HIROSE, NAGEUR JAPONAIS-AMERICAIN OUBLIE

 

Mardi 28 Février 2017

FORT LAUDERDALE – L’International Swimming Hall of Fame (ISHOF) a diffusé le nom de Takashi « Halo »Hirose, parmi les dix-sept honorés de la “classe” 2017. Hirose s’inscrit dans la catégorie des pionniers du sport. Catégorie créée afin d’honorer les exploits de tous ceux qui, aux débuts de la natation, ont disparu de nos écrans, ou, dans des circonstances défavorables, politiques ou de guerre, n’ont pu exprimer un potentiel qui aurait pu leur valoir titres et records. Ancien membre de l’équipe olympique US des jeux de Melbourne, en 1956, et ex-président du Swimming Hall of Fame hawaïen, Richard « Sonny » Tanabe a défendu la candidature d’Hirose, lequel, à son avis, a contribué à la natation mondiale, et non pas seulement d’Hawai. Steve Clark, le meilleur sprinter du monde de l’olympiade 1961-1964, recordman du monde du 100 mètres et triple champion olympique de Tokyo, en 1964, a également défendu « l’un des meilleurs nageurs de son temps », qui a refait surface  dans les mémoires par le biais d’un ouvrage de Julie Checkoway, « The three Year Swim Club : the Untold Story of Maui’s Sugar Ditch Kids and Their Quest for Olympic Glory. » Ces nageurs, qui s’entraînaient dans des fossés qui entouraient des champs de canne à sucre, régnèrent pendant quelques années sur la natation US, voire mondiale. Comme nombre d’enfants pauvres, ces jeunes américains d’origine japonaise dont les parents travaillaient sur une plantation de sucre du nom de Pu’unene, à Maui, deuxième île d’Hawaii, s’en allaient nager dans les canaux d’irrigation des plantations sucrières. Puis ils s’en allèrent nager au club « Three Year Swim » (Nage Trois ans) d’un coach qui allait devenir fameux, Soichi Sakamoto.  L’exploit de Sakamoto fut de faire rêver ces enfants, va nu-pieds, de nager aux Jeux olympiques qui devaient se tenir en 1940 à Tokyo, la capitale de leur pays d’origine, le Japon  A quinze ans, Hirose termina deuxième dur 200 mètres nage libre, près d’un fameux champion olympique de 1936, Adolph Kiefer. Sa performance lui permit d’entrer dans l’équipe nationale US qui, en tournée en Allemagne, améliora le record du monde du quatre fois 100 mètres. On le retrouva en tournée en Amérique du Sud la même année, mais les Jeux olympiques de Tokyo furent annulés. Champion US du 100 m en 1941, l’attaque japonaise de Pearl Harbour le décida à combattre en Europe. Sa conduite irréprochable au combat lui valut plusieurs décoration, mais il contracta en 1944 un mal de pieds « des tranchées » dont il ne guérirait jamais. Aussi ne put-il se qualifier pour les Jeux olympiques de Londres en 1948.

Hirose est décédé le 24 août 2002

 

 

PETIT BASSIN ET PETITS CHAMPIONNATS : C’EST CANADA DRY… NORMAL SIX MOIS APRÈS LES JEUX

Éric LAHMY

Mardi 28 Février 2017

A Sherbrooke, ville du Québec, située à une centaine à l’est de Montréal, les championnats de natations canadiens en petit bassin ont été assez snobés par les étoiles de Rio, lesquelles, selon une pratique qui semble se populariser à travers le monde, après les sorties de route « tragiques » (toutes proportions gardées) des olympioniques et autres médaillés des Jeux qui ré-embraient trop vite, ainsi que les ras-le-bol bien trop critiqués, à tort selon moi, chez nous, de Florent Manaudou, Jeremy Stravius, ou encore les fêlures enregistrées dans le passé avec les reprises trop rapides d’après Jeux, chez nous, d’Alain Bernard, d’Yannick Agnel ou de Camille Muffat, sans oublier Laure Manaudou, taxée de « fainéante » sur le devant de la scène. On me signale que les olympiens australiens respectent un repos des compétitions de six mois. Marc Begotti s’était laissé dire que les est allemands en faisaient autant dans le temps (mais ils ne faisaient pas que ça).,

Aujourd’hui, on a compris de par le monde qu’en gardant trop longtemps ses champions sur le feu, on les brûle…

Tout ça pour vous dire qu’à Sherbrooke, cela n’a pas rutilé. Pas grave, on a toujours trouvé un premier dans chaque course… Côté masculin, ça ne frôle pas le génie, seuls trois crawleurs émergent – ou émargent – au niveau international, ainsi Youri Kisil qui « triple » du 50 au 200 mètres. Côté filles, la Montréalaise Sandrine Mainville a doublé sur 50 et 100 mètres et Kylie Masse, de Toronto, réussit un triplé sur le dos. Erika Seltenreich-Hodgson, de l’Université de Colombie britannique gagne les deux courses de quatre nages et finit deuxième du 200 libre.

MESSIEURS.- 100 mètres : 1. Yuri Kisil,UBC, 46s94 (22s71+24s23). 200 mètres: 1. Yuri Kisil, U British Columbia, 1’44s10; 2. Markus Thormeyer, U British Columbia, 1’44s20. 1500 mètres : Eric Hedlin, Victoria, 14’42s98.

DAMES.- 50 mètres : 1. Sandrine Mainville, Montréal, 24s39. 100 mètres : 1. Sandrine Mainville, Montréal, 52s62. 200 mètres : 1. Katerine Savard, Montréal, 1’54s91 ; 2. Erika Seltenreich-Hodgson, U British Columbia, 1’55s91 ; 3. Danica Ludlow, Calgary, 1’56s77 ; 4. Sandrine Mainville, Montréal, 1’57s63. 400 mètres : 1. Danica Ludlow, Calgary, 4’6s62 ; 2. Katerine Savard, Montréal, 4’7s28. 50 m dos : 1. Kylie Masse, Toronto, 26s53. 100 m dos : 1. Kylie Masse, Toronto, 56s80 ; 2. Ingrid Wilm, U British Columbia, 58s11. 200 m dos : 1. Kylie Masse, Toronto, 2’2s80. 200 m 4 nages : 1. Erika  Seltenreich-Hodgson, U British Columbia, 2’8s08 ; 2. Kylie Masse, Toronto, 2’8s36. 400 m 4 nages : 1. Erika Seltenreich-Hodgson, U British Columbia, 4’37s05.

MAARTEN VAN DER WEIJDEN, SURVIVANT DU CANCER ET CHAMPION OLYMPIQUE ET DU MONDE, ENTRE AU SWIMMING HALL OF FAME

Lundi 27 Février 2017

FORT LAUDERDALE – L’International Swimming Hall of Fame (ISHOF) a dévoilé le nom du huitième des 17 honorés de la classe 2017. Il s’agit du champion néerlandais de longue distance, Maarten Van Der Weijden, qui rejoint donc les nageurs Wu Chuanyu (CHN), Georges Vallerey (FRA) et Takeshi « Halo » Hirose (USA), le plongeur Zhang Xiuwei (CHN), le nageur de longue distance Walter Poenisch (USA), le poloiste Osvaldo Codaro (ARG), l’entraîneur Dick Jochums (USA) et le photojournaliste Heinz Kluetmeier.

Né à Haastrecht, Pays-Bas, le 31 mars 1981, Marteen Van Der Weijden suivit sa sœur aînée Etta dans les bassins et en pleine eau. Passionné tout jeune par les défis, il nage, à onze ans, un cent fois 100 mètres à l’entraînement. De 1998 à 2000, il remporta douze titres nationaux, sur 1500m, 400m et 5km. En 2001, il fut frappe par une leucémie aigüe. Ses chances de survivre apparaissaient des plus minces. Les deux années suivantes, Maarten n’eut guère de contrôle sur sa vie. Il dépendait entièrement de la médecine. Une chimiothérapie et une transplantation de cellules parvinrent à sauver sa vie. En 2003, il reprit l’entraînement et… se qualifia pour les championnats du monde de Barcelone! En 2004, il traversa l’Ijsselmeer en 4h20m58s, ce qui améliorait le record de près de quinze minutes et lui permit de collecter 50.000 € qu’il offrit à la recherche du cancer. Son site s’appelait d’ailleurs « Maarten Van Der Weijden zwemt tegen kanker » (Maarten van der Weijden nage contre le cancer). Il a depuis collecté d’autre argent pour la recherche contre le cancer. Les années qui suivirent, il s’entraîna dur, travaillant la tactique en course, dans le but de devenir champion du monde. En 2008, aux mondiaux de Séville, il enleva le titre mondial des 25 kilomètres. Il fut aussi 3e des 5 km et 4e des 10 km, et se trouva qualifié pour le premier « marathon » olympique, qu’il remporta sans coup férir, le 21 août 2008, à Pékin. Il annonça qu’il prenait sa retraite à la fin de l’année, pendant son discours d’acceptation de « meilleur sportif néerlandais de l’année ».

Il écrivit son autobiographie en 2009, et, après une carrière de financier pour Unilever, il se lança à son compte à titre d’entrepreneur et de conférencier, comme « orateur motivant. » En 2015, sa première nage contre le cancer dans le canal de Den Bosch, attira 500 participants et permit de réunir un demi-million d’Euros pour la recherche. Il a aussi nagé sur 42km195 dans le bassin de 50 mètres Pieter van den Hoogenband, à Eindhoven. Enfin il a créé un show basé sur son livre. Chacune des cent représentations de ce spectacle se sont tenues à guichets fermés. Eric Lahmy

CHARLOTTE BONNET TRIPLE A MASSY

Lundi 27 Février 2017

MASSY.- Charlotte Bonnet a réalisé les meilleures performances de la réunion de Massy, ce week-end passé, gagnant le 100 mètres (54s54), le 200 mètres (1’58s37), le 200 mètres quatre nages (2’17s55). Côté garçons, le Suisse Jérémy Desplanches l’emporte sur 200 mètres (1’52s61), sur 100 et 200 mètres brasse 1’2s46 et 2’14s80, tandis que Marc-Antoine Olivier gagne le 400 mètres (3’56s87), le 800 mètres (8’10s59) devant David Aubry (8’12s22), le 1500 mètres (15’26s71) toujours devant Aubry (15’38s94). Jordan Coelho s’assure les 100 et 200 mètres papillon, 54s15 et 1’58s91. A l’Algérien Nazim Belkoudja le 50, en 23s29.

USA : AU BIG 10, SHANE RYAN, 44s65 SUR 100 YARDS DOS

Eric LAHMY

Dimanche 26 Février 2017

L’Université d’Indiana a remporté la rencontre dite du « Big 1G » (jeu de mots, B1G ressemble à BIG) qui s’est tenue au McCorkle Aquatic Pavilion, ensemble nautique de l’Université d’Ohio, à Columbus et oppose dix équipes universitaires masculines du Nord-Est et du centre des Etats-Unis (le championnat féminin réunit lui 13 équipes). Avec 1504 points, Indiana a devancé, ex-aequo avec 1382 points, les Universités de Michigan et d’Ohio State. Minnesota, 4e, était loin avec 879 points.

Le niveau d’ensemble des performances a été excellent mais sans grands records, tous les vainqueurs méritent d’être cités (entre parenthèses, la place des dits vainqueurs dans le bilan tous temps) ; seuls le s’y classent pas les gagnants des courses de brasse et du 400 quatre nages : Paul Powers, 18s80 (11e) au 50 yards, Blake Pieroni, 41s44 (8e) au 100 yards et 1’32s13 (15e) au 200 yards, Felix Auboeck, 4’10s63 (15e) au 500 yards, et 14’29s25 (10e) au 1650 yards, Shane Ryan, 44s65 (5e) au 100 dos, Robert Glover, 1’41s25 au 200 dos, Ian Finnerty, 51s38 (9e) au 100 brasse,  Marat Amaltdinov, 1’52s89 au 200 brasse, Matt McHugh, 44s91 (13e) au 100 papillon, Vinicius Lanza, 1’40s97 (15e) au 200 papillon, et 1’41s59 (14e) au 200 quatre nages, Charles Swanson, 3’41s13 au 400 quatre nages ?

La meilleure performance est donc le fait de Shane Ryan, l’américano-irlandais de 23 ans, qui, après avoir tenté de se qualifier pendant des années avec l’équipe US, décida de tenter sa chance dans l’équipe irlandaise (nationalité de son père), ce qui lui permit d’atteindre les demi-finales à Rio. Seuls quatre grands noms, Ryan Murphy, Nick Thoman, Matt Grevers et Ryan Lochte, le devancent dans les bilans tous temps. Doté d’une taille de 1,98m, il est sans doute avantagé par le petit bassin.

KATIE LEDECKY BAT SON RECORD DU 500 YARDS. À ELLE LES 10 MEILLEURES PERFS AMÉRICAINES DE LA DISTANCE

Éric LAHMY

Dimanche 26 Février 2017

Au Weyerhaeuser King County Aquatic Center (cadeau hérité des Goodwill Games quand ils tinrent leurs tréteaux à Seattle), où se sont tenus les championnats PAC-12, qui réunissent les douze « grosses » équipes universitaires de l’Ouest américain, Kathleen LEDECKY a montré qu’elle était aussi la meilleure nageuse du monde en yards. Et que ni son changement d’entraîneur, ni la vie d’étudiante n’ont affecté ses exploits de phénomène aquatique majeur. Engagée avec un temps de 4’26s46 au départ des 500 yards, Ledecky, dès les séries, se mit en demeure de mettre le paquet. A l’arrivée, 4’28s37, 10s12 plus vite que sa seconde, son équipière de Stanford Katie DRABOT… Stanford qui plaçait également des nageuses en 3e, 5e et 9e places de ces séries !

Dans la finale, Katie améliorait son record américain de la course, avec 4’25s15 et laissait toujours Drabot, 4’35s69, à plus de dix secondes. Les fractions de Ledecky : 24s74, 26s58, 26s80, 27s03, 27s01, 26s92, 26s69, 26s91, 26s78 et 25s69 pour finir. Pressée, la fille! Drabot et McLaughlin, qui s’étaient laissé prendre un bassin, ne sont pourtant pas de médiocres nageuses, qui s’inscrivent aux 21e et 26e places des bilans US tous temps. Mais en face de Sa Majesté Ledecky, ces deux autres Katie faisaient figures de petites débutantes. Devrait changer son nom de Ledecky en Tsunami. Ça rime et ça représente son effet rouleau compresseur…

…Katie Ledecky tient désormais les dix premières performances américaines, chassant de cette liste Leah SMITH. Dans la liste qui suit, le (s) signifie, performance réalisée en série.

4.25s15 Katie Ledecky USA Seattle 23/2/2017

4.26s46 Katie Ledecky USA Columbus 18/11/2016

4.26s58 (s) Katie Ledecky USA Boyds 6/2/2015

4.27s21 Katie Ledecky USA Newark 7/11/2015

4.27s54 (s)Katie Ledecky USA Columbus 18/11/2016

4.27s88 Katie Ledecky USA Boyds 6/2/2015

4.28s17 Katie Ledecky USA College Park 12/12/2015

4’28s37 (s) Katie Ledecky USA Seattle, 23/2/2017

4’28s71 (s) Katie Ledecky USA Boyds 5/2/2014

4’29s54 Katie Ledecky USA Greensboro 4/12/2014

4’30s37 (s) Leah Smith USA Greensboro 19/3/2015

4’30s42 (s) Katie Ledecky USA College Park 12/12/2015

Sur 50 yards, Simone MANUEL, co-championne olympique du 100 mètres à Rio de Janeiro, a gagné le 50 yards en améliorant de trois centièmes son record, avec 21s39. Elle devance Farida Osman et Abbey WEITZEIL (la recordwoman US de la distance avec 21s12 en mars dernier). Laquelle Weitzeil a causé quelques frayeurs après son 200 mètres, très mal fini. Sortie de l’eau, elle s’allongea sur la plage et elle resta vingt minutes sans pouvoir bouger. Un jour complet de repos, et l’Abbey s’est remise à butiner comme si de rien n’était, mais devrait subir quelques examens approfondis. Weitzeil est une habituée des coups de barre massifs après des débuts de course andante allegro, mais là, c’était autre chose, qui a inquiété. On sait que dans l’eau, c’est en général la fatigue asphyxique qui précède la fibrillation cardiaque, mais là il pourrait s’agir d’une exception.

Sur 100, Simone Manuel a approché le record qu’elle détient, avec 46s38 contre 46s09.

Sur 100 papillon, Farida OSMAN eut beau battre son temps en 50s40 contre 50s53, elle fut devancée par la « freshman » suédoise Louise HANSSON, 50s39. Janet HU, 3e, 50s59, avait fait mieux (50s38) en séries que la gagnante.

On a vu hier qu’Ally HOWE avait cassé le vieux record de Natalie COUGHLIN sur 100 dos. Kathleen BAKER, qu’elle avait battu à l’occasion, l’a nettement devancée, ainsi que Janet hu, sur la distance double, dans l’excellent temps de 1’48s33, 3e perf américaine derrière les 1’47s84 d’Elizabeth PELTON et les 1’47s91 de Missy FRANKLIN. Le record personnel de Baker, l’an passé, était de 1’49s83. Celui de Hu, qui a nagé en 1’49s36 à Seattle, 1’50s48.

 

50 yards: 1. Simone Manuel, Stanford, 21s29 ; 2. Farida Osman, Cal, 21s49; 3. Abbey Weitzeil, Cal, 21s50 (séries, 21s40); 4. Linnea Mack, UCLA, 21s67; 5. Lia Neal, Stanford, 21s70; 6. Katrina Konopka, Arizona, 21s71.

100 yards: 1. Simone Manuel, Stanford, 46s36; 2. Lia Neal, Stanford, 46s97; 3. Louise Hansson, Suède, 47s36 (en série, 47s34); et Farida Osman, Egypte, Cal, 47s36

200 yards: 1. Simone Manuel, Stanford, 1’40s37; 2. Katie Ledecky, Stanford, 1’40s50; 3. Lia Neal, Stanford, 1’43s62.

500 yards: 1. Katie Ledecky, Stanford, 4’25s15; 2. Katie Drabot, Stanford, 4’35s69; 3. Katie McLaughlin, Cal, 4’36s04.

1650 yards: 1. Megan Byrnes, Stanford, 15’47s62; 2. Leah Stevens, Stanford, 15’57s87; 3. Tjasa Oder, Slovénie, Arizona, 15’59s47.

100 yards dos: 1. Ally Howe, Stanford, 49s69; 2. Kathleen Baker, Cal, 50s27; 3. Linnea Mack, UCLA, 50s56; 4. Janet Hu, Stanford, 50s70 (série, 50s29).

200 yards dos: 1. Kathleen Baker, Cal, 1’48s33; 2. Janet Hu, Stanford, 1’49s36; 3. Ally Howe, Stanford, 1’51s16.

100 yards brasse: 1. Silja Kanzakoski, ASU/AZ, 58s44; 2. Riley Scott, USC, 58s92.

200 yards brasse: 1. Rilley Scott, 2’6s20; 2. Silja Kanzakoski, ASU/AZ, 2’6s41; 3. Kisten Vose, USC, 2’7s65.

100 yards papillon: 1. Louise Hansson, USC, 50s39; 2. Farida Osman, Cal, 50s40; 3. Janet Hu, Stanford, 50s59 (en séries, 50s38).

200 yards papillon : 1. Ella Eastin, Stanford, 1’51s85 ; 2. Madison Wright, USC, 1’52s67; 3. Katie McLaughlin, Cal, 1’53s29.

200 yards 4 nages: 1. Ella Eastin, Stanford, 1’52s34; 2. Kathleen Baker, Cal, 1’52s74; 3. Louise Hansson, USC, 1’53s72.

400 yards 4 nages: 1. Katie Ledecky, Stanford, 3’57s68; 2. Ella Eastin, Stanford, 4’0s96; 3. Allie Szekely, Stanford, 4’2s34

4 fois 50 yards: 1. Stanford, 1’26s44 (Manuel 24s44 au start).

4 fois 100 yards: 1. Stanford A, 3’8s51 (Manuel, 46s47, Ledecky, 48s10, Hu, 47s49, Neal, 46s45); 2. USC, 3’9s57; 3. Cal, 3’10s15.

4 fois 100 yards 4 nages: 1. Stanford, 3’26s74.

DES NOMS, DES NOMS !

PAS DE TEMPÊTES SUR L’ILE-DE-FRANCE

Eric LAHMY

Dimanche 26 Février 2017

Les assemblées générales assurant les rites de passage du vieux Comité à la nouvelle Ligue de l’Île-de-France et l’élection de son Comité directeur et de son bureau se sont passées calmement au siège de la direction régionale des sports, à Paris XIIIe. Pas de tempête malgré les avis. Les responsables de clubs étaient venus pour voter, non pour en découdre, et l’ambiance resta sereine. On m’a bien signalé ça et là de petits incidents sans importance, la semaine passée, à l’approche de l’échéance de samedi, l’énervement de tel ou telle, mais rien de méchant ou en tout cas rien qui porte.

Doyez, lors de sa minute de présentation, accordée à chacun des candidats, a bien lancé deux piques concernant sa « colère » et son contentement de s’être assis le plus loin possible du président et de la secrétaire du (feu) comité, mais bon. Ceux-ci avaient seulement (pour résumer) tenté de lui rappeler, en raison de certaines exigences de sa part, qu’en ces lieux il n’était pas Monsieur le Directeur Général de la Fédération mais un candidat parmi d’autres. Chose qu’il avait du mal à avaler ? A-t-il pris ces informations comme une dégradation ? Allez savoir…

Cela confirme la façon de cet homme de vivre les stress de la démocratie.

Son vœu a été exaucé, il est resté très loin, de par la faiblesse de son score, de Jean-Jacques Beurrier et d’Aline Michelet, eux bien élus, malgré leurs postes en vue qui peuvent, on le sait trop bien dans ces assemblées, faire naître de solides agacements. Doyez bénéficiait de consignes de vote bien tenues et passait d’extrême justesse, après deux tours, 32e et dernier élu (lanterne rouge) sur 35 candidats. Si Gesland, un coach de masters, avait eu le temps de mener une petite campagne pour se faire connaître…

Dans la réunion du Comité directeur chargé de désigner les délégués pour l’élection du président, début avril, Doyez tenta, m’a-t-on dit, de reprendre la main, et demanda s’il y avait des candidats à la délégation. On dut lui rappeler que ces délégués étaient désignés par le président. Leurs noms ont été donnés dans notre parution précédente et vous les retrouverez sur le site de l’Île-de-France.

Disons en passant que le vote électronique a permis de gagner beaucoup de temps…

  Quelques détails des élections en Île-de-France. Au premier tour :

1er, Jean Boulanger, Mennecy, 696 voix ; 2e, Michel Boussard, VGA Saint-Maur, 665 voix ; 3. Patrick Fradet, Cergy, 653 voix ; 4. Noëlle Hamon, L’Hay-les-Rose, 641 voix ; 5. Julie Essen, Noisy-le-Sec, et Marie-Christine Mongiat, Les Mouettes, 640 voix ; 7. Laurent Viquerat, RCF, 633 voix ; 8. Jean-Loup Bouchard, Guyancourt, 629 voix ; 9. Claudie Arnaud, Montreuil, Jean-Jacques Beurrier, Val Maubuée, et Rachel Silva Correia, Pontault, 615 voix ; 12. Christian Mommaille, SCUF, 607 voix ; 13. Marie-Claude Gabriel, Pontault, 599 voix ; 14. Laurent Neuville, Boulogne, et Gérard Veneau, 592 voix ; 16. Evelyne Ciriegi, CNP, 588 voix ; 17. Sébastien Dufraigne, SCUF, 585 voix ; 18. Thérèse Phan, RCF, 582 voix ; 19. Aline Michelet, EPPG, 572 voix ; 20 Sylvie Caudrillier, Melun, 569 voix ; 21. Christiane Canzano, Sarcelles, 558 voix ; 22. Renée Ollier, 554 voix ; 23. Christine Graciot, Cergy, 541 voix ; 24. Fabienne Charlopin, CNO, 540 voix ; 25. Joël Ferry, Boulogne, 531 voix ; 26. Marieke Hoedts, CNP, 518 voix ; 27. Guy Canzano, Sarcelles, 497 voix – Maryse Ferry, Boulogne, 441 voix, non élue, 3e représentante de son club – 28. Mehdy Rhaeim, Domrémy, 392 voix.

Non-élus au premier tour, Pascal Boucher, RCF, 345 voix, 3e représentant de son club ; Raymonde Demarle, Montmorency, 322 voix.

Au deuxième tour, 29e, Raymonde Demarle récolte 456 voix, et devance, 30e, Henri Le Jean, Argenteuil, 383 voix, 31e, Marie-Louise Vu Van, SFOC, 212 voix, 32e, L.-F. Doyez, Paris Aquatique, 178 voix. Non élu, Philippe Gesland, SFOC, 154 voix.

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KATIE LEDECKY ET ALLY HOWE, DEUX « GROS » RECORDS AUX PAC-12 US

Vendredi 24, à Federal Way, Etat de Washington, aux PAC-12 féminins, Katie Ledecky a établi son premier record américain qui ne soit pas de nage libre. C’est sur 400 mètres quatre nages qu’elle a réussi cet exploit. Encore 3e aux trois cents mètres, à huit dixièmes de la championne NCAA en titre, Ella Eastin, elle passait dans un temps de 3’5s01 qui la situait à plus de deux secondes et demie du rythme du record US, 3’2s48. Mais après, elle nageait en crawl. Elle déboulait alors en 52s67 dans les cent derniers mètres et ses 3’57s68 effaçaient un vieux record, détenu par Caitlin Leverenz avec 3’57s89. Eastin était devancée de trois secondes, qui nageait en 4’0s96.

Le record international appartient à la Hongroise Katinka Hosszu avec 3’56s54 depuis 2012 (temps réalisé dans la même course où Leverenz avait établi le record ici battu par Ledecky.

Plus tard dans la journée, Ally Howe, 21 ans effaçait avec 49s69 un temps « légendaire », les 49s97 au 100 yards dos établis il y a quinze ans, en 2002, par Natalie Coughlin. Ce soir là, à Austin, Coughlin avait nagé 50s01 sur 100 papillon avant de passer sous les 50s en dos. Des générations de nageuses s’étaient cassées les dents sur ce temps, ainsi Rachel Bootsma qui avait signé des temps de 50s13 en 2013, 50s03 et 2005 et 50s28 en 2016 et Courtney Bartholomew, 50s01 en 2014 et 50s19 l’année suivante. Ally Howe, l’an dernier, en était à 50s71, et elle a donc nagé une pleine seconde plus vite.

GEORGES VALLEREY AU PANTHÉON DES NAGEURS

Éric LAHMY

Samedi 25 Février 2017

L’un des plus brillants nageurs de l’après-guerre, Georges Vallerey, croix de guerre et médaillé olympique (dans cet ordre), vient d’être élu à l’International Swimming Hall of Fame (ISHOF), le Panthéon de la natation mondiale. Le président de l’ISHOF, Bruce Wigo, avait été impressionné, lors d’un voyage en France, par ce qu’on lui avait raconté de Georges Vallerey, en raison de la valeur aquatique, mais aussi du magnifique comportement dans la vie d’un nageur qui fut un héros.

L’ISHOF, MÉMOIRE DE LA NATATION MONDIALE

Bruce me demanda donc de plancher sur le sujet. Comment refuser ? Je me souvenais de l’accueil du groupe de l’ISHOF, lorsque je tentais de réunir des documents sur « Ballets Nautiques », un ouvrage qui me demanda six années de recherches et d’efforts, sur la natation synchronisée. Buck Dawson, qui avait créé l’ISHOF avec laide de Johnny Weissmuller, Bruce, le directeur Bob Duenkel et Ivonne Schmid, son assistante, devenue depuis directrice de l’institution, non seulement m’ouvrirent leur formidable documentation, mais Ivonne assura elle-même la compilation des dizaines de photos que je choisissais et récupérais pendant une semaine. Non seulement cela, mais Bruce m’invita au dîner de la réunion de gala de l’ISHOF et me plaça à la table où se trouvaient notamment les six ou sept dernières présidentes de la première natation synchronisée historique, dont Penny Bean, et j’eus ainsi accès à la mémoire des origines du sport, et pour faire bonne mesure, Bob me ramena à l’aéroport !

Mais revenons à notre sujet.

UNE RUE À BERLIN ET UNE PISCINE À PARIS

Georges-Vallerey est devenu l’un des dix-sept honorés de la classe 2017 de l’ISHOF, et le septième individuel nommé pour les cérémonies qui se tiendront les 25-27 août 2017 à Fort Lauderdale. Jusqu’ici, ont été annoncées les nominations des nageurs Wu Chuanyu (CHN) et Takeshi “Halo” Hirose (USA), du plongeur Zhang Xiuwei (CHN), du nageur de longue distance Walter Poenisch (USA), du joueur de water polo Osvaldo Codaro (ARG) et du photo journaliste Heinz Kluetmeier.

Vallerey est inscrit  dans ce que l’ISHOF appelle les pionniers du sport. Une catégorie établie, explique encore Bruce, pour ceux dont les carrières ont été interrompues par la guerre ou la politique, ou dont les grands accomplissements ont été perdus dans « les brumes du temps. »  

Si vous vous promenez dans le vieux quartier français du district Wittena-polou de Berlin, vous pourrez par accident traverser la rue Georges Vallerey. Vous imaginerez peut-être alors que ce Vallerey a été un administrateur allemand, un général, ou quelqu’un de ce genre. Mais cette rue a été baptisée du nom d’un des plus fameux nageurs des années 1940.

Son nom était Georges-Urbain Vallerey, junior. Il était né, le 21 octobre 1927 à Amiens, à 100 kilomètres au nord de Paris, dans une famille très particulière. Le père, Georges (1902-1956) avait nagé aux Jeux olympiques de Paris en 1924, et chacun de ses six enfants, Jehan (1925), Georges, Guy et Michel (1932), Jacques (1939) et Gisèle (1930) fut un nageur de classe mondiale.   En 1932, la famille rejoignit Casablanca, au Maroc, qui était alors une colonie de la France. Georges, doué et supérieurement entraîné pour l’époque par son père, qui suivait les méthodes américaines, devint un nageur exceptionnel. « Yo-Yo » n’avait guère plus de onze ans quand il sauva une petite fille de la noyade. Mais son grand exploit de sauveteur fut effectué le 8 novembre 1942.

SAUVETEUR EN MER DE DIZAINES DE MARINS

La guerre mondiale faisait rage, mais le Maroc français vivait dans une situation de relative tranquillité. Les alliés se méfiaient du régime dit de Vichy qui, de par sa collaboration avec l’occupant,  apparaissait à juste titre comme un nid d’auxiliaires des nazis. Ils décidèrent de couler la flotte française positionnée à Casablanca.

Regardant la bataille depuis la plage, Georges, 15 ans, et un ami de la famille, Robert Guénet (1), son aîné de 14 ans, virent un navire frappé par une bombe et sombrer à 300 mètres de la rive. Par tradition, les marins n’apprenaient pas à nager. Voyant qu’ils étaient en train de se noyer après avoir abandonné le navire, Georges et Robert s’élancèrent dans l’eau tapissée par endroits d’huile en flammes vers le navire toujours sous le feu allié.

S’ensuivit un va-et-vient des deux nageurs qui sauvaient à chaque fois chacun un marin. Pour hâter la cadence, Yo-Yo trouva un canot sur la plage, le tira à l’aide d’une corde liée à sa taille et le traîna en direction du navire. Il sauva ainsi plusieurs marins. Le 13 mai, tous deux furent décorés de la croix de guerre avec étoile de bronze.

LE BRONZE OLYMPIQUE

En 1946, Georges établit avec Alfred Nakache et Alex Jany le record du monde du relais 3 fois 100 mètres trois nages. En 1947, il était le meilleur nageur français sur 200 brasse (papillon), 100 et 200 dos et 400 libre. En 1948, il enleva la médaille de bronze olympique du 100 mètres dos, et attira l’attention de Bob Kiputh, l’entraîneur américain de l’Université de Yale, qui tenta de le recruter. Georges refusa cette offre. Un an plus tard, le champion olympique, Allen Stack, voulut battre le record mondial du 100 dos dans le bassin de Casablanca, et demanda Vallerey de l’accompagner. Celui-ci fit encore mieux. Il battit Stack en nageant plus vite que le temps de celui-ci aux Jeux olympiques de Londres. Un peu plus tard, un documentaire de 22 minutes de Julien Duvivier ajouta à sa réputation.

En décembre, il nagea une Coupe de Noël dans une eau à un degré. Il développa alors une infection de la gorge, qui déclencha une néphrite et une inflammation des reins. Ce mal ne cessa d’empirer et le 4 octobre 1954, dix-sept jours avant son 27e anniversaire, il s’éteignait à Casablanca. La piscine olympique de 1924, les Tourelles, fut rebaptisée de son nom.

(1). Robert Guénet continua de nager  toute sa vie durant. Je le rencontrai ainsi à Vichy, un mois avant les Jeux de Séoul, en 1988. Il nageait toujours en masters. A 75 ans, c’était encore un joyeux compagnon, heureux de vivre. Dans les années 1990, sociétaire de Roubaix et de Tourcoing, il établissait encore des records de groupes d’âge.

LES DELEGUES DE L’ILE-DE-FRANCE DERRIERE BEURRIER

Eric LAHMY

Samedi 25 Férvier2017

Une opposition qui avait tenté de se cristalliser autour de Raymonde Demarle et de Louis-Frédéric Doyez n’a pas pesé lourd, lors de l’assemble générale élective, samedi matin, en face du groupe qui s’était formé autour du président sortant de l’Île-de-France, Jean-Jacques Beurrier, qui a obtenu plus de 88% de voix, après avoir été plébiscité par le bureau, par 27 voix contre trois.

Les trois délégués qui représenteront les clubs franciliens lors de l’Assemblée fédérale, fin mars, seront Jean-Jacques Beurrier, Aline Michelet, Patrick Fradet. Ils seront assistés par trois suppléants, Evelyne Ciriegi, Noëlle Hamon et Sébastien Dufraigne. 17 femmes et 15 hommes ont été élus à l’occasion.

Un peu plus tôt, l’assemblée générale extraordinaire avait modifié les statuts de l’entité, qui abandonnait son nom de comité de l’Île-de-France pour devenir la Ligue régionale de natation de l’Île-de-France… Et donc M. Beurrier, dernier président du comité, est le premier président de la Ligue!