LE BONSOIR DE CLEMENT MIGNON

Eric LAHMY

Vendredi 7 Décembre 2018

« Bonsoir à tous,

A 25 ans, j’ai décidé de mettre un terme à ma carrière en compétition. Certains pourront dire que c’est tôt pour arrêter mais il était difficile pour moi de prendre du plaisir ces derniers mois. J’ai connu des victoires et des défaites, des joies et des peines mais je me retire sans regrets car la natation m’a beaucoup apporté 😌

C’est une page qui se tourne et je tiens à remercier toutes celles et ceux qui m’ont accompagné durant ma carrière : entraineurs, médecins, kinés, partenaires (particulièrement MP Michael Phelps France pour leur intérêt et leur soutien sans faille) et mes co-équipiers du Cercles des Nageurs de Marseille  également. Enfin je tiens à vous remercier, vous qui me suivez depuis le début de près ou de loin. Vous avez toujours été présents dans les bons, comme dans les mauvais moments 🙏

C’est donc loin des bassins et loin du chlore que j’ai décidé de nourrir de nouvelles ambitions et de nouveaux projets …

Merci à tous pour votre soutien 🤗 je ne l’oublierai jamais !

Clément. »

Tel est le texte par lequel Clément Mignon a annoncé sur son site officiel son abandon de la natation…

…Clément Mignon n’avait pas été aux mondiaux 2017,  Budapest. Mais on l’avait retrouvé aux championnats d’Europe de Glasgow, ou bien était-ce son fantôme, interrogeait Stefano Arcobelli, le chroniqueur italien qui s’est fendu d’un joli article le concernant : car, quand dans la série du relais quatre fois 100 mètres, il eut signé un bien triste temps de 50s07, à deux secondes de son record, il dut se sentir coupable de la non qualification de l’équipe de France.
La Grèce précéda de 27 centièmes le quatuor qui en d’autres temps régnait sur le monde, luttait avec les Américains, les Australiens et les Russes pour les honneurs ultimes.
Est-ce à cet instant que Clément Mignon décida d’arrêter, de dire stop, comme il vient de l’annoncer ? Quatrième sprinteur français de l’histoire avec un temps de 48s01, il avait nagé en séries des Jeux de Rio en 48s57, puis il avait joué sa partie dans la course qui allait donner l’argent aux Français. Un peu avant les Jeux, il avait obtenu le bronze individuel, en 48s36. Lorsque Manaudou, Gilot et tutti quanti se retirèrent du jeu, et quand Jeremy Stravius connut des hésitations et( des coups de moins bien, c’était sur Clément Mignon que l’on pensait devoir s’appuyer désormais, et assurer la transition.
A 24 ans, de nos jours, on n’est plus un jeune nageur. Mais on n’est pas encore assez vieux pour ne plus pouvoir envisager que la retraite. D’innombrables aventures personnelles le montrent et Jeremy Stravius, qui a cinq ans de plus, fait un audacieux pari en sens contraire après avoir donné l’impression de vouloir rayer les heures de piscine de son emploi du temps.
La natation au niveau où elle se pratique à l’international, est une ascèse, une forte exigence. Etudier l’informatique, la nouvelle direction qu’a décidé de prendre Mignon, cela aurait été jouable dans le cadre très entouré d’une université anglo-saxonne, mais la France a raté il y a trop longtemps ce virage de l’éducation où se sport joue sa partition. Mignon avait senti dans l’après Jeux olympiques, avec son long séjour australien et les résultats décevants qui suivirent, ce qu’il a appelé « une spirale négative. »
Maîtresse exigeante, la natation ne vous rend pas toujours les efforts que vous faites pour elle. En 2017, Mignon avait beaucoup nagé sous la férule de Mathieu Burban, augmentant largement son temps dans l’eau, son kilométrage, de 40-50 km à 70-80 km hebdomadaires. Gros effort psychologique et physique, mais qui eut un sens s’il avait préparé des courses de demi-fond. A l’arrivée, comme il l’avoua à Laurent Lahontan pour SwimSwam en décembre 2017, quoiqu’infatigable à l’entraînement, il nageait un 100 plus lentement. Comme disait l’Australien Mitt Nelms de ce type de préparation, ce chat avait été préparé comme un chien.
Ce genre d’aventures laisse des traces et Mignon n’a pas été la seule victime de ce type d’approche.
L’année suivante, après quatre ans de Cercle des Nageurs de Marseille, Mignon partait avec la bénédiction de son club en Australie, dans le Queensland, plus exactement à l’Université de Bond., et il semble qu’il ait beaucoup apprécié l’expérience auprès de l’entraîneur Richard Scarce et de nageurs de qualité comme Cameron McEvoy, Madeleine Wilson, Matt Stanley, Alex Graham
Sprinter de talent exprimé un peu tard, retraité un peu tôt, Clément Mignon aura connu une carrière trop courte, au regard de notre époque. Il rejoint ces grands nageurs trop vite éloignés des bassins pour exprimer durablement leur énorme potentiel comme Yannick Agnel ou Florent Manaudou, dans un type de scénario qui menace d’ailleurs de se reproduire avec Jordan Pothain et Damien Joly. Il part sans doute à un mauvais moment, pour la natation française, dont il aurait pu être le leader naturel – en sprint.

N’ATTENDONS RIEN DU MINISTERE DES SPORTS, C’EST L’IMPUISSANCE INSTITUTIONNALISEE

 L’entraîneur et conseiller technique de natation Claude Lepage fils avait réagi sur ce site à la nomination d’une nouvelle ministre des sports, laquelle nous intéressait particulièrement parce que ancienne championne du monde, Roxana Maracineanu est issue de la natation et, par des voies un peu en marge (consultante télé, fondatrice d’Educateam, une association qui se chargeait d’éduquer les enfants à vaincre leur peur de l’eau), elle  n’a jamais vraiment quitté ce monde.

Lepage faisait part de son scepticisme, ou de son pessimisme, non pas dirigé en direction de l’impétrante, mais de l’institution : le ministère, comme l’Etat français dans son ensemble, nous dit-il, est condamné à l’impuissance, coquille vide, simple interface, dit-il, d’une Europe gouvernée par les administration européennes elles-mêmes inféodées au pouvoir de l’argent roi…

Ci-dessous, il s’efforce de préciser sa pensée, suite à certaines critiques de sa première intervention. E.L.

POURQUOI ROXANA MARACINEANU ECHOUERA

par Claude LEPAGE

Vendredi 7 septembre 2018
Beaucoup de gens placent  des espoirs sur la nomination de notre ancienne championne du monde de natation, Roxana Maracineanu, pour réaliser une politique de développement du sport. Malheureusement ils se leurrent.

Comme tous ses prédécesseurs elle  est condamnée pour la simple raison que nous ne sommes plus dans le temps de la politique.
Triste constat des conséquences de notre intégration dans une Europe technocratique qui dissout progressivement les Etats nations tels que le notre. Nos sommes passés au stade « gestion des affaires courantes ». Et cela porte sur tous les domaines de la vie des peuples.
Cela figurait dès le début dans le traité de Rome. Les étapes furent franchies petit à petit avec comme passages importants, Maastricht en 92 puis 2007 Lisbonne.
Ces dernières années nous avons vécu des réformes fondamentales.
Réformes territoriales avec les communautés d’agglomérations et les régions. Elles ont pour particularités de détruire les fondements même de nos identités. Les communes naquirent dès le 12 è siècle quant aux régions historiques elles descendaient des anciennes provinces dont certaines ont conservé une forte personnalité.
Le projet européen conçu par les Américains est destiné à vassaliser  notre continent.  Ceci  a des conséquences très différentes selon les pays en raison de leurs histoires respectives. Certains de nos voisins y trouvent même leur compte.
Pour ces raisons, la nature de l’Etat, en France a changé. A l’origine l’Etat est l’organisation qui permet de gérer le Bien Commun dans l’intérêt des populations. Cela s’est inversé ; L’Etat est devenu  un outil pour le profit des « puissances » qui agissent à Bruxelles via leurs lobbies.
Dès les années 80  cela s’est mis insidieusement en forme. La Loi Avice qui conféra le statut de service public aux fédérations fut une préparation à la dissolution des services de la Jeunesse et des Sports. Pour mémoire la création des structures ERFAN INFAN…. vise à se substituer aux C.T.R. d’autrefois dans la formation des cadres ; formations qui elles- mêmes sont devenues de véritables cursus  scolaires rigides et impliquant des supports permanents.
Comme les collectivités territoriales délèguent la gestion de leurs équipements notamment nautiques, à des sociétés privées dont le but est de gagner de l’argent comme toute société privée, la notion de service public disparait. Qu’on le veuille ou non. Les piscines sont devenues des lieux  de décadence à la romaine (aquabike, gym, et tutti quanti} dont le but est de satisfaire une clientèle hédoniste.
Les réactions observées ici et là démontrent que la  nouvelle situation générale n’a toujours pas été comprise. Les gens croient que les politiques ont toujours un pouvoir. Ce ne sont que des interfaces, des pantins destinés à présenter les programmes comme s’ils en étaient les responsables, alors qu’ils ne sont que les porte-paroles médiatiques  des Administrations qui, elles, sont directement connectées à Bruxelles.
Cela concerne tous les aspects de notre existence, tant privée que publique.
Nouveau totalitarisme qui se manifeste dans tous les aspects de la vie parce que nous n’avons pas vu venir les choses, confortablement installés dans une richesse matérielle spirituellement mortifère. Le Sport est un splendide exemple d’un échec patent dans la voie de la liberté.

ROXANA MARACINEANU MINISTRE DES SPORTS: COMBIEN DE DIVISIONS?

Eric LAHMY

Mercredi 5 Septembre 2018

Réagissant à la nomination de Roxana Maracineanu au poste de ministre des sports, Claude Lepage, conseiller technique de natation, nous écrit : « Pour ma part, je n’en attends rien. parce qu’il faut avoir une vision politique de l’activité qu’on doit administrer, avoir un financement à la hauteur des ambitions ce qui apparemment n’est pas la volonté du Chef de l’Etat ou du 1 er ministre.
La femme est de valeur et elle n’est donc pas personnellement mise en cause c’est tout un ensemble et dans un contexte de développement de gestion des piscines en DSP, la part du « politique » fond. Les Jeux de 24 qui devraient être un fouet stimulant seront un gouffre financier. Et puis je me méfie toujours de ces nominations qui résultent souvent de magouilles et marchandages. »

On se souviendra de deux des ministres majeurs qui ont imprimé leur marque ces dernières années, Bergelin et Buffet, en raison de leurs lois sur le sport pour Bergelin et sur la lutte contre le dopage pour Buffet. D’ailleurs, ce qui aurait dû être la loi Bergelin s’est appelée loi Bambuck, lequel arriva au poste immédiatement après et n’eut qu’à la signer. Le mérite du socialiste Bambuck est cependant de ne pas avoir jeté aux orties le travail de son prédécesseur gaulliste, mais bien au contraire de l’avoir achevé.

Un ennui, avec le ministre des sports, c’est qu’il ne dure pas. Depuis 47 ans, l’institution au faîte du sport français, le Comité national olympique et sportif a connu quatre présidents : Claude Collard, Nelson Paillou, Henri Sérandour et Denis Masséglia. Dans le même laps de temps, ont défilé vingt-deux ministres ou secrétaires d’Etat au gouvernement.    

Laura Flessel sera restée au poste seize mois. Epoque stratégique pendant laquelle la France a obtenu l’organisation des Jeux olympiques. Mais cinq cents jours, ce n’est pas assez.

Il y a aussi ce caractère que je ressens un peu artificiel de la nomination. Ce n’est pas le cas, mais d’une certaine façon, Flessel et Maracineanu semblent venir de nulle part.

De même, une ministre comme Flessel, ou comme Maracineanu, ne pèse pas politiquement. Je veux dire par là que, quel que soient l’intelligence, le courage, la volonté d’agir et l’intégrité de ces personnes, elles n’ont pas de poids politique en termes électoraux, et que ce poids est bien la seule chose que respectent les politiciens. Nicolas Hulot, qui vient de démissionner pour avoir mesuré combien un ministre de l’écologie ne pouvait faire grand’ chose en face des intérêts, a mis l’accent sur ce caractère fragile d’un ministre « choisi » dans la société civile.

Dans le jeu d’alliances, de stratégies, de comptage permanent des voix, l’ascendant moral d’un Hulot ne pèse pas, au moment des décisions, s’il n’a aucun allié dans le microcosme. On peut lui appliquer la sentence de Staline vis-à-vis du Pape Pie XII : « Le Vatican, de combien de divisions dispose-t-il ? »

Le poste est très flatteur, voire prestigieux et pas mal rémunérateur, mais les leviers de pouvoir qu’il représente ne se situent pas à forcément ce niveau.

Il y a aussi que l’entourage du ministre ne lui appartient pas à tous les coups, et peut lui être partiellement imposé par une autorité supérieure. Je crois me souvenir de l’affrontement entre le ministre rocardien Roger Bambuck et son directeur des sports Philippe Graillot, imposé par la présidence.

Il y a enfin la complexité de la tâche, et la faiblesse endémique des moyens.

Mais pour ce qui concerne la natation, je pense que Roxana Maracineanu aura à cœur d’aider un tant soit peu son sport d’origine. Comment ? C’est à voir…

ROXANA MARACINEANU AUX COMMANDES DE L’AIRBUS

Eric LAHMY

Mardi 4 Septembre 2018

Je ne sais plus qui a dit un jour que pour être ministre des transports, il n’est nul besoin de savoir piloter un Airbus. Mais on peut transposer ce propos au sport. Ce n’est que mon point de vue, mais de tous les ministres des sports qui sont passés pendant que j’étais actif dans le journalisme, les purs sportifs (Mazeaud, Calmat, Drut, Bambuck et Lamour), équivalents sportifs du pilote d’Airbus, me marquèrent moins que les politiques Edwige Avice, Christian Bergelin et Marie-George Buffet, puis, plus tard, Valérie Fourneyron. Si je me souviens de Laura Flessel comme d’une championne très sympathique, je ne sais quoi en dire, comme ministre…

J’imagine que la nomination de Roxana MARACINEANU au poste de ministre des sports en étonnera plus d’un. Cela ne signifie pas que Roxana représente un choix aberrant. Je me souviens que la première championne du monde française de natation comme d’une femme intelligente et active. Polyglotte (comme beaucoup de Roumains), plus remarquable dans l’eau par sa volonté et son courage que par des dons innés exceptionnels, elle avait eu la chance d’arriver dans une époque de flottement dans le dos mondial, où après le fin du règne de Kristina Egerszegi, le niveau général avait quelque peu reculé et aucune personnalité n’émergeait.

Mais dans ce contexte où elle sut jouer sa carte avec opportunisme, il fallait quand même saisir cette possibilité, qui se présentait, de se distinguer. Roxana sut le faire, de remarquable façon.

Maracineanu a su, pratiquement la seule de son époque avec peut-être Virginie Dedieu, concilier la natation au plus haut niveau et des études sérieuses (1). Quand beaucoup d’autres jouaient la carte d’un professionnalisme qui n’offrait guère beaucoup d’issues, soit parce que le sport constituait leur seul recours, soit parce que très peu empressés de jongler douze mois sur douze avec un calendrier de fou, Roxana, elle, n’hésitait pas à s’acharner, à prendre des risques, à se couper du chemin des piscines pendant de longues périodes pour préparer tels examens indispensables.

C’est de cette façon qu’elle ne fut pas qualifiée aux championnats du monde 2001 pour avoir manqué de quelques centièmes de seconde l’un des trois temps requis pour chaque course (séries, demi-finales et finale) sur 200 mètres dos. Ces quelques centièmes manqués en demi-finale lui coûtèrent donc le voyage aux mondiaux de Fukuoka, cette année, et créa une formidable polémique entre elle-même et Claude Fauquet, le DTN de l’époque, qui avait pris et maintenu sa décision de ne pas l’emmener contre vents et marées.

Ce différend aliéna Maracineanu et Fauquet. Le hasard fit que je les rencontrais en 2012 je crois dans le cadre d’une émission, suite aux Jeux olympiques, organisée par l’excellent Jean-Philippe Lustyk. Roxana était déjà à l’époque semble-t-il une commentatrice télé des programmes de natation auprès de l’incontournable Alexandre Boyon en compagnie de Michel Rousseau. Elle commença très fort dans ce rôle, où son apport technique fut appréciable. Il semble ensuite qu’elle ait essayé d’élargir son assiette, donnant l’impression de vouloir concurrencer Boyon, ce qui rendit leur couple télé moins performant. Toujours est-il que dans l’émission de Lustyk, Roxana ne parut pas avoir pardonné à Fauquet son intransigeance…

Je ne sais pas si cette rancune exprimée pendant des lustres n’aliéna pas les quelques 80 « techniciens » de la Fédération, quand elle fut proposée comme directeur technique de la FFN. Toujours est-il que Roxana, passée au rang de favorite du ministère, fut attendue avec un mélange d’effroi et de mauvaise volonté qui s’entendait de loin, dans les nombreuses conversations que j’eus avec quelques CTR. A la Fédé, on craignait qu’elle ne devienne le cheval de Troie de Mulhouse, en raison de ses liens avec les Horter, alors que Lionel venait de débarquer du navire après avoir mené une politique très personnelle. On sait ce qu’il advint de sa candidature. Jacques Favre fut nommé par Luyce et au lieu de Mulhouse, on eut Marseille.
J’ai ouie dire que Roxana fut affectée par cet échec. Elle avait pas mal d’idées qu’elle aurait aimé appliquer à ce poste. Ce qu’on ne savait pas, c’est qu’elle saurait rebondit, quatre ans plus tard, à un poste ministériel…

Une coïncidence fit que depuis fort longtemps, j’habitais Clamart, dans les Hauts-de-Seine, où elle vint poser ses pénates avec mari et enfants, et se lança en politique (socialiste), ce qui nous donna une occasion ou deux d’échanger au téléphone. Elle avait lancé une opération me semble-t-il bénévole et en tout cas fort sympathique d’enseignement de la natation aux enfants. Ses séances se déroulaient dans le centre aquatique de Malakoff-Chatillon que je fréquentais ; par ailleurs, elle avait amené une jeune nageuse synchronisée et journaliste, Caroline Ragusa, avec qui j’avais pas mal échangé en vue d’un diplôme de fin d’études qu’elle préparait sur les ballets nautiques, à couvrir ce sport auprès d’elle lors des mondiaux de natation.

J’ai une anecdote amusante (même si elle ne m’amusa guère sur le moment) qui sonna le glas de nos relations.

Je lui avais offert (ainsi qu’à Claude Fauquet) un livre que j’avais écrit sur la natation synchronisée au cours de cette fameuse émission de Lustyk. Elle me rappela quelques temps plus tard, me dit qu’elle avait commencé à lire mon bouquin dont elle avait apprécié le style d’écriture ; l’étendue de mes sources la frappa, parce qu’elle cherchait, en bonne professionnelle qu’elle était, à se documenter ; elle me proposa, puisque nous étions voisins, de déjeuner et d’échanger un de ces jours…

J’adore partager sur la natation et Maracineanu n’était pas n’importe qui ; à quelque temps de là, je me dis qu’il fallait concrétiser ce projet. Je lui téléphonais pour lui assurer que je n’avais pas oublié sa demande d’informations. Je l’entendis comme dans un rêve me rétorquer qu’elle n’était pas ce genre de femme, qu’il valait mieux que je comprenne bien je ne sais plus quoi et me raccrocha presque au nez. M’avait-elle confondu avec Dominique Strauss-Kahn, et mes bouquins de natation avec des estampes japonaises ? Je ne saurai sans doute jamais quelle mouche l’avait piquée ce jour là… Mais ce jour là, madame la future ministre ne m’avait pas impressionné.

