne attachée de presse ? Allez au football. Vous allez leur ramener des coupures de presse. »
        Le football ne s’est pas médiatisé, les Jeux olympiques ne se sont pas médiatisés. Le public les a convoqués, ils n’avaient plus qu’à répondre présent. La natation française ne s’est pas médiatisée. Christine Caron, puis Laure Manaudou ont médiatisé la natation française. Après, bien entendu, il est bon d’accompagner un peu cet appel du public. Mais pas trop quand même. Même quand Sophie Kamoun s’occupait (bien) de ces questions à la Fédé, ce qu’elle ajoutait était marginal, parce que quel que soit son entregent, à un moment la presse réagissait aux résultats.
        C’est à force de ne pas savoir ça que plein d’argent, d’imagination, d’astuces, d’intelligence, d’entregent, de malice sont dépensés en pure perte. La médiatisation est d’abord une question de public, ensuite de médias. La meilleure façon d’être médiatisé, c’est de bien se comporter avec les médias, de leur permettre de travailler, pas de se substituer à eux. D’ailleurs, c’est simple, l’essentiel du travail de la communication d’une fédération comme de n’importe quel organisme est de la communication interne – on peut faire beaucoup mieux, mais je crois sincèrement que les communicateurs méprisent trop la presse pour se poser la question de ce qu’elle veut. La presse veut garder ses lecteurs… Son seul gage de survie revient à ne pas se tromper à ce sujet.
        J’ai failli m’étrangler de rire voici quelques années quand, ayant proposé mes services à la « communiquante » d’une marque de sport et que je mettais en avant mes antécédents, elle me répondit : « nous ne voulons surtout pas de regard d’un journaliste. » Mais bon, la plupart des communiquants sont de mauvais épiciers. Ils croient que les « journalistes » sont une espèce unique comme les sardines ou les pélicans. C’est vrai que la profession a été un peu trop formatée ces dernières années…
        Un sport doit s’occuper de sa santé en termes de pratique sans se préoccuper le moins du monde de son audience. S’il fait ça, elle va venir. Naturellement. Ou presque… Un sport (comme la natation surtout) doit asseoir sa puissance sur la pratique la plus large. Il y a 2.000.000 de footeux licenciés contre 300.000 licencis en natation en France. Mais il y a plus de nageurs dans le monde (et en France) que de footballeurs, et c’est pas parce que FINA ou FFN, c’est parce que partout dans le monde il y a des parents, des enseignants, des gens simples qui veulent que leurs enfants ne se noient pas quand ils vont à la plage, à la rivière, à la piscine. C’est ça que la Fédé doit suivre, accompagner, encourager et surtout défendre!
        Aujourd’hui, tout le monde en France connait l’équipe de handball, qu’ils s’appellent les barjots, les costauds, les experts. Croyez vous que c’est grâce à la communication de cette équipe ? Non, c’est parce qu’il y a un demi-siècle, un président de Fédération française de handball qui s’appelait Nelson Paillou et qui était un enseignant, un pédagogue, totalement pur par rapport à son propos, a complètement tourné le dos à toute idée de tous les communicons, et qu’il a travaillé à faire entrer le hand à l’école. Le hand était le sport le moins connu de France, le plus ignoré parce que la bande à Paillou voulait enseigner, enseigner, enseigner, et aussi, surtout, seulement ENSEIGNER !!!
        Et tout à coup, c’est venu. Et ça a eu l’air de venir de nulle part. Mais ce n’était pas venu de nulle part. Ça avait été construit sur des fondations. Et maintenant, on est champions du monde !

    5. o

      Bons arguments, mais si vous persistez a ecrire que le record textile du 400 appartient a Sun Yang je vous conseille fort aimablement de ne pas mettre pied en Australie.

      1. Eric Lahmy *

        Disons que j’ai joué sur les mots. Ian Thorpe est l’homme qui a le premier nagé en combinaisons intégrale qui lui couvrait bras et jambes, et ce n’est certainement pas parce que ça le freinait… Vous avez raison, elle était tissu, mais réduisait la traînée et jouait sur des contensions. Après on peut couper les cheveux en quatre, et c’est sûr que le problème c’est le record de Biedermann, celui de Thorpe me semble acceptable? Il a nagé 3’41s5 en maillot de bains

        1. o

          Je me suis souvent demande pourquoi il fut le seul a avoir adopte cette combinaison. Que lui trouvaient donc les autres nageurs pour ne pas l’utiliser a leur tour ?

          1. Eric Lahmy *

            Je ne sais pas. Il y a un trou dans cette histoire… Moi ce qui m’étonne ce qu’on les ait acceptées!Tout le monde trouvait ça disgracieux. L’un des prestiges des nageurs était qu’ils avaient de beaux corps. Une secrétaire de rédaction de L’Equipe avait punaisé une photo de Popov d’un mètre de haut sur une paroi de son bureau. Elle l’aurait pas mise en combi!!!
            Mais aussi peut-être qu’on ne leur en proposait pas, des combis? Le fournisseur de Thorpe avait de « l’avance » dans le domaine? Et avant les plaques de polymachin, ça n’avantageait sans doute pas clairement. Les entraîneurs étaient réticents, et les nageurs, il y avait comme toujours ceux qui voulaient avoir le maximum d’avance, et puis ceux qui méprisaient le truc, Popov est resté très ferme sur sa conduite…il y avait quand même comme un relent de tricherie, ce que c’était quand même. Ajoutez le prix, prohibitif… Et elles se déchiraient. Et il fallait un quart d’heure pour entrer dedans. La première combi a été portée quand même par Michelle Smith, une dopée de la plus belle eau et à l’extrême opposé, Yannick Agnel qui a refusé de porter ces combinaisons, d’ailleurs rien que le mot est une merveille.
            Je crois que ces saletés auraient fini par tuer la natation.Je dois dire que « L’Equipe » a fait un formidable travail d’usure, ne reconnaissant pas les records, mettant des astériques chaque fois qu’il y avait une combi. Et les entraîneurs n’ont pas lâché le morceau. Les coachs voulaient faire sécession. La FINA a fini par abandonner.

            1. EasySpeed

              Bonsoir, ayant une expérience personnelle des combis intégrales je peut témoigner de certaines choses.
              Les combinaisons ne présentent pas que des avantages, avant tout il faut perdre une bonne (voir plus) demi heure pour les enfiler sans compter le temps pour accéder au vestiaires etc, cela représente un réel «budget temps» au même titre que la sieste, la nutrition, hydratation etc. Quand le départ et donné 8h du matin cela est problématique. Une fois qu’on la mise on a trop chaud, je vous passe les détails mais bien sûr on ne peut pas uriner avec …
              Du point de vu du confort il est impératif que la compression se fasse de manière homogène, si elle est trop serré localement cela coupe le sang et si elle est trop large l’eau s’engouffre et ca fait effet parachute. D’ailleurs au niveau du cou il faut qu’elle soit serré à la limite de l’étranglement c’est très désagréable.
              C’est possible que Ian Thorpe avec sa morphologie particulièrement massive avait plus de bénéfices que ses concurrents avec ces combis

            2. Eric Lahmy *

              Oui, merci de l’envoi, c’est quand même des freins importants, ce manque de confort, ce côté pas pratique. Dara Torres raconte sur des pages dans un de ses livres, je crois que c’est Age is just a Number, sur les combis, comment un jour Therese Alshammar craque sa tenue avant une course, aux Jeux olympiques, et c’est Torres qui arrête tout le programme, avec une autorité formidable, expliquant au juge qu’il y a urgence, le temps qu’on trouve une autre tenue pour Alshammar et que celle-ci l’enfile ce qui n’est pas une mince affaire. Comment un jour en urgenace, sa tenue ayant craqué, Dara Torres en retrouve une autre et l’enfile, à cause de « pas le temps », dans un vestiaire hommes devant un mec ahuri très occupé assis sur sa lunette de WC!

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