UN DROLE DE PELLERIN

Livre

*Fabrice Pellerin, Accédez Au Sommet le Chemin Est En Vous. Michel Lafon éditeur, 15€.

 

Par Eric LAHMY

 

C’est un drôle de Pellerin que viennent de publier les éditions Michel Lafon. J’entends par là le livre à l’intitulé pompeux et involontairement amusant de l’entraîneur de Nice. En le déchiffrant, lettres blanches sur fond bleu, je ne pouvais m’empêcher d’imaginer Fabrice Pellerin, nu jusqu’à la ceinture, vêtu d’un pagne de yoghi, assis en Padmasana (pose du lotus), les mains en supination posées sur les cuisses, doigts réunis et tournés vers le ciel, le regard ferme, fixé sur la ligne bleue des Alpes maritimes ou sur le mur du virage des 50 mètres, en train de psalmodier avec une force tranquille : « accédez au sommet le chemin est en vous »

Philippe Lucas, six ans plus tôt, avait baptisé son bouquin, chez le même éditeur, d’un viril et laconique « Entraîneur. » Question de style. Mais enfin le titre est une vitrine, entrer dans la boutique est une autre affaire. J’avais un souci. Que je le regrette ou non, lire le livre de Fabrice Pellerin après le départ précipité de son nageur vedette Yannick Agnel changeait quelque peu mon mode de lecture. J’espérais y trouver une piste au sujet de cet incident. Une indication, ne serait-ce qu’en filigrane, de ce qu’il s’était réellement passé. J’ai eu la réponse que je cherchais, page 175, et dans beaucoup d’autres endroits. Je ne vous en dirai pas plus : là n’est pas le sujet.

Même sans cet incident, je crois que bien des affirmations péremptoires, parfois des pages entières de Pellerin, m’auraient rendu perplexe. On sait combien les « originalités » de Pellerin ont interpellé le petit monde de la natation, et ses écrits portent à croire que sa jubilation d’après Londres n’en est que plus grande. On le comprend, même si on ne l’approuve pas. Afficher « neuf médailles olympiques » dans une comptabilité non euclidienne où les médailles de relais ne se divisent pas mais s’additionnent, est une satisfaction, mais pouvoir dire aux autres qu’ils ont l’air frais maintenant, avec les critiques qu’ils balançaient sur la « méthode Pellerin », c’est un vrai bonheur.

Pourtant, avec tout le respect dû au triomphateur, je vais émettre à mon tour une incongruité. Pellerin – son livre en fait foi – est la preuve qu’on peut être un entraîneur à succès en pensant beaucoup de travers.

Si ce genre d’affirmation ne pouvait se retourner en boomerang en direction de son auteur, je dirais qu’il y a quelque chose d’opaque, chez Pellerin. Attention, cet homme est sans doute sain d’esprit, sauf qu’il a une façon à lui, froide, de provoquer, révélatrice de… je ne sais quoi.  Ou il y a du souci à se faire, ou tout cela cache une méthode.

D’abord il y a le goût, un peu excessif, des mots. Tiens, il explique que la natation est une activité autotélique ; ça vous pose plus que de dire : on nage pour le plaisir. Pourquoi nagez-vous ? Parce que j’aime ça ? Parce que nager est une expérience sensuelle ? Non, parce que c’est autotélique. Travail, loisir. Draguer les filles. Prendre un bon repas. Aller voir La Joconde au Musée du Louvre. Pellerin, lui, définit ça comme autotélique. Retenez. Ça vous fera un gros mot inutile.

Bon, on peut comprendre ce plaisir pédant (autotélique ?) d’en boucher un coin. Un jour, Michel Rocard, dans un discours à l’Assemblée Nationale, avait lancé comme ça un « procrastInateur » qui avait jeté la presse nationale à l’assaut des dictionnaires. Procrastinateur, ça veut dire « attentiste ». Mais en l’occurrence, quelle belle pagaille.