(1) Hormis les « Américains » comme Clément LEFERT

MADISYN COX INNOCENTEE, RETOUR DANS LA COMPETITION

Lundi 3 Septembre 2018

L’Américaine Madisyn COX, médaillée de bronze du 200 mètres quatre nages et championne du monde avec le relais quatre fois 200 mètres en 2017 à Budapest (Hongrie), qui avait été convaincue de dopage, a vu ramener sa peine (interdiction de nager) de deux ans à six mois par la Cour d’Arbitrage du Sport.

Le 5 février dernier, au cours d’un test effectué hors compétition à Austin, Texas, la nageuse de 23 ans avait été testée positive à la trimetazidine. Bannie pour deux ans par la Fédération Internationale, elle a fait appel.

Si la FINA admit que la nageuse n’avait pas délibéréement ingéré ce médicament, elle indiquait ne pas pouvoir réduire l’interdiction de nager, la source du produit interdit n’ayant pas été déterminée.

COX avait conclu que la contamination ne pouvait venir que de l’eau, avant de décider de tester un supplément multivitaminique, Cooper Complete Elite Athletic. Elle avait pris de ce produit depuis sept années sans avoir trébuché sur un test de dopage. Mais des traces de trimetazidine furent détectées lors du test qu’accompagnaient la FINA et l’agence anti-dopage US, USADA, effectué par le laboratoire de Salt Lake City. Convaincu par l’évidence, la Cour arbitrale a ramené l’interdiction de nager de COX de deux ans à six mois. Son interdiction de compétition ayant démarré le 2 mars, elle s’est achevée ce 2 Septembre. « Ces mois ont représenté une sinistre et douloureuse expérience que je ne souhaite à aucun athlète d’élite honnête et propre » a-t-elle déclarée. Je sais que tout supplément, même une multivitamine supposée ne contenir que les éléments indiquées sur la notice, peut être suspecte. Je conseillerais à tout athlète qui choisit de supplémenter son alimentation de consulter les informations contenues dans les publications de l’antidopage, mais aussi de s’assurer qu’ils ont été testés. »  

L’incident ayant écarté Madisyn COX des compétitions nationales, elle n’a pu faire preuve de sa forme ni ne pourra vraisemblablement revenir dans le circuit avant 2020, les championnats des Etats-Unis 2018 servant d’épreuve de qualification de toute une série de compétitions internationales jusqu’aux mondiaux 2019. Dès lors il ne lui resterait plus qu’à préparer les sélections olympiques pour les Jeux de Tokyo en 2020.

COUPE DU MONDE TOUJOURS LA EN 2018, MAIS ATTENTION: BIENTÔT PLUS DE COURSES QUE DE NAGEURS?

Eric LAHMY

Vendredi 31 Août 2018

La FINA annonce une Coupe du monde 2018 attractive. Mais vu d’ici, elle ne parait ni plus ni moins importante que celles des années précédentes. Mais elle survit. Des nageurs professionnels, et non des moindres, s’annoncent. Certains sont des habitués. D’autres représentent des nouveaux noms. Ce qui est frappant, c’est avec un programme de 36 courses par meeting, on aura beaucoup plus d’épreuves que de stars de la natation.

Le Russe Kirill PRIGODA a ainsi fait savoir qu’il disputera toutes les étapes de cette Coupe du monde. Deux autres grands noms de la natation russe, Yulia EFIMOVA (triple championne d’Europe) et Vladimir MOROZOV (recordman du monde petit bassin du 100 mètres quatre nages) sont d’ores et déjà annoncés à Kazan, chez eux, donc, où se déroulera la première étape de la Coupe du monde.

Les vainqueurs de la Coupe du monde 2017, la Suédoise Sarah SJÖSTRÖM et le Sud-Africain Chad LE CLOS sont également attendus, tout comme la Hongroise Katinka HOSSZU, qui a bâti une partie de sa réputation sur les innombrables succès obtenus en Coupe du monde, et ses compatriotes Zsuzsanna JAKABOS et David VERRASZTO.

La double championne olympique de sprint (50 et 100 mètres) des Jeux olympiques de Londres, la Néerlandaise Ranomi KROMOWIDJOJO et son compatriote Jesse Puts sont annoncés. Il en va de même du double champion du monde 2015 en dos (100 et 200 mètres) et recordman du monde petit bassin du 200 mètres dos australien Mitchell LARKIN.

La Chine délèguera plusieurs nageurs, dont Yifan YANG (dossiste, 18 ans), Yuhang WU (nageur de 200 papillon) et Zhiaho ZHANG (pas vraiment des grands noms), tandis que, selon la FINA, la délégation US sera emmenée par Michael ANDREW, le champion du monde en petit bassin).

Les nageurs auront droit à s’engager dans un maximum d’épreuves, mais seulement leurs trois meilleurs résultats compteront pour la classement de la Coupe du monde.

Le rendez-vous de Kazan (Russie) sera précédé le 4 septembre par un symposium (clinic) de Speedo et une séance d’autographes, et le 5 par une présentation au Tatarstan, le Kremlin de Kazan bâti sur ordre d’Ivan le Terrible. Une conférence de presse se tiendra le 6 septembre au centre nautique.

Les étapes de la Coupe du monde sont réunies en trois « grappes » de meetings :

  • Kazan, Russie, 7-9 septembre
  • Doha Qatar, 13-15 septembre
  • Eindhoven, Pays-Bas, 28-30 septembre
  • Budapest, Hongrie, 4-6 octobre
  • Pékin, Chine, 2-4 novembre
  • Tokyo, Japon, 9-11 novembre
  • Singapour, 15-17 novembre

Des prix monétaires sont prévus, à trois niveaux : pour les six premiers classés individuels et les trois premiers relais des différents meetings, un ensemble de 144.600US$. Pour les vainqueurs des trois « grappes » de meetings, un total de 942.000US$ à se partager. Et 300.000US$ attribués lors du classement final des vainqueurs de la Coupe.

La Coupe du monde comptera dans la qualification pour les 14emes championnats du monde en petit bassin, les 11-16 décembre à Hangzhou, Chine.

Innovation, la Coupe du monde se déroulera soit en bassin de 25 mètres (c’était au départ l’idée : donner corps à une saison en petit bassin) soit en bassin de 50 mètres. A voir.

QUAND KLIMENT KOLESNIKOV A REPONSE A TOUT

Vendredi 31 Août 2018

Le 12 août dernier, Kliment KOLESNIKOV a été reçu au siège de la rédaction de Sport-Express, le plus grand site et journal de sport de langue russe. Publié dans 31 villes de Russie et à l’extérieur (audience, 700.000 personnes par jour).

Cette interview, particulièrement intéressante, et que j’ai pompée sans vergogne, d’un nageur qui est non seulement en train de devenir l’un des meilleurs dossistes du monde, mais celui qui en raison de son jeune âge, 18 ans, pourrait bien avoir le plus beau potentiel d’avenir, me parait être un document digne d’intérêt…

Par ses exploits, KOLESNIKOV a dominé les championnats d’Europe de Glasgow. Il y a battu un record du monde du 50 dos, gagné le 50 dos et le 100 dos ainsi que participé au relais quatre nages vainqueur et ramené une médaille d’argent et une de bronze.

J’ai gardé tout ce que je pouvais de l’entretien, n’évinçant que des fragments qui concernaient ses études, non parce que je les trouvais sans intérêt, mais parce qu’ils utilisaient des sigles qui me les rendaient incompréhensibles. Je ne pouvais les traduire, cela pouvait être des parcours d’études ou des noms d’écoles.

D’un autre côté, j’ai gardé des questions qui nous paraitront absconses mais qui font à mon avis la part de différences entre sociétés et de préoccupations typiquement russes.

Il est assez intrigant, par exemple, au sujet de questions sur la foi, qu’il ne viendrait pas à l’esprit de poser aujourd’hui en France (encore que), de constater que l’ancien paradis socialiste et sa critique acerbe de la « religion opium du peuple » est bien loin derrière la Russie de Poutine. Le livre d’Alexandr POPOV Nager dans le vrai (Le Cherche Midi éditeur, adaptation française d’Alain Coltier) nous avait éclairés sur cette question également du retour en force d’un Dieu chrétien qui slave plus blanc que le blanc…

L’intervieweur lance ses questions sans plan préconçu, passant d’un sujet à l’autre, ce qui donne au texte un aspect décousu. Mais au bout du compte, il y a de la substance.

On note, à entendre KOLESNIKOV, qu’il est difficile aussi, là-bas, de conjuguer pratique de haut niveau et études, et que l’attraction de l’université américaine représente comme chez nous une tentation. On constate aussi que le système qui classifie les performances et leur attribue un rang (comme maître émérite des sports) a perduré. La sainte Russie a retrouvé la religion de Dieu, mais conservé la religion du sport !

Mais le plus frappant, pour ce qui concerne la natation, est cet aveu quand même surprenant de Kolesnikov, concernant sa crainte de la mer, de sa phobie du fond des eaux libres. Depuis les analyses psychologiques de Christine Lahana, on savait que la peur de l’eau était omniprésente dans l’enseignement de la natation, et les thèses d’Alain Vadepied qu’un champion pouvait avoir été enseigné sans que cette crainte primordiale n’ait été évacuée… Aujourd’hui, Kolesnikov en fait le simple aveu

Mais place à l’interview. La parole est à Kliment Kolesnikov. Eric Lahmy

 

Q : Vous ne vous êtes pas qualifié pour la demi-finale du 200 mètres dos, où vous auriez pu ajouter à votre collection de médailles… Quels étaient vos sentiments après un tel échec ?

KOLESNIKOV : Pour commencer, un ressentiment contre moi-même. Parce que j’ai réalisé que j’avais commis une erreur tactique. Une distraction qui a fait qu’en nageant, je n’ai pas vu Grigory Tarasevich qui, dans les derniers mètres, m’a viré des demi-finales (en prenant la place du 2e Russe).

Q : Vous n’aviez pas nagé au maximum de vos possibilités ?

KOLESNIKOV : Tous nos nageurs devaient nager au maximum de leurs possibilités, dès les premiers mètres de la course. La réglementation, c’est que deux nageurs pouvaient seulement représenter chaque pays en finale. Donc, de quatre au départ, quels que soient leurs temps, seuls les deux premiers étaient retenus. Et donc ce matin j’ai commis en erreur tactique. C’est dommage, parce que je sentais que je pouvais rivaliser avec Evgeny Rylov.

Mais on m’a rappelé que je ne pouvais me laisser aller à des états d’âme, car il y avait encore deux relais à disputer

L’AFFAIRE JULIA EFIMOVA, UNE QUESTION D’AVERSION PERSONNELLE

Q : Après votre record du monde, vous a-t-on donné le titre de maître émérite des sports ?

KOLESNIKOV : D’après les tableaux spéciaux publiés sur le sujet et certains calculs qui ont été effectués, ils devraient m’attribuer ce titre. De son côté, mon entraîneur devrait recevoir le titre d’entraîneur de Russie. Mais ce n’est pas un processus rapide. Je saurais ce qu’il en est lorsque la Fédération le déclarera.

Q : Qu’avez-vous ressenti quand vous avez battu le record du monde 50 mètres dos ?

KOLESNIKOV : Seulement de la joie. Parce qu’en fait, je ne voulais pas vraiment battre le record du monde. C’est pourquoi au début je n’ai pas bien compris ce qui se passait. C’est après cinq ou six secondes que j’ai réalisé ce qui s’était passé, et alors une joie m’a étreint.

Q : A l’entraînement, aviez-vous nagé à ce niveau de vitesse.

KOLESNIKOV : A l’entraînement, le temps est toujours plus lent, car vous vous préparez à la compétition en nageant longuement. La fatigue que donne l’entraînement, le travail qu’on vous demande d’accomplir fait que vous ne pouvez pas nager aux vitesses de compétition, qui ne s’atteignent, par définition, qu’en compétition.

Q : N’avez-vous pas rencontré, à Glasgow ou dans d’autres tournois, des attitudes « spéciales » envers l’équipe russe ?

KOLESNIKOV : Je n’ai ressenti aucune pression sur notre équipe, et il n’y en avait très probablement pas. Le sport se situe hors de la politique, croit-on, et lors des derniers championnats d’Europe, c’était vraiment le cas. Personne n’a essayé de nous manquer de respect d’une manière ou d’une autre, ou de faire pression sur nous. L’équipe nationale russe à Glasgow a bien mené sa compétition, nous avons participé au tournoi sans problème.

Q : Lors des tests de dopage, il n’ya pas eu d’incidents?

KOLESNIKOV : J’ai fait des tests antidopage à cinq reprises lors du Championnat d’Europe. Mais personne n’est venu à cinq heures du matin et n’a cherché à troubler l’entraînement. Pour tous les athlètes le traitement a été le même.

Q : Que pensez-vous des incidents comme lors des Olympiades de Rio, lorsque des rivales ont refusé de serrer la main de Julia Yefimova lors de la cérémonie de remise des prix?

KOLESNIKOV : Je crois que cette affaire est née d’une aversion personnelle. Cette humiliation de l’adversaire, c’est un comportement dégoûtant. On devrait avoir du respect pour l’adversaire, car il fait exactement le même travail que vous. Et votre aversion personnelle ne vaut pas la peine d’être montrée en public.

Q : Y a-t-il des athlètes à qui vous ressentez de tels sentiments?

KOLESNIKOV : J’ai de bonnes relations avec tout le monde. Et en termes de sport et au-delà du cercle sportif, de la communication. Quand je vois des incidents, je ne comprends pas comment cela est possible. 

A GLASGOW, LES ATHLETES SE SONT PLAINT DUNE NOURRITURE INSUFFISANTE ET LES FILLES DE LA SYNCHRO DE BOUFFER DU CHLORE

 Q : Yefimova s’est plaint de la nourriture à Glasgow…

KOLESNIKOV : Chaque pays a ses propres traditions alimentaires, mais la nourriture des championnats d’Europe était maigre. Si les entraîneurs pouvaient manger tranquillement, les nageurs, nous devions faire quelque chose ou aller au restaurant. Juste pour avoir la force de parcourir la distance !

Q : Avez-vous des habitudes alimentaires particulières?

KOLESNIKOV : Non, je n’ai pas de préférences, et je ne suis pas un gourmet. Mais j’exclus de la diète frites et fast foods.

Q : Tu dois surveiller le poids?

KOLESNIKOV : Oui bien sûr, surtout avant la compétition. Toute augmentation de poids ou vice versa, perte de poids, affecte les résultats. Même 500 grammes supplémentaires peuvent faire la différence.

Q : Les nageuses synchronisées de Glasgow se sont plaint de la présence de trop de chlore dans la piscine. Et vous avez eu des plaintes?

KOLESNIKOV : Beaucoup se sont plaints ; ils toussaient, avaient les larmes aux yeux en raison d’un excès d’eau de Javel. Mais j’ai eu de la chance, tout allait bien pour moi.

Q; – Beaucoup ont encore dit que la piscine pour les championnats d’Europe était trop compliquée.

KOLESNIKOV : Je n’y ai pas fait attention. Il me semblait qu’il y avait une piscine habituelle, les tribunes étaient constamment remplies, l’atmosphère des grandes compétitions se faisait sentir.

Q :  En regardant d’autres nageurs de la tribune?

KOLESNIKOV : – Nous sommes montés à la tribune avec l’équipe, avons encouragé nos gars lors des avant-dernière et dernière journées du programma alors que nous n’avions pas à nager le matin. La plupart des compétiteurs ne peuvent pas regarder les autres, car nous sommes très occupés.

 A L’AISE DANS TOUS LES STYLES, EN LIBRE ET EN QUATRE NAGES

 Q- A Glasgow, vous avez essayé de donner des interviews en anglais …

KOLESNIKOV : – Oui, après avoir nagé, mais c’était des questions standard – sur les sensations, sur le résultat. J’ai appris l’anglais à l’école primaire sous la supervision de ma grand-mère, je peux parler couramment, communiquer avec des jeunes d’autres pays. Bien sûr, il est difficile de parler l’anglais quand on ne pratique pas de façon courante.  

Q : Votre coach dans une interview avec « Sport Express » a dit que vous pouvez nager dans n’importe quel style et sur n’importe quelle distance. Pourquoi lors des Championnats d’Europe n’avez-vous pas nagé, par exemple, en papillon?

KOLESNIKOV : – En effet, je suis un athlète polyvalent à cet égard, car depuis mon plus jeune âge, j’ai commencé à nager de toutes les manières. Mes meilleures nages étaient le dos, le crawl et les quatre nages. Actuellement, je nage seulement en dos parce que, d’abord, c’est mon meilleur style, ensuite parce que le calendrier des compétitions ne me permettait pas d’ajouter une autre épreuve à mon programme de compétitions. Après les finales sur le dos, nager une autre course ne me convenait pas.

Q : Le programme était-il plus dense que d’habitude?

KOLESNIKOV : C’est juste que lors des Championnats d’Europe, le calendrier a été établi de cette manière. Aux Jeux Olympiques, ce sera différent. En fonction de ces différences, et du programme tel qu’il sera établi, je verrai sur quelles distances je nagerai. Cela revient à dire qu’il y aura des compétitions où, quand je voudrai nager les quatre nages, je ne pourrai pas disputer le 100 et el 200 mètres dos. J’aimerais, par exemple, voir comment je me comporterai sur un 200 mètres quatre nages.

Q : Donc, si dans une prochaine compétition, vous nagez en brasse, nous ne devrons pas nous montrer surpris ?

KOLESNIKOV : En fait, avec en plus la brasse et le papillon, la situation serait encore plus compliquée. Par conséquent, je ne pense pas que cela vaille la peine d’essayer. C’est dur pour moi. Mais vous devez travailler encore ces techniques, si vous voulez nager les quatre nages !

NAGER ET ETUDIER, CEST DIFFICILE SI LES PROFESSEURS N’Y METTENT PAS DU LEUR

Q : Vous ne savez pas encore sur quelles distances vous nagerez aux Jeux olympiques de Tokyo?

KOLESNIKOV : – Je veux me présenter en dos, sur 100 mètres, et si ça marche, sur 200 mètres, parce que je suis bon dans cette distance, je ne veux donc pas la retirer de ma liste. Je tenterai également de m’aligner sur 200 mètres quatre nages avec si possible de bons résultats sur la distance. Mais encore faudra-t-il regarder si les horaires de toutes ces compétitions conviennent à un tel programme.

Q Avez-vous suivi les courses de l’Américain Ryan Murphy, l’un des plus forts dossistes au monde?

KOLESNIKOV : Oui, j’ai regardé ses courses aux Jeux olympiques de Rio, où il a établi un record mondial au départ du relais. Murphy est un dossiste exceptionnel de notre époque. Je pense déjà à la façon d’aborder notre rencontre si, bien sûr, tout va bien se passer, l’an prochain aux Championnats du monde et en 2020 aux Jeux olympiques de Tokyo.

Q : En plus d’Evgeny Rylov, quelqu’un peut-il intervenir dans votre lutte?

KOLESNIKOV : Il y a beaucoup de bons éléments et d’ici un an, quelqu’un d’autre peut apparaître.

