POLOISTES FRANCAIS A RIO: LOGIQUE.

L’appel de David Hart a été rejeté. Cet ancien membre de l’équipe canadienne de water-polo, avait demandé la disqualification de l’équipe de France de water-polo qu’il accusait d’avoir, lors du tournoi sélectif laissé filer le match contre le Canada (13-5) pour ne pas rencontrer celle d’Espagne. Le Canada avait perdu ensuite son match contre l’Espagne, 8-7, et la France avait arraché sa qualification aux pénalties, face aux Pays-Bas, 4-3. La FINA n’a pas retenu les allégations canadiennes. Nos poloïstes iront bien à Rio.

La FINA avait commandé une enquête sur le sujet. Hart avait lancé une pétition en ligne qui avait réuni des milliers de signatures, ce qui ne prouve rien mais a fait quelque tapage, d’autant qu’il avait contacté la FINA et le CIO. Que le Canadien ait eu cette conviction d’une roublardise des Français est parfaitement son droit, mais comment démontrer une embrouille sans plus de preuves que des scores ? Il est possible au mieux que les Français n’aient pas été très motivés en face d’un match contre les Canadiens qui ne changeait pas grand’ chose à leur statut, et qu’ils se soient arrachés le jour de leur défi aux Pays-Bas… Attaquer leur sportivité sur cette question, sur une base aussi fragile, paraissait risqué.

C’était aussi voué à l’échec s’il s’agissait de qualifier le Canada. Cornel Marculescu avait spécifié que si la France était disqualifié, la place reviendrait… aux Pays-Bas !

Il convient d’ajouter que ni la France, ni l’Espagne, ni les Pays-Bas, ne s’étaient qualifiés, l’an passé, aux mondiaux de Kazan, où le Canada avait fini 9e. Donc, sur ces simples prémisses, nul ne pouvait affirmer qu’il était préférable de rencontrer les Pays-Bas ou l’Espagne, pour les Français. En revanche, que les Tricolores se soient souvenus du rude 5-13 face à l’Espagne des championnats d’Europe 2014, à Budapest, est loin d’être impossible ! Il n’empêche : qu’ils se soient, volontairement ou non, préservés en vue de l’ultime affrontement ne peut décemment leur être reproché, mais même cela est loin d’être démontrable…

Denis Masseglia, président du Comité Olympique Français (CNOSF) avait exposé la position française sur la question, et insistait sur la difficulté de juger l’effort fourni par les Français face au Canada. « Je pense aussi que si les athlètes avaient eu la capacité de vaincre, ils auraient utilisé cette capacité. Les exemples dans le passé ne manquent pas où des athlètes donnent le maximum le jour du grand défi, tel leur match contre les Pays-Bas. Il est difficile d’imaginer qu’ils aient voulu choisir leur adversaire.” E.L.

 

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