Comme ce n’est pas suffisant, Pellerin forge des néologismes. « Perspection », c’est quoi ? C’est une « perspective » (un but à atteindre) telle qu’elle est vécue dans l’action. De la constance, la capacité de ne pas perdre de vue l’objectif. Pour un nageur qui prépare les Jeux, c’est de rester constamment sur la bonne longueur d’onde, ne pas aller à la piscine en ne sachant pas ce qu’on fiche là.

Allons plus loin. Comme je suis snob, et parce que j’ai, moi aussi, du vocabulaire, je vous dirai que Pellerin hypostasie sa méthode… Je veux dire par là qu’il croit que l’hostie est le corps du Seigneur. Sa méthode, concrètement, dans son livre, il n’en dit pas grand’ chose. Pas étonnant de la part de quelqu’un qui détruit volontairement ses plans d’entraînement, de crainte de se répéter ! Ce provocateur est bien sûr de lui. Il croit que c’est parce qu’il a suivi le chemin X que le résultat Y a été obtenu. Ce qui reste douteux. Il a fait nager le dimanche. Il s’en flatte. « Tout le monde nous a critiqué. » Pellerin ne veut pas que ses nageurs nagent. Il ne veut pas que ses nageurs nagent et se taisent. Il veut que ses nageurs nagent, se taisent, et qu’ils nagent contre les autres. Pellerin est un bagarreur qui a besoin d’ennemis pour se motiver, et motiver ses troupes. « Regardez ce qu’ils disent de nous. On va leur montrer. » Fouroux faisait ça dans le rugby. Lucas, à sa manière, à Melun et après. Ces deux là sont des boucaniers. Pellerin, avec sa tête de gendre idéal, est dans la ligne, seulement il y met une touche de zen intello. Nager le dimanche, ce n’est pas ça qui a donné les médailles d’or, mais ça a donné un but supérieur au pèlerin de la natation française. La secte de Mandarom lutte, parait-il contre les Lémuriens de Pluton. Pellerin contre les Primates de la natation française. Il se pose en s’opposant. Ça marche jusqu’à ce que ça ne marche plus. Mais qu’on se le dise. Le fait qu’Agnel ait claqué la porte de la secte ne l’a pas affaiblie, elle l’a renforcée. On resserre les rangs autour de la place vide, et « banzaï » ; Ça va barder aux mondiaux de Barcelone, et jusqu’aux Jeux olympiques de Rio.

Parmi ceux qu’il voue aux Gémonies, ou du moins dont il nous dit : surtout pas de ça chez moi, il y a les « battus », les abonnés aux seconds rôles, « tribu », dont, dit-il « Raymond Poulidor fut le plus fameux chef. » Et d’ajouter : « le jeune Eamon Sullivan en fait aussi partie. » Sullivan, ayant amélioré deux fois le record du monde sur 100 mètres, semblait favori pour le titre olympique de Pékin, en 2008, nous explique-t-il. Or il a perdu dans un éclat d’écume, d’un doigt derrière Alain Bernard. Stéthoscope en main, le bon docteur Pellerin ausculte la plaie. Et trouve une interview dans laquelle Sullivan déclarait apprécier Alain Bernard en-dehors de la piscine, ajoutant : « nous entretenons de bonnes relations et sommes de bons rivaux. J’adore le sport quand ça se passe comme ça. » De là, Pellerin entre dans une explication farfelue sur « celui qui ne ferait pas de mal à une mouche, quitte à jeter un mouchoir sur ses propres désirs, » et soupçonne que Sullivan ait pu « faire primer la courtoisie sur l’envie de vaincre. » Résumons : si Sullivan a perdu le titre olympique de Pékin, c’est parce qu’il est un gentil, donc un perdant.