(Ici, des questions que je n’arrive pas à interpréter, qui concernent semble-t-il ses études. E.L.)

Q : Es-tu allé dans une école ordinaire?

KOLESNIKOV : Jusqu’en neuvième année, j’ai étudié au gymnase, mais j’ai finalement réalisé qu’ils demandaient les mêmes efforts à tout le monde de manière égale et que je n’étais pas pris en considération en tant qu’athlète. Et à cause de cela, c’est devenu difficile. J’ai affronté des compétitions plus sérieuses. Les formations que je suivais exigeaient plus de temps. J’ai donc déménagé dans une école ordinaire. Là, j’ai étudié et réussi l’examen.

Q : Avec votre rythme fou, avez-vous réussi à apprendre avec le reste des gars?

KOLESNIKOV : Il n’y avait aucun problème à étudier, en termes de réussite scolaire, aussi. Il y avait des jours où nous manquions l’école avec les garçons de mon groupe, mais les professeurs étaient d’accord avec ça. Ils comprenaient que nous étions tous sérieux au sujet de la natation et ils nous ont aidés dans nos études.

ENERGY STANDARD NOUS DONNE DES CONDITIONS ET LA POSSIBILITE DE CINQ DEPLACEMENTS PAR AN

 Q : Continuerez-vous à étudier dans le domaine du sport?

KOLESNIKOV : Oui, je veux associer ma future carrière au sport. Partir de ce domaine est plus facile qu’apprendre quelque chose d’autre. De plus, la charge de travail de mon entraînement ne me permettra pas d’aller dans une autre direction.

Q : Dans une interview, vous disiez être assez paresseux. A quoi cela s’applique-t-il? A l’entraînement ou aux problèmes liés à la vie e tous les jours ?

KOLESNIKOV : Je suis vraiment paresseux dans ma vie et dans mes études. Je reste au niveau des autres en ce qui concerne mes résultats académiques, mais en moi il y a un tel état de paresse à cet égard. Cependant, en natation, je suis très efficace. Je ne sais pas pourquoi cela se passe comme ça.

Q : Nous avons beaucoup d’athlètes qui s’entraînent à l’étranger. Voulez-vous essayer cette option dans le futur?

KOLESNIKOV : Je travaille avec le club « Energy Standard », qui fournit toutes les conditions pour la formation. Au cours de l’année, nous ne sommes pas en permanence à Moscou. Le club offre la possibilité de se rendre en stage à l’étranger au moins cinq fois par an.

Q : Avez-vous pensé à l’option d’étudier aux États-Unis? On y trouve probablement plus d’opportunités …

KOLESNIKOV : Dans l’équipe russe, de nombreuses personnes ont choisi d’étudier et de se former aux États-Unis. Les universités US nous suivent de près. J’avais de telles offres. On a réfléchi à ce sujet. Mais comme il reste deux ans avant les Jeux olympiques, je ne voudrais pas changer quelque chose dans mon mode de vie. De plus, cela peut être compliqué d’aller dans un autre pays, d’avoir un autre coach, de vivre dans une nouvelle société. Je vais me préparer pour Tokyo en Russie dans les conditions actuelles. C’est là que j’ai obtenu les résultats, effectué les progrès. Aussi – je ne changerai rien.

 FOI, CROIX, RITES ET TATOUAGES, OU LE RETOUR DE LA SAINTE RUSSIE DANS L’ANCIEN PARADIS SOCIALISTE

 Q : Vos parents sont des personnes religieuses. Et vous ?

KOLESNIKOV : Je vais à l’église le dimanche avec mes parents, comme tous les croyants.

Q : Pendant la compétition?

KOLESNIKOV : Non, bien sûr. Il en est qui, avant la compétition, dirigent leurs pensées pour obtenir de l’aide de Dieu. Des athlètes dans l’équipe nagent avec une croix.

Q : Anton Chupkov embrasse une croix avant de nager. Avez-vous déjà pensé à quelque chose comme ça?

KOLESNIKOV : Anton est un être apaisant et serviable. Je pense que c’est une question personnelle pour chaque personne, une façon d’exprimer ses émotions. Je préfère garder tout à l’intérieur.

Q : N’avez-vous pas pensé à développer certains « rites » mémorables, comme le balancement des mains chez Michael Phelps?

KOLESNIKOV : J’y ai pensé. Mais jusqu’à présent, je n’ai imaginé aucun rituel avant le départ. Je note seulement que dans le dos, je préfère plonger tête baissée. En fait, je suis totalement à l’aise en faisant ça. Les autres nageurs l’ont noté, ils m’en parlent et s’amusent à me parodier.

Q : Au championnat de Russie, vous avez nagé en ayant laissé pousser vos favoris. Est-ce que cela va attirer l’attention et allez-vous continuer à expérimenter des effets de look?

KOLESNIKOV :  En principe, tous les athlètes qui nagent rasent les poils sur tout le corps et l’épiderme, ce qui permet une meilleure sensibilité à l’eau et au glissement. Aux championnat de Russie, j’étais en très bonne forme… Dans les grandes compétitions internationales, bien sûr, je vais m’abstenir.

Q : Beaucoup de nageurs se font des tatouages. Envisagez-vous de les imiter?

– KOLESNIKOV : Je n’ai pas pensé aux tatouages. Je ne veux pas faire ça. Ce n’est pas que je ne les aime pas. Je ne veux tout simplement pas voir de peintures sur mon corps. Peut-être changerais-je d’avis, mais jusqu’à présent, je n’en veux pas.

 Q : Comment récupérez-vous et vous détendez-vous avec votre emploi du temps fou?

KOLESNIKOV : Il s’agit d’une formation complète et d’une expérience compétitive. Depuis des années que je nage, je suis habitué à un horaire serré. Je participe généralement à de nombreuses courses individuelles et de relais. Pour le reste, je dors souvent. Je nage la distance, je viens dans la chambre, je vais me reposer et m’endormir. Ensuite, je me lève et je vais à la partie soirée de la compétition, quand les demi-finales et les finales se passent.

Q : Beaucoup de nageurs écoutent de la musique avant d’aller nager. Comment vous préparez-vous?

KOLESNIKOV : Par habitude, j’aime le silence. Plus la situation est calme, plus je suis à l’aise. J’aime écouter de la musique, mais pas en période de compétition.

 J’AI PEUR DE LA MER ET LA PHOBIE DU LARGE

 Q : On sait que vous aimez le basketball. Seul le basketball NBA ou le russe?

KOLESNIKOV : Je ne suis pas particulièrement le basketball. J’aime plutôt jouer moi-même. Nous allons avec les copains, sur différents terrains. Si beaucoup de gens viennent, nous jouons au basket classique, sinon au 3×3. Je ne peux pas dire que je joue pour me distraire des pensées négatives ou même dans un but précis. J’aime simplement le jeu pour lui-même, je l’apprécie.

Q : Que fais-tu dans l’équipe de basket?

KOLESNIKOV : Nous ne jouonsà des postes ou avec des rôles précis. Je suis probablement un joueur universel. Comme en natation.

Q : Est-ce que vous « dunkez » ?

KOLESNIKOV : Oui. Je marque en dunk, et à trois points – je sais tout faire à pu près aussi bien.

Q : Comment préfères-tu passer tes vacances?

KOLESNIKOV : Jusqu’à récemment, lorsque l’été n’était pas si chargé en compétitions, j’aimais les vacances à la plage. Nous sommes allés à la mer, par exemple, en Italie. Mais maintenant, pour la troisième année de suite, en juin, juillet et début août, j’ai été occupé à disputer des tournois. Il reste très peu de temps. Je vais donc me reposer au chalet ou même je reste en ville. L’essentiel est d’oublier pendant quelques semaines ce qu’est une piscine et en général de nager, et de reprendre mes esprits avant de réattaquer une nouvelle préparation pour la saison qui vient.

Q : Certains athlètes en vacances ont peur de nager en mer, car ils ne voient pas le fond.

KOLESNIKOV : J’ai une terrible phobie à ce sujet. Je peux nager n’importe où, mais pas dans la mer! Ce n’est même pas si je vois le fond ou pas. Mais l’immense espace d’eau me fait peur.

Q : Autrement dit, en eau libre, vous ne pouvez pas performer sous aucune condition?

KOLESNIKOV : Eh bien, si j’étais entouré de beaucoup de monde, ce serait toujours possible. Mais seul, j’aurais même peur d’aller seulement vers le large.

Q : Préférez-vous vous reposer entre amis ou avec vos parents?

KOLESNIKOV : Je suis parti en vacances avec mes parents, car nous ne nous voyons pas souvent avec la famille pendant un an. Passer du temps en famille est très agréable. Mais j’ai beaucoup d’amis, pas seulement parmi les nageurs, mais aussi à l’école, par exemple.

Q : La natation a-t-elle une chance d’entrer dans le top 3 des sports en termes de popularité?

KOLESNIKOV : Souvent, j’ai réfléchi à cette question ces derniers temps. J’ai beaucoup de réflexions sur la façon de changer la nage pour amener un public à suivre cela. Maintenant, tout est éclipsé par le football. Une personne ordinaire ne restera pas sur la diffusion des compétitions de natation à moins de voir quelque chose d’excitant.

JEUX ASIATIQUES: ENTRE LA CHINE ET LE JAPON, C’EST DU 50/50

Eric LAHMY

Jeudi 30 Août 2018

Les Jeux asiatiques dont les épreuves de natation se sont achevées à Djakarta ont donné l’impression d’une natation du continent asiatique (65% de la population mondiale) à faible évolution. Marquée par un duel sino-japonais des plus serrés. Les Chinois avaient marqués un « envol » spectaculaire encouragé par l’organisation des Jeux olympiques de Pékin en 2008,et malheureusement entaché par un effrayant système de dopage d’Etat systématique hérité d’Allemagne de l’Est émulé. Aujourd’hui, le Japon, taraudé par l’ambition de bien faire à Tokyo en 2020, effectue une remontée. Les hasards de la compétition l’ont aidé avec l’élimination du relais quatre nages féminin chinois, mais au décompte des médailles, le Japon a devancé d’un rien la Chine. Bien sûr, cela n’a guère de signification précise dans l’idée des Jeux de Tokyo, en raison des épreuves non olympiques (50 mètres de spécialités) qui ne seront pas disputées dans deux ans. Mais c’est clair, les Japonais se sont rapprochés et se trouvent au coude à coude avec les Chinois.

La grande absente de la natation asiatique, voire mondiale, comme dans l’ensemble du sport, c’est l’Inde, pays de plus d’un milliard d’habitants, mais qui ne prend pas au sérieux les joutes sportives. L’ancienne nageuse du Racing Valérie NICAISE, aujourd’hui disparue, passionnée d’Inde, où elle passait ses étés pendant des années, m’avait alors expliqué la position des Indiens vis-à-vis du sport, qu’ils ne jugeaient pas être une affaire sérieuse. Ils préféraient, disait-elle, « laisser cela aux autres ».

Les autres nations du continent n’ont pas, semble-t-il, la même attitude de nonchalante « sagesse hindoue », mais toujours est-il qu’elles n’ont pas développé de nombreux systèmes ambitieux. Emergent la Corée du Sud et de petites entités issues du Commonwealth britannique, où la tradition sportive a été élaborée : Singapour et Hong-Kong. Le Vietnam, l’Indonésie, l’Ouzbékistan, le Kazakhstan, deux pays d’ancienne obédience soviétique, la Jordanie, placent aussi des éléments sur les podiums ou dans les finales.  

 

MESSIEURS.- 50 mètres : 1. YU Hexin, Chine, 22s11 ; 2. Katsumi NAKAMURA, Japon, 22s20; 3. Sunichi NAKAO, Japon, 22s46 ; 4. Virdhawal Vikram KHADE, Inde, 22s47.

100 libre  49s04 : 1. Shinri SHIOURA, Japon, 48s71 ; 2. Katsumi NAKAMURA, Japon, 48s72 ; 3. YU Hexin, Chine, 48s88 ; 4. HOU Yujie, 48s95 ; 5. Khader BAQLAH, Jordanie, 49s10; 6. Matthew ABEISINGHE, Sri Lanka, 49s28.

200 libre : 1. SUN Yang, Chine, 1’45s43 ; 2. Katsuhiro MATSUMOTO, Japon, 1’46s50 ; 3. JI Xinjie, Chine, 1’46s68 ; 4. Khader Ghetrich BAQLAH, Jordanie, 1’46s77 ; 5. Naito EHARA, Japon, 1’47s66.

400 libre : 1. SUN Yang, Chine, 3’42s92 [26s19, 54s45 (28s26), 1’22s65 (28s20), 1’51s07 (28s42), 2’19s47 (28s40), 2’48s33 (28s86), 3’16s33 (28s), 26s59]; 2. Naito EHARA, Japon, 3’47s14 ; 3. Kosuke HAGINO, Japon, 3’47s20 ; 4. Hojoon LEE, Corée, 3’48s26 ; 5. LI Xinjie, Chine, 3’50s06 ; 6. Hu Kim Sun NGUYEN, Vietnam, 3’51s67.

800 libre : 1. SUN Yang, Chine, 7’48s36 (57s, 1’57s03, 2’57s10, 3’57s10, 4’56s50,5’54s88, 6’53s64, soit 57s, 1’0s10, 1’, 59s40, 58s38, 58s76, 54s72); 2. Shogo TAKEDA, Japon, 7’53s01; 3. Huy Hoang NGUYEN, Vietnam, 7’54s32.

1500 libre : 1. SUN Yang, Chine, 14’58s53 ; 2. Huy Hoang NGUYEN, Vietnam, 15’1s63; 3. JI Xinjie, Chine, 15’6s18; 4. Shogo TAKEDA, Japon, 15’17s13; 5. Ayatsugu HIRAI, Japon, 15’24s26; 6. Aflah Fadlan PRAWIRA, Indonésie,15’24s59

50 dos : 1. XU Jiayu, Chine, 24s75; 2. Ryosuke IRIE, Japon, 24s88; 3. Jiseok KANG, Corée, 25s17; 4. WANG Peng, Chine, 25s28; 5. I Gede Suman SUDARTAWA, Indonésie, 25s29.

100 dos : 1. XU Jiayu, Chine, 52s34 ; 2. Ryosuke IRIE, Japon, 52s53 ; 3. Juho LEE, Corée, 54s52.

200 dos  1’57s01 : 1. XU Jiayu, Chine, 1’53s99 (26s04, 54s59, 1’24s17); 2. Ryosuke IRIE, Japon, 1’55s11 (27s05, 56s41, 1’25s97); 3. Keita SUNAMA, Japon, 1’55s54 (27s27, 57s08, 1’26s62); 4. LI Guangyuan, Chine, 1’57s13.

50 brasse : 1. Yasuhiro KOSEKI, Japon, 27s07 ; 2. YAN Zibei, Chine, 27s25 ; 3. Dmitry BALANDIN, Kazakhstan, 27s46; 4. SUN Jiajun, 27s65; 5. Vladislav MUSTAFIN, Ouzbékistan, 27s72.

100 brasse : 1. Yasuhiro KOSEKI, Japon, 58s86 ; 2. Zibei YAN, Chine, 59s31 ; 3. Dmitriy BALANDIN, Kazhakstan, 59s39; 4. Ippei WATANABE, Japon, 1’0s15.

200 brasse : 1. Yasuhiro KOSEKI, Japon, 2’7s81 (28s51, 1’0s89, 1’33s96) ; 2. Ippei WATANABE, Japon, 2’7s82 (28s96, 1’1s82, 1’34s85) ; 3. Haiyang QIN, Chine, 2’8s07 (29s10, 1’1s98, 1’34s70) ; 4. YAN Zibei, Chine, 2’11s07 (28s94, 1’1s70, 1’35s90) ; 5. Denis PETRASHOV, Kyrgyzstan, 2’12s19 ; 6. Sungiae CHO, Corée, 2’13s86. 

50 papillon   23s45 : 1. Joseph SCHOOLING, Singapour, 23s61 ; 2. WANG Peng, Chine, 23s65 ; 3. Adilbeck MUSSIN, Kazakhstan, 23s73

100 papillon : 1. Joseph SCHOOLING, Singapour, 51s04 ; 2. LI Zuhao, Chine, 51s46; 3. Yuki KOBORI, Japon, 51s77; 4. Zheng Wen QUAH, Singapour, 52s54.

200 papillon : 1. Daya SETO, Japon, 1’54s53 ; 2. Nao HOROMURA, Japon, 1’55s58 ; 3. LI Zhuhao, Chine, 1’55s76 ; 4. WANG Zhou, Chine, 1’56s75.        

200 4 nages  1’59s18 : 1. WANG Shun, Chine, 1’56s52 ; 2. Kosuke HAGINO, Japon, 1’56s75; 3. QIN Haiyang, Chine, 1’57s09; 4. Daya SETO, Japon, 1’57s13.

WANG Shun, 25s03, 54s65, 1’28s91, 1’56s52

Kosuke HAGINO 24s93, 54s15, 1’28s06, 1’56s75

400 4 nages : 1. Daya SETO, Japon, 4’8s79; 2. Kosuke HAGINO, Japon, 4’10s30 ; 3. WANG Shun, Chine, 4’12s31 ; 4. Yizhe WANG, Chine, 4’19s61.

4 fois 100 mètres: 1. JAPON, 3’12s68 (Shinri Shioura, 48s85, Katsuhiro Matsumoto, 47s85, Katsumi Nakamura, 48s08, Juran Mizohata, 47s90) ; 2. CHINE, 3’13s29 (Jintong Yang, 49s24, Jiwen Cao, 48s29, Yang Sun, 48s38, Hexin Yu, 47s38) ; 3. SINGAPOUR, 3’17s22 (Schooling, 48s27 lancé) ; 4. COREE, 3’17s92.

Relais 4 fois 200 mètres: 1. JAPON, 7’5s17 (Naito Ehara (1’47s31), Reo Sakata (1’46s51), Kosuke Hagino (1’46s50), et Matsumoto (1’44s85)) ; 2. CHINE, 7’5s45 (Ji Xinjie (1’47s58)Shang Keyuan, (1’47s15), Wang Shun (1’46s53) et Sun Yang (1’44s19); 3. SINGAPOUR, 7’14s15 ; 4. CORÉE, 7’15s26.

4 fois 100 4 nages: 1. CHINE, 3’29s99 (Xu Jiayu, 52s60, Yan Zibei, 58s86, Li Zuaho, 50s61, Yu Hexin, 47s92); 2. JAPON, 3’30s03 (Ryosuke Irie, 52s53,Yasuhiro Koseki, 58s45, Yuki Kobori, 51s06, Shinri Shioura, 47s99).

 DAMES.-  50 libre : 1. Rikako IKEE, Japon, 24s53 ; 2.LIU Xiang, Chine, 24s60 ; 3. WU Qingfeng, Chine, 24s87.

100 libre : 1. Rikako IKEE, Japon, 53s27 (26s) ; 2. ZHU Menghui, Chine, 53s56 (25s49); 3. YANG Junxuan, Chine, 54s17; 4. Tomomi AOKI, Japon, 54s58.

200 libre : 1. LI Bingjie, Chine, 1’56s74 ; 2. Junxuan YANG, Chine, 1’57s48 ; 3. Chihiro IGARASHI, Japon, 1’57s49 ; 4. Yui OHASHI, Japon, 2’0s29

400 libre : 1. WANG Jianjiahe, Chine, 4’3s18 [58s27, 2’0s06, 3’2s49] ; 2. LI Bingjie, Chine, 4’6s46 ; 3. Chihiro IGARASHI, Japon, 4’8s48 ; 4. Waka KOBORI, Japon, 4’11s69.

800 libre : 1. WANG Jianjiahe, Chine, 8’18s55 (28s86, 1’0s03, 1’31s27, 2’2s91, 2’34s36, 3’5s84, 3’37s41, 4’9s, 4’40s56, 5’12s10, 5’43s07, 6’14s53, 6’46s20, 7’17s93, 7’49s48) ; 2. LI Bingjie, Chine, 8’28s14 ; 3. Waka KOBORI, Japon, 8’30s65.

1500 libre : 1. WANG Jianjiahe, Chine, 15’53s68 ; 2. Bingjie LI, Chine, 15’53s80; 3. Waka KOBORI, Japon, 16’18s31

50 dos : 1. LIU Xiang, Chine, 26s98 (record du monde) ; 2. FU Yuanhui, Chine, 27s68 ; 3. Natsumi SAKAI, Japon, 27s91 ; 4. Anna KONISHI, Japon, 28s37 ; 5. Hanbyeol PARK, Corée, 28s39.

100 dos : 1. Natsumi SAKAI, Japon, 59s27 ; 2. Anna KONISHI, Japon, 59s67 : 3. CHEN Jie, Chine, 1’0s28 ; 4. FU Yuanhui, Chine, 1’0s35 ; 5. Dasol IM, Corée, 1’1s08.

200 dos : 1. LIU Yaxin, Chine, 2’7s65 (30s77, 1’3s41, 1’35s30, soit 30s77, 32s64, 31s89, 32s25); 2. Natsumi SAKAI, Japon, 2’8s13 (29s84, 1’2s45, 1’35s49, soit 29s84, 32s61, 33s04, 32s64); 3. PENG Xuwei, Chine, 2’9s14; 4. Sayaka AKAZE, Japon, 2’10s35.

50 brasse  30s82 : 1. Satomi ZUZUKI, Japon, 30s83 (record des Jeux) ; 2. ; 2. Roanne HO, Singapour, 31s23; 3. FENG Junyang, Chine, 31s24.

100 brasse : 1. Satomi SUZUKI, Japon, 1’6s40 ; 2. Reona AOKI, Japon, 1’6s45 ; 3. Jinglin SHI, Chine, 1’7s36 ; 4. Jingyao YU, Chine, 1’7s44. En séries, Jamie Zhen Mei YEUNG, Hong Kong, 1’7s86.

200 brasse : 1. Kanako WATANABE, Japon, 2’23s05; 2. YU Jingyao, Chine, 2’23s31; 3. Reona AOKI, Japon, 2’23s33.

Passages de WATANABE, 32s72, 1’9s31 (36s59), 1’46s08 (36s77), 2’23s05 (36s97).

Passages de YU Jingyao, 32s17, 1’8s33 (36s16), 1’45s35 (37s02), 2’23s31 (37s96)

Passages de Reona AOKI, 32s03, 1’8s47 (36s44), 1’45s73 (37s26), 2’23s33 (37s60)

50 papillon : 1. Rikako IKEE, Japon, 25s55 ; 2. WANG Yichun, Chine, 26s03; 3. LIN Xintong, Chine, 26s39.

100 papillon : 1. Rikako IKEE, Japon, 56s30 ; 2. ZHANG Yufei, Chine, 57s40 ; 3. Sehyeon AN, Corée, 58s ; 4. Ai SOMA, Japon, 58s68.

200 papillon : 1. Yufei ZHANG, Chine, 2’6s61 ; 2. Sachi MOCHIDA, Japon, 2’8s72 ; 3. Suzuka HASEGAWA, Japon, 2’8s80 ; 4. Sehyeon AN, Corée, 2’8s83.    

200 4 nages : 1. Seoyeong KIM, Corée, 2’8s34 [27s31, 59s37 (32s06), 1’37s60 (38s23) 2’8s34 (30s74)]; 2. Yui OHASHI, Japon, 2’8s88 [27s73, 1’0s78 (33s05), 1’38s04 (37s26), 2’8s88 (30s84)]; 3. Miho TERAMURA, Japon, 2’10s98; 4. ZHOU Min, Chine, 2’11s42; 5. YANG Chang, Chine, 2’13s68.

400 4 nages : 1. Yui OHASHI, Japon, 4’34s58 (28s56, 1’1s48, 1’36s24, 2’10s80, 2’50s08, 3’29s96, 4’2s64; soit 1’1s48 en papillon, 1’9s32 en dos, 1’19s16 en brasse, 1’4s62 en crawl); 2. Seoyong KIM, Corée, 4’37s43 (1’0s96, 2’10s66, 3’31s54) ; 3. Sakiko SHIMIZU, Japon, 4’39s10.

4 fois 100 mètres : 1. JAPON, 3’36s52 (Rikako IKEE, 53s60 (25s68) ; Natsumi SAKAI, 17 ans, 54s81; Tomomi AOKI, 54s21; Chihiro IGARASHI, 53s90); 2. CHINE, 3’36s78 (ZHU Menghui, 54s, WU Yue, 54s67, WU Qingfeng, 54s43; YANG Jungxuan, 53s68); 3. HONG KONG, Chine, 3’41s88 

Quatre fois 200 mètres: 1. CHINE, 7’48s61 (Li Bingjie (1’56s94), Wang Jianjiahe (1’55s35), Zhang Yuhan (1’58s37), Yang Junxuan (1’57s95) ; 2. JAPON, 7’53s83 (Chihiro Igarashi, 1’57s69, Rikako Ikee, 1’55s27, Yui Ohashi, 2’1s33, Rio Shirai, 1’59s54) ; 3. HONG KONG, Chine, 8’7s17.

Relais 4 fois 100 quatre nages: 1. JAPON, 3’54s73 (record des Jeux, ancien, Chine, 3’57s80 en 2010)  [Natsumi Sakai (59.42), Satomi Suzuki (1:05.43), Rikako Ikee (55.80) et Tomomi Aoki (54.08) ; 2. HONG KONG, 4’3s15 ; 3. SINGAPOUR, 4’9s65. CHINE et COREE DU SUD disqualifiées.

 MIXTE.- 4 fois 100 quatre nages : CHINE, 3’40s45 (LIU Xiayu, 52s30 en dos) ; 2. JAPON, 3’41s21 (Irie, 52s55 en dos, Rikako Ikee, 55s68 en papillon ; 3. COREE, 3’49s27 ; 4. HONG KONG, 3’50s22.

AU CALENDRIER DE LA FINA, LIGNES D’EAU ET LIGNES DE CREDIT

La Fédération Internationale a trouvé un financier de sa saison petit bassin

Mardi 29 Août 2018

La Fédération Internationale de Natation  a annoncé un nouveau partenariat avec une banque chinoise, la SPD Bank CCC (la banque de développement et centre de carte de crédit Shanghai Pudong). Ce partenariat couvrira les événements suivants: La Coupe du monde 2018 et les championnats du monde petit bassin 2018, soit les quatre mois de la saison en 25 mètres.

Etant un centre de cartes de crédit se développant le plus rapidement en Chine, la SPD Bank CCC cherche à accroître son impact global et sa popularité. Ce partenariat est censé l’aider dans cette voie. Le souci déclaré de la banque étant d’ « aider les jeunes à jouir de la vie et de poursuivre leurs rêves » se promet d’aider la FINA à « promouvoir les valeurs de la natation et de la haute compétition sur le marché chinois. »

La Coupe du monde FINA (Swimming World Cup) 2018 démarre le 7 Septembre à Kazan ‘Russie).

Etapes suivantes : Doha, Eindhoven, Budapest, Pékin, Tokyo et Singapour.

Ces rencontres serviront de qualification pour les championnats du monde en petit bassin, à Hangzhou, Chine, du 11 au 16 Décembre.

OURAGAN SUR LES FIDJI : LES USA FONT LEUR RAZZIA AUX PANPACIFICS

Éric LAHMY

Dimanche 26 Août 2018

Les nageurs américains ont archi-dominé le match « pan pacifique » des jeunes, à Suva, dans les îles Fidji du 23 au 26 août.

Deux sœurs, Gretchen et Alex WALSH, 15 et 17 ans, ont remporté des victoires individuelles, la première sur 100 mètres libre, la seconde sur 200 quatre nages. Gretchen est un prototype de nageuse précoce, et améliore des records US de jeunes depuis quelque temps déjà. Elle a nagé 54s38 au 100 mètres à 15 ans, temps qui ne le cède, à 15-16 ans, qu’aux 53s63 de Missy FRANKLIN et aux 53s86 de Simone MANUEL.

Coïncidence : la fille vient de Nashville, qui fut en 1978 la « Mecque » de la natation féminine mondiale, avec Tracy CAULKINS et Joan PENNINGTON en têtes de gondoles. Or, elle ressemble étrangement, physiquement, à ces ondines ultralégères qu’étaient CAULKINS, 1,73m, 53kg, et PENNINGTON, 1’75m, 50kg.

Une autre fratrie est montée sur le podium du 400 mètres quatre nages messieurs. Carson FOSTER, 17 ans, a devancé son frère aîné Jake, 18 ans dans cette course qui délivre le titre officieux de nageur complet (et résistant).

Carson a également gagné le 200 quatre nages et le 200 dos, ce qui en fait le seul auteur de trois victoires à Fidji. Il a également participé au relais quatre fois 200 mètres libre vainqueur, réalisant un temps lancé de 1’49s68. A noter que les FOSTER ont une sœur aînée, Hannah, qui nage également…

Notables aussi, les deux succès sur deux distances reines, 100 et 200 libre, de Drew KIBLER, qu’on retrouve par ailleurs dans les trois relais masculins vainqueurs. Ross DANT gagne 400 et 800 mètres tandis que le Chinois Long CHENG tente de perpétuer la tradition chinoise sur 1500 mètres.

