BALMY [Coralie]

Natation. (La Trinité, Martinique, 2 juin 1987-). France. En Martinique, au sein du Fongiromon Aqua Club et sous la houlette de Daniel Michalon, elle penche pour le papillon, puis se dirige vers le crawl, truste l’or dans les catégories de jeunes, championne de France minime, cadette, sur 100 mètres, 200 mètres ou 400 mètres. Elle est grande, légère, athlétique et fine, douée. Elle arrive à 15 ans au TOEC où l’entraînent Frédéric Barale et Lucien Lacoste. Finaliste européenne des jeunes en 2003 sur 100 mètres, championne des USA junior du 400 mètres en 2004 (petit bassin), cette jeune fille grande et mince (1,80m pour 65kg) connaît une saison difficile en 2005. 3e Européenne petit bassin en 2007, elle se signale par un comportement de battante, face à l’ « ogre » Manaudou, sur 800 mètres. Elle est 2e des Universiades 2008, en Thaïlande, sur 400 mètres derrière Pellegrini après trois semaines de stage en Chine. Cette même année 2008, elle finit 2e des championnats d’Europe d’Eindhoven, sur 400 mètres, en 4’4’’15, battue nettement par la seule Pellegrini (laquelle améliore le record mondial en 4’1’’53) ; c’est aussi une relayeuse capable de se transcender. Elle participe au relais français champion européen 2008 du 4 fois 200 mètres (avec Laure Manaudou, Irène Lazard et Alena Popchanka), et effectue son parcours (lancé) en 1’56’’58, le meilleur temps des Françaises, qui réalisent 7’52’’09 (moyenne 1’58’’2), mais aussi un temps de meilleure valeur que celui de la gagnante du 200 mètres individuel (Sarah Isakovic, Slovaquie, 1’57’’45), ce qui peut alimenter un regret qu’elle n’ait pu être engagée dans l’épreuve. Championne de France 2008 du 400 mètres et du 800 mètres, elle améliore en finale des Jeux de Pékin son temps sur 400 mètres, échouant à 8/100e du bronze et à 38/100e de l’or. C’est une course extraordinaire d’intensité, même si elle ne produit pas de record, où Rebecca Adlington, 4’3 »22, règle d’un ongle Katie Hoff, 4’3 »29 et Joanna Jackson, 4’3 »52 suivie à quelques centimètres par Balmy, tandis que Pellegrini, sans doute la plus forte du lot, comme le montrent ses 4’2 »19, record olympique, des séries,  »sombre » en 4’4 »56. A la fin de l’année, une Balmy en grande forme améliore le record du monde du 200 mètres en petit bassin de Laure Manaudou (1’53’’18 contre 1’53’’48) quelques jours avant que Pellegrini ne l’amène à 1’51 », frôle celui du 400 mètres (3’56’’39) à Rijeka, aux championnats d’Europe en petit bassin où elle termine aussi seconde de Filippi qui améliore le record du monde sur 800 mètres. Aux mondiaux de Rome en 2009, Balmy est finaliste sur 400m (5e en 4’3’’29), 11e du 800m (8’31’’39), mais elle se fait remarquer, dès les séries, par un beau parcours dans le relais quatre fois 200 mètres, qu’elle est chargée de terminer pour la France. Lorsqu’elle s’élance, l’équipe est 8e, 5’54’’. Balmy nage en 1’56’’18 et la France se qualifie 3e, mais sera 7e en finale. En janvier 2011, elle choisit d’être entraînée par Franck Esposito à Antibes et de signer à Mulhouse, pour des raisons techniques et affectives (sa mère, née Urban, étant alsacienne et s’étant mariée à Munster). Coralie est retenue seulement dans le relais 4 fois 200m aux championnats du monde de Shanghai. Aux championnats d’Europe d’Eindhoven (2012), elle retrouve son lustre, gagne le 400m (4’5’’31), à la bataille avec Mireia Belmonte, 4’5’’45 finit 2e du 800m derrière la Hongroise Kapas, 8’26’’49, arrachant l’argent devant la deuxième Magyare, Eva Risztov, 8’27’’79 contre 8’27’’87. Aux Jeux olympiques de Londres, brillamment qualifiée en 3e position (4’3’’58), elle est 5e de la finale en 4’5’’96. Egalement 7e du 800m, elle termine la course du relais quatre fois 200 mètres médaillé de bronze en 1’56’’14. En 2013, elle se qualifie pour les mondiaux de Barcelone sur 400m et le relais 4x200m.

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