Pellerin connaît mal Eamon Sullivan, un beaucoup moins gentil garçon qu’il n’y parait. Les Australiens ont témoigné de sa « fureur », après ses défaites sur 50m et 100m aux Jeux de Pékin. En-dehors de l’eau, sa conduite n’est guère irréprochable. Il a plus d’une fois provoqué quelques dégâts alors qu’il était en état d’ébriété. C’est ce charmant jeune homme qui a introduit une substance interdite par le Comité Olympique Australien, le zolpidem, un somnifère, dans l’équipe du relais quatre fois 100m des Jeux de Londres. Le scandale, en Australie, a conduit des sponsors de l’équipe à claquer la porte. Perte sèche, un million de dollars.

A côté de cela, Sullivan a connu beaucoup d’ennuis de santé : malade en permanence, sujet à des virus, il avait subi avant 2010 cinq opérations aux hanches en raison de déchirures répétées du labrum (cartilage de l’articulation de la hanche), et a souffert de tendinites persistantes aux épaules. Sa douleur était telle dans l’eau qu’il avait fallu pratiquement réinventer sa préparation autour d’exercices qu’il pouvait tolérer ! Au contraire de Pellerin, je décrirais la carrière de Sullivan comme l’épopée d’un gagnant de la vie, un homme qui a passé à travers des souffrances incessantes pour devenir quintuple recordman du monde, médaillé d’argent olympique et double champion du monde de relais. Le personnage a d’ailleurs gagné en 2010… un concours télévisé de chefs en cuisine et ouvert son deuxième café restaurant sur la plage de Perth… Tu parles d’un loser !

Dans la logique de Pellerin (et de millions d’autres personnes), il faut avoir un moral de vainqueur pour gagner, on est 2e quand on se trouve dans un état second, etc. On est responsable de tout ce qui nous arrive. C’est tout juste si on n’est pas coupable de recevoir une crotte d’oiseau lors d’une garden party, ou encore d’être passager dans l’avion qui s’est crashé dans l’Aconcagua. Portée à ce point d’incandescence, cette caricature volontariste est une forme d’ignorance de ce qu’est la vie très à l’honneur dans la sous-culture médiatique et sportive actuelle. Dans ma carrière de nageur puis de journaliste qui suivait la natation, j’ai vu des « perdants » devenir champions olympiques parce que c’était leur jour, et de sacrés battants être devancés pour le titre de champion du Val-de-Marne. Les éléments qui concourent à faire un champion olympique sont très nombreux, et ce n’est pas une déclaration polie de Eamon Sullivan à la presse française, au sujet de Alain Bernard qui l’avait invité à s’entraîner avec lui à Antibes, qui peut déterminer le moins du monde son statut olympique. Aux Jeux de Pékin, Sullivan aurait changé de ligne pour taper sur Bernard et Cielo pendant les finales du 100 et du 50m si les règlements l’avaient permis ! Les paroles de Sullivan que cite Pellerin en disent plus sur Alain Bernard, garçon charmant et courtois qui ne ferait pas de mal à une mouche et a gagné la course de Pékin, que sur Sullivan !

Dans sa galerie des losers, Pellerin nous dessine ensuite un « blessé », personnage qu’il présente comme un manipulateur. Pas de ça chez moi ! Ôtez cette tendinite que je ne saurais voir ! Là encore, il a tout faux. La blessure du sportif n’est pas souvent « dans la tête » (même si cela arrive), elle s’inscrit dans son corps. Parfois elle est indécelable ! Pellerin en tire des conclusions. Or, certaines douleurs suivent les lignes d’acupuncture et indiquent des déséquilibres éloignés des symptômes. Ces trente dernières années, toutes les avancées de la traumatologie ont été faites dans le sport, en raison de l’énorme propension des sportifs à se blesser, et, avec la professionnalisation et l’augmentation des charges, cela ne s’est pas arrangé ! Pellerin croit-il que l’épaule humaine a été faite pour effectuer dix millions de rotations par an ? Laissons-lui ses certitudes. Je lui conseille de lire « Golden Girl », le livre de Natalie Coughlin sur cette question. Son premier coach l’a faite nager sur sa tendinite, elle est arrivée estropiée à Berkeley, où Terri McKeever a patienté un an, le temps qu’elle soit réparée. Après ça, Natalie est devenue championne olympique et du monde à neuf reprises. Et Laure Manaudou ! Elle nageait, dit-on, à la fin de sa carrière, sur cinq tendinites aux épaules, deux ici et trois là. Après, bien sûr, il y en a qui disent : c’est une fainéante… Je sens qu’on ne va pas s’entendre.