Parfois, cependant, dominer n’est pas facile. Phoebe BACON semblait bien partie pour enlever 100 et 200 dos féminin, mais elle laisse un peu aller en séries du 200, et se trouve reléguée en finale B, tandis que sa compatriote Isabel STADDEN effectue un super-temps pour enlever la grande finale…

On retrouve ici les mêmes façons de dominer qui se reproduisent dans toutes les compétitions de natation. Regardez Lani PALLISTER. Il y a trois ans, Lani – qui est la fille de Janelle ELFORD, double finaliste olympique (400 et 800) à Séoul en 1988 –, aurait gagné le 400 et le 1500 et fini 2e du 200. Aujourd’hui, elle remporte également le 800. Une anecdote ? Sa mère avait fini 6e du 800 mètres olympiques, il y a trente ans, en 8’30s94. Et Lani 8’29s95 pour gagner les PanPacs juniors… Les Australiens la présentent déjà comme la rivale de TITMUS.

Par principe, ces compétitions de « jeunes » comme ces PanPacifics juniors devraient être prises pour ce qu’elles sont avant tout : une attraction pour les jeunes talents, un moyen de rendre intéressantes leurs années de formation. Une façon aussi de se forger aux arcanes de la haute compétition avec ses rites et ses difficultés, d’apprendre à garder sa concentration dans une situation tendue, où la moindre faute menace de tourner au désastre, à la gestion de la fatigue née des déplacements.

Dans la natation de l’ère amateur, des rencontres internationales de jeunes n’auraient paru ni légitimes, ni viables. La haute compétition était dominée par le système américain, lequel se basait sur la double fondation de l’Université et du club. Le professionnalisme n’étant pas toléré, jusqu’à ce que le terme « amateur » disparaisse  (en 1981) de la Charte olympique, le champion de natation type, une fois ses études universitaires achevées, généralement à vingt-deux ans, rangeait ses maillots de bain et entrait dans une autre compétition, celle de la vie active.

Quelques contre-exemples « surnageaient », si l’on ose. Deux Australiens exceptionnels, Murray ROSE et Dawn FRASER, qui battaient encore des records à 25 et 28 ans, un Russe, Georgy PROKOPENKO, recordman du monde à 27 ans, paraissaient extraordinairement vieux à l’époque ! Les Russes, les Allemands de l’Est, étaient dans un autre système, mais, par mimétisme, la natation restait pour l’essentiel un sport des moins de 22 ans…  

Ce fonctionnement, aidé par certaines caractéristiques de ce sport, faisait de la natation – avec la gymnastique – le sport le plus jeune qui soit. C’était parmi les jeunes que se trouvaient les champions olympiques. Parler d’une natation de jeunes était sinon pléonastique, du moins redondant.

De ce fait, l’élite de la natation US, qui représentait une part très importante de l’élite mondiale, passait sans discontinuer des « age-groups » à la lutte pour la médaille olympique, et, selon la précocité des uns et des autres, de la médaille olympique à la retraite sportive.

 

Il ne faut pas prendre trop au pied de la lettre ces résultats, par rapport à un avenir. Je ne veux pas dire par là que ces compétitions ne sont pas sérieuses, tout au contraire. Mais que la « jeunesse » en natation est assez difficile à appréhender. Par exemple, les sexes ne sont pas à égalité au regard de la maturité, et une fille de seize est aussi mature qu’un garçon de dix-huit. Ensuite, à l’intérieur de chaque genre, le chemin qui conduit à l’état adulte n’est pas rigoureusement le même pour tous. Par ailleurs, il est plus difficile pour un jeune de sprinter… Enfin, tel jeune talentueux peut décider qu’il ne nagera pas sérieusement, ou encore qu’il nagera sérieusement seulement pour payer ses études, pendant que tel autre donnera la prééminence sur tout le reste à la natation.  

Le monde de la natation est rempli de ces histoires de jeunes grandis très vite et donnant d’immenses espoirs mais qui ne progressaient plus par la suite. Il y a aussi ces « phénomènes » comme PHELPS, LEDECKY, FRANKLIN, MEILUTYTE ou aujourd’hui KOLESNIKOV ou MILAK qui, encore « cadets » ou « juniors », s’imposent au plus haut niveau (mondial, olympique) et ne le quittent plus.

 

MESSIEURS.- 50 libre : 1. Ashley BRINKWORTH, 18 ans, Australie, 22s72 (en série, 22s68).

100 libre : 1. Drew KIBLER, USA, 18 ans, 49s42.

200 libre : 1. Drew KIBLER, USA, 18 ans, 1’47s65.

400 libre : 1. Ross DANT, USA, 18 ans, 3’52s44; 2. Brendon SMITH, Australie, 18 ans, 3’52s67.

800 libre : 1. Ross DANT, USA, 18 ans, 8’0s51.

1500 libre : 1. Long CHENG, Chine, 18 ans, 15’24s55.

100 dos : 1. Destin LASCO, USA, 17 ans, 55s75 (en séries, 55s57). Finale B : Peter LARSON, USA, 17 ans, 55s55.

200 dos : 1. Carson FOSTER, USA, 17 ans, 1’59s10.

100 brasse : 1. Gabriel MASTROMATTEO, Canada, 16 ans, 1’1s27.

200 brasse : 1. Daniel ROY, USA, 18 ans, 2’11s79; 2. A.J. POUCH, USA, 18 ans, 2’11s80 ; 3. Yamato FUKASAWA, Japon, 18 ans, 2’13s57

100 papillon : 1. Gianluca URLANDO, USA, 16 ans, 52s40

200 papillon : 1. Gianluca URLANDO, USA,  16 ans, 1’56s25 ; 2. Van MATHIAS, USA, 18 ans, 1’57s64 (en séries, 1’56s39).       

200 4 nages : 1. Carson FOSTER, USA, 17 ans, 1’59s86 ; 2. Gianluca ORLANDO, USA, 16 ans, 2’0s60.

400 4 nages : 1. Carson FOSTER, USA, 17 ans, 4’14s73 ; 2. Jake FOSTER, USA, 18 ans, 4’15s78.

4 fois 100 mètres : 1. USA, 3’19s44 ; 2. AUSTRALIE, 3’20s86 ; 3. JAPON, 3’21s32

4 fois 200 mètres : 1. USA, 7’16s42 ; 2. JAPON, 7’21s40 (Taki Ayashi, 14 ans, 1’52s25 lancé) ; 3. AUSTRALIE, 7’26s57

4 fois 100 4 nages : 1. USA, 3’39s04 (Peter Larson, 56s21 ; Daniel Roy, 1’1s57 ; Gianluca Orlando, 52s23; Drew Kibler, 49s03); 2. JAPON, 3’41s95; 3. CANADA, 3’42s05.

 

DAMES.-

50 libre : 1. Maxine PARKER, USA, 16 ans, 25s39.

100 libre : 1. Gretchen WALSH, USA, 15 ans, 54s47; 2. Lucie NORDMANN, USA, 18 ans, 54s74; 3. Elizabeth KING, Australie, 17 ans, 54s92

200 libre : 1. Claire TUGGLE, USA,14 ans, 1’58s58 ; 2. Lani PALLISTER, Australie, 16 ans, 1’59s ; 3. Nagisa IKEMOTO, Japon, 16 ans, 1’59s02.

400 libre : 1. Lani PALLISTER, Australie, 16 ans, 4’7s76 ; 2. Claire TUGGLE, USA, 14 ans, 4’10s31.

800 libre : 1. Lani PALLISTER, Australie, 16 ans, 8’29s65 ; 2. Mariah DENIGAN, USA, 15ans, 8’30s01.

1500 libre : 1. Lani PALLISTER, Australie, 16 ans, 16’8s09.

100 dos : 1. Phebe BACON, USA, 16 ans, 59s72; 2. Katharine BERKOFF, USA, 17 ans, 1’0s16; 3. Madison BROAD, Canada, 18 ans, 1’0s53. Finale B: 1. Alex WALSH, USA, 17 ans, 1’0s23; 2. Lucie NORDMANN, USA, 18 ans, 1’0s88 (en séries, 1’0s30).

200 dos : 1. Isabel STADDEN, USA, 16 ans, 2’9s52 (en séries, 2’8s81); 2. Madison BROAD, Canada, 18 ans, 2’10s73. Finale B: Phoebe BACON, USA, 16 ans, 2’10s65.

100 brasse : 1. Emily WEISS, USA, 17 ans, 1’7s55.

200 brasse : 1. Shiori ASABA, Japon, 18 ans, 2’27s48 ; 2. Ella NELSON, USA, 17 ans, 2’27s83.

100 papillon : 1. Maggie MCNEIL, Canada, 18 ans, 58s38.

200 papillon : 1. Olivia CARTER, USA, 18 ans, 2’9s45    

200 4 nages : 1. Alex WALSH, USA, 17 ans, 2’12s06

400 4 nages : 1. Emma WEYANT, USA, 17 ans, 4’40s64 ; 2. Mariah DENIGANT, USA, 15 ans, 4’41s39.

4 fois 100 mètres : 1. USA, 3’40s10 (au départ, Gretchen Walsh, 54s92).

4 fois 200 mètres : 1. USA, 7’57s93 ; 2. AUSTRALIE, 7’59s97 (au start, Lani Pallister, 16 ans, 1’58s83).

4 fois 100 4 nages : 1. USA, 4’2s33 (Phoebe Bacon, 1’0s49 ; Emily Weiss, 1’8s52; Lucie Nordmann, 58s57; Gretchen Walsh, 54s75); 2. CANADA, 4’0s64

MIXTE, 4 fois 100 4 nages : 1. USA, 3’47s01 (en crawl, Gretchen WALSH, 15 ans, 53s78).