MONDIAUX DE CHINE: LES CANADIENS CHINOISENT

Éric LAHMY

Dimanche 30 septembre 2018

Les nageurs canadiens représentatifs, entre les Jeux du Commonwealth et les championnats Pan Pacific, ont-ils eu leur plein de compétitions internationales cette saison ? Ils ne seront pas présents aux championnats du monde en petit bassin, les 11-16 décembre prochain à Hangzhou. Cela n’est pas dû au manque d’intérêt des nageurs, mais aux procédures de qualification adoptées par les dirigeants de la natation canadienne.

En effet, de façon disons originale, la natation canadienne a décidé d’exclure de la sélection pour les mondiaux en petit bassin les nageurs qui ont été sélectionnés dans les compétitions Pan Pacific et Pan Pacific junior. Autant dire, explique Loretta Race, l’entraîneur des Cincinnati Marlins et de SwimSwam Canada, que cela exclut, entre autres, tous les gros bras de la natation canadienne, qu’il s’agisse de Taylor RUCK, Kylie MASSE, Kennedy GOSS, Sydney PICKREM, Kierra SMITH, ou encore de Markus THORMEYER, Javier ACEVEDO, Mack DARRAGH, Richard FUNK et Yuri KISIL.

La sélection canadienne est de ce fait composée de parfaits inconnus au plan international, Alex LOGINOV, Alexandre PERREAULT, côté messieurs, Sophie ANGUS, Haley BLACK, Aelia JANVIER et Ingrid WILM côté dames.

Alors, aberrant ou judicieux? Si Race s’est contentée de l’information sèche, des commentaires désabusés de lecteurs ont salué cette décision. « Interdire de nager à des éléments qui étaient en droit de se qualifier est une totale fumisterie », commente celui-ci. « Profite bien de tes zéro médaille, Canada », ajoute tel autre. « Voilà qui se qualifie pour la pire décision de l’année… Ô Canada », conclut un troisième. Les Canadiens avaient remporté huit courses aux mondiaux 2016, qui s’étaient tenus à Windsor, près de Toronto, chez eux, et ils sont bien partis pour n’en rapporter aucune de Chine. Je ne sais pas s’ils auraient été contents, si d’autres natations avaient joué le même jeu qu’eux et n’avaient délégué que des équipiers B à Windsor.

Ce qui est clair, c’est que les responsables canadiens ne tiennent pas en assez haute estime les mondiaux en petit bassin pour y déléguer leurs éléments de pointe, même si, en 2016, ils avaient annoncé l’émergence de leur propre natation. Ils ne sont pas les seuls. Une compétition sommitale fin décembre parait assez aberrante. Katinka HOSSZU mise à part, les nageurs ont besoin de se reposer et de s’entraîner de temps en temps. Mais allez l’expliquer à la FINA !


Also published on Medium.

0 comments:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *