QUAND CAMELIA POTEC ETAIT ATHLETE

Par Eric LAHMY

 

Camelia Potec, championne olympique du 200m en 2004, ensuite tournée vers des distances plus longues, 3e du 1500m des mondiaux de Rome en 2009 et a annoncé sa retraite en novembre dernier. Entraînée par Philippe Lucas depuis avril 2007. Son chant du cygne aux Jeux olympiques 2008, à Pékin, où elle manque le podium du 800m de 0’’08. Perrin est un coach légendaire. Major de sa promotion de l’INSEP, il a été le coach manager de la perche du Racing, dont les meilleurs éléments ont établi plusieurs records du monde et enlevé l’or et le bronze olympiques en 1984 à Los Angeles. Il est devenu le préparateur physique de Yannick Noah, de Guy Forget, puis de l’équipe de France de Coupe Davis, de Julie Halard, d’Amélie Mauresmo, de Mary Pierce, du Paris-Saint-Germain, entre autres, ans qu’un commentateur radio.

Perrin rencontre Philippe Lucas au Racing (Lagardère), tous les deux échangent des idées sur le sport. Pour Perrin, « les gens ont tort de voir en Lucas, malgré ses résultats, un gros primaire, c’est un homme qui a une connaissance très fine du sport. » L’estime doit être réciproque, car Lucas demande à Perrin d’ajouter du physique à Camelia Potec. Il aimerait qu’un travail proche de l’athlétisme tel que le préconise Perrin apporte des capacités explosives aux jambes, qu’elle pourrait intégrer dans ses départs, ses reprises de nage. « Ce que je lui faisais faire lui plaisait bien, se souvient Perrin. Elle n’était pas dépaysée, et je sentais qu’elle connaissait tout ça. » En une séance de trois quart d’heure à une heure par semaine, Potec effectue une gamme, « travail classique et aussi spécifique, de la vitesse, de la détente, des abdoms, des dorsaux. Je n’osais pas trop appuyer, car je prenais Potec vers 11 heures du matin, et je savais qu’elle s’était levée très tôt pour s’entraîner à six heures et qu’elle me paraissait parfois avoir déjà été assez secouée. Mas Lucas me rassurait, m’expliquait qu’elle tenait le coup. »

« A l’approche des Jeux de Londres, on a diminué. L’entraînement dans l’eau prenait le pas sur le reste. »

Perrin a aussi travaillé quelques séances avec Amaury Leveaux, qui l’a impressionné. « Ce garçon avait des qualités hors-normes ; en termes de détente, de qualité musculaire, je dirais que c’était un 6m en saut à la perche. On voyait que ce garçon avait derrière lui de l’entraînement physique assez poussé. »

Si Leveaux a bien tiré son épingle des Jeux de Londres, où il est médaillé d’or et d’argent avec les relais, Camelia Potec, en fin de course après douze ans de haut niveau, est restée loin des finales, sans parler des podiums. En novembre dernier, elle prenait sa retraite. Aujourd’hui, les moindres de ses faits et gestes semblent épiés en Roumanie, où récemment un bête accident de la circulation entre sa Mercedes et un scooter de livreur de pizzas qui refusait la priorité a été traité comme un événement majeur par la presse people !

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