LA FINA CAROTTE ET LA FINA BÂTON OU COMMENT L’OGRE DE LAUSANNE ENTEND DÉVORER SES PROPRES ENFANTS

Éric LAHMY 

La FINA a fait connaître les primes que recevront les nageurs aux championnats du monde en petit basin de Hangzhou, en Chine (11-16 décembre).

En 2016, l’ensemble des prix hors records du monde s’était monté à 1.173.000 $ US.

Cette fois, il atteindra 2.070.000$ US, dont 1.530.000 iront aux nageurs les mieux placés dans les (34) courses individuelles, et les 540.000 restant aux (12) relais. Il est également prévu de récompenser tout nouveau record mondial établi pendant ces championnats par une somme de 15.000$ US.

Cela représente une augmentation de 76% en deux ans…

La FINA a fait connaître le détail des chiffres. Les prix seront ainsi étalés dans les finales: 1er, 10.000$; 2e, 8.000$ ; 3e, 7.000$; 4e, 6.000$; 5e, 5.000$ ; 6e, 4.000$ ; 7e, 3.000$ ; 8e, 2.000$.

La FINA a l’habitude de faire connaître sur le tard ses décisions. Cette fois ci, les augmentations, annoncées précipitamment, correspondent à une stratégie destinée à contrer le projet de la Ligue de Natation Professionnelle, une organisation récente. Projet de créer un prestigieux meeting à Turin, en Italie, invitant une pléiade de champions…

Le 13 juillet 2018, le blog de SwimSwam faisait connaître les projets de cette Ligue, The International Swimming League (ISL).

Avant toute chose, précisions ce qu’est cette entité. L’International Swimming League est présidée par un certain Ali Khan (qui y amène une expérience de banquier et d’investisseur de plus de vingt années avec des grandes banques, UBS, HSBC and RBS). Son directeur manager est Andrea Di Nino, entraîneur, entre autres, d’Evgueny Korotyshkin et de Chad Le Clos.

Cette récente organisation annonçait clairement son « projet spécifique de bâtir à partir de la popularité grandissante de la natation à travers son organisation et de mettre en place un format innovant de compétition basée sur des formations de nageurs en équipes. Les dites équipes sont censées être mixtes, formées d’un nombre égal de filles et de garçons, qui s’affronteront en tant que membres d’une équipe plutôt qu’en tant qu’individuels. Toujours selon les organisateurs, « ce nouveau format reflète les demandes changeantes des fans, des nageurs, des diffuseurs et des commanditaires – bourré d’action, avec des spectacles aux tempos rapides en son cœur… »

L’événement inaugural de l’International Swimming League devait se dérouler les 20 et 21 décembre à Turin et représentait un effort financier de 2,1 millions de dollars en prix divers. « Il était censé ne pas contrecarrer les championnats mondiaux en petit bassin de la FINA, les 11-16 décembre en Chine, » ajoutaient les organisateurs. Voire!

A COUPS D’APPEARANCE FEES GÉNÉREUX ET DE PRIMES NÉGOCIÉES DE GRÉ A GRÉ, PLUSIEURS DES MEILLEURS NAGEURS DU MONDE ONT ÉTÉ ATTIRÉS PAR LA FORMULE.

Il n’étonnera personne que ce “nouveau format”,a été conçu avec l’idée d’attirer une audience de « millions de personnes » soutenant son avenir commercial. Auto-baptisant leur « concept » de nouveauté dans la natation internationale, leurs créateurs affirment qu’il a été « bien reçu par les athlètes, qu’ils soient des amateurs ou des professionnels. »

Très vite la Ligue Européenne de Natation (LEN) a fait connaître son intérêt pour le dit concept en signant dès le 4 mai 2018 un accord cadre avec ISL.

La caractéristique la plus remarquable, et sans doute la plus attrayante pour les nageurs est que toutes les parties intéressées à l’événement sont intéressées aux bénéfices de l’opération. Ce qui nous change des méthodes de la FINA où l’organe international se fade les bénéfices et saupoudre quelques aumônes – devenus il est vrai assez importantes – au bénéfice des intermittents du spectacle.

Divers clubs et équipes ont fait connaître leur intérêt pour l’innovation d’ISL, annonçait-on dès juillet dernier, et huit équipes finalistes étaient prévues. Tout nageur ayant un passé de dopage ne pouvait participer à la compétition. A coups d’appearance fees généreux et de primes négociées de gré à gré, plusieurs des meilleurs nageurs du monde ont été attirés par la formule. C’est très vraisemblablement en raison du succès croissant de cette entreprise et du nombre de stars de la natation qui n’ont cessé de signer que la FINA, jusque là silencieuse, a décidé de « sévir ». Mauvais réflexe !

Tout en annonçant les augmentations de prix distribués aux nageurs aux prochains mondiaux en petit bassin, la FINA se décidait donc à montrer les dents, et menaçait directement tous nageurs qui participeraient à l’organisation d’une institution « non reconnue… »

Je vous passe les articles de son règlement que la FINA évoque pour barrer le chemin aux nageurs et au meeting, je reviendrai peut-être dessus, je puis cependant suggérer qu’ils sont assez vagues et qu’on n’est pas bien sûr qu’ils « couvrent » réellement la situation actuelle. Après tout, c’est quand même sous le double couvert de la Fédération Italienne et de la Ligue Européenne que ce meeting s’organise…

Alors que le rendez-vous de Turin était annoncé depuis six mois, la FINA sort aujourd’hui l’argument selon lequel cette réunion présentée comme nationale (italienne) est en fait internationale – et là, on est d’accord, il s’agit d’une évidence, il ne s’agit pas d’une petite réunion locale transalpine –, et qu’elle aurait dû être présentée six mois plus tôt pour avoir l’aval de la FINA.

L’ennui, c’est que la manœuvre de la FINA est bien dans la tradition de cet organisme, beaucoup moins intéressé par le bien-être de « ses » nageurs et les opportunités de développement du sport que par ses soucis de faire de la natation son trottoir, une affaire dont elle se veut le propriétaire exclusif.

Je me souviens de ce que Stephan Caron me disait de la façon dont la FINA avait tué son projet de meeting de Singapour, imaginé en compagnie de Fred Bousquet et d’un troisième nageur . La FINA était intervenue auprès de la fédération singapourienne afin de la prévenir contre le manque de sérieux de ces jeunes organisateurs. Puis elle avait immédiatement organisé un meeting FINA à Singapour. Et enfin laissé courir, une fois que le « danger » était passé !

La Fédération Française de Natation en a fait de même avec une autre organisation de Stephan CARON, en eau libre… Il n’y a pas de place dans ce sport pour des enthousiasmes individuels et des organisations privées !

LE PÉCHÉ ORIGINEL DE LA FINA VIENT DE CE QU’ELLE CONFOND SON AUTORITÉ DE GARDIENNE DES LOIS ET SON PREMIER SOUCI : FAIRE DU FRIC.

Sincèrement, a priori, je ne donnerais pas cher de la peau d’ISL et je ne suis d’ailleurs pas près de me liquéfier de béate admiration devant elle. Même si je dois dire qu’elle me parait présenter plus de garanties que la FINA, elle n’a peut-être pas joué franc jeu en s’associant très tôt avec la Ligue Européenne, dont l’opposition à la FINA est notoire depuis que son président, Paolo Barelli a été battu à l’élection à la présidence mondiale.

Autant de points relevés par un correspondant, Vincent Leroyer, pour qui « ISL et ses dirigeants ont, eux aussi, une grande responsabilité dans cette situation de crise ouverte, car ils se sont positionnés en rupture avec la FINA dès le début du projet. Ça servait sans doute leur communication. Ce n’était pas le meilleur angle d’attaque à mon sens. Ils ont fini par trouver un terreau favorable, en Italie, en terre d’accueil de grand meetings, et de grands championnats, et ne l’oublions pas, d’opposition politique frontale de M. Paolo Barelli, Président de la LEN et de la Fédération Italienne de Natation, contre la FINA. »

Par ailleurs, relève-t-il, « la Fédération Italienne de Natation a inscrit ce meeting à son calendrier sans respecter le délai règlementaire de prévenance de six mois pour son inscription au calendrier international. »

Le tort originel de la FINA vient du pouvoir quelle s’est donnée de confondre son autorité de gardienne des lois et son premier souci qui est – parlons vrai – de faire du fric. Dès lors, quand elle se positionne au nom du respect du règlement, on peut la soupçonner de défendre plutôt son monopole…

Al Capone, moraliste chicagoan bien connu de la police et qui s’y connaissait en termes de rapports de force, disait qu’on « obtient plus avec un mot gentil et un fusil qu’avec un mot gentil sans fusil », et c’est suivant ces préceptes que les nageurs de l’élite mondiale se sont vus offrir un demi-million de dollars de primes supplémentaires (équivalent d’un mot gentil) et menacer de se faire éliminer de toutes compétitions officielles pendant deux ans (et avec ça pas besoin même d’un fusil)…

Capone (le philosophe cité un peu plus haut) disait aussi que le « capitalisme est le racket légitime de la classe dirigeante », doctrine que les élites françaises, depuis 40 années, semblent avoir prise au pied de la lettre, mais que la FINA a amélioré à sa manière…

Vincent Leroyer, toujours lui, met en avant le rapport des forces. Malgré les apparences, en cas de jeu dur, la FINA pourrait ne pas avoir le dessus, parce que, dit-il, « je vois mal la FINA, composée d’élus de fédérations, suspendre Adam Peaty, Chad Le Clos, Kliment Kolesnikov, Laszlo Cseh, Ranomi Kromovidjojo, Sarah Sjöström, Katinka Hosszu, Duncan Scott, et autres stars qui manqueraient ainsi les mondiaux d’été de Gwangju. »

Et de noter le caractère farce d’une telle sanction : « les suspendre alors que sur le dossier dopage la FINA n’a toujours pas été capable de se faire communiquer les dossiers russes manquants que la WADA attend toujours. Sans suspension d’aucun dirigeant russe. »

Mettre au piquet Peaty, Sjöström, Hosszu tandis que Monsieur Vladimir Salnikov peut s’asseoir pendant des mois sur les dossiers de dopés de la natation russe, cela pourrait passer pour une drôle de politique ! Sauf si on connait les accointances de Cornel Marculescu.

Une autre raison pour laquelle la FINA pourrait mordre la poussière? Les nageurs ne sont plus des individus isolés, ils ont des avocats, ils ont recours au Tribunal arbitral du sport, et ces dernières années, « des arbitrages vont déjà dans le sens de la défense des athlètes au niveau des juridictions européennes. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SOEUR DE QUELQU’UN, OU COMMENT VIVRE DANS L’OMBRE DE LOTTE FRIIS

Eric LAHMY

Vendredi 9 Novembre 2018

Que devient Lotte Friis ? L’ancienne championne du monde danoise de demi-fond (et la dernière nageuse au monde à avoir résisté à Ledecky sur ses distances fétiches) anime une émission de variétés radiophonique (P4). Elle avoue qu’au moment d’annoncer qu’elle abandonnait sa carrière de nageuse professionnelle, une sorte de panique l’avait prise. La panique de ne pas savoir où aller et ce qu’allait être sa vie. La radio ? Une grosse responsabilité (un million d’auditeurs) et zéro expérience. « Je me suis rendu compte que je n’avais aucune éducation. Et ne plus nager m’avait enlevé la seule chose qui me rendait spéciale. Je visais toujours en direction d’un horizon de quatre ou cinq ans parce que je préparais, parfois à raison de 35 heures par semaine, tel championnat du monde, tels Jeux olympiques. Et d’un coup, plus rien. L’avenir s’arrêtait au bout de mon nez… » En janvier 2018, une opportunité fut retrouvée avec l’émission de P4…

Mais derrière Lotte Friis, vivait aussi… une sœur qui avait été dédaignée par sa famille. C’est ce que nous apprend un article de Laura Emile Bannebjerg dans la revue danoise de Danemark Radio (DR). Une histoire beaucoup plus banale qu’il n’y parait. Celle du membre d’une famille, ou d’une sororité dont l’un des éléments domine de façon excessive… Et qui amène les autres, aussi doués soient-ils, à vivre, selon l’expression de Robert Mitterrand, en tant que sœurs, ou « frères de quelqu’un. »

 

« Quelle impression ressent un enfant, d’être cachée dans l’ombre de sa sœur et ne jamais se trouver en pleine lumière? Quel sentiment d’insuffisance, d’incompétence, peut en naître ? Trine Friis peut vous en parler », affirme ainsi miss Bannebjerg.

L’histoire commence quand Trine, deux ans, tombe dans un petit bassin qui a été creusé dans je jardin familial, à l’arrière de la maison. Heureusement, l’aînée, Lotte, est présente, et lui maintient la tête au-dessus de l’eau. Les parents, terrifiés, décident que les filles apprendront à nager.

Pour Lotte, cet apprentissage aboutira après quelques années à une carrière de championne du monde, et de médaillée olympique. Pour Trine, l’aventure signale le début d’une existence passée dans l’ombre de la sœur. Aujourd’hui, à 27 ans, Trine lutte avec la faible estime de soi qui est la sienne. Dans tous les cas de figure, dit-elle, elle ne fut jamais que la « numéro deux » de la famille.

“Un enfant est connecté par l’amour. Je n’ai aucun doute, d’avoir été aimée. Mais des fois, il m’arrivait de penser : d’accord, puis-je maintenant avoir droit à un peu d’attention portée sur MOI ? Pouvons-nous parler d’autre chose que de natation ? Je sentais que je ne constituai pas une priorité. »

Meilleure nageuse que sa sœur, Lotte le fut d’emblée. Talentueuse, cette supériorité aquatique lui assura une autre forme de domination. Dans l’attention parentale. « Il y a toujours cette compétition naturelle qui s’instaure parmi les enfants. Et alors, dans le cas qui était le mien, je sentais que je n’étais pas importante, et il ne s’agissait pas d’un sentiment très constructif rapport à l’estime de soi,à la façon dont vous vous voyez. Et je puis sentir aujourd’hui (encore) que je lutte pour devenir la numéro un sans tenir compte de ce qu’en pensent les autres. »

A un moment, le développement de Lotte effectua un « saut quantique ». Devenir la meilleure nageuse du pays, et l’une des premières au monde, cela signifiait qu’elle avait besoin de plus d’attention et de support dans sa famille. Et Trine sentit que ce surcroit d’attention se faisait à son propre détriment.

Aujourd’hui, toutes deux sont de grandes filles, Lotte a achevé sa carrière de nageuse en 2017 et reste un personnage médiatique et mondain au Danemark. Elle anime un show radiodiffusé et, ayant trouvé l’âme sœur, se projette déjà dans ses futurs enfants (la presse people de son pays ne ratant pas l’occasion de longuement tartiner sur le sujet).

Trine, elle, 27 ans, continue de se chercher. Cela a été un combat, témoigne-t-elle, de s’identifier, quand elle était toujours, pour les autres, « la sœur » de la championne du monde de natation, de la fille dont les journaux ne cessaient de parler.

« J’ai toujours été fière de ma sœur. Cependant, quand vous êtes présentée, à dix-sept ou dix-huit ans, comme la sœur de quelqu’un, vous perdez un peu de votre identité. Je voulais être Trine, et non pas seulement la « sœur de Lotte ».”

Autour de la table du déjeuner familiale, Lotte et sa carrière de nageuse étaient souvent évoquées. Cela pouvait prendre nombre de formes, depuis la planification d’un voyage jusqu’aux exigences pratiques liées au sport. Trine comprenait bien que Lotte devait être aidée en raison des exigences d’un sport comme la natation, au niveau qu’elle atteignait… mais souhaitait parfois que la famille se réunisse autour d’autre chose que Lotte.

“Quand vous notez que votre sœur aspire entre 60 à 70% de l’énergie familiale et de l’attention que consacrent les parents à leurs enfants, vous ne pouvez pas ne pas, à un moment ou à un autre, vous comparer à elle”, dit encore Trine.

Quoiqu’elle insiste sur le fait qu’elle se savait aimée de ses parents, et n’en avait jamais douté, le sentiment d’être négligée et rejetée en termes de priorités parentales dominait. Mais il lui était difficile d’exprimer ce qui, elle le savait, allait être difficile à entendre pour la famille. C’est il y a seulement deux ans que Trine se sentit le courage de clarifier ses sentiments à ce sujet.  

« C’était dur de leur dire ce que je ressentais et de voir que ça les troublait. Ceci parce que je savais qu’ils m’aimaient et qu’ils avaient quand même fait beaucoup de choses pour moi. Ce n’est pas facile, aujourd’hui, d’évoquer tout cela, parce que cela revient à les culpabiliser quand je leur raconte que cette situation m’a beaucoup attristée pendant toute ma jeunesse. »

Si les parents écoutèrent soigneusement ce que Trine put leur dire et comprendre les sentiments auxquels elle fut confrontée pendant des années, il n’avait jamais été dans leur intention de léser Trine pour avantager Lotte. De son côté, la mère de Trine se trouve dans l’embarras : « je ne veux pas dire que je suis frustrée, parce que je puis aisément comprendre ce qu’elle exprime là. »

Dans une certain mesure, les parents regrettent que Trine n’ait pas eu la force, ou le courage, de se confronter à cette situation plus tôt. « Je vois, sous cet éclairage, que certaines choses auraient pu être conduites différemment, dit encore la mère, et je puis voir aisément Où nous aurions pu répondre plus vite, ou différemment aux questions qui se posaient, ou encore nous donner des priorités différentes. Mais il est hors de doute qu’il y a eu quelque chose à faire à ce sujet. »

La reconnaissance, même tardive, par les parents, du tort qu’ils ont pu faire subir à leur fille a cependant aidé cette dernière à avancer et à se sentir mieux aujourd’hui. Mais parmi leurs regrets, ils gardent celui de ne pas avoir permis à Trine de mettre plus tôt les pieds dans le plat.

Lotte, à son tour, en face des faits, a à son tour donné ses sentiments. « Je ne savais pas que Trine avait vécu son enfance et son adolescence de cette façon compliquée. Qu’elle s’était sentie négligée et sentait parfois que j’étais la fille numéro un et elle la fille numéro deux, que tout était calculé en fonction de moi et de ma vie », explique cette dernière. C’est dur de songer que notre enfance la affectée de façon que, dans certaines situations, elle manque extrêmement d’assurance en elle, et pense qu’elle n’est pas assez bonne. Je crois qu’en face de cela, il faut reconnaître qu’il en a été ainsi. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

FILIPPO MAGNINI, CONDAMNÉ SUR SES INTENTIONS, ÉCOPE DE QUATRE ANS

Éric LAHMY

Jeudi 8 Novembre 2018

C’est fou, ou c’est flou, ou les deux…

Filippo MAGNINI n’a poussé personne à se doper, il n’a pas vendu de drogues interdites, et lui-même n’a pas pris de produits. En tout cas, rien ne le prouve… Mais il a essayé de le faire. C’est en raison de cette « tentative de dopage », de cette seule intention, que ce mardi après-midi à 14 h 30, le Tribunal national antidopage italien, présidé par Adele Rando, a disqualifié l’ancienne vedette de la natation transalpine, pour une période de 4 ans. Même sanction pour son ancien co-équipier du relais italien Michele SANTUCCI. Le procureur national Pierfilippo Laviani avait demandé une peine de huit ans pour Magnini. Il le considérait également coupable d’avoir acheté et vendu de la drogue à Santucci. Le Tribunal national antidopage n’a pas suivi le procureur sur ce point. Mais la disqualification du double champion du monde du 100 mètres, en 2005 et 2007 – et l’un des plus grands nageurs italiens (et pas seulement italiens) de l’histoire, qui vient de se retirer de la compétition l’an passé) n’en est pas moins lourde. Quatre ans, à son âge, trente-six ans, c’est – autant dire – la perpétuité… Beaucoup pour une intention sans suite ?

D’un autre côté, Magnini ayant pris officiellement sa retraite en décembre 2017, ces quatre années n’auront bien évidemment aucun impact sur son déroulement de carrière.

Ces conclusions sont extraites des documents d’une enquête pénale du procureur de la République de Pesaro qui impliquait l’ancien diététicien et mentor de Magnini, Guido Porcellini. A l’issue de cette enquête, le procureur de la justice pénale, qui avait renvoyé le médecin devant un tribunal, avait écarté toute responsabilité de l’athlète.

Le procès sportif reposait sur des écoutes téléphoniques et le suivi des deux hommes, ainsi que sur un colis de flacons d’hormone de croissance commandés par le médecin via Internet en Chine.

Or, saisis par la police des douanes à Milan, les flacons ne contenaient pas l’hormone interdite en question: Porcellini avait été escroqué par le vendeur ! Mais en examinant l’affaire au regard des règles de l’antidopage, le magistrat sportif a cru pouvoir reconnaître dans le comportement de Magnini et de Santucci une « tentative d’utilisation de substances dopantes ». Comme s’il faisait le pari que Magnini aurait commercialisé ces produits s’il avait pu le faire…

Or le Code antidopage (article 2.2) punit avec la même sévérité une telle intention sans suite et l’utilisation avérée des produits illicites. Aussi le procureur a-t-il demandé la peine maximale.

Tarif extrême, car jamais jusqu’ici, en l’absence de certaines preuves (contrôles antidopage positifs, résultats de recherche au domicile du suspect), un magistrat n’avait estimé avoir rejoint ces « 51% de conviction » de culpabilité, sans lesquels, en sport, on ne peut condamner un athlète. Magnini, furieux d’une décision prise, selon lui, déjà avant le 15 octobre, « avant que je ne vienne ici pour m’exprimer », a-t-il ajouté, a annoncé qu’il ferait appel: de chic, il semblerait qu’il y ait un cas assez compliqué d’interprétation… Comment démontrer, si Magnini avait commandé le produit en question, qu’il l’aurait acheté, voire ingéré ou commercialisé si le dit produit avait été à sa disposition ? N’aurait-il pas pu entre-temps se rétracter, changer d’avis, etc., etc. ? Comment juger dans un tel flou ? Le procureur a sans doute, à partir des écoutes du nageur, apprécié une volonté avérée d’utiliser ces hormones, et donc décidé d’appliquer le tarif!

La procédure prévoit que l’appel serait jugé dans une autre section de la cour anti-dopage (laquelle renie rarement les décisions de la première instance) et qu’un troisième jugement peut être invoqué auprès du Tribunal arbitral du sport de Lausanne. Le procureur, de son côté, pourrait demander un alourdissement de la peine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ITALIE : SIMONA QUADARELLA EN MODE RECORD : 15’44s76 (petit bassin)

Eric LAHMY

Lundi 5 Novembre 2018

Suite à vingt jours d’entraînement en altitude à Livigno, l’Italienne Simona QUADARELLA, qui disputait un interclubs à l’Acquaniene, à Rome, a grignoté sur son record d’Italie du 1500 mètres en petit bassin, avec un temps de 15’44s76 (ancien record, 15’47s33 le 28 janvier dernier – à Civitavecchia). La triple championne d’Europe (400-800-1500 mètres), âgée de dix-neuf ans, entraînée aux Fiamme Rosse par Christian Minotti (élu la semaine passée coach italien de l’année) vise désormais les championnats du monde en petit bassin, à Hangzhou, en Chine (11-16 décembre prochain).

A Bolzano, dans le sud Tyrol, la nageuse en vedette est l’Américaine Kelsi Dahlia (Worrell). La championne olympique du relais de Frio de Janeiro a remporte quatre courses et renversé trois records du meeting. Quatre victoires, c’est aussi ce qu’a réussi l’Allemand Marius Kusch…

Dahlia a commencé par enlever le 100 papillon en 55s98 devant Kendyl Stewart, 56s79 et Elena Di Liddo, 56s97. Elle a également dominé le 50 libre en 24s51 devant Lia Neal, 25s09 et Erika Ferraioli, 25s10, le 100 crawl en 52s61, le 50 papillon en 25s67.

Pour sa part Kathleen Baker, détentrice du record du monde du 100 mètres dos, a remporté son épreuve fétiche en 56s85, puis le 100 mètres quatre nages en 59s35, ainsi que le 50 dos, en 27s54, loin devant Margherita Panziera, 28s03, Ali DeLoof, 28s23 et Laura Lertari, 28s33.

Marius Kusch, nageur allemand entraîné aux USA, ayant remporté 50 papillon en 23s20 et 100 quatre nages en 53s54 (devant Ceccon à un centième, en 53s55), domina le 100 papillon en 50s86, loin devant Piero Codia, 52s36. Il domina le 50 libre e, 21s99, devançant Michael Chadwick, USA, 22s06, et Marco Orsi, Italie, 22s23.

A 30 ans, Fabio Scozzoli a déjà gagné 17 fois à Bolzano. Sur 50 brasse, il a devancé en 26s40 Nicolo’ Martinengi, qui effectuait là son retour, 26s84 ; sur 100 brasse, il a gagné, en 58s07, encore une fois devant Nicolo’ Martinenghi, 58s65… Et Martina Carraro le 100 brasse dames, avec 1’76s78. Tandis que Thomas Ceccon enlevait 100 et 50 dos, 52s00 et 24s02. Sur 50 papillon.

Le 100 libre messieurs est revenu au Brésilien Matheus Santana, 48s23.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RESULTATS DU MEETING « COUPE DU MONDE » DE PEKIN

Résultats du meeting de Pékin (2-4 Novembre 2018:

MESSIEURS.- 50 libre : 1. Vladimir MOROZOV, Russie, 20s87.

100 libre : 1. Vladimir MOROZOV, Russie, 45s66 ; 2. Blake PIERONI, USA, 47s.

200 libre : 1. Blake PIERONI, USA, 1’42s65 ; 2. JI Xinjie, Chine, 1’42s87; 3. XU Jiayu, Chine, 1’43s59.

400 libre : 1. JI Xinjie, Chine, 3’40s82 ; 2. Mykhaylo ROMANCHUK, Ukraine, 3’43s32.

1500 libre : 1. Mykhailo ROMANCHUK, Ukraine, 14’29s88; 2. JI Xinjie, 14’35s13; 3. Sergii FROLOV, Ukraine, 14’38s014. QIU Ziao, Chine, 14’54s06.

50 dos : 1. XU Jiayu, Chine, 22s70 ; 2. Michael ANDREW, USA, 23s14; 3. Vladimir MOROZOV, Russie, 23s36

100 dos : 1. Mitchell LARKIN, Australie, 49s97; 2. LI Guangyuan, Chine, 51s60.

200 dos : 1. XU Jiayu, Chine, 1’49s08 ; 2. Mitchell LARKIN, Australie, 1’50s72.

50 brasse : 1. Kiril PRIGODA, Russie, 26s02 ; 2. Michael ANDREW, USA, 26s15 ; 3. Ilya SHYMANOVICH, Biélorussie, 26s22 ; 4. Peter STEVENS, Slovaquie, 26s39 ; 5. YAN Zibei, Chine, 26s40.

100 brasse : 1. Kiril PRIGODA, Russie, 56s61; 2. YAN Zibei, Chine, 57s01; 3. Ilya SHYMANOVICH, Russie, 57s10; 4. Anton CHUPKOV,  Russie, 57s42; 5. Matthew WILSON, Australie, 57s52; 6. Hiromasa FUJIMORI, Japon, 57s74; 7. Michael ANDREW, USA, 57s91.

200 brasse : 1. Kiril PRIGODA, Russie, 2’1s59 (58s62) ; 2. Anton CHUPKOV, Russie, 2’2s10 (59s72); 3. Matthew WILSON, Australie, 2’3s26; 4. Hiromasa FUJIMORI, Japon, 2’3s71; 5. Ilya SHYMANOVICH, Biélorussie, 2’4s95; 6. MAO Feilian, Chine, 2’5s73; 7. Arno KAMMINGA, Pays-bas, 2’6s17.

50 papillon: 1. Vladimir MOROZOV, Russie, 22s27 ; 2. Michael ANDREW, USA, 22s76.

100 papillon : 1. LIU Zuhao, Chine, 50s74.

200 papillon : 1. LI Zhuhao, Chine, 1’51s94 ; 2. Masayuki UMEMOTO, Japon, 1’53s54

200 4 nages : 1. WANG Shun, Chine, 1’52s08 ; 2. Hiromasa FUJIMORI, Japon, 1’53s87; 3. Matthew WILSON, Australie, 1’54s50; 4. Keita SUNAMA, Japon, 1’54s97: 5. MAO Feilian, Chine, 1’55s66.

400 4 nages : 1. David VERRASZTO, Hongrie, 4’4s09; 2. Hiromasa FUJIMORI, Japon, 4’7s36.

DAMES.- 50 libre : 1. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 23s48 ; 2. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 23s54 ; 3. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 23s91 ; 4. Pernille BLUME, Danemark, 23s99 ; 5. ZHU Menghui, Chine, 24s04.

100 libre : 1. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 51s51 ; 2. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 51s56 ; 3. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 51s92 ; 4. Pernille BLUME, Danemark, 52s39.

200 libre : 1. 3. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 1’52s22; 2. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 1’52s35 ; 3. YANG Junxuan, Chine, 1’53s81; 4. LI Bingjie, Chine, 1’53s48; 5. LIU Xiaohan, Chine, 1’55s33; 6. ZHANG Yuhan, Chine, 1’55s72; CHEN Yuxi, Chine, 1’56s29; 7. 8. YANG Caiping, Chine, 1’56s87 (en séries, 1’56s17). En séries, QIU Yuhan, Chine, 1’56s52.

400 libre : 1. LI Bingjie, Chine, 3’59s20 ; 2. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 4’2s24 ; 3. LUI Yaxin, 4’4s30 ; 4. LIU Xiaohan, Chine, 4’4s99. En séries, Katinka HOSSZU, Hongrie, 4’5s76.

800 libre : 1. YANG Caiping, Chine, 8’29s05.

50 dos : 1. Kira TOUSSAINT,  Pays-Bas, 26s21 ; 2. FU Yuanhui, Chine, 26s33 (en série, 26s27) ; 3. Emily SEEBOHM, 26s39 ; 4. LIU Xiang, Chine, 26s49; 5. Minna ATHERTON, Australie, 26s65.

100 dos : 1. Minna ATHERTON, Australie, 56s49; 2. Katinka HOSSZU, Hongrie, 56s53; 3. Kira TOUSSAINT, Pays-Bas, 56s54; 4. Emily SEEBOHM, Australie, 56s91 ; 5. FU Yanhui, 57s09 ;

200 dos : 1. Minna ATHERTON, Australie, 2’2s02; 2. Emily SEEBOHM, Australie, 2’2s22; 3. Katinka HOSSZU, Hongrie, 2’4s11; 4. LIU Yaxin, Chine, 2’4s60.

50 brasse : 1. Alia ATKINSON, Jamaïque, 29s16; 2. Yulia EFIMOVA, Russie, 29s63.

100 brasse : 1. Yulia EFIMOVA, Russie, 1’3s09; 2. Alia ATKINSON, Jamaïque, 1’3s44.

200 brasse : 1. Yulia EFIMOVA, Russie, 2’16s98; 2. Vitalina SIMONOVA, Russie, 2’19s86; 3. HE Yun, Chine, 2’21s33; 4. YE Shiwen, Chine, 2’21s90.

50 papillon : 1. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 25s03; 2. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 25s04; 3. ZHANG Yufei, Chine, 25s31.

100 papillon: 1. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 55s58 (25s93) ; 2. ZHANG Yufei, Chine, 56s53; 3. WANG Yichun, Chine, 57s13; 4. Alia ATKINSON, Jamaïque, 57s38.

200 papillon : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 2’2s88; 2. ZHANG Yufei, Chine, 2’3s44

100 4 nages : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 57s05; 2. Sarah SJÖSTRÖM, 57s71; 3. Emily SEEBOHM, Australie, 58s63; 4. Alia ATKINSON, Jamaïque, 58s99. En séries, YE Shiwen, 59s42.    

200 4 nages : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 2’5s25; 2. Emily SEEBOHM, Australie, 2’7s86; 3. YE Shiwen, Chine, 2’8s16; 4. ZHOU Min, Chine, 2’8s26.

400 4 nages : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 4’25s68.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MEETING DE PEKIN (3) : SJÖSTRÖM ET HOSSZU GAGNENT ENCORE, MAIS NE TRIOMPHENT PLUS

Eric LAHMY

Dimanche 4 Novembre 2018

Performances variables pour cette dernière soirée du meeting de Pékin, aujourd’hui. Le plus remarquable, c’est qu’aucun « doublé » n’a été enregistré, chaque nageur ou nageuse restant à une victoire. Bien entendu, il ne s’agit ici que d’une journée, il en va différemment pour l’ensemble du meeting.

Difficile de mettre en avant ou en exergue un « événement ». Disons cependant qu’une nouvelle victoire de Ranomi KROMOWIDJOJO, sur 100 mètres, en face de Sarah SJÖSTRÖM et un succès de Minna ATHERTON qui, l’emportant sur 200 dos en face de SEEBOHM et d’HOSSZU, réussit le doublé de dos, me paraissent constituer deux moments forts de cette journée.

Quarante cinq minutes avant de subir la loi de KROMOWIDJOJO, SJÖSTRÖM gagne quand même le 100 mètres papillon – de belle manière. Elle lance sa course à toute allure (passant aux 50 mètres en 25s93, trois centièmes plus vite que dans son record du monde, 54s61 en 2014), ce qui confère à son succès une grande autorité. Puis elle faiblit mais garde l’essentiel de sa confortable avance… Ses 55s58 représentent un bon temps pour une fille qui se dit hors de forme…

On peut penser que cette course disputée dans le style le plus exigeant musculairement, et jouée de façon si généreuse, a pu jouer dans son échec sur 100 libre en face de KROMOWIDJOJO (sans vouloir diminuer les qualités de cette dernière).

Sur 200 brasse, on assiste un duel attendu de Kiril PRIGODA et d’Anton CHUPKOV, que l’Australien WILSON et le Japonais FUJIMORI tentent en vain d’arbitrer à leur avantage… PRIGODA mènera de bout en bout et CHUPKOV restera collé à un mètre environ pendant la seconde moitié de la course. Le record du monde, 2’0s44 par Marco KOCH, est approché d’une seconde!

MESSIEURS.- 200 libre : 1. Blake PIERONI, USA, 1’42s65 ; 2. JI Xinjie, Chine, 1’42s87; 3. XU Jiayu, Chine, 1’43s59.

100 dos : 1. Mitchell LARKIN, Australie, 49s97; 2. LI Guangyuan, Chine, 51s60.

200 brasse : 1. Kiril PRIGODA, Russie, 2’1s59 (58s62) ; 2. Anton CHUPKOV, Russie, 2’2s10 (59s72); 3. Matthew WILSON, Australie, 2’3s26; 4. Hiromasa FUJIMORI, Japon, 2’3s71; 5. Ilya SHYMANOVICH, Biélorussie, 2’4s95; 6. MAO Feilian, Chine, 2’5s73; 7. Arno KAMMINGA, Pays-bas, 2’6s17.

50 papillon: 1. Vladimir MOROZOV, Russie, 22s27 ; 2. Michael ANDREW, USA, 22s76.

400 4 nages : 1. David VERRASZTO, Hongrie, 4’4s09; 2. Hiromasa FUJIMORI, Japon, 4’7s36.

DAMES.- 100 libre : 1. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 51s51 ; 2. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 51s56 ; 3. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 51s92 ; 4. Pernille BLUME, Danemark, 52s39.

800 libre : 1. YANG Caiping, Chine, 8’29s05.

200 dos : 1. Minna ATHERTON, Australie, 2’2s02; 2. Emily SEEBOHM, Australie, 2’2s22; 3. Katinka HOSSZU, Hongrie, 2’4s11; 4. LIU Yaxin, Chine, 2’4s60.

50 brasse : 1. Alia ATKINSON, Jamaïque, 29s16; 2. Yulia EFIMOVA, Russie, 29s63.

100 papillon: 1. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 55s58 (25s93) ; 2. ZHANG Yufei, Chine, 56s53; 3. WANG Yichun, Chine, 57s13; 4. Alia ATKINSON, Jamaïque, 57s38.

200 4 nages : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 2’5s25; 2. Emily SEEBOHM, Australie, 2’7s86; 3. YE Shiwen, Chine, 2’8s16; 4. ZHOU Min, Chine, 2’8s26.

MEETING DE PEKIN : FEMKE HEEMSKERK, ENFIN!, CONTRE SJÖSTRÖM SUR 200 METRES, NAGE UNE MAIN DERRIERE, ET TERMINE UNE MAIN DEVANT !

Eric LAHMY

Dimanche 4 Novembre 2018

J’avoue avoir un certain plaisir à voir Femke HEEMSKERK l’emporter, sur 200 mètres, à l’issue d’un duel serré face à Sarah SJÖSTRÖM, au meeting « world cup » de Pékin. Bien entendu, je n’ai rien contre la Suédoise, qui est une grande nageuse, une grande professionnelle, et une fille exemplaire. Mais j’éprouvais une certaine déception à voir HEEMSKERK réaliser des contre-performances et essuyer des défaites là où je me plaisais à l’imaginer gagnante.

De ses différents passages en France (notamment pendant une année chez Philippe LUCAS), cette belle personne n’a laissé que de bons souvenirs.

Il y a peut-être un peu trop d’humilité chez elle, et je la soupçonne de ne pas se rendre compte de ce qu’elle représente dans la natation. Championne olympique et double championne du monde de relais, toutes ses médailles aux Jeux ou aux mondiaux, en bassin olympique, ont été acquises en relais. Or parfois, la Néerlandaise paraissait dominer les classements mondiaux, ainsi sur 200 mètres… et disparaissait, aux Jeux ou aux mondiaux, en bas des finales !

Je ne suis pas le seul dans ce cas, mais je crois volontiers que son émotivité en compétition y est pour quelque chose. Femke perdait ses moyens dans la bagarre…

Bien entendu, un succès en meeting, même affublé du label « finale de la Coupe du monde », ne se compare pas à un titre de championne du monde. Mais HEEMSKERK a bien nagé, tenant tête à SJÖSTRÖM et LI Bingjie (laquelle rétrogradait assez tôt), puis devançait au sprint la Suédoise d’un empan. Ayant nagé cent cinquante mètres une main derrière SJÖSTRÖM, elle se retrouvait, sur le mur d’arrivée, une main devant !

Les passages :

Femke HEEMSKERK, 26s43, 55s12, 1’23s83, 1’52s22, soit 26s43, 28s69, 28s71, 28s39 ;

SJÖSTRÖM, 26s26, 55s02, 1’23s81, 1’52s35, soit 26s26, 28s76, 28s79, 28s54.

Mykhailo ROMANCHUK, dont on annonçait la veille qu’il avait signé un contrat de commandite avec SPEEDO, nageait loin du niveau du recordman du monde petit bassin PALTRINIERI (14’8s06), ou même de son propre record personnel (14’14s59) établi en 2017 à Copenhague aux championnats petit bassin du vieux continent (où il avait devancé Paltrinieri). Il a quand même nagé raisonnablement vite, en 14’29s88, pour distancer le « local » JI Xinjie et un autre Ukrainien, Sergii FROLOV, qui fut champion du monde universitaire en 2015. Disons que son temps vaut autour de 15 minutes dans les conditions du grand bassin, en raison de la trentaine de virages supplémentaires (le record personnel Grand Bassin de ROMANCHUK est 14’36s88).

ROMANCHUK est l’un des rares prétendants sérieux aux titres mondiaux, l’année prochaine, autant sur 400, 800 et 1500 mètres, en raison de ses résultats des championnats d’Europe de Glasgow, l’été passé (1er sur 400 et 800, 2e sur 1500 derrière le jeune Allemand Florian WELLBROCK).

Mais la meilleure performance masculine de la journée revenait à Vladimir MOROZOV, qui laissait, sur cent mètres libre, en 45s66, son second, Blake PIERONI, à une longueur.

SJÖSTRÖM, dominée par HEEMSKERK sur 200, se vengeait face à Ranomi KROMOWIDJOJO sur 50 mètres papillon.

Katinka HOSSZU, facile dominatrice du 400 quatre nages, échouait à quatre centièmes d’un doublé, étant devancé de cette minuscule distance par l’Australienne Minna ATHERTON au cent mètres dos où Emily SEEBOHM, une fois n’est pas coutume, se retrouvait à la quatrième place, étant devancée aussi par Kira TOUSSAINT…

Dans l’absolu, c’est Yulia EFIMOVA qui héritait de la plus belle performance de la seconde journée, à l’issue d’un duel serré avec son éternelle rivale de meetings, Alia ATKINSON. Ayant tenu tête à la Jamaïcaine qui tentait de prendre le large, la Russe la dominait par un de ses habituels « retours » pleins d’autorité.

MESSIEURS.- 100 libre : 1. Vladimir MOROZOV, Russie, 45s66 ; 2. Blake PIERONI, USA, 47s. .

1500 libre : 1. Mykhailo ROMANCHUK, Ukraine, 14’29s88; 2. JI Xinjie, 14’35s13; 3. Sergii FROLOV, Ukraine, 14’38s014. QIU Ziao, Chine, 14’54s06.

50 dos : 1. XU Jiayu, Chine, 22s70 ; 2. Michael ANDREW, USA, 23s14; 3. Vladimir MOROZOV, Russie, 23s36

50 brasse : 1. Kiril PRIGODA, Russie, 26s02 ; 2. Michael ANDREW, USA, 26s15 ; 3. Ilya SHYMANOVICH, Biélorussie, 26s22 ; 4. Peter STEVENS, Slovaquie, 26s39 ; 5. YAN Zibei, Chine, 26s40.

200 papillon : 1. LI Zhuhao, Chine, 1’51s94 ; 2. Masayuki UMEMOTO, Japon, 1’53s54

200 4 nages : 1. WANG Shun, Chine, 1’52s08 ; 2. Hiromasa FUJIMORI, Japon, 1’53s87; 3. Matthew WILSON, Australie, 1’54s50; 4. Keita SUNAMA, Japon, 1’54s97: 5. MAO Feilian, Chine, 1’55s66

DAMES.- 200 libre : 1. 3. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 1’52s22; 2. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 1’52s35 ; 3. YANG Junxuan, Chine, 1’53s81; 4. LI Bingjie, Chine, 1’53s48; 5. LIU Xiaohan, Chine, 1’55s33; 6. ZHANG Yuhan, Chine, 1’55s72; CHEN Yuxi, Chine, 1’56s29; 7. 8. YANG Caiping, Chine, 1’56s87 (en séries, 1’56s17). En séries, QIU Yuhan, Chine, 1’56s52.

100 dos : 1. Minna ATHERTON, Australie, 56s49; 2. Katinka HOSSZU, Hongrie, 56s53; 3. Kira TOUSSAINT, Pays-Bas, 56s54; 4. Emily SEEBOHM, Australie, 56s91 ; 5. FU Yanhui, 57s09 ;

100 brasse : 1. Yulia EFIMOVA, Russie, 1’3s09; 2. Alia ATKINSON, Jamaïque, 1’3s44.

50 papillon : 1. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 25s03; 2. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 25s04; 3. ZHANG Yufei, Chine, 25s31.

400 4 nages : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 4’25s68.

MEETING DE PEKIN (1) : AVEC YULIA EFIMOVA ET KIRIL PRIGODA, LA BRASSE EST RUSSE

Eric LAHMY

Samedi 3 Novembre 2018

Ce n’est pas la Coupe du monde, mais bien la Coupe de natation des pays de l’Est, qui s’organise désormais chaque année sous la coupe de la Fédération internationale, et ce n’est pas le meeting de Pékin, qui s’est tenu ce week-end dans le « Cube d’Eau » de la capitale chinoise, qui nous démentira.

A une poignée de nageurs occidentaux près (une Suédoise, deux Néerlandaises et quelques Australiens) ce qui a nagé vite la première journée du meeting se trouve être de nationalité russe ou chinoise, sans oublier Katinka HOSSZU, qui a réussi un de ses coups favoris, le « doublé gagnant », sur 200 papillon et 100 quatre nages…

Si l’information ne cesse, désormais, de diriger ses phares sur les multi-vainqueurs, à la HOSSZU et à la MOROZOV (lequel a gagné, lui, le 50 libre dans un temps quelconque et sans adversité digne de ce nom et le folklorique 100 mètres quatre nages), c’est que dans cette espèce de décathlon que semble être devenu le programme de natation, la victoire ne compte plus. Il faut gagner plus d’une fois pour se faire remarquer. On pèse les breloques au poids et le vainqueur est celui qui fait pencher le plus la balance !

Bien entendu, il s’agit d’une forme d’injustice. Les deux meilleures performances de cette première journée, ne sont ni le fait d’Hosszu, ni le fait de Morozov, mais bel et bien des vainqueurs de la brasse – russes. Yulia EFIMOVA et Kirill PRIGODA, respectivement sur 200 brasse dames et 100 brasse messieurs, ont été les héros de ces journées. EFIMOVA a archi-dominé la finale du 200 brasse, dans un parcours bien équilibré, tandis que PRIGODA s’est extrait d’une peloton relativement serré, sur 100 brasse, grâce à sa deuxième moitié de course en moins de 30 secondes (seul de la finale)…

Si l’on doutait encore que le demi-fond féminin chinois était devenu une force avec laquelle, Katie LEDECKY mise à part, tout le monde devrait compter, le fait serait confirmé parce que l’absence de la toute nouvelle recordwoman du monde en petit bassin (3’53s97) WANG Jianjiahe a été comblée sur 400 mètres par sa compatriote LI Bingjie. LI était l’an passé le « grand espoir jaune » du 400. Certes, elle nage moins vite, en 3’59s20…

A noter, sur 200 dos messieurs, le facile succès, dans un temps quelconque, du champion asiatique XU Jiayu, sur l’Australien Mitchell LARKIN.

Dans l’ensemble, la tendance des filles à nager mieux et plus près de leurs records que les garçons dans ces meetings a été une nouvelle fois illustrée. Sarah SJÖSTRÖM, qui a du mal, depuis quelques semaines, à maintenir sa condition physique, a été devancée sur 100 quatre nages par HOSSZU et sur 50 libre par Ranomi KROMOWIDJOJO. Elle a reconnu que sa forme n’est pas la meilleure…

MESSIEURS.- 50 libre : 1. Vladimir MOROZOV, Russie, 20s87.

400 libre : 1. JI Xinjie, Chine, 3’40s82 ; 2. Mykhaylo ROMANCHUK, Ukraine, 3’43s32.

200 dos : 1. XU Jiayu, Chine, 1’49s08 ; 2. Mitchell LARKIN, Australie, 1’50s72.

100 brasse : 1. Kiril PRIGODA, Russie, 56s61; 2. YAN Zibei, Chine, 57s01; 3. Ilya SHYMANOVICH, Russie, 57s10; 4. Anton CHUPKOV,  Russie, 57s42; 5. Matthew WILSON, Australie, 57s52; 6. Hiromasa FUJIMORI, Japon, 57s74; 7. Michael ANDREW, USA, 57s91.

100 papillon : 1. LIU Zuhao, Chine, 50s74.

DAMES.- 50 libre : 1. Ranomi KROMOWIDJOJO, Pays-Bas, 23s48 ; 2. Sarah SJÖSTRÖM, Suède, 23s54 ; 3. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 23s91 ; 4. Pernille BLUME, Danemark, 23s99 ; 5. ZHU Menghui, Chine, 24s04.

400 libre : 1. LI Bingjie, Chine, 3’59s20 ; 2. Femke HEEMSKERK, Pays-Bas, 4’2s24 ; 3. LUI Yaxin, 4’4s30 ; 4. LIU Xiaohan, Chine, 4’4s99. En séries, Katinka HOSSZU, Hongrie, 4’5s76.

50 dos : 1. Kira TOUSSAINT,  Pays-Bas, 26s21 ; 2. FU Yuanhui, Chine, 26s33 (en série, 26s27) ; 3. Emily SEEBOHM, 26s39 ; 4. LIU Xiang, Chine, 26s49; 5. Minna ATHERTON, Australie, 26s65.

200 brasse : 1. Yulia EFIMOVA, Russie, 2’16s98; 2. Vitalina SIMONOVA, Russie, 2’19s86; 3. HE Yun, Chine, 2’21s33; 4. YE Shiwen, Chine, 2’21s90.

200 papillon : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 2’2s88; 2. ZHANG Yufei, Chine, 2’3s44

100 4 nages : 1. Katinka HOSSZU, Hongrie, 57s05; 2. Sarah SJÖSTRÖM, 57s71; 3. Emily SEEBOHM, Australie, 58s63; 4. Alia ATKINSON, Jamaïque, 58s99. En séries, YE Shiwen, 59s42.    

PETIT BASSIN AUSTRALIEN (3): MITCHELL LARKIN SOUS LES CINQUANTE AU 100 DOS

Eric LAHMY

Samedi 27 Octobre 2018

Cameron McEvoy est-il en train d’apprendre lentement le métier du pur sprinteur? Possible. En raccourcissant son registre et en l’orientant vers les efforts brefs, il se débrouille plus ou moins.

Il a gagné le titre d’hiver australien du 50 mètres en 21 secondes justes, ce qui ne fera pas cauchemarder un Ben PROUD, un Vladimir MOROZOV, un Caeleb DRESSEL,  et ne fait qu’approcher son record personnel et d’Australie, 20s75, établi à la fin novembre 2015. Le sûr, c’est qu’il a perdu de son panache sur 200 mètres. Qui peut le moins ne peut pas le plus.

A l’autre extrémité du registre, sur 1500 mètres, ce qui a été la course reine de la natation australienne parait désertée. Joshua PARRISH, qui endosse la couronne, réussit 14’43s84, à deux longueurs de « petit bassin » du record d’Australie de Grant HACKETT, établi voici dix-sept ans avec 14’10s10 et dont on se demande s’il sera battu un jour !

Le 1500 mètres est-il devenu trop dur, trop exigeant, pour que les talents s’y incrustent, alors que l’épreuve a perdu de son lustre et que l’accent a été mis sur le sprint, dont des courses paraissent plus « humaines » ?

Dans ce troisième et dernier jour de championnats d’hiver, à Melbourne, Emily SEEBOHM a ajouté à son double succès en dos une victoire sur 200 quatre nages, Mitchell LARKIN a nagé un 100 dos en moins de cinquante secondes, tandis qu’Ariarne TITMUS a ajouté l’or du 200 mètres (déserté par Emma MCKEON) à celui du 400 et à l’argent du 800…

MESSIEURS.- 50 libre : 1. Cameron MCEVOY, 21s; 2. Cameron JONES, 21s35; 3. Grayson BELL, 21s38.

1500 libre : 1. Joshua PARRISH, 14’43s84; 2. Silas HARRIS, 14’55s18.

100 dos : 1. Mitchell LARKIN, 49s98; 2. Tristan HOLLARD, 51s61.

200 brasse : 1. Zacchary STUBBLETY-COOK, 2’4s94.

100 papillon : 1. David MORGAN, 50s55; 2. Matthew TEMPLE, 50s73; 3. Nicholas BROWN, 51s03.

400 4 nages : 1. Thomas FRASER-HOLMES, 4’4s55; 2. David SCHLICHT, 4’5s28; 3. Jared GILLILAND, 4’8s09.

DAMES.- 200 libre : 1. Ariarne TITMUS, 1’53s99 (27s10, 56s17, 1’25s29, 1’53s99, soit 27s10, 29s07, 29s12, 28s70); 2. Kaylee MCKEOWN, 1’55s84; 3. Mikka SHERIDAN, 1’55s91; 4. Madison WILSON, 1’56s05.

200 papillon : 1. Laura TAYLOR, 2’5s98.

200 4 nages : 1. Emily SEEBOHM, 2’6s75; 2. Abbey HARKIN, 2’8s47.

CHAMPIONNATS D’AUSTRALIE (2):  CHALMERS, TITMUS, LARKIN, MCKEON, TALENTS EN MANQUE DE RIVAUX

Eric LAHMY

Samedi 27 octobre 2018

Les championnats d’Australie en petit bassin se déroulent à Melbourne en l’absence de Catherine CAMPBELL, et on pourrait dire en songeant à elle qu’ « un seul être vous manque et tout est dépeuplé. » La demoiselle a une façon d’animer les compétitions que nul n’émule (si j’ose l’allitération)!

Ni Ariarne TITMUS, ni Kyle CHALMERS, ni Mack HORTON, ni Mitchell LARKIN, ni bien entendu Emma MCKEON ne l’approchent sou cet angle et seule peut-être Emily SEEBOHM à son meilleur pourrait lui être comparée…

ARIARNE TITMUS NAGE UN 400 A LA LEDECKY… ENFIN, LES DEUX CENTS PREMIERS METRES…

En l’absence de Lani PALLISTER, qui l’a battue sur 800 mètres la veille, Ariarne TITMUS, lors de la deuxième journée, a disputé son 400 à sa manière, flamberge au vent, la LEDECKY en quelque sorte : départ très rapide et on essaie de tenir. Ce qu’elle n’est pas arrivée à faire ! Ariarne subit une forte perte de vitesse, et son 400 mètres ressemble à un torrent que boit le sable du désert. Son effort se déséquilibre entre deux moitiés de 1’56s74 et 2’2s45, ce que personne n’appellera de l’égalité d’allure.

Le temps final est assez bon, cependant, sous les quatre minutes, mais reste inférieur au vieux record australien de Blair EVANS, 3’58s31 en 2011…

Pas de temps exceptionnel pour Kyle CHALMERS, le vainqueur du 200 mètres nage libre, mais une densité d’ensemble remarquable ; WINNINGTON, 2e, n’est battu que d’un centième. CHALMERS mène dès le départ (si l’on excepte les 25 premiers mètres de MCEVOY) et jusqu’au bout, mais jamais de grand’ chose. MC EVOY, qui s’efforce de devenir un sprinteur, ne tient plus un deux cents mètres…

La natation australienne n’est pas remarquable par sa densité, si l’on excepte le crawl, style qui fut son « invention » (pas tout à fait mais un peu quand même) et dans les styles de spécialités, les grosses pointures sont bien esseulées. C’est ainsi le cas pour Mitchell LARKIN, le double champion du monde 2015 de dos (sur 100 et 200), qui règne sans partage sur le style. En Australie, c’est simple, toute course de dos disputée par Mitch est une course gagnée par Mitch (c’est également vrai en quatre nages). Je ne sais s’il en est content, mais j’imagine qu’il s’ennuie parfois tout seul et que cette situation lui désapprend un peu la compétition.

Sur 200 dos, il est passé à mi-course avec cinq mètres d’avance sur ses suivants, Jordan MERRILEES et Peter MILLS (52s06 contre 54s92 et 54s95). Derrière, loin derrière, quelques jeunes prometteurs, à l’image de Joshua EDWARDS-SMITH, 15 ans…

Les choses sont différentes en dos féminin, où SEEBOHM règne certes, mais doit constamment veiller aux tentatives de coups d’Etat. Sur 100 dos, elle n’a pas si largement dominé en face de Minna ATHERTON, sa jeune équipière de Brisbane Grammar, qui lui en a fait voir de toutes les couleurs et ne fut défaite que de 0s13.

 

MESSIEURS.- 200 libre : 1. Kyle CHALMERS, Australie, 1’43s76 ; 2. Elie WINNINGTON, 1’43s77 ; 3. Alexander GRAHAM, 1’44s10; 4. Cameron MCEVOY, 1’44s40; 5. Daniel SMITH, 1’44s54; 6. Jack GERRARD, 1’44s83; 7. Jac MCLOUGHLIN, 1’44s95

200 dos : 1. Mitchell LARKIN, 1’49s07; 2. Jordan MERRILEES, 1’51s32

100 brasse : 1. Tommy SUCIPTO, 58s35; 2. Zacchary STUBBLETY-COOK, 58s39; 3. Grayson BELL, 58s40.

200 4 nages : 1. Mitchell LARKIN, 1’53s02; 2. Matthew WILSON, 1’53s93; 3. Travis MAHONEY, 1’54s98; 4. David SCHLICHT, 1’55s72

DAMES.- 50 libre : 1. Emma MCKEON, 24s01; 2. Holly BARRATT, 24s15.

400 libre : 1. Ariarne TITMUS, 3’59s19 (57s04, 1’56s74, 2’57s94, soit 57s04, 59s70, 1’0s20, 1’1s25); 2. Carla BUCHANAN, 4’2s70; 3. Madeleine GOUGH, 4’3s62; 4. Mikkayla SHERIDAN, 4’4s77; 5. Kiah MELVERTON, 4’5s10; 6. Kareena LEE, 4’5s22; THOMAS, Nouvelle-Zélande, 4’7s60.

100 dos : 1. Emily SEEBOHM, 56s53; 2. Minna ATHERTON, 56s66; 3. Kaylee MCKEOWN, 57s80; 4. Hayley BAKER, 57s81.

200 brasse : 1. Jenna STRAUCH, 2’21s09; 2. Jessica HANSEN, 2’21s69.

100 papillon : 1. Emma MCKEON, 56s72; 2. Laura TAYLOR, 58s16.