Marie Wattel and co à l’épreuve de Poznań

8 juillet 2013

Par Eric LAHMY

L’équipe de France compte sur une « super » Marie Wattel et un « costaud » Joris Bouchaut pour exister sur les podiums. Après, cela sera plus difficile…

 Comment se présentent, pour l’équipe de France, les courses en piscine des championnats d’Europe de natation, qui débutent après-demain à Poznań, en Pologne? La meilleure façon, sinon de le savoir (pour cela, seule la machine à voyager dans le temps pourrait nous être utile), du moins  de l’imaginer, c’est d’utiliser les temps d’engagement des concurrents et de faire comme s’il s’agissait des résultats de la compétition…

A ce jeu, côté garçons, les Russes empocheraient 7 des 17 courses individuelles, les Britanniques 4 titres, les Suédois 2, l’Italie, la Lituanie, la Pologne, la Tchécoslovaquie, 1. Les Russes partiraient favoris des relais. D’autres pays, l’Ukraine, l’Allemagne, le Danemark, la Grèce, la France, la Lettonie, la Hongrie et la Slovénie pourraient empocher une médaille d’argent ou de bronze au moins.

Et les filles ? Tableau assez proche pour les Russes, en pole-position dans 7 courses, devant l’Allemagne, la France, la Hongrie et l’Ukraine, 2, l’Italie, la Lituanie, 1.

Quels Français sont dans les trois premiers sur les listes des engagés ? D’abord Marie Wattel. L’élève de Leutenegger à Nice, trône en tête des classements sur 50m et 100m papillon, et 2e du 200m papillon. Il y a ensuite Joris Bouchaut, qui pointe à la 3e place du 800m (et à la 4e du 1500m). Après, c’est assez désertique, Bouchaut part encore 7e du 400m, Cyril Chatron 8e du 200m quatre nages, et Cloé Hache flirte avec des possibilités de finales sur 50m, 100m, 200m, et 50m papillon. Notre dossiste Laurine Delhomme doit gagner une place pour entrer en finale du 100 dos.

Nous pensons que les places en finales montrent, sinon mieux, du moins mieux en profondeur, la force réelle d’une natation, que les médailles, au-delà des aléas qui font le sel de la compétition. Dans un classement qui prendrait en compte les finalistes, attribuant de 7 à 1 point de la 2e à la 8e place et 9 points au premier, voici le « classement » obtenu sur les start-lists.

Garçons : 1. Russie, 174pts ; 2. Grande-Bretagne, 74pts ; 3. Italie, 72pts ; 4. Pologne, 62pts ; 5. Allemagne, 41pts ; 6. Danemark, 31pts ; 7. Hongrie, 27pts ; 8. Tchécoslovaquie, 23pts ; 9. FRANCE, 19pts ; 10. Lituanie et Suède, 18pts ; 12. Grèce, 16pts ; 13. Espagne, 12pts ; 14. Ukraine, 11pts ; 15. Lettonie, pts ; 16. Autriche et Slovénie, 7pts ; 18. Portugal, 4pts ; 19. Suisse, 3pts.

Filles : 1. Allemagne, 176pts ; 2. Russie, 140pts ; 3. Hongrie, 73pts ; 4. Italie, 53pts ; 5. Ukraine, 34pts ; 6. Grande-Bretagne, 33pts ; 7. FRANCE, 26pts ; 8. Espagne, 20pts ; 9. Lituanie, 18pts ; 10. Slovénie, 17pts ; 11. Tchécoslovaquie, 13 pts ; 12. Luxembourg, 10pts ; 13. Biélorussie, 7pts ; 14. Danemark, 5pts ; 15. Belgique, 2pts ; 16. Pologne et Portugal, 1pts.

Au total, la Russie, 314pts, devancerait l’Allemagne, 217pts, l’Italie, 125pts, la Grande-Bretagne, 107pts, la Hongrie, 100pts. La France, avec 45pts, serait, 7e ex-æquo avec l’Ukraine, devancée par la Pologne.

Au niveau des jeunes, donc, seules la Russie et l’Allemagne parviennent à fabriquer une sorte de « natation de masse. » Il est assez frappant de constater que les Allemands dominent chez les filles, comme à une époque peu enthousiasmante de l’histoire de ce sport, mais, cette fois, on l’espère, pour d’autres raisons. Les Italiens, les Britanniques, les Polonais, les passent chez les garçons.

La France, donc, sur le papier n’est que septième. Ce qui est beaucoup mieux que l’an passé, où elle avait échappé à la honte de disparaitre du tableau des médailles grâce au bronze ramené à la vingt-cinquième heure par Camille Gheorghiu. Ce qui, après les années Agnel, était navrant.

C’est par rapport à ces places que l’équipe de France juniors de Poznań sera jaugée (plus que jugée). Avec deux médailles d’or, une d’argent et une de bronze, elle aura amplement rempli sa mission. Au-dessus, cela signifiera que la préparation finale aura été bonne ; on sortira le champagne ; au-dessous, ce ne sera pas grave, mais il faudra se poser les bonnes questions et se remettre au travail.

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