Autre cible de Pellerin, le « presque qualifié », celui qui rate la sélection ou le record. Je crois que le grand problème de Pellerin et de notre époque volontariste est d’avoir évacué la notion d’aléa ; le hasard, automaton d’Aristote : ce qui se produit en dehors de tout dessein. Une notion estimée des Grecs et des Romains anciens, déifiée sous le nom de Fortune. William Shakespeare l’avait bien dit, avec sa sublime virulence : « Lhistoire humaine, un récit raconté par un idiot, plein de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien. »

Cessons, s’il vous plait, d’expliquer une deuxième place aux Jeux olympiques par un défaut, ou la première par une qualité, La qualité première de la réussite, c’est le talent. C’est là le socle, la fondation. Sans talent, rien ne peut être bâti. Après, certes, il faut le sculpter, le polir, en faire une œuvre. Du travail. Un gros psychique. Un bon entraîneur, bien évidemment. Des moyens, etc. Le talent premier de Yannick Agnel, c’est d’avoir un bon physique de 2,02m, avec des muscles secs et solides, et la tronche de Yannick Agnel par-dessus !.

Le talent premier de Pellerin, c’est de l’avoir attiré à lui, parce que Richard Martinez avait fait la fine bouche et que Font-Romeu ne plaisait pas au gamin. Un jour, un grand réalisateur, John Ford, avait été interrogé sur la façon dont il dirigeait ses acteurs. Il avait répondu : « la direction d’acteurs, c’est le casting. » Façon de dire, si vous avez John Wayne, il va vous faire votre film. Laure Manaudou, c’était la même chose, parce qu’on mettait quarante nageuses de force égale pendant trois mois dans le même point d’eau, et, jour après jour, c’était toujours, elle, Manaudou, qui faisait la différence, de plus en plus. Taille, puissance, légèreté, technique, endurance, récupération. Quand il a Camille Muffat et son 1,83m, et Yannick Agnel, Pellerin, qui est certes un bon metteur en scène, n’a pas à s’inquiéter, car quel casting !!

Yannick Agnel affirme avoir lu dans ce livre, en filigrane, l’histoire de sa vie avec son coach. Rien que pour ça, il vaut la peine d’être médité. Tout n’est pas à jeter dans ce bouquin, loin de là. Il mérite d’être lu, goûté même. Pellerin, aidé par Véronique Mougin, écrit bien. Il m’a agacé presque à chaque page, mais ce n’est pas mal, c’est une façon d’être capté par un auteur. D’ailleurs, je suis en train de le relire. Mais bon… J’aurais préféré plus de pages vécues sur Nice, sur la méthode, des précisions sur ce qu’on m’a raconté à gauche et à droite, et que j’aurais voulu authentifier, plus de pages, bref, sur la natation…

Après ça, libre à vous de vous emplir des prières du catéchisme selon Pellerin, de vous laisser bombarder de certitudes aussi ronflantes que vides comme : « chaque désir est une destination. » Et pourquo pas : « chaque destination est un désir. » Bof, ça tient aussi bien debout, n’est-ce pas ? Mais qui s’en fiche ? Bien sûr, rien ne vaut le titre : « Accédez Au Sommet Le Chemin Est En Vous. » Après ça, Pellerin n’a plus qu’à créer une secte. Il finira par guérir les écrouelles.

 

*Fabrice Pellerin, Accédez Au Sommet le Chemin Est En Vous. Michel Lafon éditeur, 15€.

2 comments:

  1. cg

    Ouh là là quel billet…j’ai lu ce livre au moment de sa sortie et donc bien avant le départ de Yannick Agnel…une critique n’est jamais objective et l’état d’esprit dans lequel le livre est abordé joue dans le ressenti.

