ANTIDOPAGE MUSCLE AUX ANTIPODES

26 juin

Les Australiens, pour qui le sport est une religion, ont toujours été en pointe dans la guerre contre le dopage. Dans cette optique, l’Autorité Australienne anti-dopage dans le sport (Australian Sports Anti-Doping Authority, ou ASADA) sera-t-elle dotée de pouvoirs étendus dans sa mission d’enquête et d’investigation ? Oui, lisait-on hier sous la signature d’Emily Goddard dans la newsletter anglophone « Inside The Games ». Le Sénat Australien a voté une loi en ce sens, qui, après quelques amendements, repart vers la chambre basse. Une fois acceptée, la nouvelle législation donnera à l’ASADA  la possibilité d’obtenir les appels téléphoniques, les messages écrits, les documents et les prescriptions médicales des athlètes suspectés de se doper. Elle pourra donner des amendes allant jusqu’à 3.600€ à ceux qui ne répondront pas à ses requêtes. Elle pourra aussi interroger les suspects. La ministre des sports Kate Lundy, qui est à l’origine de la loi, et le président du Comité olympique John Coates, qui militait depuis une dizaine d’années en faveur de la législation se sont félicités de cette nouvelle. Seulement 0,89% des contrôles aboutissant à un résultat « positif », et Coates estimait qu’en l’absence de pouvoirs d’investigation allant très au-delà de la prise de sang ou de l’analyse d’urine, le Comité olympique ne pouvait lutter efficacement contre le dopage.

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