    Je suis une grande fan de natation -je ne fais pas partie et ne connais personne du « milieu »- et une lectrice occasionnelle de livres de développement personnel. Donc un livre qui mêle les deux ne peut que faire partie de ma bibliothèque. Néanmoins, mon côté documentaliste a du mal à catégoriser ce livre. Ni un livre de sport, ni un livre de développement personnel…je vais le ranger où Fabrice Pellerin ? A côté de Psychologie magazine ou à côté de ’Ian Thorpe ? C’est assez inclassable pour moi…Au niveau écriture je préfère nettement le style développé dans les chroniques de l’Equipe. Ok, écrire un livre, ce n’est pas du tout le même exercice et ce n’est certainement pas facile… d’autant plus que je suppose que les contraintes en terme de délai/bouclage devaient être très fortes.

    Côté natation, je n’ai pas appris grand-chose…ah si : Jérémy Stravius n’est pas Amiénois mais Marseillais et les championnats d’Europe de Budapest c’étaient des championnats du monde !! 😉 …je n’ai pu m’empêcher de penser qu’il y a eu quelque chose de bâclé dans l’écriture…J’ai tiqué… …quand même, faut se relire…et je vous rejoins tout à fait sur Eamon Sullivan ou sur le fait que les tendinites ne sont pas nécessairement dans la tête.
    Mais ces approximations ne m’ont pas tant agacées que ça. Pourquoi ? …parce que le livre semble plus destiné au grand public ou à des coachs en entreprise qu’aux fans de natation. …par ailleurs cet ouvrage n’est-il pas aussi un support venant complémenter l’activité de conférences de son auteur…après tout si la natation peut être utilisée comme exemple à la place de l’art de la guerre, du rugby ou autres tartes à la crème dans les séminaires de management, tant mieux !!…de fait, mon « chauvinisme natatoire » l’emporte, tout ce qui contribue à faire sortir la natation des murs de la piscine est positif à mes yeux de fan.

    Côté développement personnel, ben…rien de révolutionnaire non plus…les petits pas, la singularité, la gestion des émotions…etc, etc…lorsque Fabrice Pellerin utilise le mot autotélisme, je ne me dis pas comme vous « quelle pédanterie » mais plutôt « tiens il a lu Csíkszentmihályi ou Seligman -chercheurs spécialisés en psychologie positive- »;;;Et là mon côté documentaliste réapparaît. Les sources ! Les sources ! ce serait bien de citer ses sources ! …d’autant plus que l’auteur a certainement beaucoup lu et que l’effort de synthèse qu’il fait est tout à fait louable. Bien sûr, je ne m’attendais pas à avoir une explication en détails de l’autotélisme et de l’état de flow. Mais un lecteur qui souhaiterait approfondir un des multiples concepts abordés manque de références pour continuer : une petite bibliographie et quelques notes de bas de page, ç’eût été bien.

    …au final les seules découvertes que j’ai faites sont liées à ce que Fabrice Pellerin dit de lui… bon allez, je vous quitte… là je vais partir à la recherche de mon arbre intérieur et regarder ce qu’il y a dans mon placard à balai 😉

    1. admin *

      Votre analyse me semble plus pertinente et, comment dire, plus instructive que la mienne. Je vais vous confier la rubrique livres de mon site. Le problème avec mon billet, c’est qu’il est parti de mes agacements, donc j’ai voulu percer ses arguments sans trop d’empathie. Je crois que Pellerin a été peu aidé par l’écriture. Exemple, il pourchasse les blessés psychosomatiques qui abondent dans le sport. Au lieu de la jouer fine et d’admettre, pour mieux circonscrire les blessés imaginaires, que la blessure existe, il la nie. Et là il est dans l’excès. Je cite l’exemple de Coughlin et vous l’avez lu dans le bouquin de Silver, elle affirme s’être trouvée proche de l’abandon quand Berkeley l’a sauvée de la retraite anticipée!
      Avez-vous pensé à arroser votre arbre intérieur?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *